L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 [chasse] et jovialité

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Nirë Shampooing Illustre
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MessageSujet: [chasse] et jovialité   Ven 28 Déc - 13:40

Dans l’ombre des feuilles, il faisait froid et faim. Nirë cheminait silencieusement, ses pieds heurtant les feuilles qui recouvraient le sol. La pluie, trop abondante pour être absorbée par la terre, ruisselait sur l’humus, comme si la terre elle-même transpirait.
Nirë portait une vague tunique, relativement propre. Ses cheveux étaient emmêlés, parsemés de boue, mais au moins on avait l’impression qu’ils avaient déjà vu du shampooing dans leur vie. Son visage, ses mains étaient vaguement terreux mais eux aussi rejetaient une certaine propreté. Nirë ne se souvenait plus avoir mangé, ne se souvenait plus s’être lavée. En réalité, sa vie était brumeuse, ces derniers temps. Elle se nourrissait sans en avoir conscience, dormait quand elle ne pouvait plus avancer, marchait à l’infini le reste du temps. Des fois, des larmes tombaient sur ses joues sans qu’elle sache pourquoi, et alors elle se recroquevillait, se terrait dans une caverne ou au creux d’un arbre mort, et pleurait sans savoir ce qu’elle regrettait, ses mains serrées sur son propre corps. Sa vie était peur, était froid, était ennui. Par moment, il lui semblait se souvenir d’un moment de chaleur, de sécurité. Mais vite, elle chassait ces sensations. Ce monde était glace et danger, il ne pouvait en être autrement. Dans son monde, son corps était si froid que les larmes gelaient avant même de surgir sur ses joues.
Lorsque la solitude étreignait trop fort l’elfe, celle-ci s’approchait d’une ville, comme l’insecte de la lumière. Au matin, elle se réveillait dans le lit d’une auberge, couchée à coté d’un inconnu, parfois serré contre lui. Alors elle se levait, s’habillait et s’enfuyait, sans même prendre le temps de tuer l’homme, tant son dégoût d’elle-même était profond, tant elle voulait fuir loin et vite. Elle courrait, et s’arrêtait lorsqu’elle avait gagné un sous bois, où elle s’effondrait, parfois vomissant de sa propre conduite, parfois en proie à une de ses crises de larmes. Aucune chaleur humaine ne savait la réchauffer. Dans sa mémoire, persistait l’étrange image d’une main noire dans la sienne, une main chaude et rassurante.
Elle ne se souvenait plus avoir eu un clan, une famille, une monture. Elle ne savait même plus son nom, ou même si elle avait aimé.
Aujourd’hui, elle marchait. Ce matin encore elle s’était réveillée dans une auberge, et avait fuit. Avait pleuré. Longtemps. Si longuement qu’il lui semblait que l’eau qui coulait sur le sol, partout, pouvait bien être ses larmes. Ses yeux étaient aussi noirs que le gouffre dans lequel elle s’était égarée, glacée et apeurée.
Il fallait se nourrir. Instinctivement, puisque son intelligence ne la gouvernait plus depuis fort longtemps, elle attrapa l’arc qui s’enfonçait dans son épaule, et laissa une flèche glisser de son carquois jusqu’à ses doigts. Elle continua sa marche, une main tendant la corde de son arc, incapable de cesser d’avancer avant l’épuisement total.
La forêt était silencieuse, et cela plaisait à Nirë. Ces derniers temps, le bruit qui l’avait toujours fait basculer vers la folie lui devenait plus que nocif. Elle ne supportait plus le craquement d’une branche, le pépiement du moindre oiseau. Une flèche assassinait souvent le son qui la troublait tant.
Continuant sa progression lentement, se refusant le moindre faux mouvement qui aurait pu perturber le silence, l’elfe entendit soudain le cri lointain d’un animal. Continuant son chemin, une lueur furieuse dans son regard obscur, elle se guida au son éloigné. Enfin, elle parvint à un endroit où le feuillage était plus clairsemé, la lune éclairant d’une lueur dérangeante le tapis de feuilles. Là, blessé, gisait un chevreuil responsable du faible bruit irritant l’elfe.
A peine à 5 mètres du chevreuil, encore dans l’ombre d’un tronc, l’elfe arma son arc avec délicatesse. Aucune pitié ne brillait dans son regard, alors qu’elle aurait pu sauver cet animal aussi solitaire qu’elle. Il faisait du bruit. Il fallait étouffer tout son. Ses doigts se serrèrent sur la corde, une dernière fois. Ses yeux ajustèrent sa visée. L’instant qui avait toujours été son favori arrivait, et elle l’accueillit avec un sourire, laissant cette sensation de puissance, de précision, de tension l’envahir. Plus rien ne comptait. Elle lâcha.
Elle s’effondra sur l’humus au même temps que l’animal levait une dernière fois la tête, jetait un regard de reproche à l’elfe qui tombait dans l’ombre, et s’écroulait.
La mort de ce simple chevreuil n’affectait pas Nirë, pas plus que la cruauté qui la saisissait continuellement. Seul une vague image, reflet de ses souvenirs perdus, l’avait troublée.
Une flèche d’argent qui s’abat sur un pelage noir. Quatre membres qui s’effondrent. Une course, et, des soins, trop tard. Un pelage. Une tache blanche sur le front. Des yeux fermés.
Larmes, larmes, sang, désespoir. Prisonnière de cet instant révolu, l’elfe se leva, couru vers la silhouette de l’animal, leva ses mains comme pour le soigner. En fut incapable, une fois de plus. Et ses larmes encore coulèrent sur ses joues, ne les réchauffant même pas. Elle pleurait de n’avoir pu sauver quelqu’un, mais ne savait pas qui. Le chevreuil, ou la créature qu’elle avait vu derrière ses paupières ? Elle n’avait jamais eu de cheval, n’avait jamais aimé. Elle avait imaginé cette image. Et la vie de ce chevreuil, elle lui importait peu. Avec rage, ses yeux plus profonds, plus noirs, plus angoissants, elle découpa lentement l’animal, enveloppant les morceaux de viandes dans des lambeaux de toile, et les rangea dans son sac, avec soin.
Quand ses pleurs la laissèrent en paix, elle repartit, ne se sentant pas assez fatiguée pour dormir sans rêver. Et sa marche reprit.
Ses longs cheveux s’accrochaient dans les branches, ses pieds s’écorchaient sur les ronces, mais elle ne le voyait pas. Continuer, un pied, l’autre, avancer, fuir l’inconnu tout en marchant vers lui. Pourquoi faisait-il si froid ?
Ses mains serrés l’une dans l’autre comme pour vaincre sa solitude par sa seule présence, comme si elle avait voulu se persuader qu’elle n’était pas seule, ne l’était jamais, puisqu’elle se tenait toujours compagnie à elle-même, ses pas devenaient saccadés. La fatigue lui tournait la tête, la faim lui creusait le ventre. Il lui semblait que son cœur ne battait plus, comme si un immense abîme se dressait à sa place. Ses doigts toujours emmêlés les uns aux autres commencèrent à trembler, ses paupières s’affolaient, ses jambes se dérobaient parfois sans elle, avant de se raffermir et de la porter en avant, encore, plus loin. Enfin, elle s’écroula. Sentant qui lui restait encore quelques forces, désireuse d’atteindre enfin la fatigue ultime, tel l’enfant qui ne sait cesser de jouer, elle sortit un morceau de viande de son sac. Le manger ainsi, cru, ne l’aurait plus dérangée, mais allumer un feu finirait de la vider de son énergie. Elle récolta des brindilles autour d’elle, battis avec soin un cercle de pierre, non pas qu’elle eut peur que son feu s’étende à la forêt entière, n’était que peu concernée par le développement durable et le renouvellement de l’oxygène dans l’air, mais uniquement pour sentir les pierres tirer sur les muscles épuisés de ses bras. En s’allumant, le feu craqua bruyamment, l’elfe sursauta et darda un regard haineux sur les flammes. Elle fit dorer les morceaux de viande, lutant contre le sommeil. Elle frissonnait toujours, malgré la chaleur que dégageait le brasier. Glacée, terrorisée, elle s’approcha plus encore du feu. Elle mâcha lentement son trop abondant repas [Nirë mange 2kg de viande, je me les ajoute moi-même]. Peu habituée à manger tant, son estomac protesta vigoureusement, et elle se sentit immédiatement nauséeuse. Elle avait toujours trop froid, et elle approcha ses doigts des flammes à presque les toucher. Elle ne sentait toujours aucune chaleur. Au cœur des flammes à présent, elle ne parvenait même pas à réchauffer ses mains. Enfin, elle s’éloigna, trop fatiguée, renonçant à se réchauffer. Ses mains furent aussitôt couvertes de cloques, mais elle avait toujours froid. La douleur de la brûlure parvenait très vaguement jusqu’à son cerveau, achevant de l’épuiser. Elle se roula en boule, ses genoux sous son menton, ses bras l’entourant dans une étreinte solitaire, ses mains meurtries par la douleur. Mais ses idées étaient encore suffisamment claires pour lui permettre de formuler quelques pensées avant de s’écrouler de sommeil. Dans le noir, sa bouche s’ouvrit et pour la première fois depuis plusieurs mois, des mots franchirent ses lèvres. Sa voix s’étrangla trop rapidement, mais son chuchotement retentit tout de même dans la forêt, telle une douce litanie
- Seule, seule, seule. Froid. Peur, peur, PEUR. Je veux mourir, mourir, arrêter d’être seule.
Comme si cette simple phrase suffisait à lui faire constater l’étendue de sa solitude et de la futilité de sa vie, Nirë à cet instant ne voulu plus souffrir. Une fois encore. Alors qu’elle respirait lentement, elle réalisa qu’il lui suffisait de bloquer son souffle pour finir sa vie ainsi, couchée dans l’herbe.
Elle se demanda si on la retrouverait, ou si son corps resterait ainsi, dans cette position, avant d’entièrement disparaître. Elle savait qu’elle ne manquerait à personne. Elle n’avait même pas de nom, alors comment quelqu’un aurait-il pu regretter sa présence ? Invisible et inutile.
Avait-on froid lorsque l’on mourrait ?
Elle inspira, expira. Puis le silence complet envahit la forêt, privée du bruit même de sa respiration. Lentement, elle retint son souffle. Puis le manque d’oxygène lui donna le vertige, sa vue se troubla, des nuages noirs apparurent devant ses yeux [Réaction non expérimentée sur être humain. Aucun petit frère n’a été maltraité, empêché de respirer afin d’observer ses symptômes, qu’on se le dise] Haletante, elle ouvrit les lèvres et laissa l’air l’envahir. Puis, enfin, elle sombra dans l’inconscience. Demain encore, il lui faudrait vivre.
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Ven 28 Déc - 23:39

[la jovialité, c'est moi qui l'ai en voyant que tu reviens parmi nous in-RP ! Yaaaaa!]

[[c'est mon état avant d'assassiner Ivanov qui t'a donné envie de jouer au cadavre ambulant^^?]]

[[[oui, oui, noter, mais j'ose pas, je vais être partial, ça me fait tellement plaisir de voir Nirë! Rhaaaa]]]

[voix off]

Nirë gagne 125114 kilos de viande! et 10000000^5452 Xps.

Nirë gagne beucoup beaucoup de niveaux!

[qui a dit partialité? Je fais ce que je veux XD]

Non? bon... dommage... Nirë gagne 7.9 kilos de viande pour ce splendide RP! Avec 80XPs

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Martinù est notre maître ! Si en lui tu n'as pas foi, ce sera moi qu'il te faudra craindre !! Bientôt la guerre sainte pour sauver le monde ! (Mwahahahaha)
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Sam 29 Déc - 11:31

C'était une amère déception qui teintait sombement le coeur de Plissava. Il état las de marcher, las de vivre, las d'arpenter les routes à la recherche d'une être disparu... Il ne savait pas pourquoi il cherchait. Il ne savait pas non plus pourquoi il vivant encore. Il aurait dû mourrir bien plus tôt, en était-il convaincu, quand il était encore heureux... Par exemple chez les demis-elfes, ou à la recherche du livre de la guérison... Il venait de tuer, encore, de pauvres innocents: un vampire, plein du bonheur de sa demie-vie, qui croyait encore aux principes de ses aïeux, et une elfe noire; comme lui, sans doute toujours rejettée, et méprisée. Seule Nirë confiait sa main à Plissava quand il ne savait plus quoi faire, seule Nirë avait dit son nom... Où est-elle, cette elfe? Pourquoi ne la trouvé-je pas? Partie? Oui! Loin de moi! Evidemment loin de moi! Sinon je serais soulagé! Elle a fui? Peut-être s'est-elle perdu... Non, ce n'est pas ça...elle ME fuit! Elle est lâche! Si elle erre, seule, c'est qu'elle aime ça! Combien de fois ne m'a-t-elle pas répété qu'elle préférait la solitude à toute compagnie? Et framboise? Tu l'aimais, lui, n'est-ce pas? Nirë! Je suis en enfer! Je te hais!!!...
L'état de l'elfe noir ne s'arrangeait guère, il se baladait toujours entre la haine et l'amour. Il tuait, devenant mauvais, puis regrettait, et dans sa rage contre lui-même s'écrouait... mais comment être crédible quand on porte les yeux de celle qu'on cherche pour la tuer? Crime passionnel dans la terre de Fangh... pouah! ça sonne tellement mal!
De toutes façons, Plissava n'errait plus pour la tuer: il savait qu'il ne la trouverait pas, et que même s'il la trouvait, elle serait bien plus forte que lui. Elle n'avait sans doute pas marché sans but six longs mois d'affilée, elle! Non, maintenant il marchait pour encore un peu se torturer l'esprit, peut-être dans l'espoir de s'affranchir de ses tourments et de redevenir une personne entière, et sans doute parce que c'était la dernière chose qu'l lui restait à faire.
La neige avait ensevelit les plaines sous son lourd manteau froid et asphyxiant... Les herbes pérrissaient, et les rares animaux qui n'hibernaient pas crevaient de froid et de faim dans cet enfer terrestre.


**Qui donc à dit "Le paradis terrestre est là où je suis"*? Hu... sans doute un optimiste... Et dire qu'il y a quelques mois j'y croyait encore...**

L'elfe noir ne sentait plus ses pieds. Le sang qui y circulait et en coulait ne suffisait même pas à liquéfier un tant soit peu de la neige dans laquelle il marchait. Dans le paysage blanc immaculé où il circulait, Plissava ne laissait que de faibles empreintes, tout juste marquées, et que le vent froid du nord estompait à peine il était passé. Il grelotait. Plissava avait abandonné sa cape quelque part dans une forêt, il y avait près de deux semaines, et depuis, il ne lui restait que son habit d'étoffes, déchiré partout, inefficace à combattre le froid, l'humidité et la peine. Il ne me semble pas qu'il voulait combattre cela. Il se croyait mieux à souffrir vainement qu'à faire autre chose, et surtout, il n'imaginait même pas pouvoir faire autre chose.

Au gré des sentiers que ses pieds endoloris marquaient dans la neige, Plissava arriva à la lisière d'un bois. Il ne savait pas lequel c'était, et n'en avait absolument rien à faire. La neige n'avait pas encore tapissé de son froid manteau l'humus tendre de putréfaction qui tapissait ici le sol. Il y en avait un peu de parsemée, ici et là, mais les hautes banches des êtres sylvains millénaires en retenaient la grande majorité. Au loin, l'elfe noir entendit un corbeau croasser. Le cri immonde de ce charognard résonna longtemps dans les bois, et rien ne vînt partager sa suprématie auditive. L'elfe noir ne pensa même pas au fait que s'il y avait un corbeau ici, c'est qu'il y avait de la charogne fraîche. Il se contenta de haïr au plus profond de lui cet oiseau de malheur. Quand il marchait suffisement longtemps et vite, et que la douleur surpassait tout, il était des fois où Plissava arrivait à ne plus penser du tout. C'était son but, et finallement la chose qui lui était la plus chère.
Il trébucha alors. C'était une racine noueuse dépassant du sol qui était à l'origine de la chutte de l'elfe noir. La douleur lorsque son corps heurta la terre était telle qu'il ne put s'empêcher de tenter de pousser un cri, qui sortit étranglé d'entre des lèvres sanglantes tellement elles étaient gercées. [ça ne vous le fait jamais à vous? De ne plus pouvoir parler sans s'ouvrir la lèvre supérieure... C'est abominable, n'est-ce pas?] Mais Plissava était tellement sec et plein de mort que le sang coagula avant même que l'elfe noir n'embrasse la terre contre son gré. Il rsta ainsi allongé par terre ce qui lui sembla être un long moment, plein de peines, de questions et de tourments. Lymphatique, il ne bougeait plus, il n'avait plus en fait le courage de bouger. Une bonne ehure plus tard, loin dans un obscur sommeil tourmenté, une petite chose vint frotter son museau contre ses mains. Glacées, le rongeur aventureux (et surtout affamé) crût à de la chair morte, et s'empressa de mordre un bon coup dans la pulpe de l'annulaire droit de l'elfe noir. Ce doigt-ci n'avait aucune marque particulière, aucune cale (contrairement à d'autres à cause de l'arc et du luth), et la chair devait être un régal pour qui n'avait mangé depuis une semaine.
Quand il voulut pousser son cri de douleur, les lèvres de Plissava se déchirèrent de nouveau. Il eût un spasme de douleur et se releva d'un bond, saisissant sa dague, et tuant le rat qui s'en prennait à son doigt. Il le mit entier dans son sac et recommença à marcher. Le spectre de la folie était maintenant bien ancré en lui, et il recommença à peine sur ses pieds son combat interne.
Une douce odeur de feu arriva alors au nez de Plissava. Une odeur de chaleur, une odeur de vie et de bonheur. Il n'en avait connu depuis si longtemps! Quelqu'un qui fesait un feu dans la forêt pourrait forcément l'aider, mais il ne voulait pas faire peur à un innocent avec son aspect répugnant d'hermite négligé et peiné par le péché à jamais.


Une demie-heure après son départ, il fesait nuit, et Plissava arriva devant le brasier encore fumant du feu des voyageurs. Il ne distingua personne autour du foyer incandescent, et le regretta amèrement. Peut-être que la soluton était en fait de parler pour guérir... Il s'installa alors en tailleur du côté où il était arrivé, profitant à peine de la chaleur offerte par ce qui restait des flammes éteintes. Il vit alors en face de lui un corps. Ses mains semblaient dans un triste état... Dans la lueur rougeoyante produite par le feu il distinguait mal le corps de la personne allongée là, et conclut que ce devait être une elfe pour ainsi narguer le froid.

**Nirë n'avait jamais froid... Comme elle... Mais elle a ses mains leines de cloques, c'est triste... elles semblent si délicates...**

C'était même une jolie elfe, qui semblait avoir connu beaucoup de douleur, ses habits étant presque aussi sales que les siens (les elfes diraient plutôt "en communion avec la nature" mais bref, passons) et ses longs cheveux d'or remplis de brindilles et de terre... Face contre terre, comme si elle voulait se cacher du monde furieux et incompréhensif qui tournait autour d'eux.

**Elle est si belle... me fait presque oublier Nirë... Mais c'est Nirë que j'aime, pas cette inconnue! Non,je la hais! Elle me fait souffrir! Elle me fait tuer, et fait souffrir ainsi par moi d'autres personnes! Elle est mauvaise! Cruelle! Un démon qui veut la fin de tout! Et la mienne avant tout! Les heures qui te restent à vivre sont comptées, Nirë, je te retrouverai, et tu regrettera de ne pas être morte avant! Tu dois payer! D'autant plus au regard des moments féériques dans tes bras! Tu dois mourrir parce que tu es on bonheur et que je n'ai pas de bonheur! Mais... mais si je te retrouve, tu seras à nouveau mon bonheur, non? Je te garderai auprès de moi toute la vie immortelle que je dois vivre...
Et si tu es comme cette elfe là, agonisante à moitié, tuée dans ton âme et incapable de rendre le bonheur que tu me dois, je te tuerai car tu seras incapable toi d'être heureuse, et je ne pourrais te faire vivre dans le malheur que tu t'es construit...**

Une brise ravive encore le froid mordant

**J'ai froid! J'ai mal! Nirë! Je te retrouverai!! Tu dois c...**

Jusqu'à ce que la fatigue surpasse ses pensées, Plissava tourna en rond, plus ou moins ovale, das ses pensées torturées et souffrantes.


*: c'est Voltaire, dans le poème "Le modain"!

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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Sam 29 Déc - 21:52

Un bruit violent et dissonant éveilla brutalement Nirë. Quelqu’un troublait le silence et le sommeil réparateur de l’elfe. Un brindille se brisait non loin ! Gémissement du bois maltraité qui sonnait explosion aux oreilles de l’elfe. Quelqu’un osait marcher près d’elle. Emergeant immédiatement de sa torpeur, elle recommença à frissonner, et tourna légèrement son visage vers le bruit, tendant ses doigts vers l’arc, serré dans ses bras pendant son sommeil.
Là, à peine à quelques mètres de son corps recroquevillé, se tenait un immense elfe noir, dont la position allongée de Nirë exagérait la haute stature.
Les yeux entr’ouverts de l’elfe ne lui permettait pas de bien distinguer son visage, éblouie qu’elle était par le soleil matinal et glacial. Lentement, progressivement, Nirë s’assit, serrant ses genoux dans ses mains, dans un mouvement lent et imperceptible.
L’elfe noir ne la regardait pas, il décrivait une large ellipse autour du foyer encore tiède, semblant en proie à un désordre intérieur.
Il avait éveillé la forêt. Lui avait volé les quelques heures de sommeil qu’elle s’était enfin accordée. Toutefois, ces heures de sommeil avait été brisées trop tard, paradoxalement. Comment avait-elle pu le laisser approcher si près d’elle sans réagir ? Il n’était même pas si silencieux, et, pour le moins, son odeur aurait du la réveiller. Mais, avec effroi, elle se rendit compte que même à présent, alors qu’il était si proche, en fermant les yeux, elle ne parvenait pas à détecter la moindre senteur étrangère. Peut-être un éphémère effluve de sang effleura ses narines, mais l’odeur de l’elfe noir répondait parfaitement à celle de al foret, comme si celle-ci l’acceptait totalement. Elle ne parvenait même pas à distinguer l’odeur de sa sueur. C’était comme si ses sens connaissaient déjà le son de ses pieds, l’odeur de sa peau, l’harmonie de ses cheveux. Comme si, instinctivement puisqu’elle ne connaissait plus que cela, ses sens l’avaient laissé approcher, comme s’ils l’avaient déjà connu, l’avait déjà vu approcher à maintes reprises. Comme s’il ne s’agissait même pas d’un danger ! Elle ne distinguait toujours pas les traits de l’elfe, mais sa silhouette était élancée, maigre, conservant les vestiges d’une puissance déchue. Ses cheveux étaient plus sales encore que ceux de l’elfe Sylvaine, et sa tenue plutôt éliminée. Il ne devait pas souvent pénétrer en ville. Nirë songea qu’elle aurait eu cet aspect, si elle n’avait pas ressenti si souvent, de plus en plus régulièrement, cette oppression et cette obsession qui la poussaient entre des bras inconnus, à la recherche de la chaleur qu’elle ne trouvait jamais, plus glacés encore après ces étreintes brûlantes. La déchéance qui la poussait, créature des forêts, à s’approcher des villes, la forçait à se changer, à s’habiller. Oh, comme elle aurait aimé vivre comme celui-ci, se fondant dans les bois, non par respect pour eux, mais par ce simple désir de ne plus vraiment exister, cette intuition que se fondre à la forêt lui permettrait de ne penser à rien, juste comme cette boue sous ses pieds [qui a dit que la boue ne pensait pas ?].
Enfin, au détour de son tracé invariable, l’elfe noir montra légèrement son visage à Nirë. Il était maigre, décharné, et deux yeux d’une couleur dissonante l’illuminaient légèrement. Sur ce visage on pouvait lire de la haine tout autant que du désir, une envie profonde de vivre en même temps qu’un désintérêt de ce qui l’entourait. En voyant ce visage, Nirë cru apercevoir enfin un désespoir mesurable au sien. Mesurable, mais si différent. Cet elfe respirait une haine et une rage qui avait quitté Nirë depuis longtemps. Sur ce visage, on pouvait lire le poids des souvenirs, alors que c’était la brume et l’indifférence qui oppressaient l’elfe sylvaine.
Cet elfe savait son nom. Il revoyait chaque instant sa vie, et souffrait de ces souvenirs que l’on ne peut changer.
Nirë ne se rappelait de rien, se sentait irrémédiablement seule, était persuadée de l’avoir toujours été. Nirë s’approchait du désespoir sans savoir à quoi il était du. Cet elfe s’était vu plonger dans ce gouffre, avait goûté chaque instant de sa chute, l’avait presque aimée par moment.
Ce malheur mis à nu écartela l’elfe en différentes sensations. Une profonde indifférence, bien entendu, prédominait. Mais, dans ce visage souffrant, c’était à sa propre douleur qu’elle se brûlait, et face à celle-ci elle ne pouvait rester muette. Enfin, une partie de son âme qu’elle ne connaissait plus se levait dans son être et voulait consoler de ses bras cet elfe déplorable.
Relativement longtemps, elle contempla l’être qui marchait face à elle. Elle avait toujours aussi froid, aussi peur, mais se sentait irrémédiablement attirée par la présence de l’elfe, quelque chose qui l’empêchait de lâcher la flèche qu’elle avait pourtant encochée. Une attirance mortelle, puisque toute présence était danger.
Son cœur, hier réduit à l’état d’un immense abîme, lui semblait surgir pour battre d’une manière déraisonnée, bruyante et désagréable.
Restant ainsi prostrée dans l’ombre, Nirë attendit, incapable de toute réaction, ses doigts toujours tendus sur son arc, ses yeux guettant le moindre mouvement suspect.
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Sam 29 Déc - 23:33

Plissava s'était assis. Puis, il s'était relevé, le feu ne parvenant pas le moins du monde à réchauffer ses mains éclaircies en bleu par le sang glacé qui y circulait avec peine. Il ne fixait pas l'elfe en face de lui, son regard ne s'y était posé qu'au début de leur rencontre. C'était un tas de chair, comme lui... en route pour l'animalisation [barbarisme!] au moins autant que lui, même si elle sentait la ville et les paillasses d'auberge. D'ailleurs, c'était une odeur qui dérangeait Plissava. Cette elfe, il la voyait farouche et rebelle, et elle se tenait comme telle, mais en même temps elle venait de la ville... Comme certains sombrent dans l'alcool pour oublier, celle-ci sombrait dans l'abscence (à défaut d'absinthe ^^) Elle était porteuse d'une lourde histoire et ne tarderait sans doute pas à mourrir vu l'état dans lequel elle était. Mais l'elfe noir était trop égoïste pour s'en soucier. Il posa le regard sur elle, comme sur une souche de bois. Elle avait un oeil ouvert. C'était un oeil noir, profond, plein de reproches mais sans haine. Désireux de savoir. De savoir pourquoi, comment.
Alors il comprit.
Ce regard, c'était le seul qui l'avait marqué, et même avec des yeux différents il le reconnaitrait entre tous, toujours.
Nirë.
Le choc de cette compréhension lui coupa le ouffle, mais il ne cilla pas. Il fixait son regard. Il voyait qu'elle avait perdu quelque chose. Il voyait son malheur aussi profond que le sien. Il voyait tout ça, mais ne comprennait pas. Il ne savait pas pourquoi. Il voulait absolument savoir, être sûr, connaître la vérité. Pourquoi? Comment?
L'elfe noir ouvrit vaguement la bouche pour parler, et dit les mots qu'il n'avait jamais osé pononcé, les mots qu'il avait toujours regretté et refoulé, avec la certitude que s'il les avait prononcé à l'époque ils auraient fait peur à l'elfe sylvaine. Mais maintenant, il n'avait plus rien à perdre, à part sa vie, et voulait avouer ce qui le rongeait de l'interrieur.


-N... Nir... Nirë... NIRË!

D'un instinct animal, soudain tout-puissant en son corps, l'elfe noir se jetta sur Nirë, l'enserrant violement avec ses bras, la tenant de toutes ses forces, et criant Nirë, Nirë, Nirë! Ses yeux le piquèrent quand les larmes se mirent à couler, tandis qu'il secouait celle qu'il aimait, faisant corps avec elle, la serrant comme s'il voulait la faire entrer en lui. Il avait été très rapide à faire cela, et sembalit ne pas pouvoir se séparer de celle qu'il avait tant attendu
.

[cahngement d'humeur, changement de fin!]

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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Jeu 3 Jan - 19:50

Je ne suis pas morte ! j'ai un baby sitting toute la semaine, 12h par jour -_- Mais je reviens dès que je peux !


[edit Pli] avec 12h/j tu dois bien gagner a total ^^ Alors on dit quoi? Merci Martinù!
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Mer 16 Jan - 20:19

j'ai pas oublié -_- je suis à la moitié du RP, jlaurai bientot fini ^^
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Mar 22 Jan - 21:18

Les doigts de Nirë s’engourdissent, mêlés dans le froid et la tension, fermés sur la corde de son arc. Et l’elfe noir tourne, dessine sa délicate danse autour du feu. L’hésitation s’empare délicatement de l’elfe sylvaine. Lâcher ses doigts, fuir, et enfin retrouver le silence. Risquer de nouvelles larmes glacées. Risquer que l’elfe noir soit plus rapide.
Ranger son arc, ramper, fuir. Avant que l’elfe ait pu prendre une décision, au détour d’une large boucle, les yeux vairons de l’elfe noir se tournèrent vers elle. Elle tressaille, s’aventure dans ce regard dans lequel il est mal aisé de se plonger. Un instant, elle se sentit brutalement transpercée de haut en bas, comme si son corps se réveillait brutalement après un long coma.
Son souffle devint rauque, comme si elle respirait pour la première fois depuis si longtemps, tandis que son cœur criait dans son corps. La douleur la plia en deux, ses bras serrés autour de la brèche qui lui avait creusé la poitrine et qui lui semblait à présent comblée par une matière ardente. Puis l’elfe noir s’élance, ne semble pas senti la douleur de l’elfe. Il s’élance en hurlant un mot d’Elfique, un mot dont Nirë ne comprend pas l’utilité. « Nirë ». Larme. Celles qui coulent de ses yeux peut-être ?

Chaleur.

Peur.

Des bras trop violents. Impossible de laisser cette étreinte s’éteindre lentement.
Et une voix qui répète, laconique, un mot que Nirë ne comprends pas.
Elle sent sur ses épaules des larmes qui ne sont pas les siennes. Enfin, elle n’a plus froid. La chaleur, encore faible, réchauffe son corps comme endormi par le froid. Comme un insecte, elle se laisse attirer par ce séduisant brasier. Elle ne comprend pas ces bras autour d’elle, cette voix dans son oreille, mais, presque machinalement, ses bras se détachent doucement de son propre corps, et se collent à celui de l’elfe noir, comme pour capter cette douce chaleur de tout son être. Son estomac se tord, son cœur bat. Elle sent comme un soupçon de vie ranimer son corps hibernant. La douleur est encore forte, mais mieux vaut la douleur que le silence et l’apathie.
Lentement, elle se laisse enivrer par l’odeur et la chaleur que dégage l’elfe. Sur ses lèvres s’imprime un goût familier qu’elle ne peut identifier. Une partie de son cerveau, qui n’est pas totalement annihilé par ses sens qui lui semblent comme amplifiés après un tel brouillard, se demande vaguement ce qu’elle fait là, ou pourquoi cette chaleur semble différente de celle qu’elle a recherchée, et qu’elle aurait du trouver, auprès d’autres humains.
Mais finalement, elle s’avère incapable d’aboutir à une explication. Ses paupières oscillent, ses yeux épuisés réclame une douce couverture noire, mais elle force ses sens à rester en alerte, s’interdit de dormir. Pas par crainte. Même pas par instinct. Plutôt parce qu’elle a l’impression de vivre pour la première fois, même sans nom, même sans clan, même sans race. Cette chaleur tant recherchée la force à lutter, comme pour profiter de ces instants où, enfin, elle ne frissonne plus. Instants qui ne peuvent qu’être éphémères.
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Sam 26 Jan - 21:34

[rhoo Nirë c'est pessimiste ce que tu écris... snif. Es-tu triste en ce moment? Je crois au bonheur éternel moi XD]

Rien n'était plus beau que ce moment, gigantesque paradoxe entre le bonheur et la rage.

L'étreinte passionnée de Plissava était pleine de tourments. Il serrait Nirë si fort qu'on eût pu croire qu'il voulût la tuer, mais la rage de ses moricaudes pensées de meurtre se traduisait en passion encore plus grande, un besoin de ne jamais quitter Nirë, de toujours rester aussi près d'elle qu'à ce moment, d'être encore plus près. Il voulait faire rentrer le frêle corps de l'elfe sylvaine en lui, l'intégrer pour qu'eux deux ne fassent qu'un, et ne jamais plus se séparer ni avoir de différent... La fureur qu'il éprouvait s'était volatilisée, transformée en désir insatisfaisable. Plissava se retenait de mordre Nirë, l'amour qu'il éprouvait pour elle l'empêchant de porter atteinte à son intégrité. Mais il n'imaginait pas qu'il pourrait l'étouffer en la serrant ainsi, de toutes ses forces, décuplée par ses pleurs et ses repproches...

*Tu as tout gâché, tu n'es plus belle comme avant, Nirë, nirë, Mais tu me serres en retour contre toi? Tu es toute froide, nous n'aurions pas dû nous séparer! Nirë, tu es, là contre moi... PLUS PRES!!! Je te veux, en moi, là, au fond, OUI, pour toujours! Je ne veux plus de malheur! J'ai peur, j'ai PEUR! Nirë! Je t'aime! Dis-moi quelque-chose! Nirë! Tu me manques! Mais non tu es là! TU ES LA! Encore, et pour toujours! NirË! Tu t'es fait mal au loin! Non, tu as souffert, et je te condamnais! Nirë! Rien ne peut nous vaincre! Je t'aime! je t'aime, je t'aime! Tu es tout! Je t'aime! Nirë! Nirë, NIRË, NIRË!*

Comme arrive l'orgasme de deux être en communion, sans crier gare, et trop intense pour continuer l'acte, Plissava, retrouva un peu de son calme, haletant, et désserra son étreinte des flancs de Nirë. Il n'était plus que contre elle, et était envahit d'un sentiment de félicité. Il se laissa aller un couple de secondes, avant de rouvrir ses yeux, pour contempler la beauté sauvage de cette demoiselle... Il ne faisait plus geste. Plissava admira le visage qu'il voyait plein, parfait et rayonnant, sans remarquer les changements qui avaient transformés sa muse. La seule chose qui l'inquiéta était ses yeux. Non pas qu'il vit qu'ils avaient changé, mais il y lisait beaucoup d'incomprehension, et peut-être un peu de peine qu'il l'eût lâché si vite, même si le temps semble beaucoup trop court dans tous ces instants de bonheur. (C'est drôle comme le temps a la faculter de changer sa vitesse selon ce qu'on fait... Quand on attend il s'étire, il s'étiiiiiiiiiiire.... Et quand on y est il devient peau de chagrin. Dès que c'est finit ce n'est qu'un souvenir... On ne s'étonnera donc pas que Plissava soit chronophobe.) Dans ce bref intervalle d'appaisement, Plissava prit confiance en lui, et osa murmurer des paroles, à peine assez fortes pour qu'elles se différencient du bruissement langoureux de la forêt assoupie.

-Si tu savais... enfin oui, tu le sais... Combien tu m'as manqué, Nirë... Je sais ce que ça vaut, maintenant, la vie, sans toi... Nirë... Ni-rë...

L'elfe noir se rassasiait sans limite de l'image de l'elfe allongée face à lui. Ses yeux étaient grands ouverts pour que toute la lumière présente parvienne à lui, gravant cette image dans sa mémoire pour le reste de sa béate et éternelle existence.

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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Mer 27 Fév - 23:06

Bien que murmurés, les mots de l'elfe noir cheminèrent aisément jusqu'aux fines oreilles de l'elfe.
Elle fut cependant incapable d'en saisir le sens.
Des mois s'étaient écoulés, depuis lesquels elle n'avait jamais tenté de comprendre la moindre phrase, que ce fut en elfique ou en langage commun. Pour son esprit embrumé se cantonnant à ces derniers mois, oubliant qu'une vie avait existé avant, décoder le moindre mot semblait hasardeux. Son propre monologue interne ne se faisait plus que par images, les mots ayant déserté son esprit.
Cependant, tandis qu'elle sentait le regard obstiné de l'elfe sur son visage, elle entreprit d'en saisir l'essentiel.
La plupart des mots finirent par trouver un vague sens, qu'elle ne replaçait que très difficilement dans le contexte.
Peut-on avoir manqué à quelqu'un que l'on rencontre ici pour la première fois ?
Et cette injonction mainte fois répétée ? Nirë. Ce mot elfique avait bien un sens pour l'elfe sylvaine, mais ne cadrait pas dans la phrase, tout entière prononcée en langage commun.
Soudain une évidence traversa son esprit. Il s'agissait d'un prénom. Sa trouvaille lui coupa presque le souffle. Oui, les êtres possédaient souvent un nom, une manière de se différencier. Un Nom. Que l'on attachait à vous lors de votre naissance.
Lentement, elle respira plus profondément. Un jour, elle avait du naitre. Etre...nommée.
Ce nom aurait-il pu être Nirë ? Après tout, sa vie était si brumeuse, qu'elle pouvait bien avoir eu un nom, un jour, et l'avoir oublié.
Mais cet elfe noir, non, jamais elle ne l'avait rencontré. Tant de chaleur ! Elle s'en serait souvenue. Et elle n'approchait les gens que dans les villes. Celui-ci ne savait probablement plus ce qu'était le lit d'une auberge, à en juger par ses atours.
Alors, si elle ne le connaissait pas, comment aurait-il pu savoir son nom, alors qu'elle même l'ignorait ?
Nirë. Ni-rë. Ce nom ne lui disait rien. Il lui semblait très peu probable qu'il puisse s'agir du sien.
Si elle avait eu un jour un nom, elle aurait pu l'oublier, certes. Mais l'entendre l'aurait rappelé à ses souvenirs, non ?
Elle ferma les yeux, oubliant presque la présence de Plissava. Un nom. En cherchant, elle aurait pu le retrouver, peut être ? Après de longues minutes de silence, quelque chose sembla revenir à la surface de sa conscience. Rien qu'elle ne parvint à exprimer en syllabes, mais quelque chose qui aurait bien pu être un prénom. Un prénom elfique. Mais qui ne ressemblait pas à ce...Nirë.
Peu à peu, son esprit se laissa engourdir à nouveau. Quelle importance, en cet instant, que son nom soit Nirë ou autre chose ? Quelle importance que l'elfe noir se trompe de personne ? Il était là.
Et peut être lui faudrait-il plusieurs heures pour s'apercevoir qu'elle n'était pas celle qu'il avait tant cherchée.
Plusieurs heures ? Elle ne tiendrait pas éveillé ce laps de temps, réalisa-t-elle. Sa tête basculait par moment, ses yeux se fermait sans qu'elle les contrôla, avant de se rouvrir bruyamment lorsqu'elle réalisait qu'une poignée de seconde, elle s'était laissée emporter.
Plusieurs fois, elle laissa cet enchainement se répéter. Lutter, perdre et s'endormir, se réveiller brutalement, et lutter.
Puis elle réalisa qu'elle gâchait le temps qui lui était imparti aux coté de cette chaleur, en agissant ainsi. Elle ne parvenait ni à profiter de la présence de l'elfe, ni à jouir d'un sommeil réparateur et, enfin, profond.
Renonçant, elle ferma ses paupières avec enchantement, et laissa sa tête choir contre le torse de l'elfe noir, profitant ainsi de la douceur et de la chaleur qu'elle ne connaissait plus.
Il lui sembla que des bras se fermait autour d'elle, puis elle sombra dans l'inconscience.
Quelques minutes plus tard à peine, un sursaut l'agita et elle ouvrit les yeux. Savoir. Avant qu'il ne disparaisse. Car, à son réveil, il se serait rendu compte de la méprise, non ?
Refermant les yeux, incapable de les laisser ouvert plus longtemps, elle marmonna :
-Nirë...est ce que Nirë est...mon nom ?
Sa voix était faible et tremblante. Ses cordes vocales n'avait plus l'habitude d'émettre un seul son.
Même presque assoupie, elle réalisa que la question n'était pas suffisamment juste, ne lui apporterait pas suffisamment de réponses. Elle ajouta, dans le même murmure :
-Es-tu...sûr que...je sois bien..cette Nirë...que tu cherches ? mh...répond...quand je me réveillerai...là je n'entend plus rien.
Et un sommeil plus profond que jamais gagna tout son être.
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Sam 29 Mar - 19:09

[note pour Otto : Désolée, je sais qu'il fallait essayer de tout rassembler dans un seul topic, mais je préfère clore ici. Mais ce rp est ma transition donc compte pour le concours]

Un souffle agita les cheveux de l’elfe. Ceux-ci se soulevèrent faiblement, agaçant les paupières closes de Nirë, avant de s’effondrer de nouveau de chaque côté de son visage.
Réveillée par cette simple sensation, l’elfe ouvrit ses yeux. Le soleil était légèrement filtré par l’épais feuillage qui formait le plafond et les murs de son horizon, mais il suffit à blesser ses yeux quelques instant. Lorsque le flou du sommeil s’ajusta en la netteté parfaite d’un regard elfique, Nirë prit conscience du visage sombre qui sommeillait à quelques centimètres d’elle.
Surprise par cette proximité, elle frissonna mais resta entre les bras puissant qui l’encerclaient. Son corps la remerciait chaque instant de lui avoir enfin accordé le repos qu’il désirait.
Lentement, elle se redressa, desserrant l’étreinte que l’elfe noir maintenait autour d’elle.
Le monde lui parut beaucoup plus clair que dans son souvenir.
Il y avait donc tant de détails dans les nervures d’une feuille ? La terre était ainsi constituée de milliers de particules ? Les cendres d’un feu comportaient-elles un tel camaïeu de couleur ?
Le soleil jouait-il ainsi dans les arbres depuis toujours ?
Tout ceci avait-il toujours existé ?
Ou s’agissait-il d’une naissance nouvelle, un nouveau monde était-il né ce matin ?
L’elfe se leva et fit quelques pas.
Le son de ses pieds dans l’humus tendre ne lui avait jamais parut si tendre. A quelques pas, le son itératif et languissant d’un ruisseau lui parut délicat et mélodieux.
Elle se laissa bercer par cette enivrante musique, et marcha en direction du court d’eau. Une fois parvenue sur la berge, elle se hâta de pénétrer dans le liquide clair et accueillant.
Le froid la pétrifia. Plus aiguë que la sensation glacée qu’elle éprouvait dans son monde ouaté qu’elle avait quitté. Plus aiguë mais moins désespéré. Enfin, ce qu’elle ressentait avait un rapport avec ce qu’elle sentait. Elle se lava avec le plus grand soin, chassant toute odeur d’auberge, toute trace de boue, de sang.
Elle remonta vers les bords du fleuve et enfila rapidement une tunique rèche, donc elle apprécia le touché contre sa peau. C’était comme si tout ses sens hurlaient, après avoir été assoupis.
Elle revint lentement à la clairière, sans ressentir autre chose que le moelleux du sol sous ses pieds et le léger vent froid contre ses oreilles.
Lorsqu’elle se retrouva de nouveau face à l’elfe noir, elle fut surprise de voir qu’il dormait encore, comme si elle s’était attendue à ce qu’il ait disparu.
Avec quelque chose qui aurait pu être un sourire, elle contempla quelques instant le visage de l’elfe noir, d’un regard plein de reconnaissance.
Elle attendit ainsi quelques minutes. Puis elle se releva nerveusement. Elle réalisa qu’elle n’avait pas envie qu’il se réveille. Qu’il se réveille et qu’il se rende compte qu’elle n’était pas la personne qu’il cherchait. Et que le monde redevienne flou et endormi.
Et si elle s’en allait ? Alors, son cœur pourrait continuer de penser qu’elle était la bonne personne. Et elle pourrait continuer de voir le monde aussi clairement. Oui. Cela semblait la meilleure solution. Peut-être même continuerait-il de penser qu’il ne s’était pas trompé.
Mais s’il avait eu raison ? Si elle était celle qu’il cherchait ? Si elle fuyait, elle abandonnait une vie chaude, claire et confortable. Mais si elle restait et n’était pas la bonne personne, elle risquait une vie plus froide, plus sombre, plus étouffée, que celle qu’elle avait jamais vécu.
Partir. Il fallait partir. Choisir le compromis. Mais laisser une trace. Un indice.
Elle rassembla rapidement ses affaires, jeta son sac sur son épaule, puis avant de partir sortit de son sac un vague morceau de parchemin.
Elle griffonna quelques mots d’une écriture encore tremblante. Elle apprécia de sentir sous sa paume la douceur du papier.
« Si je suis vraiment celle que tu cherches, alors on se retrouvera. Je dois d’abord profiter du monde tel que je peux enfin le voir. J’ai trop peur de tout anéantir. Quand j’aurai profité, on se retrouvera. Tout mourra, ou tout serra alors plus beau que jamais »
Sur ces mots énigmatiques, elle posa le parchemin en évidence sur le sac de l’efe noir, s’assurant qu’elle ne laissait pas au vent d’occasion de le dérober.
Puis, son sac sur l’épaule, ses cheveux dans son dos, son arc entre ses doigts, elle partit regarder le monde naître pour elle.
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MessageSujet: Re: [chasse] et jovialité   Mer 2 Avr - 20:12

[pareil que pour Nirë. Désolé pour l'hibernation.]

J'avais retrouvé Nirë.

Retrouvé, retrouvé, retrouvé retrouvéretrovéretrvértrouvéééé!!!!!

Nirë, son elfe, son elfe à lui, cette petite chose si frêle et si douce, si belle et paradoxale. Elle était dans ses bras. Là, contre lui. Et elle dormait. Doucement, d'un sommeil léger. Lovée et envoutante. Tous les mauvais souvenirs sont partis, seul reste le présent d'un moment si doux et attendu qu'il en est angoissant. Au bout d'un moment, moi aussi, à sa suite, je trouve le sommeil. Je m'endors doucement, et mes rêves sont remplis de joie et de bonheur. Je l'aime... C'est déraisonnable. Je l'aime à un point de non-retour, tellement que si elle venait à me renier j'en mourrais de chagrin. Retrouvée. Mon elfette en sucre...

Le matin vient, je dors toujours, et mes rêves sont aussi colorés et joyeux. Je suis plein de vie, plein de sa vie, qu'elle me donne, car en fait elle est ma vie. Ma vie, une elfe en sucre, un petit morceau de bonheur et de peine, d'aventures et de tourments.

Amour
Toujours.

Quelle belle rime qui tourne et m'enivre de vie! Qu'elle est vraie! Quoi que je dise ou fasse, depuis que je l'aime, je l'aime, et il en sera ainsi jusqu'à ce que mon âme s'étiole dans l'éther.

La raison me rattrape. Mes yeux s'ouvrent, et confortablement allongé dans l'humus tendre et doux je sens... tout est ordre et beauté. Calme, joie, et vie rêvée...

Elle n'est pas là. Elle a dû se lever, c'est toujours ce qu'elle faisait quand nous dormions doigts enlacés. Ma chemise est toute chaude, et imprégnée de son odeur. Suave et pénétrante...

Je me lève, et m'étire. Dans ma joie, je commence par m'assouplir. J'entends un animal, loin, qui court vers l'est. Et je vois le mot, posé sur mon sac. Une grande déchirure me prend, me traverse de part en part. Je suis miné, mort une seconde fois...

« Si je suis vraiment celle que tu cherches, alors on se retrouvera. Je dois d’abord profiter du monde tel que je peux enfin le voir. J’ai trop peur de tout anéantir. Quand j’aurai profité, on se retrouvera. Tout mourra, ou tout serra alors plus beau que jamais »

Tu dois être soulagée... et je suis celui qui t'a soulagé... Tout vivra quand nous nous retrouverons, je te le promet. Pour toi. Pour nous. Je vais... Je vais partir. Te retrouver. Et prendre mon temps pour te retrouver. Le temps que tu revives.
Parce que je t'aime.

Je vais te laisser mes affaires là, pour que tu les trouves, et que tu saches que je suis là pour toi. Je vais simplement emporter ton parchemin, et le garder comme un médaillon, comme un gage que quoi qu'il en soit je te retrouverai pour enfin t'aimer sans me soucier.

Juste un mot...

« Amour. Toujours. »

C'est le texte que comportait le parchemin que Plissava avait laissé à la place de celui de Nirë.

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