L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 X [Chasse au trésor] Le collier du pirate

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Fatenia
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MessageSujet: X [Chasse au trésor] Le collier du pirate   Jeu 17 Juil - 16:08

Fatenia marchait à l’orée de la forêt, toujours hésitant à pénétrer sous le couvert des arbres, mais sachant pertinemment qu’il devait y aller pour chercher ce qu’il voulait trouver. Son passé ne présentant plus de flous aux endroits importants de sa vie, il devait maintenant se prouver sa valeur. Affronter des héros déchu et des magiciens en perdition n’était pas ce qu’il voulait pour avoir une confiance éperdue en lui même, et il voulait pouvoir se lancer en face d’une horde de brebifan ou d’un hamsterzilla sans ciller et enfin prouver au monde qu’un bâtard savait se battre et que ceux qui voulaient lui reprocher n’avaient qu’à venir lui parler en face…

Les elfes ? Il les haïssait pour avoir osé engendrer sa mère avec un esprit si fragile. Et ils continuaient à revendiquer une quelconque puissance, à adorer une nature frêle et à s’intéresser à des occupations futiles comme les habits et les jeux. Il devait pourtant les joindre pour demander un objet au vieux sage du village des Green Swine. Cet objet, une vieille histoire le lui donnait, car il était en la possession de sa grand-mère il y a bien longtemps. Encore une fois, c’est dans un vieux récit qu’il avait trouvé sa nouvelle quête.

« Le Collier


Longtemps avant, très longtemps avant, avant le sauvetage de sa cousine Victorine, avant la naissance de Anna, avant la tempête du Jeudi noir, avant la venue de l’ « autre » , avant de nombreuses choses, Catalina était née, destinée à vivre quelque chose que beaucoup que monde lui envierait, mais qu’elle fuyait éperdument.

Une de ses fuites l’avait menée dans les plaines vertes de Politome, ou logeait sa fille, une ânesse qui avait cru à l’amour et qui avait fini comme elle était destinée à finir : tirer le poids d’une famille, seule, sans carotte pour la motiver. D’elle et de sa larve lui servant de mari étaient nés de nombreux enfants, et seule l’une d’entre eux méritait d’être aux yeux de la vieille femme. Nutella Fraise était elle surnommée, son nom ayant été aussi vite oubliée que le nombre de bouteilles d‘alcool que son père buvait, et elle lutait contre la tyrannie de son père en silence, souffrant intérieurement mais ne pouvant se résigner à dire du mal de quelqu’un, aussi ignoble soit il.

Ainsi Catalina avait fini par se loger proche de la maison de sa fille, dans une clairière calme proche d’une rivière d’eau claire, et sa petite fille avait coutume de lui rendre visite en cachant sa situation familiale avec autant de vigueur qu’un ours blessé. Ainsi une liaison étrange avait uni ces deux personnes. L’une était déjà assez âgée et l’autre ne faisait que rentrer dans la puissance de son âge, et pourtant des rires de joie garnissaient constamment leurs conversations en surgissant, clairs et sincères. N’ignorant pas ce qui se passait du côté de sa fille, les tentatives pour séparer les membres incompatibles de la famille furent vains, la faute aux autres paysans la menaçant de bûcher à chaque fois qu’ils l’apercevaient. Le passé était là, pour la traquer, mais elle s’en sortirait.

Dans ses longues heures de solitude dans le cabanon de bois couvert de lichens, la dénommée sorcière cherchait un moyen de rendre sa petite fille plus heureuse, sans la faire culpabiliser. Elle décida donc de l’abandonner en faisant tout pour la voir s’embarquer sur un bateau menant vers des terres où son intelligence serait reconnue par des êtres eux même dotés de la capacité de réflexion. Et ceci, elle le fit sans rien dire. Durant la nuit, elle réunit toute sa puissance magique qu’elle avait pu recueillir et garder, se rendit dans la chambre de la gamine en se dissimulant à l’aide de sorts complexes et pour la plupart inconnus, l’épuisant chaque seconde qu’elle passait en les entretenant pour qu’aucun chien ne hurle, qu’aucune fourche ne soit brandit, qu’aucune flamme ne crépite, qu’aucun meuglement paysan ne retentisse. Parvenant enfin au pied du lit de la petite noix, elle la découvrit nue, recroquevillée autour d’une boule de chiffon, les larmes ayant laissé des traces brillantes sur ses joues, lisses malgré les traitements, et la culpabilité se fit sentir avec vigueur. Il n’était plus de temps pour laisser passer ceci, et la Ibarruri rassembla ses dernières étincelles de magie pour fondre l’âme de son collier dans la hanche de la petite, priant pour que ceci lui porte chance et bonheur dans son futur. Sous la peau, des lumières rouges vertes et bleues se mouvaient chaotiquement, refusant d’obéir à l’ordre qu’on leur avait donné. La grand mère prit le collier qu’elle avait transcrit et le posa au contact du corps féminin plein de promesses et le donna comme modèle à la magie désobéissante, qui aussitôt prit sa forme.

C’était fait, ceci devait conduire la jeune fille sur le pont d’un navire qui la porterait là où il faudrait qu’elle aille, et la sauver d’un monde qu’elle ne pouvait supporter de ses épaules encore frêles. Maintenant, Catalina avait perdu toute sorte de pouvoir, du moins le croyait elle, et elle n’avait plus qu’à fuir loin et se trouver un endroit calme en ermitage pour pouvoir enfin vivre sans soucis. Le chemin fut long et ne la mena pas où elle voulait, et au début de celui ci se trouvait une enfant se sentant trahie, abandonnée, ne goûtant plus à la vie. Et pourtant, ce gosse se retrouva un jour sur un voilier, fut ballotté par les vagues, et arriva dans le goulot du monde : Liberty, où Catalina envoyait inconsciemment tous ses proches. Et le temps passa, encore, encore, encore, et encore, jusqu’à ce jour où les traces de magie firent du leur et se découvrirent aux yeux d’une vieille femme ayant autrefois possédé de nombreux pouvoirs étranges. Le temps passerait encore, mais différemment, au moins dans l’esprit de la grand mère. »


Se ressasser les promesses susurrantes de cette satanée histoire rendit l’elfe plus intéressé. Qu’importait de voir ses ancêtres avec qui il n’avait jamais eu aucunes discussions, qu’importait que son apparence était semblable à la leur ? Strictement, rien, ou alors cela ne servirai qu’à augmenter ses chances de récupérer le fameux collier. Mais une circonstance sauta aux yeux de l’elfe noir qui allait faire son premier pas dans l’ombre des arbres : comment sa mère était elle vue par sa famille et ses proches après avoir épousé un nain ? L’information avait elle été donnée par un observateur sycophante ? Comme disait le proverbe nain, « alea jacta est, et puis basta ».

Les mouvements étaient souples et silencieux, couverts par quelques cris de porcs au loin, mais cela ne suffisait pas pour ne pas mettre les sens de Fatenia en éveil. Sortant l’épée du fourreau, la Vorpal se mit à vibrer doucement en indiquant par sa lumière faiblarde que l’individu qui tournait se trouvait à l’est. C’était facile. Une flèche fut tirée derrière l’abri des feuilles, la lumière de l’épée se fit plus intense et le bras ne fit que fournir la force nécessaire pour que la pointe du projectile ne frappe une surface métallique. Un bruissement suivit, et un elfe de la tribu des Green Swine se laissa voir, appuyé contre le troc d’un bouleau et assit sur une branche élevée. Il s’adressa à l’intrus avec un ton prétentieux. « Que viens-tu faire ici, tu n’es pas des notre, je ne te connais pas, tu utilises une épée, tu as l’air froid et la nature ne t’impressionnes pas. »

L’accueil était pour le moins rugueux, et il fallut un sang froid jamais vu au bâtard pour que Kornettoh ne soit pas maître de son corps. Le meurtre d’un des membres de la tribu possédant le collier une très mauvaise idée, il pourrai toujours se venger au retour et le pourfendre pour s’en servir comme d’un sacrifice d victoire. Mais la victoire n’était pas encore là, et il fallait d’abord vaincre l’animosité rencontrée. Il répondit donc après quelques secondes, sur un ton qui se voulait mielleux et qui cachait une envie de sang et de souffrance. « Je suis le fils de Nut, celle dont vous avez laissé la famille procéder à des choses ignobles par peur, et je viens parler au sage du village pour éclaircir quelques points. Je ne cherche ni le combat ni les querelles, juste un passé qui me hante dans l’ombre. » Le mensonge n’eut aucun mal à couler lentement pour endormir un interlocuteur peu loquace. Celui ci fut même ému par le pseudo malheur de son confrère et li proposa de le mener au village pour que les agressions ne recommencent pas. Ainsi le chemin se fit, fortement désagréable à cause des émerveillements constants du guide sur un oisillon tentant son premier vol ou une fourmi grimpant une côte abrupte.

Enfin les palissades de bois se montrèrent et la porte ne tarda pas à suivre. Sur celle ci, l’écusson confirmant que le village était bien celui des Green Swine : un porc vert brandissant un arc en lierre. Les gardes de faction firent la moue de devoir ouvrir les lourds battants contrôlant l’accès aux maisons. Encore quelques pas entre les poules, les chaumières,les chèvres ou les tonneau d’eau, et l’archer s’adressa à Fatenia : « Nous y voici, j’espère que les ombres se dissiperont et qu’enfin la lumière inonde ta mémoire. ». C’était un cabanon haut perché surplombant l’ensemble des habitations.

L’endroit était sombre, aucune fenêtre ne permettait l’entrée de rayons déjà retenus pas les différents arbres des environs. Une voix cassée par le temps mais pour pas pour autant moins imposante s’éleva dans un des coins du logement, demandant au nouvel entrant de s’asseoir à même le sol et de lui expliquer la raison de sa venue. L’elfe noir se prépara à faire sa demande mais réfléchit un moment à la tournure du texte pendant qu’il s’asseyait. Il finit par décider que l’improvisation prendrait son rôle à merveille. « Je suis le fils de Nut, vous connaissez son histoire. Elle a hérité du collier du pirate et comme je suis son fils unique j’estime avoir le droit de revoir ce qui m’appartient, car c’est le seul lien qui me lie à ma mère. Et j’ai parfois des accès de mélancolie qui je pense peuvent être guéris par ce bijou. Je vous prie donc de me remettre cet objet qui n’a aucune raison de rester cloîtré dans un coffre verrouillé. » Le sage était par malchance vraiment sage et ses paroles furent saignantes. « Tu te moques éperdument de ta mère, tu ne la plains pas, tu as dans le ton de ta voix une haine qui se cache. La seule chose que tu veux c’est du pouvoir, de la richesse et me tuer. Je suis vieux mais je goûte à la vie, et je vais donc donner un ordre à mes gardes qui te délivreront le message dès que tu seras hors de notre domaine. Vas maintenant, et ne reviens plus nous voir. » Fatenia se retourna, entendit le vieux grommeler quelques mots inaudibles derrière lui, sortit, puis fut assommé. Tout devint noir, à nouveau.

Le réveil fut dur et accéléré par plusieurs mouches aimant apparemment les orifices nasaux pour chercher un logis. C’est sur du lichen que l’elfe noir se réveilla, habité d’un affreux mal de tête, d’une douleur au poignet et de l’odeur de la forêt. Le brouillard restait assez opaque à ses yeux, et rien ne permettait de voir au travers. Il fallait attendre un peu, mais déjà il savait que des cordes lui ceignaient les poignets et que contre son dos se collait un arbre pour le moins humide. Et la suite ne lui apprit pas grand-chose de nouveau, seulement qu’il était seul et entouré d’autres conifères à l’écorce hydratée. Pourquoi l’avoir attaché là ? La réponse venait, sifflant narquoisement avant de se ficher à quelques centimètres de l’oreille de Fatenia, tel le messager à la faux. Devant son nez pendait une feuille où était griffonné un message illisible. La situation en devenait cocasse. L’elfe noir s’adressa donc à l’individu camouflé avec une voix forte et assurée : « S’il vous plait, archer haut perché, si votre cordage se rapporte à votre cryptage, vous êtes en droit de commander un nouvel arc… Je vous prierai cependant de me renvoyer un nouveau mot avec des phrases que je puisse lire et qui me serai donc utile… Ou alors de me hurler ce que je suis censé apprendre. Par contre, si vous tirez une nouvelle flèche, visez avec plus de marge, le vent est aléatoire par ici, et je tient à mes oreilles. Savez vous que le goût des aliments, notamment le sang, est accentué par l’ouïe ? De plus, j’ai appris que les fourmis étaient sourdes et par conséquent… » Le discours plein de stupidité voulue ne pu continuer, coupé par une voix aigue qui traduisait la contrariété et l’impatience. « Très bien, le collier est dans les mains de notre sage mais confère de source sure un accroissement d potentiel cognitif. Notre vénérable tient donc à laisser toute personne le désirant en dehors du village et surtout hors d’état de vivre, c’est-à-dire… mort. » Malgré les branches bien fournies des pins, la Vorpal brillait de plus en plus, avec en elle toute l’énergie drainée à Mercredi, c’était la première épée dotée d’une âme. Elle se dégagea donc de son fourreau, fila à travers les arbres, et ne revint que trempée de sang. Tranchant ensuite les liens qui ligotaient les poignets endoloris avant de tomber lourdement sur des champignons de souches, l’arme avait accomplie son devoir et devenait de plus en plus la meilleure amie de l’adorateur de Kornettoh.

Ainsi libéré de ses chaînes, la liberté lui ouvrant l’appétit, Fatenia se prépara à un massacre nutritif pour lui et son arme, pour qui il cherchait maintenant un nom. Elle avait une âme, Soul lui conviendrai donc. Son âme était faite pour la destruction, pour engendrer la souffrance, pour se nourrir de la douleur et de la quintessence possédée par chaque esprit, End rappellerai donc la fin qu’elle symbolisera aux yeux de ses adversaires. C’était le début d’une coopération espérée longue. Sautant de branche en branche, le couple mouvait silencieusement en direction des porcs verts avec une envie de sang, de souffrance, et surtout de vengeance. Quelques gardes de faction chutèrent malencontreusement dans un craquement étouffé avec la jugulaire tranchée, du travail proepre et peu bruyant qui menait les confrères vers le collier tant désiré. Le soleil se couchait. Quelques bonds. Le crépuscule est rouge. Quelques gestes du poignet. Le soleil disparaît. Dans un village vide de vie, les animaux de la forêt pourrait trouver un nouvel abri peinturluré d’écarlate.

Pendant négligemment autour du cou de l’adorateur de Kornettoh, le collier était le premier butin de Soul End, l’épée du chaos, et qui savait ce qu’il renfermait…


[Hrp : S’il est possible d’avoir un collier présentant un caractéristique d’augmentation permanente, je suis preneur, même si pour cela je dois sacrifier de l’xp et de l’or… Pour la cohérence rp ;-) Merci ! ]


Dernière édition par Fatenia le Lun 13 Oct - 19:47, édité 1 fois
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Plissava
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MessageSujet: Re: X [Chasse au trésor] Le collier du pirate   Mar 5 Aoû - 21:03

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Fatenia gagne aussi 114 XPs, et passe au niveau 4 !

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X [Chasse au trésor] Le collier du pirate
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