L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 [Chasse], [Pêche] et [Pillage]

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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Ven 7 Déc - 20:35

La température avait beaucoup baissé avec l’altitude. Et puis Ivanov avait quitté le microclimat du bois de Glandorn depuis longtemps déjà.
Il commençait à faire froid. Le ciel nuageux enveloppait les contreforts des montagnes, interdisant la vue des sommets.
Un faible vent froid soufflait, agitant mollement les branches des arbres. Il rapportait avec lui l’air glacé des pics montagneux. L’atmosphère, brumeuse et mélangée aux fumées des habitations lointaines était lourde. Une certaine pesanteur. Les oiseaux s’étaient tus et la plupart des animaux devaient déjà hiberner jusqu’au printemps suivant.
Les arbres perdaient leurs feuilles, se dénudaient de toute trace de vie. Les feuilles mortes jaunes ou orangées voletaient au gré des vents. Les conifères remplaçaient peu à peu les feuillus, élançant vers le ciel un faîte épineux.
La terre froide gelait chaque nuit et quand elle ne voyait pas le soleil, elle restait couverte de givre toute la journée.
Les torrents de montagne s’asséchaient un peu, le débit diminuait et sur les bords, on pouvait voir des paillettes de glace perdurer.
La neige n’était pas encore tombée mais le ciel cotonneux laissait présager son apparition prochaine.
La nourriture se faisait rare ; les fruits avaient disparu, les animaux cessaient de courir les montagnes et les noisettes avaient été scrupuleusement ramassées par les rongeurs.
Les insectes avaient fini leur vie et une nouvelle génération somnolait dans une souche ou un lieu chaud à l’état larvaire.
Le plus oppressant dans ces lieux était le silence : un silence religieux. On n’entendait rien. Aucun bruit prouvant la présence de quelconque trace de vie. Pas un cri d’oiseau, pas un bruit venant d’un animal, pas même l’angélus d’un village lointain. Seul le bruissement du vent troublait le silence parfait.

Enfin pas si parfait que ça puisqu’un vampire marchait, faisant rouler les pierres au passage.
Il avait froid. Sa houppelande ne suffisait pas à conserver la chaleur. De la buée se dégageait de sa bouche à chaque respiration. En plus, à cette altitude, l’oxygène commençait à se faire un peu moins présent, rendant l’effort plus difficile.
Il en avait marre. Voilà trois jours qu’il marchait et il n’avait plus rien rencontré depuis la destruction de la cabane du chêne vert. Même le groupe de corbeaux l’avait laissé. Il n’avait croisé ni animal, ni être humain. Les torrents qu’il traversait quand ils n’étaient pas gelés ne contenaient plus aucun poisson.
Il avait froid. Ses mains sans gants ressemblaient plus à celles d’un cadavre froid qu’à celles d’un être encore en vie – même si je vous l’accorde (pas le piano), un vampire est déjà à l’état naturel pâle de peau. De même, le vent forcissant d’instants en instants s’infiltrait dans ses vêtements. Il lui fallait des habits plus chauds.


*Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour rencontrer un marchant de vêtements… je crois même que je lui laisserai la vie sauve.*

Il avait froid. Il ne pouvait plus penser à autre chose. Son esprit était obnubilé par cette pensée. Il n’arrivait pas à penser à autre chose. A peine essayait-il de dévier le fil de sa pensée qu’il revenait inexorablement à la même chose : il avait froid.
En plus, la nuit allait bientôt tomber et il n’avait nulle part où aller. Il n’avait vu ni coin favorable, ni cabane de fermier, ni refuges montagnards.
Pour sûr les nains étaient radins et ne voulaient point attirer les touristes. Au vu de comment les routes étaient entretenues avec la végétation envahissante ou les panneaux d’indications absents voire erronés.
Sa carte n’indiquait rien. Le hameau le plus proche se trouvait encore à plus d’une vingtaine de kilomètres.

* Il faudrait vraiment que je vole une monture. Mais vu que j’en croise aucune et que ce n’est pas chez les nains que je vais en trouver, ça n’arrange pas mon affaire. Et puis j’ai froid !*

Il avait froid. Il ne pouvait plus penser à autre chose. Il fallait vraiment qu’il trouve un endroit où s’arrêter. Mais il n’y avait rien. Même pas un rocher où s’abriter du vent. A croire que les nains avaient méticuleusement pillé la région, détruisant le moindre abri pour que les voyageurs aient froid et en meurent.
Il avait froid. Très froid. Trop même. Il avait de plus en plus froid. Il avait l’impression que de la glace se déposait sur lui. Et puis il avait de plus en plus de mal à respirer. A chaque aspiration, il avait l’impression d’avaler une lame de rasoir tellement l’air était froid.
Il avait froid. Il avançait d’autant plus difficilement que le chemin était en montée. Il était fatigué. Il avait faim. Il avait soif ; sa dernière gorgée avait été il y a deux heures. Le dernier cours d’eau qu’il avait rencontré, la glace y était si épaisse qu’il n’avait réussi à la percer tellement il faisait froid.
Il avait froid. Son nez coulait à intervalles régulier. La plupart du temps, il se contentait de renifler un grand coup mais de temps en temps, il essuyait du revers de sa manche son nez endolori par le froid.
Il avait froid. Il commençait être sérieusement fatigué. Il n’en pouvait plus. Le froid commençait à être insupportable. Vraiment trop.
Il avait froid. Il avait envie de se laisser tomber là et d’attendre ce qui aller ce passer. Oui. Il faisait trop froid. Mais une autre partie de lui-même lui susurrait à l’oreille de continuer le combat. De vaincre le froid.
Il avait froid. Mais le froid est invincible. Le froid est tout puissant. On ne peut tuer le froid, il vous tuera avant. Rien ne peut l’arrêter. Il tue à petit feu. Il est vicieux. Il est partout. Il est là. Le froid vous regarde et se jette sur vous. Il s’acharne jusqu’à ce que vous cédiez. Rien ne peut le faire reculer. Il vous enveloppe d’un voile mortel dont nul ne peut en rechaper (comme le disait si justement mon vieil ami Chelin qui par ce temps préconise des semelles hiver avec une gomme plus tendre).
Il avait froid. C’était une certitude. Il ne pouvait l’oublier. Ses membres gelés l’élançaient douloureusement et il ne sentait plus ses doigts.
Il avait froid. Il en avait mare. Il n’en pouvait plus. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Là ! Un rocher, pourquoi ne pas se reposer un peu contre. Ou même contre cet arbre. Il fallait qu’il se repose.
Il avait froid. Il avança péniblement jusqu’à rocher et s’écroula.













Le feu crépitait joyeusement dans l’âtre, jetant aux alentours des reflets orangés et diffusant une chaleur bienvenue.
Une porte s’ouvrit en grinçant. Une silhouette s’approcha et se pencha sur lui. Elle marmonna quelque chose et lui fit boire quelque chose. Elle tira la couverture et après avoir tisonné le feu, elle sortit.

Le plancher en chêne luisait sous le cirage fréquent. Les murs, couverts de lambris étaient décorés de tableaux représentant des paysages montagneux à diverses périodes de l’année.
Deux fenêtres auxquelles pendaient des rideaux en dentelle permettaient de jeter un regard sur la nuit. La cheminée, en pierre, chauffait la pièce. Sur le linteau, un arc ancien accompagné de deux vieilles flèches ornementait la pièce. Un tapis en peau d’ours servait de descente de lit. Appuyé au mur, un vieux bahut de sapin sentait la lavande. Un guéridon en pin recouvert par un napperon faisait l’office d’une table de chevet. Il croulait sous les fioles, tasses et autres potions.
Le lit, en sapin, était occupé par une forme humaine couronnée d’une bouillotte. Des couvertures de laine le bordaient.
Il ouvrit les yeux.

*Merde, où suis-je ? Qu’est-ce que je fous avec cette bouillote sur la tête ? Et puis où sont mes affaires ?*

Encore trop affaibli pour répondre à toutes ces interrogations, il se rendormit.

Le soleil brillait. On pouvait voir par la fenêtre sud briller cet astre céleste. Un rayon de soleil vint caresser le visage du dormeur. Celui-ci chercha à le fuir. Mais au fur et à mesure, le rayon grandissait à mesure que le soleil montait dans le ciel. Pour finir, tout le lit fut éclairé par le soleil.
Il ouvrit les yeux et scruta tout autour.

La porte se rouvrit. Un vieil homme d’un certain âge entra chargé d’une bouillote et d’une bouteille. Quand il vit que son hôte avait ouvert les yeux, il sourit.
Il posa se qu’il portait sur la table basse et devançant toute question de son invité, il prit la parole :

« - Bonjour, Maître vampire. Vous voilà enfin réveillé. Vous vous demandez très certainement ce que vous faites ici. Et bien, je vais tenter de vous résumer ça assez rapidement.
» Hier, le temps était mauvais. Très mauvais même. Mais j’avais besoin de plantes médicinales très rares qui ne sortent que par ce temps. Je suis donc sorti et marchant sur le chemin des damnés, j’ai vu un être dormir contre un rocher, blotti sur lui-même.
» Je me suis approché et j’ai vu qu’il s’agissait d’un vampire. De vous, Mage Noir de niveau trois. Comment je le sais ? J’ai vu les affiche promettant une prime à celui qui capturait ou aiderait à capturer le vampire qui sévissait au bois de Glandorn.
» Mais moi je n’ai que faire de l’argent. Je vous ai donc ramené chez moi et soigné. Vous étiez en hypothermie. Je vous ai fait ingurgiter des potions et je vous ai réchauffé. Vous avez dormi mais vous vous êtes enfin réveillé.
» Quant à vos affaires, elles sont en sécurité. Je les ai récupérées et mises en lieu sûr.
» Maintenant, j’attends que vous vous rétablissiez. Mais je vous vais changer cette bouillote. Et je vous serai reconnaissant si vous buviez ça. »

Il reprit ce qu’il avait apporté et sortit.

Ivanov se sentait bien. Il était au chaud dans des draps propres. Il était soigné et nourri. Le vieil homme lui avait donné à manger et à présent, il n’avait aucune envie de dormir.
Il fit le point dans sa tête, réfléchissant à ce qu’il ferait une fois rétabli. Plus il réfléchissait et moins il avait envie de dormir. Alors pourquoi ne pas se lever.
Il posa la bouillote, repoussa les couvertures et essaya de se leva. Il réussit. Debout, il se sentait un peu faible mais ça pouvait passer. Et puis il fallait qu’il bouge. Il avait besoin d’exercice.
Il s’approcha sans faire craquer le plancher de la porte et tendit l’oreille. Des brides de discussions parvenaient jusqu’à lui au travers du mur.


« - Oui, c’est bien lui, il n’y en a pas d’autres.

Si, ses affaires sont là.

Non, il dort profondément.

Non, puis de toute façon, je lui ai donné du somnifère.
… »

Ivanov pâlit (déjà que…) en entendant ce discours. Ce vieux était de la pire espèce. De ceux qui soignent pour mieux punir. En effet, ce petit vieux l’avait récupéré pour en profiter. Soit disant l’argent ne l’intéressait pas.
Il comprit pourquoi ses affaires n’étaient pas avec lui et pourquoi il voulait absolument qu’il boive le contenu de cette bouteille.
Mais fort heureusement, Ivanov, à force d’en prendre, était immunisé contre les somnifères. Ils ne lui faisaient plus aucun effet. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Il ne pouvait pas laisser les choses se faire.
Il eut une idée. Il prit le vieil arc trônant sur la cheminé avec les deux flèches – une pour chacun – et se recoucha. Il feignit le sommeil et attendit.
Au bout de vingt minutes, la porte s’ouvrit silencieusement. Une tête passa par l’entrebâillement. Celle d’un elfe.

L’arc siffla, la flèche vola et alla se ficher droit dans l’œil gauche de l’elfe resté sur place. Il s’écroula sans un bruit. Des bruits de pas se firent entendre.
Ivanov sauta du lit et partit à la poursuite du vieux. Celui-ci n’était pas allé loin. Réfugié dans la cuisine, il brandissait un couteau de cuisine. Ivanov le mit en joue avec l’arc
.

« - S’il vous plait, je ne voulais pas. Non ! Ce n’est pas moi ! Il est venu me voir et il a su que vous étiez chez moi. Non ! Je vous jure ! Pitiééééééé… ! »

Le vieillard s’écroula au sol, la flèche plantée dans sa gorge. Il gisait dans une mare de sang.
Ivanov aperçut ses affaires et les récupéra. Il fouilla le corps du vieux, celui de l’elfe dont son plastron témoignait qu’il appartenait à la milice et toute la maison. Il regarda dans le vieux bahut.
Par chance, le bahut débordait de vêtements divers et variés. Ivanov, jetant tout à terre finit par trouver son bonheur. Il prit des vêtements d’hiver à sa taille et, son paquetage sur le dos, il reprit la route.

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Plissava
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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Sam 8 Déc - 23:03

[voix off]

Ivanov gagne 2.2Kg de viande, 2.2Kg de poisson, et 6PO! Avec ça il a droit à 60XPs!

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Martinù est notre maître ! Si en lui tu n'as pas foi, ce sera moi qu'il te faudra craindre !! Bientôt la guerre sainte pour sauver le monde ! (Mwahahahaha)
"Fantasmer sa vie, et vivre ses cauchemars", c'est peut-être ça le calvaire de l'immortalité...
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Chronophobe ! C'est grave docteur ? Ca se soigne comment ?
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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Dim 9 Déc - 16:10

Le ciel étincelait d’un bleu azur. Le soleil brillait. La pluie récente avait lavé l’atmosphère de toute impureté. La visibilité excellente permettait de voir au loin les sommets enneigés ou les contreforts du bois de Glandorn. De rares nuages d’altitude s’effilochaient à l’horizon.
Il faisait frisquet. Mais Ivanov n’avait plus froid, il était bien au chaud emmitouflé dans les affaires piquées au vieux.
Il avait trouvé chez lui son bonheur : il lui avait pris une toile de tente de montagne, une couverture elfique de montagne – il avait jeté l’autre toute usée, un chaud manteau en peau de mouton retournée, des gants en cuir d’Ulmar, des chaussettes et des guêtres en laine noires. Désormais, il n’aurait plus froid en montagne.

Il marchait d’un pas assuré sur les chemins escarpés de la montagne, effectuant de grandes inspirations afin d’éviter le point de côté.
Il marchait toujours sur le chemin des damné, en direction de Gzor, contournant au loin de Mliuej.
Il avait faim. Il fallait qu’il s’arrête mais il n’y avait aucun endroit acceptable où s’arrêter : trop pentu, plein de rochers, couvert de ronces.
Enfin, après plus d’une heure de marche, il arriva en vue d’un lieu de campement acceptable : une clairière à flanc de montagne traversée par un torrent – gelé – et percé d’une grotte.
Ivanov, dégainant son épée, pénétra à l’intérieur. On pouvait y entendre un ronflement guttural régulier provenant d’un animal massif ; d’un ours !
Il s’en approcha et effectivement, un ours dormait de tout son long, ronflant tranquillement.

*Cool, de l’xp facile !*

Discrètement, il le contourna et lui planta son épée dans la gorge. Le plantigrade poussa un grognement qui mourut dans une mare de sang.
Ivanov ressortit, récupéra du bois et, à nouveau dans la grotte, alluma un feu. Alors il put observer l’intérieur. Un grizzli massif gisait dans son propre sang. Un peu plus loin, de ce qui devait être une carcasse d’ours restait des os polis et rongés. Ainsi, quelqu’un était-il déjà passé avant lui. Et les restes de sa chasse avaient attiré un nouvel ours. Tant mieux.
Posant ses affaires, il en sortit sa dague et dépeça proprement le grizzli avec l’habitude d’un vieux chasseur. Ça lui ferait pas mal de viande. Par contre, il n’avait d’utilité la peau de l’ours. Il n’avait plus besoin d’un manteau de fourrure et il ne savait tanner les peaux. De même, il ne pouvait pas la conserver jusqu’à ce qu’il visite une ville.
Que faire donc des reliefs de l’ours ? Il eut une idée : pourquoi ne pas s’en servir pour attirer d’autres choses ? Demain peut-être.
Il mangea royalement de l’ours rôti, mais ne buvant que de l’eau du torrent. Puis il se coucha repus dans son nouveau sac de couchage.


Il était une fois deux mignonettes coccinelles qui vivaient dans la verdoyante verdure moisie d’une jolie petite colline farcie de cadavres enfouis. Les pauvrettes voletaient entre ces violettes violettes, ces coquelicots coquets, ces bleuets bleutés et autres feux follets qui offraient la beauté de leurs vivantes couleurs à toutes les bestioles qui grouillaient dans le coin. Elles sautaient de feuilles en feuilles en s’amusant comme des petites coquines en buvant la rosée du matin. Et puis soudain…

*Aïe !*

Un insecte venait de le piquer. Il l’écrasa d’une claque et regarda ce qu’il avait tué : deux coccinelles. Mais que faisaient-elles ici à cette époque de l’année. A leur taille, ça ne pouvait être des coccinelles berserk. Ivanov en resta perplexe. Enfin une demi-seconde.
Il raviva le feu et fit chauffer de la glace du torrent. Il aurait de l’eau chaude pour faire sa toilette ce matin.
Quand l’eau fut chaude, il en versa dans une tasse et rajouta dedans des feuilles qu’il avait piquées dans la cuisine du vieux – du thé que ça s’appelait paraissait-il.
Il but l’infusion – pas mauvaise d’ailleurs – et attaqua des morceaux de viande séchées. Il faudrait qu’il prépare la viande d’ours.
Ayant fini son petit déjeuné, il commença sa toilette avec l’eau tiède. Ça faisait longtemps qu’il ne s’était pas lavé.
Après s’être rhabillé, il commença ses exercices qu’il n’avait plus pratiqués depuis longtemps.
Il fit ce qu’il faisait d’habitude : des étirements, des assouplissements et du maniement de l’épée : passes, parades, bottes, contre-attaques, feintes, estocs, coups de taille.
A la fin, il en était tout transpirant mais heureux. Voilà longtemps qu’il ne s’était plus entraîné comme ça.
Il se trouvait bien là où il était et il n’avait pas envie de bouger. Pourquoi aller jusqu’à Gzor alors qu’il avait tout ce qu’il lui fallait – pour le moment – ici. En plus, il avait un excellent panorama d’où il pouvait voir arriver d’éventuels ennemis. Aussi, il pouvait apercevoir en contrebas la ville de Mliuej d’où partaient des convois fluviaux. Intéressant…

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Jeu 13 Déc - 20:21

Ivanov se racla la gorge, et se retournant, il hurla quelque chose qui ressembla à :

"- Ohé narrateur, tu fous quoi ??!!"

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Ven 14 Déc - 8:50

Voix Off, la bouche pleine:

Ivanov gagne chinq kilo de viande d'oursh !
Et chinquante XPs !

Ivanov pache niveau 4 !!!
Il gagne 10 points de vie !
Et le chortilège Vampirichme !



Planquez-vous !
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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Sam 15 Déc - 20:16

Les retombées cycliques de gouttes en souffrance brisaient avec échos l’agonie du silence…

*Des gouttes ? Mais d’où qu’elles sortent ce saloperies de gouttes ?*

Ivanov se leva. La nuit enveloppait de ténèbres les lieux et le feu en fin de vie n’indiquait sa présence que par deux braises encore rougeoyantes. Mais désormais, il n’en avait que faire, il voyait presque aussi bien qu’un elfe dans la nuit.
Il se leva donc et observa d’où provenait le bruit suspect. Là, par ce trou où d’ailleurs la fumée s’échappait, des gouttes tombaient, ruisselant contre la paroi, allant former une mare au sol.


*Et merde, il va falloir que j’éponge tout ça.*

Mais pour l’instant, il avait plus important à faire : il fallait qu’il fasse cesser la fuite dans le toit de la caverne. A regrets, il se résigna à sortir de sa taverne.

Dehors, la tempête faisait rage. Le vent soufflait, tordant les arbres et autres végétaux dans une position incongrue. Les éclairs fusaient dans le ciel noir, éclairant la terre d’une pâle lueur blanchâtre les montagnes. Le tonnerre grondait, faisait trembler le sol, ébranlant de ses vibrations les bâtiments les plus solides. La pluie, féroce et soutenue, martelait incessamment le sol, gorgeant les torrents et faisant fondre la glace qui les bouchait. Plus en haut, il devait très certainement neiger terriblement.
Il devait être cinq heures et à l’est, on ne voyait pas la moindre lueur révélant une aube future. Tout était noir. Ténébreux. Pourtant, Ivanov contemplait paisiblement le paysage chaotique en nuances de verts sombres (non, ce n’est pas la vision des gobelins mais une approximation de la nyctalopie elfique due à son passage de niveau).
Curieusement, les gouttes poussées par le vent jusqu’à l’entrée de la caverne ne semblaient pas toucher le vampire. On avait l’impression qu’elles s’évaporaient avant le contact de l’être du mal.
Ivanov constata cela avec amusement et surtout, il se souvient de son maître : il commençait à acquérir ses capacités.

Il sortit sous la pluie battante, fouetté par le vent, cherchant à atteindre le haut de la caverne. Contournant les arbres, il y arriva après plus d’une demi-heure de détours et déviations infructueuses.
Là, il pouvait voir l’eau s’écouler et surtout, canalisée par une ravine, se jeter dans sa caverne via le trou d’aération. Il allait devoir effectuer un petit travail de maçonnerie en pleine tempête.
Les pierres ne manquaient pas en ces lieu, et il pourrait facilement fabriquer une cheminée, enfin il l’espérait.
Le travail fut long et fastidieux, les pierres refusaient de s’empiler et la terre, perméable, ne pouvait servir de mortier. Enfin, il avait réussi à obtenir une cheminé potable avec une petite surélévation et une coiffe, posée un peu plus en hauteur et callée par quatre grosses pierres. Ça devrait tenir normalement.
Quand Ivanov fut devant l’entrée de sa grotte, la tempête battait toujours son plein et, l’aube pointant à peine son nez à l’est, éclairait faiblement les noirs nuages perchés sur les montagnes du nord. La pluie ne s’arrêterait pas de si tôt.

A l’intérieur, une mare avait noyé le feu et trempé la moitié de ses affaire. Il lui faudrait les sécher. Mais d’abord, il voulait fabriquer un nouveau foyer plus pratique pour se chauffer.
Il en construisit un nouveau sommairement – qu’il améliorerait par la suite – afin de pouvoir se chauffer et cuisiner correctement.
Rassemblant le bois pas trop humide, Ivanov essaya de rallumer un nouveau feu. La tâche était ardue car le seul bois non trempé était encore vert et les brindilles manquaient.
Qu’importe, Ivanov réussit y allumer un feu convenable là où un élémentaire de feu y aurait gaspillé plusieurs boules de feu moyennes. Cela tenait plus du miracle que d’autre chose.
Le feu jetait sur les parois des lueurs rouges orangées changeantes, laissant dans la semi pénombre le fond de la grotte. Alors il put contempler l’étendue des dégâts : la mare pluvieuse recouvrait la moitié de la grotte, noyant la plupart de ses affaires. Il aurait du travail.

A peine avait-il plongé sa main dans la mare que l’eau à un périmètre de dix centimètres autours de lui s’évapora dans un léger crépitement.

*Cool… Mais comment je vais faire pour me laver ?*

Dix minutes plus tard, l’eau fut à peu près enlevée et seules quelques flaques éparses traînaient. Il fallait maintenant qu’il fabrique un séchoir pour ses affaires.
Il prit son épée, sa dague, et retourna dans la furie tempétueuse.

Le jour s’était levé et permettait de bien voir les ravages que la tempête – un peu moins virulente maintenant – avait faits. Des arbres arrachés gisaient dans des positions grotesques, des branches cassées recouvraient le sol et des torrents dévalaient la montagne charriant pierres et débris en tous genres. La visibilité n’était pas très bonne.
Ivanov ramassa quelques branches cassées qui traînaient par terre et retourna dans la grotte.
Utilisant l’écorce de ces branches, il les ligatura entre elles par de savants nœuds afin de former ce qui ressemblait de loin à un étendoir à linge. Il le posa près du feu et y entreposa ses affaires.

*Bon ben en attendant que ça sèche, je fous quoi ?*

Ivanov s’embêtait. Y’avait rien à faire en fait par ici. Ce n’était pas un temps à chasser ou piller. Un temps où il valait mieux rester planquer là où on est – même si c’est pourri.
Il repensa à ce qui venait de se produire avec l’eau. Mais comment allait-il se laver ? Il devait bien y avoir une astuce. Sûrement pouvait-on contrôler ce pouvoir, suffisait de se concentrer.

Il sortit et essaya de prendre un peu de glace… sans succès, celle-ci s’évapora à son contact. Il prit un récipient et y puisa un peu d’eau. Puis, toujours aussi sec malgré la pluie battante, il rentra dans la caverne.
Il plongea un doigt dans l’eau mais le retira vivement avant que toute l’eau se soit évaporée. Il se concentra. Il pensa à lui, à son pouvoir, irradiant le mal, puis à l’eau, avec ses molécules composées de trois atomes – deux d’hydrogènes et un d’oxygène – formées de façon bipolaires. Alors il comprit : son corps cassait les liaisons covalentes, transformant l’eau en dioxygène et dihydrogène (selon l’équation bilan 2H2O (aq) -> 2H2 (g) + O2 (g) mais je m’égare). Il réfléchit à toutes les possibilités qu’un tel pouvoir pouvait lui fournir…
Il replongea son doigt dans ce qui restait d’eau et cette fois-ci, l’eau resta eau. Enfin, il allait pouvoir se laver.
Se déshabillant, il retourna sous la pluie, et se concentrant profondément, il se lava sommairement. Il en profita aussi pour remplir sa gourde.
Quand il entra à nouveau dans la grotte, il était exténué. Ce nouveau pouvoir était dur à contrôler et surtout, il était très exténuant. Qu’importe, il apprendrait.

Il avait faim. Il prit deux kilos de viande d’ours de la zone froide qu’il mit à cuire (la viande, pas la zone froide où la viande est stockée avec de la glace voyons). Au bout de quelques minutes, un délicieux fumet de viande cuisinée s’installa dans la caverne. La viande, embrochée sur une branche de pin, cuisait sur le feu, l’arrosant de graisse – ce qui le faisait crépiter. La viande prenait une belle coloration orangée appétissante.
Enfin, la viande fut prête (bien saignante, cela va de soi), prête à être dégustée et dévorée. Ivanov la dévora mais il lui manquait de la bière pour aller avec.

*De la bière, voilà ce qui me manque, et je ne vais pas m’amuser à la brasser moi-même, non…*

Le repas fut vite expédié, et Ivanov réfléchit à ce qu’il allait faire. Une idée trottait dans sa tête : de la bière ! Il se souvint des convois fluviaux qu’il avait aperçus au loin, mais y en avait-il par ce temps ? Sûrement car un homme a toujours soif. Mais c’était loin ! Il ne voulait partir avec toutes ses affaires. Quoiqu’il ne pouvait les laisser là sans surveillances plusieurs jours durant. Il se résolu finalement à les prendre. Mais avant, il voulait laisser un souvenir de son passage.
Posant ses affaires dehors, retourna dans la grotte, y balançant le plus d’eau qu’il pouvait. Enfin, la grotte complètement détrempée et le feu éteint, il transforma toute l’eau. Ceci fait, il boucha l’entrée en laissant une sorte de porte amovible, et boucha aussi la cheminée.

Il partit en direction de la rivière, le cœur léger et les affaires sur le dos. Le vent s’était calmé et la pluie avait cessé. Mais il y faisait froid, très froid même apparemment. Apparemment seulement, car Ivanov bizarrement ne ressentait plus le froid. Sans doute était-ce dû au changement de niveau.

*Cool, je ne vais plus avoir besoin de toutes ces nippes.*

[Suite dans le message suivant car forum actif refuse un RP d'une telle longueur...]

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Sam 15 Déc - 20:16


La rivière se trouvait cinq kilomètres de la grotte. Il y passait d’importants convois fluviaux : de la bière ! En effet, sur la terre de Fangh, il y a deux endroits où la bière est brassée : à Glargh par les guerriers du houblon ou à Mliuej par des nains. Bien que Chnafon soit le village où cette merveille a été découverte, il n’y est plus produis de bière ; sans doutes pour une question de droits et de royalties.
Dans les deux cas, la bière est acheminée par transports fluviaux, avec des radeaux spécialement étudiés pour contenir des fûts.
Or, comme le disait si bien Arleston, il n’y a pas de convoi qui n’attise convoitise. Forts de cet adage, les convois – bien que régulièrement pillés – étaient lourdement gardés. Enfin lourdement pour un être normal, c’est à dire quatre navigateurs avec des gourdins plus quatre nains armés de haches. Contre une telle garde, personne s’osait s’y frotter seul. La dernière attaque relevée avait été effectuée par des trolls dont les trois-quarts étaient morts d’une boule de feu majeure d’un élémentariste de feu qui profitait du convoi.

Ivanov, tout en marchant, réfléchissait à cela. Comment allait-il s’y prendre ? Il ne pouvait pas tous les tuer avec des sortilèges et il était impensable de faire transformer toute l’eau. Il ne pouvait pas non-plus tous les attaquer de front. Il fallait donc utiliser la Ruse ™ mais comment ?
Il se souvint de l’arc ancien qu’il avait piqué à la demeure du vieux, il n’avait que deux flèches, mais ça pouvait toujours être utile. Il faudrait qu’il en trouve d’autres ou éventuellement, en fabriquer. Pour l’instant, il aviserait sur place.

Sur sa carte, un pont en pierre était indiqué. Il permettait de traverser la rivière. Il était référencé comme payant.
Enfin, Ivanov arriva en vue du pont : un solide pont fabriqué par les nains (non, l’ouvrage n’est pas grossier, enfin pas autant que ma mauvaise foi). Dessus, un ogre de quatre mètres de haut (non, je ne me rebellerai pas…) montait la garde. Il s’en approcha sereinement. Celui-ci l’interpela de la sorte :

« - Kikou, moi Péage, vous vouloir passer pont ?
- Non, mais je voudrais bien un renseignement…
- Pour passer, c’est un comme ça (dit l’ogre en montrant une pièce d’argent).
- Non, mais je veux juste un renseignement…
- Sinon, c’est un comme ça (dit l’ogre en montrant son énorme trique… une gaule… un bâton, une massue quoi !)
- Mais je voudrais juste savoir quand passe le prochain convoi, j’aimerais voyager avec…
- Je ne peux pas… Je ne peux pas répondre à ta requête mademoiselle (certes, je n’ai pas une tête de femme mais comme je suis hermaphrodite, je m’en fous…) parce qu’elle est sournoise, veule et vile et… »

L’ogre (stupide) n’eut le temps d’en dire plus, Ivanov lui balança un coup de New Block ™ dans les… euh… bijoux de… euh… bourses… enfin bref, là où ça fait bien mal, surtout avec des telles bottes.
Il s’écroula, tordu de douleurs…

« - Et maintenant, tu vas me dire quand il va passer ce convoi ?
- Aïe, non ! Aïe ! Si… lui passer dans cinq heuregllll…. »

L’ogre mourut dans un gargouillement sonore en provenance de sa gorge tranchée.

*Pff, c’était pas une lumière ce type, même son cousin DéDéEUH doit être plus intelligent…*

Enfin, il avait eu son renseignement et il pensait avoir été assez persuasif pour que celui-ci se révèle juste. Etant donné que le fret était assuré par le servie publique, et que ces derniers étaient toujours en retard – quand ils n’étaient pas en grève, il avait bien cinq heures et demi voire six devant lui à mettre à profit.
Déjà, alors qu’il négociait avec le péage, le plan de l’embuscade avait germé. Il essuya sa dague sur le pagne de l’ogre et le fouilla bien qu’il ne devait pas y avoir grand-chose à piller dessus (enfin, toujours plus que sur une barbare en pagne…).
Donc, il se mit en quête d’un arbre s’inclinant sur la rivière. Il remonta un peu le cours d’eau et finit par trouver ce qu’il lui fallait : un hêtre se penchait nonchalamment sur le fleuve, jetant sur l’eau son ombre découpée. Et, à l’aide de sa seule dague, il se mit à l’abattre (oui, un vampire est parfois patient, très patient). Ce fut de dure lutte mais il y réussit et sa satisfaction grandie quand il vit l’arbre ployer doucement vers l’eau avant d’y plonger.
Y attachant une corde, il le laissa dériver en direction de fleuve jusqu’au pont où il le coinça entre l’arche. Mais quelques branches dépassaient encore de l’eau. Il fallait donc plonger.
Or, Ivanov ne pensait pas être capable de se concentrer suffisamment pour pouvoir nager sans transformer toute l’eau jusqu’à épuisement total.
Il posa ses affaires et plongea dans l’eau fraîche du fleuve. Au début, Ivanov dût se concentrer fortement pour résister à la tentation (de transformer l’eau, qu’allez-vous donc vous imaginer…), mais alors qu’il tailladait une branche, il s’aperçut qu’il ne pensait plus à ne pas transformer l’eau. Il avait enfin compris la subtilité de son pouvoir. Désormais, il faudrait qu’il se concentre pour transformer l’eau et non l’inverse, ce qui était en somme bien plus pratique.
L’arbre fut ébranché. Il gisait, entre deux eaux, à une vingtaine de centimètres de la surface. Parfait, il avait encore au moins une demi-heure à combler avant l’horaire théorique de passage du radeau de transport.
Il mit à profit ce temps pour s’entraîner au tir à l’arc. Se plaçant à une dizaine de mètres d’un arbre, il essaya de le viser. Les dix premières minutes, le résultat était plus ou moins aléatoire mais au fur et à mesure, il devenait de plus en plus précis. Tant mieux (ou tant pis pour vous…)

Enfin, vers sept heures du soir (il n’avait qu’une heure de retard), le radeau fut en vue. Ou plus exactement, en ouïe. En effet, les nains, racontant des blagues grivoises, s’esclaffaient bruyamment (comme un nain sait si bien le faire). Le radeau, croulant sous le poids du précieux liquide, avait un important tirant d’eau. Et ce n’était par pour déplaire au vampire. Par contre, les quatre navigateurs, manœuvrant à l’aide de perches, se plaignaient du froid, des horaires de travail, du poids des navires, … Ils parlaient d’ailleurs d’une grève prochaine contre la dégradation des conditions de travail (encore). Ils portaient un gilet orange avec comme sigle S.N.C.F (Société Nationale de Convois Fluviaux) et avaient laissé de côté leurs gourdin, prétextant un chargement supplémentaire devant être rémunéré par une prime supplémentaire.
Ils n’étaient pas très attentifs. Les nains étaient dangereusement près de d’eau. Trop même…
Le choc en envoya deux plonger dans la rivière (et comme c’est bien connu, un nain, même un nain-gras, ça ne flotte pas, ils coulèrent), et un autre se fracasser la tête contre l’arche du pont dans une gerbe de sang colorée. Le quatrième se vautra lamentablement contre le plancher du radeau dans un beuglement sonore.
Quant aux marins d’eau douce, ce n’était pas mieux : deux essayaient vainement de nager en gueulant « Je n’ai pas reçu la formations adéquate ! J’en réfèrerai au Syndicat» tandis que les deux autres promettaient le blocus dans tout le pays…
Ivanov, sautant depuis le pont sur le navire, acheva le nain et balança les deux marins qui l’insultaient de capitaliste et de CRS (Crôm Rabote ta Santé – à grands coups de gnons) à l’eau.
Il fouilla le nain et réfléchit. Que faire ? Continuer la descente en se laissant porter par le fleuve ou rester dans les montagnes ? Ivanov prit rapidement sa décision. Il retourna sur la berge et lança sur le radeau ses affaires. Puis il plongea à nouveau dans l’eau froide (sans la transformer).
Il essaya vainement de dégager le tronc embusqué. Il poussa, tira, souleva, rien. Le bois refusait de bouger. Alors, il essaya de le scier. Ce fut long, très long, très très long. Ivanov, la peau bleuie et fripée par l’eau froide, bataillait ferme contre le tronc avec sa dague.
Enfin, après plus d’une heure de remous, le tronc se scinda en son milieu, emporté par le courant.

Ivanov remonta tout bleu sur le radeau dérivant maintenant au gré des courants sur le fleuve. Il se sécha, et alors que la nuit tombait déjà, il s’endormit sur le navire, calé contre un tonneau, bercé par le roulis…

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Dim 16 Déc - 20:13

Revenons sur le dernier pouvoir d’Ivanov : la réaction de son corps avec l’eau. Beaucoup pensent bêtement qu’il s’agit de magie obscure, et ben non, c’est juste de la biochimie.
En apparence, le corps du vampire transforme l’eau en dihydrogène et dioxygène à son simple contact.
Mais comment fait-il ? Quelle molécule ou pouvoir est responsable d’une telle chose ?
Tout d’abord, nous verrons ce qui est responsable de cette transformation. Ensuite, nous étudierons comment et pourquoi ce pouvoir se manifeste. Nous verrons enfin comment le vampire parvient à contrôler son expression.


Une race a le même génome (les mêmes gènes) mais pas le même phénotype (expression des gènes (ou de son génotype) chez une personne). Donc un vampire de niveau un et un vampire de niveau dix ont les mêmes gènes. Chez les vampires, à partir du niveau quatre est produite une protéine enzymatique spéciale : l’électrase-sécase (ou « Es »).
En effet, l’eau est constituée de trois atomes : deux d’hydrogène et un d’oxygène. Ces atomes sont reliés entre eux par les liaisons covalentes (mise en commun d’électrons afin d’être plus stable). Or l’électrase-sécase comme son nom l’indique casse les liaisons covalentes grâce à sa très forte électronégativité (attractions d’électron d’autres atomes).
Les atomes constituant la molécule d’eau ayant été séparés, ils se retrouvent libres et fusionnent entre eux pour former du dihydrogène et du dioxygène selon la formule :
(Es)
2 H2O (aq) -> 2 H2 (g) + O2 (g)

Nous avons à quoi est due cette transformation, nous allons maintenant voir pourquoi elle a lieu.
L’information génétique est codée dans l’ADN (Acide Désoxyribonucléique). Cet ADN est habituellement sous forme décondensée. Un gène est une partie de l’ADN. Une séquence codée par une suite de nucléotides à thymine, adénine, guanine et cytosine. Cet ADN est enfermé dans le noyau de la cellule.
Les ribosomes fabriquent les protéines. Ceux sont des organites de la cellule. Ils sont situés dans le cytoplasme de la cellule.
Comment l’information génétique peut être transmise au ribosome ?
Pour transmettre l’information génétique au ribosome, il faut un intermédiaire. Le noyau est percé de pores nucléaires permettant de laisser passer les petites molécules (l’ADN est considéré comme une grande molécule). Cet intermédiaire doit aussi pouvoir transmettre l’information génétique. Pour ce rôle, il existe une molécule l’ARN (Acide Ribonucléique).
Mais comment procède-t-elle ?
Quand un gène a besoin d’être exprimé, la portion d’ADN le comportant se condense. Une molécule appelée ARN synthétase s’occupe de copier un brin du gène : c’est la transcription.
Puis, l’ARN créé au cours de la biosynthèse sort du noyau via un pore nucléique. Cet ARN est alors lu par le ribosome : c’est la traduction.
Une protéine est un polymère (assemblage) d’acides aminés. Un ARN est une suite de nucléotides à cytosine, guanine, adénine et uracile (qui remplace la thymine). Il existe vingt sortes d’acides aminés et seulement quatre sortes de nucléotides.
Un code est mis en place afin de traduire l’information génétique. En effet, trois nucléotides (ou un codon) codent pour un acide aminé. Ce code est universel pour tous les êtres vivants.
L’ARN est donc traduit par le ribosome afin de synthétiser une protéine enzymatique (ou enzyme).
L’enzyme produite est ensuite libérée par la cellule.
Dans notre cas, l’électrase-sécase est produite uniquement dans les cellules de l’épiderme. Cela permet donc au vampire de pouvoir boire et à son corps d’utiliser de l’eau sans risques.
Mais alors pourquoi le gène ne s’exprime qu’à partir du niveau quatre ?
Le corps d’un vampire absorbe naturellement le mana. Cela fait partie de ses aptitudes. Seulement, le gène ne s’exprime que lorsque la cellule contient une concentration suffisante de mana.

En effet, ce n’est qu’à partir du niveau quatre que le vampire comprend comment canaliser dans son corps le mana et comment l’utiliser à bon escient.
Quand le vampire veut exprimer le gène, il doit envoyer dans ses cellules de la peau du mana dans une concentration suffisante.
Or, le corps d’un vampire stocke à l’état naturel une certaine quantité de mana dans le sang. Mais pour des besoins plus importants, le seul mana stocké ne suffit pas et le corps doit en absorber dans l’air ambiant, se comportant telle une éponge.
Seulement, cette absorption nécessite un effort physique important. Le corps brûle donc une grande quantité de glucose afin de fournir l’énergie nécessaire.
Et c’est cette dépense d’énergie qui fatigue le vampire.

Nous avons donc vu que le pouvoir de transformation de l’eau est dû à l’expression d’un gène. L’expression de ce gène code pour une protéine enzymatique : l’électrase-sécase. Cette enzyme catalyse la transformation d’eau en dihydrogène et dioxygène.
Chez le vampire, nombre de gènes ne s’expriment qu’à partir d’un certain niveau, augmentant donc fortement ses « pouvoirs ». Nous verrons peut-être prochainement d’autres caractéristiques du vampire.

Rédigé par EyP à l’aide de ses savoirs obtenus par divers moyens parfois douteux (allant de l’école (si, j’vous jure) à l’encyclopédie du Naheulbeuk).
Remerciements à Sieur J. Cartier et à Cham von Schrapwitz

Note : enzyme est « hermaphrodite » puisqu’on peut aussi bien dire un enzyme ou une enzyme.

Remarque : - Si vous ne comprenez pas, c’est que vous n’avez pas été en filière S. Si vous y êtes allé et que vous ne comprenez pas, vous avez dû un peu trop chérir le radiateur en SVT.
- Si vous n’êtes pas encore en première et que vous ne comprenez pas et que ça vous prend la tête, réfléchissez-y à deux fois avant de prendre S.

PS : ceci est la troisième partie du RP fleuve…

PPS : félicitation à quiconque ayant eu le courage de lire mon RP jusqu’au bout, et encore plus à celle qui le notera (enfin j’espère…).

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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   Lun 17 Déc - 6:45

Voix off:

Alors... Une moyenne de 10/13.5, multiplié par 340 lignes...
Je prend en compte l'erreur dans l'équation chimique: en effet, H2O est à l'état liquide (H2O(l) ), et non à l'état aqueux (H2O(aq))
Bon, c'est un record du forum, et très drôle, donc :

Hmm, hmm,
Ivanov gagne 90 pièces d'or !!!
Il trouve sur la barge un tonnelet de Bière du Donjon Extra Fortetm, comptant comme une potion de vie complète !!!
Ivanov gagne 340 XPs !!!
Il passe au niveau 5, et gagne encore un nouveau sort, des points de vie, et tout le tralala...
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MessageSujet: Re: [Chasse], [Pêche] et [Pillage]   

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[Chasse], [Pêche] et [Pillage]
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