L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]

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Elenya Inglorion
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MessageSujet: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Lun 23 Fév - 19:33

Les mètres se ressemblaient, les nuages aussi, il n'y avait que la température qui chutait, petit à petit. L'elfe s'arrêta de courir, laissant le temps à son point de coté de disparaître, il en avait plus qu'assez de fuir, mais c'est à Valtordu qu'il devrait être... Le souvenir de la chaleureuse taverne et des lits confortables redonna un faible élan de courage à Elrohir, qui redressa la tête, pour reprendre le mouvement tel qu'il l'avait laissé. Etait-ce bien, enfin, Valtordu, qu'il voyait au loin ? Il accéléra. Les toits des maisons se dessinaient au fur et à mesure de sa progression, la joie s'empara de lui, il en oublia même la lassitude qui le tenaillait. Il ne tarda plus à arriver aux portes de la ville, qu'il dépassa sans même faire attention au garde qui, comme à son habitude, somnolait. Le nouvel arrivant ne tarda pas à retrouver ses marques, et n'eut que très peu de mal à retrouver l'auberge, dans laquelle il entra sans tarder, pour retrouver les cris, les bruits, la... puanteur et les nains. Cherchant du regard une table vide, il enjamba un ou deux corps, une flaque d'un liquide dont il ne désirait pas connaître la provenance, et s'essaya rapidement à la première place libre qui s'offrit à lui. Il avait comme voisins deux guignols, des nains, mais un autre, différent, ce dernier semblant se démarquer des autres, peut-être parce que lui n'affichait pas un air d'abruti...

Saluant le tavernier de la main, il cria...


« Une bière ! »

...qu'il ne boira pas bien sûr, mais c'est toujours efficace pour attirer les personnes qui ont les poches vides. La boisson venant de lui être servie, il l'écarta pour la placer au milieu de la table, puis plongea son regard dans ce liquide sale et répugnant... Intentionnellement, il laissa échapper une phrase peut-être trop haute...

« Ahlala, si seulement je pouvais trouver un aventurier digne de ce nom, c'est que je chôme moi... »

Les minutes passaient et le brouhaha commençait à prendre possession des facultés nerveuses de l’elfe, qui faisait glisser le verre d’un bout à l’autre de la table d’un geste sec et impatient. Cela faisait déjà un sacré bout de temps qu’il attendait alors assit sur ce tabouret, et personne n’avait daigné lui accorder le moindre signe d’importance. Elrohir soupira, mais, alors qu’il s’apprêtait à se lever pour partir, une main furtive surgit d’entre les ombres pour venir attraper le verre qui était sur le point de chuter du bord de la table.


« Vous devriez faire attention…
- Ce n’est qu’une bière, après tout.
- C’est d’ailleurs étrange de voir un elfe attablé près d’une boisson naine…
- Vous avez soif ?
- Assurément.
- Je vous en prie, je vous l’offre.
- Quelle délicate attention… »

L’homme encapuchonné laissa alors découvrir son visage, vieux et marqué par les années, sérieux, les yeux pétillants de malice, avec une bouche immense qui ne mit que quelques secondes pour engloutir la totalité du contenu du verre.

« Je vous remercie fort bien mon jeune ami, c’est toujours un plaisir de se rafraîchir le gosier.
- Il n’y a pas de quoi…
- Mais qu’attendez-vous dans une auberge à une heure aussi tardive, elfe ? Certainement pas des compagnons de boisson, si je ne m’abuse.
- Effectivement… On peut dire que je cherchais un compagnon d’infortune qui aurait été dans l’optique de m’accompagner dans une quelconque quête, tout ceci bien sûr en vue de quelques pièces d’or histoire de renflouer la bourse, vous comprenez…
- Je comprends surtout que ce soir, en plus d’une boisson offerte, je suis chanceux !
- Vos paroles m’intéressent, vieillard !
- Appelez-moi Gurdan, mon jeune associé.
Associé, dites-vous ?
- Certainement, je suis persuadé que nous allons pouvoir trouver un terrain d’entente…
- Elrohir.
- Elrohir, oui ! Haha ! Tavernier, une autre bière ! Je peux ?
- Bien sûr. »

L’homme demandé ne tarda pas à faire son boulot, servir sa bière, pour disparaître à nouveau dans le brouhaha et les ombres, aussi vite qu’il était apparu. L’Elfe discuta quelques bonnes minutes avec ce joyeux vieillard qui semblait attendre plus de choses qu’il n’y laissait paraître. C’est et seulement quand l’amateur de boisson fraîche demanda à quitter l’établissement que les affaires devinrent intéressantes. Les deux silhouettes sortirent alors par la porte de la taverne, qui, une fois refermée, tut les cris et les bruits de verres, les chansons et les chaises cassées. Gurdan, d’un signe de tête, invita l’Elfe à le suivre dans l’allée principale de Valtordu, d’un pas léger et assuré, ils marchèrent en direction de la Lune.


« Voyez-vous mon jeune ami, j’ai ouï dire qu’il se trouvait à quelques heures de marche d’ici, un campement… Dans ce campement sommeille en ce moment même un petit groupe d’aventuriers… Un petit groupe d’aventuriers qui transportent avec eux un objet assez particulier… Cet objet étant annoté d’une grande valeur…
- A vous entendre, vous le convoitez beaucoup.
- Oui, oui… Mais ce n’est bien sûr sans compter les diverses richesses que ce groupe transporte avec lui, les bourses, les armes, enfin, vous devinez sûrement…
- Je crois voir venir la proposition.
- Oui, oui, vous n’êtes pas bête…
- Je vous écoute.
- Il est toujours bon d’avoir un collègue sur qui compter voyez-vous, plus de sûreté, de chance de réussite, un meilleur travail…
- Continuez.
- Accepteriez-vous de m’aider à prendre possession de cet objet, nous pourrions tout aussi bien partager le reste des richesses de ces personnes, je tiens juste à avoir cet objet-ci.
- Quel est-il ?
- Oh vous savez, une amulette, j’y tiens beaucoup…
- Serait-ce une proposition de collaboration pour un larcin ?
- Vous n’allez pas me dire que vous marchez droit, dans la lumière, en comptant un caractère irréprochable et digne… ?
- Non, c’est vrai, et votre proposition est… intéressante.
- Parfait, alors, qu’attendons-nous ?!
- Le temps que nous nous déplacions jusqu’à ce campement, je doute fort que ces aventuriers s’y trouvent encore.
- Justement, c’est là que réside la difficulté du travail, il nous faut les pister !
- Je vois… J’accepte.
- Très bien. Nous partons… Tout de suite !
- Vous n’avez besoin de rien ?
- Pour tout vous dire mon jeune ami, je me trouvais déjà sur leurs traces avant de faire votre connaissance, je faisais seulement escale dans cette ville parce qu’elle se trouvait sur ma route. Votre collaboration n’était pas prévue, mais votre aide est la bienvenue !
- Comme vous voudrez… Moi, je suis prêt.
- N’attendons plus, j’ai vu des chevaux dans l’étable de l’auberge en arrivant !
- Mais…
- Vous préférez marcher sans doutes ?
- Je… Très bien.
- Suivez-moi, et pas un bruit. »

La marche qui avait été jusque là si découverte et inconsidérée, changea brusquement de visage lorsque le vieil homme et une silhouette aux longues oreilles disparurent dans la nuit. Les deux ombres glissèrent jusqu’au portillon de l’étable, qui s’ouvrit dans un léger grincement. Ceci étant fait, plus rien ne bougea pendant une minute à peu près, puis, deux chevaux se détachèrent du noir, au pas, sans cavaliers. Ils marchaient l’un à coté de l’autre, seuls, semblait-il. Un individu ayant ingurgité une dose relativement trop importante d’alcool fut peut-être surpris de voir ainsi deux équidés marcher vers les portes de la ville sans hommes avec eux, mais il n’y prêta pas plus grande importance, occupé de nouveau à régurgiter le contenu de son estomac entre deux buissons. Les deux montures stoppèrent alors leur marche lente et quasi-silencieuse à quelques mètres seulement de Valtordu.

« Nous pouvons y aller.
- Je suis sur vos pas. »

Seules les feuilles des arbres proches purent percer faiblement ces derniers murmures qui se perdirent rapidement dans la nuit. Dans un dernier bruit de galop, les deux compagnons quittèrent pour de bon la ville pour des contrées plus sauvages, en quête d’or et d’aventure. La Lune était toujours présente, plus grande, plus blanche et plus lumineuse que jamais, elle observait d'un visage pâle la course de nos deux aventuriers. L'elfe ne savait pas où ils se dirigeaient, mais il avait désormais placé dans le vieillard tout ses espoirs quand au fait de trouver une occupation qui lui rapporterait quelque chose, il se devait donc de lui faire confiance, en se gardant de briser le silence, à plusieurs reprises, pour lui demander l'itinéraire que ce dernier désirait emprunter. Du peu qu'il connaissait de la région, Elrohir pouvait tout de même deviner que lui et son compagnon se dirigeaient maintenant vers ce qu'il qualifierait de rivière, un courant qui passait non loin de Valtordu, mais qui ne permettait pas une très grande traversée de la Terre De Fangh. La bouche de Gurdan ne s'ouvrait que pour aspirer de plus grands bols d'air, pas un seul son n'en sortit, du moins, pas avant que l'elfe et lui n'atteignirent l'eau.


Dernière édition par Elrohir Inglorion le Lun 23 Fév - 19:40, édité 2 fois
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Elenya Inglorion
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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Lun 23 Fév - 19:34

La tête pleine de question, Elrohir dû tout de même rester muet alors que leur marche ralentissait. De ses yeux d'elfe, il vit approcher une tierce personne qu'il ne connaissait pas. D'un geste sûr et rapide, il attrapa presque-aussitôt son arc, et le banda d'une flèche, qu'il pointa en direction du nouvel arrivant. Gurdan prit alors la parole :

« Allons allons mon jeune ami, rangez donc cette arme-là, vous n'en avez pas vraiment pas besoin.
- Vous connaissez cet homme ?
- Fort peu, mais je sais déjà que ce n'est pas un ennemi.
- Que peut bien faire un homme au milieu de la campagne à une telle heure, seul de surcroît ?
- Il est là pour moi, cet homme.
- Mais –
- Salutations noble étranger.
- Quelle heure est-il ?
- Celle qu'indique la pendule de ma tante.
- Vous pensez ?
- Assurément. »

Gurdan sembla alors se plonger dans une profonde réflexion. L'elfe, lui, ne comprenait, au contraire, rien du tout.

« Le bateau est prêt ?
- Affirmatif.
- Nous pouvons embarquer?
- Bien sûr. »

Le vieillard prit alors l'initiative de descendre de sa monture, interrogatif, Elrohir l'imita. L'inconnu s'empara des rennes des deux équidés, il en chevaucha un, et démarra au galop.

« Qui était-ce ?

- Un contact, parmi tant d'autres, ce n'est pas important...
- Je vois... Vous avez dit un bateau ?
- Oui, je compte sur le courant pour nous épargner un bout du chemin à pieds.
- Vous n'aimez vraiment pas marcher...?
- Pas sur de si longues distances, je me fais vieux, vous comprenez...
- Je comprend.
- Allons-y. »

L'ancien s'approcha de l'eau, une barque se dessina sur les flots, il sauta dedans, l'elfe l'imitant. Le galop des bêtes s'était éteint dans les ténèbres, sort partagé par la torche que détenait le curieux contact de Gurdan. Le noir retrouva sa place si froide et si sombre, bien que ce dernier détail ne présentait aucune importance pour le nyctalope. La mélodie de l'eau était si douce aux oreilles de l'elfe, il se sentait bien, ne ressentant pas le moindre épuisement physique dû au fait qu'il s'était désigné d'office rameur, le vieillard étant ce qu'il est, il avait pensé que cette tâche lui revenait, tout simplement. Mais Elrohir n'avait pas tant besoin de forcer sur ses membres supérieurs, étant donné que le courant ne mit pas longtemps pour prendre possession de la vitesse de déplacement de la barque. Le danger, s'il n'était pas inexistant, était relativement faible. L'ancien se permit alors de baisser sa garde, pour se plonger dans un repos léger, repos auquel le moindre bruit suspect mettrait fin, bien sûr.

La terre est tellement silencieuse, la nuit. les animaux dorment, les humains également, le tracas de la vie au quotidien est reporté jusqu'au lendemain matin, personne ne chasse, personne ne pêche, personne ne vole ou ne tue, brigands en tous genres et aventuriers sérieux mis à part. L'elfe ne compta pas le nombre de coup de reins qu'il dut donner pour enfin entendre le vieillard se prononcer sur leur position. C'est pratiquement dans un soupir jouissif qu'il apprit que le duo se rapprochait rapidement de sa cible. Quelques plaines se dessinaient à l'horizon, tous deux devaient faire attention aux animaux sauvages nocturnes. Bien qu'étant là pour apaiser les esprits, la nuit ne permettait pas un totale protection contre les rencontres dangereuses. Mais Elrohir n'avait pas peur, il ne connaissait d'ailleurs pas des masses de choses qui pouvaient l'effrayer, toujours est-il que si problème il devait y avoir, il serait prêt, comme à son habitude.


La barque se rapprocha du bord, puis percuta la terre. Les deux silhouette sautèrent silencieusement sur la berge, abandonnant l'embarcation qui ne tarda à repartir, emportée par le courant, tout retour immédiat était maintenant impossible. L'herbe était fraîche et l'air était juste assez chaud pour permettre de se déplacer sans greloter à chaque pause. Leurs pas étaient imperceptibles, des formes et des ombres dansaient à la surface des plaines, un léger courant d'air venait courber les diverses pousses qui peuplaient les terres. La Lune n'avait pas bougé d'un centimètre, fidèle à son poste, toujours aussi blanche et éclatante de pureté. Cette clarté d'ailleurs suffisait amplement à l'elfe pour voir aussi bien qu'en plein jour. Cet atout n'avait été oublié du vieillard, qui avait quémandé l'elfe comme guide dans la nuit. Il n'y avait pas de nuages dans le ciel, et Elrohir se sentait léger, libre, heureux. Il ne savait pas exactement où aller, sa seule instruction ayant été d'avancer en guettant la moindre petite anomalie dans le paysage, mais après tout, ce n'était pas plus mal, car il était excité à l'idée de découvrir au dernier moment quels seraient ses ennemis. Tout se passait pour le mieux, la nuit était parfaite, leur progression rapide, et sûre... Ou presque. Le bruit d'une brindille se brisant mit le voleur en alerte. D'un geste de la main, il fit signe à Gurdan de stopper tout mouvement, il y avait quelque part une intelligence qui les observait. Un humain ? Un animal ? Un esprit peut-être ? Toujours est-il que le silence étant retombé, Elrohir ne parvint pas à localiser la source du craquement. C'est quand, et seulement quand une ombre se déplaça que l'elfe comprit que les deux aventuriers allaient avoir en quelque sorte un léger retard dans leur tâche. Un être doté de fortes mauvaises intentions se dirigeait maintenant vers les deux amis, arme en avant. Un guerrier, ou un assassin, qu'importe, le danger était là. L'elfe s'empara de sa dague, de justesse peut-être, pour parer le premier coup de son assaillant. Le premier, mais pas le deuxième, car le contact glacé d'une lame put se faire ressentir dans le bras droit de l'être aux longues oreilles. Serrant les lèvres pour ne pas lâcher un râle de douleur, il pivota pour repousser l'ennemi, mais ce dernier était bien trop rapide pour être saisi d'une quelconque façon, car déjà il se préparait à envoyer une troisième attaque. Le blessé saisit son arc ainsi qu'une flèche aussi rapidement que son bras le lui permettait, puis, ne prenant même pas le temps de viser d'une quelconque manière, il décocha en direction du tueur. Celui-ci fut contraint de freiner sa course pour sauter sur le coté. Il esquiva la flèche in-extrémis, et s'apprêtait maintenant à réitérer son assaut. Il alla peut-être aller trop vite, sans doutes, puisque ce n'est que lorsque une nouvelle flèche entra en contact avec son torse qu'il se rendit compte que l'elfe était relativement rapide. Crachant quelques millilitres de sang quelques secondes après l'impact, il tenta de retrouver l'équilibre qu'il avait quasiment perdu suite à l'attaque. Mais il avait hélas perdu toute sa rapidité, et une nouvelle flèche ne tarda à rejoindre sa soeur, presque au même endroit. Poussant un cri de douleur, il succomba sous la troisième et ultime flèche. Son corps chuta lourdement sur le sol, dans un bruit sourd. L'elfe repassa son arc autour de son épaule puis, lentement, s'approcha du cadavre qui perdait peu à peu sa chaleur. Elrohir ne fit pas attention au dernier geste de l'assassin qui fut de casser une petite graine, et de cette graine s'échappa une fine poudre rougeâtre. S'il n'avait pas vu le geste, le voleur put tout de même sentir la forte odeur qui emplit soudainement l'air. Quelques courtes secondes suffirent après cela pour qu'arrivent aux oreilles de l'elfe des bruits de courses. Il se retourna brusquement pour observer, d'un air horrifié, un loup lui sautant à la gorge. Son réflexe étant de repousser l'animal, il ne fit qu'accroître la douleur qui le prit violemment au cou. Tâtant sa botte du bout des doigts, il en extirpa son arme blanche préférée pour enfin la planter dans la chair brûlante de vie du mammifère. Témoin direct de l'absence de réaction du canidé, il répéta son attaque, frappant et tranchant la chair, le sang se mit alors à couler, et de grosses flaques se formèrent sur l'herbe jadis verte. Enfin, dans un soupir, Elrohir sentit l'étreinte s'éteindre, et le corps du loup s'écrouler sur la terre. Appuyant fortement sur la plaie qui saignait abondamment, il chercha Gurdan de regard. Ce dernier était en proie au même ennemi que venait d'affronter l'elfe, mais lui ne mit pas longtemps à venir à bout de la bête, qu'il envoya valser quelques mètres plus loin à l'aide d'une impressionnante boule de feu. L'odeur de la poudre rouge fut remplacée par l'odeur de viande grillée. Le vieillard s'approcha du blessé, posa ses mains sur la plaie que ce dernier avait au cou, et marmonna quelques obscures incantations. La fraîcheur envahit tout le corps de l'elfe, et c'est en tâtant sa peau du bout des doigts qu'il comprit que l'ancien avait accéléré la cicatrisation de sa blessure. Il se frotta énergiquement le bras, le coup de lame du précédent assassin avait reçu le même sort, ça ne saignait plus. Ôtant sa dague du corps inerte de la bête qui gisait à présent sur le sol,il en profita pour alléger le cadavre de quelques morceaux de chair, qu'il glissa dans son sac. Cherchant le second animal du regard, il lui réserva finalement le même sort, son sac n'en fut qu'un petit peu plus plein
.

« Vous allez bien ?

- Très bien mon jeune ami, et vous-même ?
- Ca peut aller... J'avoue que je ne m'attendait pas à ça.
- Dites-moi, avez-vous une idée quand à l'identité de notre agresseur ?
- C'est une très bonne question.
- Hmm... Et cette étrange poudre... Il faudra que je me renseigne sur cette façon d'opérer à l'avenir.
- J'aimerais également en savoir un petit peu plus.
- Je ne l'oublierai pas.
- Attendez, je vais le fouiller. »

Chose dit, chose faite, l'elfe se pencha sur le corps du cadavre humain pour en fouiller les poches. Il ne trouva que quelques pièces d'or, et une petite note griffonnée à la hâte.


« Faites moi voir ce papier.
- Tenez. »

Le vieillard s'empara alors de la note que venait de découvrir l'elfe, et il se mit certainement à la lire, car ses lèvres bougeaient et on pouvait l'entendre marmonner des paroles cependant incompréhensibles. Sa lecture terminée, sans doutes, il laissa tomber son bras au bout duquel pendait la note. Il regardait la Lune, réfléchissait certainement à ce qu'il venait de lire, l'Elfe fut alors pris d'une forte curiosité, attendant quelques secondes, il se hasarda à briser le silence.

« Je peux savoir ce qu'il y a d'écrit la-dessus ?

- Bien sûr, tenez.
- Mon cher ami, naianiania... Besoin de vos services... Quelques problèmes... un parasite nous suit depuis le vol de l'amulette chez la soeur du chef, il n'est pas au courant et je ne tiens pas à ce qu'il le sache... Demande vos services pour éliminer ce gêneur, en vue d'une belle récompense... Mes plus sincères salutations... G. Qui est-ce ?
- Un membre du groupe que nous suivons à présent.
- Vous connaissez euh... La soeur de ce chef ?
- C'est une bonne ami à moi.
- Et c'est pour elle que vous voulez récupérer cette amulette ?
- Vous posez trop de questions.
- Oh... Pardon.
- Continuons. »

Elrohir se rendit compte qu'il avait peut-être froissé son compagnon de voyage, après tout, lui non plus n'aurait pas apprécié qu'une autre personne lui pose autant de questions, qui plus est relativement personnelles. Il retomba alors dans le silence, prenant de nouveau la tête du groupe après un simple signe du vieillard. Il était vieux, et certainement doté ne serait-ce que d'une once de sagesse, ainsi le voleur pensa que cet homme lui pardonnerait rapidement son indiscrétion. La marche, donc, repris, et de nouveau, l'Elfe admira la beauté de la nature qui l'entourait, restant tout de même aux aguets, ils s'étaient fait attaqués une fois, rien n'empêchait quiconque de recommencer. Mais la suite du trajet fut plus tranquille, et le silence était tel que n'importe qui d'autre se serait retourné toutes les deux minutes pour vérifier que le vieil homme se trouvait toujours là, mais Elrohir avait confiance en lui, en son envie de continuer, et à ses bonnes intentions, qui plus est, il avait parfois l'impression d'entendre un souffle du vieillard, ou encore, un de ses pas glissant sur l'herbe fraîche. Plusieurs minutes s'écoulèrent, le ciel ne changeait toujours pas de visage, la Dame Blanche semblait toujours les observer, riant peut-être du maigre butin qu'ils allaient récolter, ou admirative au contraire du courage dont ils faisaient preuve. Des bois apparurent aux yeux de l'elfe, plusieurs mètres devant le duo, il se retourna alors pour s'adresser à Gurdan.

« Où devons-nous aller ?

- Poursuivez dans cette direction, il faudra traverser ce bois, il n'est pas si grand.
- Très bien. »

L'Elfe s'exécuta et commença à se diriger vers les bois. Rien de particulier ne se passa, ainsi entrèrent-ils au milieu des arbres, quelques minutes après, sans encombres. Il faisait plus sombre, les branches feuillues empêchant les rayons de la Lune de parvenir jusqu'à la terre, mais Elrohir voyait toujours aussi bien entre ces immenses troncs. Tournant lentement la tête vers Gurdan, il posa les yeux sur la main de ce dernier, puis détourna le regard vers la direction qu'il lui indiquait. On pouvait entendre des craquements de branches, des feuilles qui bougent, quelque chose qui gratte, du bois, sans doutes. Il n'y avait même pas lieu de se poser la question, la forêt, contrairement à l'extérieur des bois, était bel et bien vivante. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle était peuplée d'animaux très dangereux, l'Elfe se dit que s'il laissait la nature tranquille, tranquille la nature le laisserait. A l'affût tout de même du moindre danger susceptible de se présenter par surprise, les deux silhouettes glissèrent rapidement au coeur des bois, pour en dépasser le centre, et commencer à se diriger vers l'autre extrémité. Soudain, le voleur fit signe à Gurdan de rester immobile, comme quelques instants plus tôt au milieu des plaines. Il ne pouvait pas dire qu'un bruit suspect s'était fait entendre, mais plutôt que l'on n'entendait plus rien. Plus de craquement, plus de grattement, ni d'animaux qui se faufilent entre les feuilles, plus de cris d'oiseaux de temps à autres, plus rien, le silence le plus complet. Elrohir se mit à réfléchir à ce qui pouvait être la cause d'un tel silence, les animaux ne pouvaient pas être morts tous en même temps, une force maléfique s'approchait peut-être, ou encore, le duo était victime d'un sort qui les avait coupés du reste de la réalité. S'étaient-ils enfoncés dans un sortilège d'illusion ? Ils ne pouvaient en être totalement sûr. Interrogatif, il se tourna vers son compagnon.

« Que se passe-t-il ?

- Je n'en suis pas certain, c'est peut-être un sortilège.
- J'y ai pensé, mais pourquoi ne nous sommes-nous pas encore fait attaqués ?
- Je n'en sais rien ce sortilège n'est peut-être pas d'origine humaine, parfois, des étranges créatures peuplent les ténèbres des sous-bois.
- Ce n'est guère rassurant.
- Auriez-vous peur ?
- Non. »

Soudain, l'expression de Gurdan se figea.

« Que se passe-t-il ?! »

Les yeux du vieillard semblaient s'emplir de frayeur, ce dernier paraissait se rendre compte de quelque chose, quelque chose que l'Elfe ignorait.


« Courez ! »


Dernière édition par Elrohir Inglorion le Lun 23 Fév - 19:37, édité 1 fois
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Elenya Inglorion
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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Lun 23 Fév - 19:35

Ce fut son dernier mot avant que le duo ne commence à courir dans la direction qu'avait indiqué le vieil homme quelque minutes plus tôt. Elrohir ne savait pas du tout ce qu'il était en train de se passer, ce dont il était sûr, c'est qu'il fallait quitter cette forêt, le vieillard ne semblait pas du tout rassuré, et pour qu'un tel homme soit effrayé, il faut quand même que la situation soit relativement dangereuse. Enfin, au loin, les rayons perçants de la Lune commencèrent à se faire voir. La forte respiration de Gurdan était de plus en plus forte, l'Elfe espéra que ce dernier parviendrait avec lui à sortir de l'ombre. Les pas résonnaient dans le crâne du voleur, mais étaient-ce ses pas ou les battements de son coeur ? Il ne savait pas. Enfin, il crut que la lumière l'aveugla, mais c'était tout simplement la fin, l'un et l'autre étaient sortis, hors de danger, pour l'instant. La silhouette aux longues oreilles allait ouvrir la bouche pour demander l'état du vieillard, mais un grand cri en provenance du bois se fit entendre. Un cri déchirant, un cri de rage, d'une bête que l'Elfe ne parvenait pas à s'imaginer.

« Nous ferions mieux de nous éloigner de ces arbres, ne sait-on jamais.
- Mais qu'est-ce que c'est ?
- Je ne sais pas, et pour parler franchement, j'espère ne jamais le savoir.
- Je vois... Vous allez bien ?
- Cela fait un moment que je n'avais pas fait une telle course, je suis un peu essoufflé mais, ça va.
- Où allons-nous à présent ?
- Vous voyez cette petite maison de bois, là-bas ?
- Oui.
- Nous allons y passer la nuit.
- Mais... Ils vont s'éloigner ?
- Non, ils ont autant besoin de dormir que nous, enfin, que n'importe quel humain en tous cas.
- Je vois... Je vous suis dans ce cas. »

Les deux compagnons se dirigèrent alors vers le bâtiment désigné du vieil homme, encore une fois, l'un des deux se retrouva dans l'ignorance de ce qu'ils allaient trouver à l'intérieur. Mais les questions ne fusèrent pas longtemps dans l'esprit de l'Elfe, car il se rendit compte que tous deux se trouvaient déjà sur le seuil de la porte, à laquelle Gurdan frappa de trois grands coups. Aucun son ne vint en réponse, mais le vieillard poussa quand même sur la poignée pour ouvrir la porte, puis entra.


« Entrez, entrez mon jeune ami ! Dit-il, puis ferma la porte.
- Où sommes-nous ?
- Chez... Un collègue.
- Vous avez beaucoup de personnes sur qui compter, dites-moi.
- C'est vrai, mais n'est-ce pas un atout que d'avoir nombre d'amis sur qui compter ?
- Je ne sais pas, je me débrouille toujours seul.
- Et c'est autant appréciable ! Bien... Vous désirez manger quelque chose peut-être ?
- Un peu... J'ai un peu faim, oui.
- La cuisine est là, ensuite, les lits se trouvent là-bas.
- Très bien. »

L'étrange homme s'installa sur un fauteuil, la cheminée était déjà allumée. Comprenant que la discussion était terminée, Elrohir se dirigea vers la cuisine, et commença à ouvrir un à un les placards, en quête de nourriture. Il tomba alors sur un petit sac dans lequel se trouvaient quelques morceaux de lambas. Un elfe vivait-il ici ? Ou la personne qui devait s'y trouver était-elle au courant qu'un elfe accompagnait son.. Ami ? Des questions sans importances, il attrapa un bout qu'il porta à sa bouche. Cela lui fit du bien de manger quelque chose, surtout que c'était une nourriture qu'il connaissait et qu'il savait apprécier. Il plongea plusieurs fois la main dans le sac, puis, le ventre plein, il se dirigea dans une autre salle que lui avait désigné Gurdan. Deux lits s'y trouvaient. L'Elfe s'allongea sur l'un d'eux et se positionna sur le dos, les mains derrière la tête, il ferma les yeux. Il dût rapidement tomber dans le sommeil, car plus aucun bruit ne parvenait à ses oreilles, le crépitement du feu, les soupirs du vieil homme, le bois qui craque, tout était silencieux, et noir.


Lorsque le matin fut à peine levé, Elrohir fur réveillé par la voix du vieillard, qui marmonnait dans sa barbe d'une façon assez bruyante. Se redressant, il se massa le front quelques secondes puis se leva d'un bond, se dirigeant vers le source du bruit. Lançant un regard interrogateur à ce qu'il pouvait désigner comme étant son associé, il s'appuya purement et simplement contre le mur le plus proche, en attente d'une réponse intéressante de la part de l'ancien. Mais bien qu'il l'eut regardé lorsque celui l'avait questionné du regard, il sembla ne pas accorder d'importance quand à la moindre réponse qu'il aurait pu lui donner. Ainsi, l'Elfe observa silencieusement cet homme qui déambulait d'un bout à l'autre de la petite maison, marmonnant, toujours, des paroles incompréhensibles. Des minutes s'écoulèrent, le voleur attendit, patient, bien qu'il voulut plus d'une fois stopper cette incessante marche pour lui demander clairement ce qu'il se passait. Enfin, le vieillard sembla prendre conscience de sa présence.

« Eh bien mon jeune ami, vous avez bien dormi ?
- Assez bien je dois l'avouer, mais... Que se passe-t-il ?
- Oh, rien de bien grave vous savez, juste deux ou trois petites complications...
- Des complications ?
- Oui...
- Oui ?
- Les aventuriers ont eu vent de notre présence, et de ce que nous étions censés leur dérober.
- Comment cela est-il possible ?
- Je ne sais pas trop, une petite erreur de calcul, mais cela ne change en rien notre plan !
- Bien... Dans ce cas, je n'ai pas lieu de m'inquiéter.
- Exactement.
- Où doit-on aller à présent ?
- Aller à leur rencontre.
- Leur rencontre ?
- Oui... Lorsqu'ils ont appris ce qui nous motivait... Ils ont changé d'itinéraire, comment dire... Ils arrivent.
- Ils arrivent ?!
- Oui, oui, ce n'était fichtre pas prévu, mais il faut pas bien s'adapter à la tournure des évènements !
- Et comment comptez vous récupérer cette amulette à présent ?
- Je ne sais pas, improvisons !
- D'accord... »

La discussion ne dura pas une seconde de plus car trois puissants coups furent frappés à la porte. Poussant une dernier soupir, le vieil homme s'approcha de celle-ci, et l'ouvrit. Une magnifique elfe apparut alors dans l'embrasure de la porte, cet être portait un intéressant arsenal d'armes autour de sa ceinture, ainsi que de belles protections en ce qui pourrait être du cuir. Elle posa un regard intéressé sur Elrohir, puis détourna son attention sur Gurdan. Elle lui dit de le suivre, et tous deux quittèrent la bâtisse, laissant l'Elfe seul. Le temps s'écoula, mais le voleur ne tenait pas à compter les secondes qui passaient, il avait pour ainsi dire l'esprit ailleurs. S'il avait appris que quelqu'un était désireux de le voler, que ferait-il ? Il ne prendrait pas la fuite, c'est certain, mais la première solution qui lui vint à l'esprit ne fut pas d'entamer la discussion avec son ennemi, mais plutôt de tomber dessus pour lui ôter toute envie de le voler, en soi, aller jusqu'à le tuer. Il regretta de ne pas avoir été plus curieux quand à l'identité de sa cible, assez ironique puisqu'à présent, la cible, c'était lui. Lassé d'attendre toutes les réponses à ses questions depuis qu'il était levé, il avança, d'un air assuré, vers la porte. Il l'ouvrit et sortit à l'extérieur. Un impressionnant groupe d'aventuriers se tenait quelques mètres plus loin, toutes sortes d'armes étaient visibles dans leurs dos, à leurs ceintures ou dans leurs mains. Bien qu'il fut bon combattant, Elrohir douta tout de même de ses chances de gagner un combat contre ces inconnus, surtout que l'elfe qui semblait être à la tête du comité portait à son épaule un grand arc d'ébène. Elle et Gurdan semblaient engagés dans une grande discussion qui devait certainement ressembler à un débat. Tentait-il de négocier leurs survies, ou un moyen de récupérer l'amulette ? Toujours est-il qu'il semblait être un bon magicien, si le combat venait à être inévitable, l'Elfe ne se retrouverait pas en si mauvaise compagnie. Le vieil homme se détourna alors de son interlocutrice pour se rapprocher du voleur.


« Elrohir...
- Qu'y a-t-il ?
- Il va nous falloir les suivre sur un bout de chemin car ils ne portent pas l'amulette sur eux.
- Ils vont vous la rendre ?
- Assurément, elle m'a dit que c'était amusant de savoir que nous avions fait tout ce chemin pour une simple petite amulette, ainsi, elle a accepté de nous la rendre, et de nous laisser partir.
- C'est une bonne chose.
- Oui c'est vrai, je pensais vraiment devoir faire usage de la force, et pourtant... C'est bien mal connaître son ennemi, cette elfe semble voir cette histoire comme assez drôle.
- Allons-y, dans ce cas.
- Oui, oui. »

Les paroles du vieillard se voulaient rassurantes, et pourtant, Elrohir voyait bien que quelque chose préoccupait cet ancien, mais il avait dû beaucoup parler pour négocier leur réussite, et même s'il ne repartirait pas avec masses de richesses, l'elfe se dit que par respect envers ce vieil homme, il se devait de finir ce qu'il avait commencé. Ainsi, le voleur se retrouva derrière la leader du groupe, sur son grand cheval blanc, tandis que Gurdan termina derrière un homme aux gros bras et à l'air agressif.


Dernière édition par Elrohir Inglorion le Jeu 26 Fév - 23:09, édité 3 fois
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Elenya Inglorion
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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Lun 23 Fév - 19:36

« Tu ferais mieux de te tenir à moi si tu ne veux pas tomber. »

La voix de la jeune elfe était douce et mélodieuse, on prenait plaisir à l'écouter, et même s'il n'avait entendu qu'une seule et petite phrase, l'elfe trouva fortement appréciable le doux son que pouvait produire cette demoiselle aux longues oreilles. Savourant les dernières secondes du souvenir de sa voix, Elrohir s'exécuta et posa ses deux mains sur les hanches de la cavalière, se tenant tant bien que mal, il n'avait pas pour habitude de chevaucher avec quelqu'un d'autre, et encore moins de tenir un être de sexe féminin par la taille. Les chevaux passèrent au galop, et l'Elfe dû se cramponner encore plus fort à la personne devant lui, et derrière les bruits des sabots, il sembla l'entendre pousser un petit rire amusé. Le groupe ne suivait pas un chemin mais une direction bien précise, enfin, Elrohir put apercevoir un campement, plusieurs tentes, et un feu dont s'échappaient encore quelque petites flammes. Quand tous posèrent pieds à terre, Gurdan s'approcha à nouveau.

« Il va falloir que je négocie encore avec Elenya, installez vous donc sous cette tente là-bas en attendant.
- Mais je peux rester...
- C'est un conseil, ils n'ont pas l'air amicaux, si j'étais vous, j'éviterais le plus possible leurs regards.
- Très bien... »

Elrohir poussa d'une main le pan de la toile, et pénétra à l'intérieur. Un lit qui ne semblait pas avoir été utilisé s'y trouvait, ainsi qu'une lampe à pétrole, une carte, une plume et quelques autres objets. L'Elfe s'installa sur la couchette, de nouveau, les mains derrière la tête, et attendit, les yeux fermés. Un bruit de frottement se fit entendre, mais le voleur ne jugea pas cela dangereux, au milieu d'un campement emplit d'hommes agressifs armés jusqu'aux dents... Puis il sentit bel et bien le contact d'une personne qui s'asseyait sur lui. Il se redressa en ouvrant les yeux mais fut stoppé net par les yeux doux que lui faisait Elenya, ainsi le vieillard l'avait-il nommée. Ses traits étaient fins, et rien qu'en la regardant, on avait envie de toucher cette peau qui avait l'air si douce et si chaude. Elrohir remarqua que cette étrange inconnue s'était installée sur lui, une jambe d'un coté et l'autre du coté opposé, elle prenait appui sur ses deux mains qui se trouvaient sur celles du voleur. Ce dernier n'eut pas le souvenir d'un situation similaire dans son passé, mais il trouva le déroulement des choses assez plaisant, ainsi se laissa-t-il retomber sur le dos, toujours les yeux plongées dans ceux de la seconde Elfe.


« Gurdan mange un peu avant de partir, si ça ne te dérange pas, j'en profite pour faire plus ample connaissance.
- En si attirante compagnie, comment pourrais-je refuser ? »

Un sourire étira ses petites lèvres, Elrohir se rendit compte qu'il était en train de faire une fixation complète sur la personne en face de lui, que lui arrivait-il ?


« Tu n'es pas mal non plus, je l'avoue... Dis-moi Elrohir, que cherchais-tu en compagnie du vieil homme ?
- Il désirait cette amulette, moi, je désirais simplement quelques pièces.
- Quelques pièces ?
- Oui, il disait que je pourrais prendre le reste du butin si nous vous attaquions, tout ce qu'il voulait, c'était l'amulette.
- Une vulgaire petite amulette sans valeurs... Cela t'intéresserait-il de gagner encore plus d'or ?
- Sans doutes, mais je me suis promis d'assister Gurdan jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il souhaite, je vais donc devoir vous laisser, il doit avoir fini de manger...
- Gurdan n'est plus ici.
- Pardon ?
- Tu sembles croire que je mens ?
- Gurdan ne ferait jamais ça, à moins d'être tué... Vous l'avez tué ?!
- Non, non, ne t'inquiète pas. Juste que l'amulette était... Magique, et que je lui ai laissé pour un certain prix...
- Qui était ?
- Toi.
- Pardon ?
- Gurdan a accepté d'échanger ta vie contre cette amulette.
- Mais, c'est faux, il ne ferait jamais ça, nous étions amis, j'avais confiance en lui !
- Elrohir... C'est la vérité. Nous avions rendez-vous depuis déjà un moment.
- Rendez-vous ?!
- Oui, nous devions le retrouver dans la petite maison dans laquelle tu as dormi, il devait nous attendre avec ce qu'il nous avait promis.
- Ca veut dire... Qu'il avait prévu de venir me chercher à l'auberge, que j'étais pour lui une monnaie d'échange depuis le début ?!
- Tu n'étais sans doutes pas désigné, mais le fait est que c'est tombé sur toi, maintenant...
- Je dois m'en aller.
- Ca mon beau jeune elfe, je crains fort que ce ne soit pas possible.
- Poussez-vous et laissez-moi sortir.
- D'accord... Je te laisse le choix.
- Un choix ?
- Oui. Tu as le choix entre sortir et te faire massacrer par tous mes hommes, ou rester avec moi sous cette tente.
- Je...
- Alors ?
- Gurdan...
- C'est comme ça. J'ai cependant oublié de le remercier pour m'avoir amené une aussi belle créature.
- Ne me touchez pas !
- Oh oh oh, du calme, chut... »

Elrohir était furieux, furieux contre Gurdan, furieux contre lui-même de ne pas avoir flairé le piège plus tôt. Il avait été las et fatigué ce soir là à l'auberge, il avait du paraître comme étant une proie facile aux yeux de ce vieillard, fichtre, l'elfe aurait du le tuer ! Mais quand ? Il était resté dans l'ignorance la plus totale depuis le tout début, jusqu'à la toute fin, et aucun moyen de revenir en arrière. Qu'allait-il faire à présent ? S'il tentait de s'échapper, il serait certainement tué, il n'avait tout bonnement pas le choix. Il tenta de voir les choses du bon coté... Il n'était pas en danger de mort avec toutes ces brutes qui le protégeaient tant qu'il restait sous cette tente, il se trouvait d'ailleurs en agréable compagnie, autant en profiter. Il fut tiré de sa profonde réflexion par un contact chaud et doux sur ses lèvres, et l'Elfe comprit rapidement que c'était un baiser. Il sentit ensuite la langue de la jeune elfe se frotter contre sa chair, ainsi déserra-t-il les dents pour se laisser embrasser. Quelle sensation douce et plaisante, pourquoi diable n'avait-il pas fait ça plus tôt ? Peu importait, il le vivait ici et maintenant, savourant chaque seconde de ce contact brûlant. L'insistance grandissante de ces baisers était palpable, Elenya avait placé ses deux mains sur le visage de l'Elfe, continuant de l'embrasser, sans s'arrêter. Les seules secondes où elle marqua une pause, ce fut pour glisser une main sous la veste en toile d'Elrohir. Première fois pour lui qu'une personne glissait une main sous ses habits, mais ce n'était pas désagréable, bien au contraire. Il prit alors l'initiative de poser à nouveau ses mains sur les hanches de la demoiselle elfe, pour ensuite les remonter, caressant le dos de sa curieuse partenaire. Elle ôta soudainement tout ce qu'elle portait au-dessus de la ceinture, et obligea Elrohir à faire de même. Elle s'allongea alors sur le ce dernier, et le contact de son ventre, de sa poitrine, contre lui était exquis. Ainsi les évènements se déroulèrent, plus insistants, plus précis, pour aller jusqu'à un plaisir intense que l'Elfe découvrait alors pour la première fois, avec le corps d'Elenya, cette belle elfe qui n'était encore qu'une inconnue, pour lui, mais qui lui avait offert quelque chose que personne d'autre n'aurait pu lui offrir.

Les heures s'écoulèrent...


« C'est mon tour de garde.
- Tu déconnes ? Il me reste encore vingt minutes à poireauter là.
- Grumpf...
- Tu n'arrives pas à dormir ?
- Avec les deux dans la tente là-bas qui s'arrêtent pas ? Non.
- Bah... Elle fait bien c'qu'elle veut après tout. C'est elle... Et c'est notre Chef.
- Oui je sais, mais aussi loin que je me souvienne, elle n'a jamais fait ce genre de choses avec un autre gars, tiens. Pourquoi l'a fallu qu'ça arrive aujourd'hui ?
- T'as fini de râler, elle ne fait rien de mal.
- Ca m'empêche quand même de dormir !
- Tu serais pas jaloux ?
- De qui ?
- De cet Elfe bien sûr, je suis sûr que tu aimerais être à sa place...
- Tais-toi donc imbécile, j'ai bien d'autres préoccupations, et tu sais très bien ce qu'Elenya représente pour nous.
- N'empêche que tu peux pas nier qu'elle est mignonne.
- Comme toutes les elfes !
- M'ouais... Reste à voir.
- Bon, combien de temps ?
- Quinze minutes à peu près.
- Mouarf... Programme de demain ?
- On rentre.
- Déjà ?
- Nous étions là pour obtenir ce que notre chef voulait, maintenant qu'elle l'a, on s'en va.
- Mouarf... Et lui ?
- Je pense qu'elle ne va pas le laisser filer aussi vite.
- Qu'est-ce qui va lui arriver ?
- Oh rien de mal je pense, il va découvrir notre village, c'est tout.
- Et si une nuit il décidait de tous nous piller et de s'enfuir ?
- Alors, ce serait un elfe mort à qui il ne resterait plus longtemps à vivre.
- Elle lui a dit ?
- Peut-être, peut-être pas.
- Mouarf...
- Hm...
- Non, j'aimerais pas être à sa place.
- T'es encore là-d'ssus ?
- Ouais j'me disais qu'être utilisé par un vieux comme ça, nan pas trop mon truc tu vois. Surtout que j'ai une vie quoi, tout ça finir d'un coup, nan.
- Ouais vu comme ça...
- J'espère qu'ils vont vite le tuer.
- Je pense pas qu'elle apprécierait.
- Elle en mourra pas.
- Elle est quand même à fond sur lui.
- Bah, c'est une elfe, je cherche pas à comprendre.
- Ca veut dire quoi ça ?
- Oh rien. Combien ?
- Dix minutes.
- Mouarf... »
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Elenya Inglorion
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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Mer 25 Fév - 16:00

« Elrohir. »

Ce nom paraissait si lointain, comme si l'elfe se trouvait au fin fond d'un puits, et que la personne qui l'avait prononcé se trouvait à des mètres et des mètres plus haut, un murmure. La voix répéta, Elrohir savait au fond de lui-même qu'il connaissait cette voix, mais son cerveau endormi refusait de faire le lien avec cette sensation et un souvenir du passé, chose qui l'aurait aidé à s'imaginer le propriétaire de cette intonation, mais rien ne se fit.


« Elrohir, réveille-toi. »

Maintenant, il en était sûr, il était endormi, il avait plongé dans le gouffre du sommeil, qui l'avait avalé alors sans rechigner, il n'était plus conscient du monde qui l'entourait, il y avait juste cette voix, réelle, ou rêvée ? Ce qui paraissait comme étant une anomalie dans ce qui se passait était le fait que l'elfe ne parvenait pas à se réveiller, il avait beau jeter des coups d'oeil dans tous les sens, tout était noir, et il ne semblait être en contact avec aucun objet solide. Ainsi prit-il l'initiative de garder l'immobilité, et d'attendre, pour entendre une nouvelle fois cette voix qui prononçait son nom. Le silence fut total, cependant, il reçut brusquement un choc au niveau du visage, quelque chose de glacé se répandait sur sa peau, que lui arrivait-il ? Il ouvrit les yeux, et comprit enfin.

« Et bien, j'ai cru que tu ne te réveillerais jamais. »

Sa vue était floue, il dut attendre quelque secondes pour enfin distinguer les traits de l'homme qui lui faisait face. Cherchant au fond de sa mémoire un visage qui lui correspondrait, il observa attentivement sous tous les angles de vue possibles cet inconnu. Enfin, quand sa vue s'allia à un souvenir, tout lui devint clair, et il écarta les yeux sous la colère. Se jetant sur l'homme, il tenta de lui attraper la gorge pour l'étrangler, mais il décolla dans l'air pour s'écraser quelque mètre plus loin, Zack l'avait poussé aussi facilement que s'il aurait repoussé un paquet de linge. Se redressant, Elrohir se frotta les mains pleinee de terre contre sa tunique, puis lança un regard plein de reproches au guerrier qui lui faisait de nouveau face. Dans son dos, l'on pouvait voir pendre la longue cape noire qu'il portait le jour de leur rencontre, ce même jour ou il l'avait quitté en emportant avec lui la petite fille qui était alors devenue son obsession constante, Lucy. Le souvenir de son petit visage d'ange et de sa voix mélodieuse serra le coeur de l'elfe, qui se lança alors, pour la seconde fois, vers Zack. Mais il fut stoppé sans grandes difficultés par le bras puissant de celui-ci, complètement affaibli par ce qui était en train de se passer, Elrohir laissa tomber sa colère et s'appuya quelques instants contre le puissant membre du guerrier. La rage s'écoula peu à peu de ses veines, et disparut dans les ombres de la nuit. Levant le menton pour observer encore le visage de cet homme, il repensa à Lucy, et la tristesse le gagna. Durant toute une période maintenant passée, il avait été dépendant de la présence de cette petite, il ne savait toujours pas si elle était vraiment humaine, il savait juste qu'un vide terrible s'était formé dans sa poitrine lorsqu'il avait été séparé d'elle, vide aujourd'hui cicatrisé, car il avait tant bien que mal réussi à sortir cette obsession de son crâne, pour se consacrer à sa survie en ce bas monde. Il tourna le dos à Zack pour la chercher du regard, mais après avoir fait un tour sur lui même, il se résigna, ce n'était pas plus mal qu'il ne l'eut vue, il n'avait pas tellement envie de retomber dans l'état dans lequel il se trouvait à l'époque. Tentant de ne plus penser à rien, il baissa les yeux, faisant le vide dans sa tête. C'est alors qu'il sentit le contact de deux mains qu'il observa quelques secondes sur ses hanches. Se retournant, il tomba dans les yeux d'Elenya, et ressentit ses douces lèvres contre les siennes. Il se souvint alors de ce qu'elle lui avait dit, s'il sortait de la tente, il serait un elfe mort, or, il n'y avait plus de tente, et il était toujours vivant. Cherchant les hommes de mains des yeux, il fut surpris de ne pas les trouver. C'est à ce moment là que le silence fut brisé, par la voix grave et appuyée de Zack.

« Ca fait un moment.

- Sans blagues ? J'ai failli t'attendre, sur cette route pourrie pleine de terre et de sang.
- Ce n'était pas mon idée de te laisser dans cette baraque.
- Je m'en fous de ça, pourquoi t'es pas venu plus tôt ?!
- On est revenus, régulièrement, mais tu dormais constamment, je ne sais pas ce qu'on t'as fait, mais tu es resté un sacré moment dans l'inconscience.
- Mais je me suis réveillé un jour, et vous n'étiez plus là !
- On a continué à venir, seulement, la dernière fois que j'ai vu cette baraque, la proprio était morte, il y avait du sang partout et tout était en vrac, et toi, t'étais plus là.
- J'ai été poursuivi, quelqu'un voulait ma mort...
- Et la veut toujours.
- Comment tu sais ça ?
- J'ai croisé un groupe d'assassins en venant ici, j'ai eu un peu de mal à m'en débarrasser mais j'ai trouvé une note qui évoquait un elfe, et étant donné qu'il se dirigeaient par là, j'en ai conclu que c'est toi qu'ils voulaient, puisque tu y étais.
- Mais je suis aussi une elfe.
- Pas faux... As-tu déjà été attaquée ?
- Non.
- Le doute n'est donc pas très important.
- Où est Lucy ? »

Le vent se leva, l'air siffla dans les oreilles. Ces derniers mots semblaient avoir assené un coup de hache sur la tête des trois personnes présentes, le silence le plus lourd avait pris la place de la discussion bruyante qui vivait il y a quelques secondes seulement, le vent soufflait toujours, et toujours plus fort, les longues chevelures des deux êtres aux longues oreilles commençaient à se mouvoir, entrainées par l'air qui sifflait. Elrohir jetait des coups d'oeil à la fois à Elenya, et également à Zack, aucun des deux ne semblaient vouloir prendre la parole, encore que pour l'elfe ce fut compréhensible, puisque la question n'était désignée qu'à une seule personne. Mais le guerrier resta toujours aussi silencieux, ne voulait-il pas répondre, ou était-il simplement en train de réfléchir ? Dans le doute, l'Elfe attendit encore une petite minute, puis, ne pouvant plus attendre, il brisa lui-même le silence.

« Je t'ai posé une question.

- Elle a disparu.
- Pardon ?
- Ben un matin je me suis réveillé et elle n'était plus là.
- Et tu ne l'as pas cherchée ?!
- J'ai essayé, mais aucune trace d'elle, comme si elle s'était envolé d'un coup.
- Lucy...
- C'est peut-être mieux comme ça, tu as l'air beaucoup plus sûr de toi aujourd'hui qu'avant.
- Tais-toi, je devrais te tuer !
- Vas-y, tue-moi. »

La colère monta de nouveau dans le corps de l'Elfe, pour la première fois, il réagit à une provocation. Il recula de plusieurs pas et attrapa son carquois et ses flèches qu'il trouva sur le sol un peu derrière lui, sa dague était toujours dans sa botte, et le reste de son équipement se trouvait dans son sac (multiplan à condensation astrale mais ça on s'en doute). Attrapant une flèche du bout des doigts, il banda son arc, et le pointa vers le guerrier. Mais ce dernier ne bougea pas d'un pouce, observant encore et toujours de ses grands yeux l'elfe tremblant. Une seconde ou deux d'hésitation, et Elrohir lâcha la flèche qui parti immédiatement. Surpris par le bruit d'un impact sur le bois, l'archer vit soudainement Zack courir vers lui, bouclier en avant, la flèche plantée dedans. Le voleur ne s'y attendait pas, ainsi ne put-il pas esquiver le contact dur du bois contre ses bras qu'il avait placés en avant pour se défendre, pour essayer en tous cas. Il tomba sur le sol après avoir été violemment poussé par l'importante masse qui lui était rentré dedans. Se relevant presque aussitôt, il banda de nouveau son arc mais du commencer à se déplacer, son assaillant réitérait son assaut. Elrohir sauta sur la charrette du campement, visant toujours sa cible, qui arbora alors une grande lame, et commença à mouliner dans le vent. Soudain, le guerrier donna un grand coup de talon dans la charrette, qui commença alors à se pencher. L'Elfe perdit l'équilibre et se ramassa sur le sol, après s'être pris les pieds dans un paquet de cordes qui traînait. Assommé par le choc, il ne parvint pas à se relever, il avait mal au crâne et sa vue était floue. Le visage de son ennemi potentiel apparut alors dans son champ de vision, mais il n'était pas en état de se défendre, alors, il se contenta d'attendre, soit la mort, soit autre chose. Zack tendit alors une main vers son corps convulsant, il attrapa donc cette dernière pour se redresser en se massant le dos et la nuque, la chute avait été rude. Curieux de ce qui allait se passer à présent, Elrohir resta silencieux, en observant le visage grave du guerrier, et celui amusé de l'autre elfe.

« C'est ainsi que tu te bats ?
- Je te considérais comme un allié, je ne m'y attendais pas vraiment.
- Bon... Tu comptes faire quoi maintenant ?
- je veux rattraper ce vieillard, et lui exposer ma façon de penser, comme si j'étais une vulgaire monnaie d'échange... »

Le regard que lui portèrent les deux autres protagonistes fut assez interrogatif, ils ne devaient pas s'attendre à une telle réponse, il est vrai que l'elfe n'avait pas de réelle raison d'être rancunier, il était toujours en vie, mais il voulait trouver Gurdan, il désirait également en savoir plus sur cette amulette. Ainsi ramassa-t-il son arc, son sac qu'il glissa dans la poche de sa tunique, et son courage, pour se diriger vers les chevaux qui étaient alors encore attachés à un tronc d'arbre. Posant un pied sur un étrier, il sentit une présence derrière lui, il se hissa alors sur l'équidé pour regarder les deux autres.

« Vous avez le choix entre venir, ou partir de votre coté.

- Je viens avec toi.
- Je dois retourner dans mon village...
- Très bien, dans ce cas, en route. »

Zack monta lui aussi sur un cheval, et vint se positionner à coté de l'elfe. Un bref signe d'adieu à Elenya, et les deux compères prirent alors la route dans la direction qu'elle leur avait indiquée. S'il ne s'étaient pas trompés, le vieux magicien ne devrait pas être très loin, il n'avait eu qu'une nuit pour se déplacer, et il était à pied lorsqu'il était parti, ainsi, il ne devait pas se trouver excessivement loin devant. La course des chevaux était rapide, la présence du guerrier n'était pas prévue, loin de là, mais cela était rassurant d'être en compagnie d'un tel combattant. Regardant le soleil qui brillait dans le ciel, l'elfe frémit quand il remarqua les nuages sombres qui s'approchaient, d'un coin du ciel, il n'allait pas faire beau, la pluie s'inviterait sûrement dans le poursuite du duo, mais ce n'était pas plus mal, c'est assez agréable de marcher sous les larmes du ciel. Ainsi le petit groupe se déplaça sur une bonne partie de la terre de Fangh, ne stoppant jamais leur progression, ils avançaient, encore et toujours, sur la même route. Au bout d'une heure ou deux, Elrohir décida de marquer une pause, d'une part pour se repérer, d'autre part, pour permettre aux chevaux de se reposer un court moment. Ainsi l'elfe reconnut-il les arbres et le paysage, le chemin, les pierres. Cette route menait sans aucun doutes à Waldorg, par déduction, on pouvait deviner que c'était certainement dans cette ville que le vieillard s'était réfugié. Dix minutes s'écoulèrent sous les feuilles d'un arbre, pas une de plus. Le voleur et le guerrier chevauchèrent de nouveau, en direction de la ville à présent. Ils savaient qu'il était préférable d'éviter le combat dans le lieu de vie de la population, mais s'ils retrouvaient Gurdan, ils pourraient toujours se débrouiller pour le faire sortir dans la nature. Mais le combat n'était pas l'unique solution, l'Elfe tenait avant tout à entamer une discussion avec l'ancien, comment avait-il pu échanger une vie contre une amulette ? Enfin, les toits des maisons commencèrent à apparaître, de loin, on pouvait voir la mairie, le clocher de l'église, et d'autres bâtiments. Arrivés devant les portes de la ville, les deux compagnons abandonnèrent leurs montures pour pénétrer d'un pas assuré dans la ville qu'était Waldorg.
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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   Dim 29 Mar - 16:36

L'elfe gagne 90 PO et 3 kilos de viande, ainsi que 193 XPs
Il passe d'ailleurs niveau 4

C'est une bonne (petite) histoire, où les elfes ne sont plus ce qu'ils étaient (vive le Chaos ^^). Pense juste à aérer tes paragraphes de narration car même s'ils sont très pratiques pour compter les lignes, ça fait de véritables pavés peu attirants.

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Ringa pakia ! Uma tiraha ! Turi whatia !
Hope whai ake ! Waewae takahia kia kino !
Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !
Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora !
Tenei te tangata puhuru huru
Nana nei i tiki mai, Whakawhiti te ra
A upane ! ka upane !
A upane ! ka upane !
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MessageSujet: Re: Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]   

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Péripéties en terre de Fangh [chasse] [chasse aux trésors]
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