L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...

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Gwennaall
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MessageSujet: Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...   Mar 8 Mai - 10:19

Un bel après-midi bien chaud. Où quand on est en armure, on souffre de la chaleur. Une chaleur lourde et intense qui fait transpirer ceux qui sont les plus insensibles à ce genre de réaction. Et ça fait même pousser des champignons sous les aisselles. Je vous assure l'odeur n'est pas terrible après. Mais de toute façon, par idéologie, un Nain ne se lave qu'une fois par an. En plus, ce Nain là, Gwennaall, comme il change de Dieu régulièrement, il oublie depuis combien de temps il est lavé, et donc il part du principe qu'il faut qu'il attende au moins un an pour se laver. Et donc là, ça fait au moins trois ans qu'un bain lui est resté étranger. Il se trouve donc aux antipodes des habitudes des Elfes, qui se shampooinent tous les jours avec du Loreliane Excelsior™ à la framboise.

Mais on s'en fiche des habitudes hygiéniques de ce Nain, qui de toute façon, même après un bain, ne sent pas la rose. Il prend juste soin de sa barbe, parce que c'est important, la barbe. Bah oui, il faut la laver tous les matins à l'eau claire, la brosser, la tresser... Il faut dire que ça ne se fait pas comme ça ! Et puis après il faut prendre soin de ses armes, car les armes, pour un guerrier, sont plus importantes que sa vie. Car elles peuvent lui sauver la vie, au guerrier. Enfin, le plus souvent.

Toujours est-il que Gwennaall se retrouva, peu après ses (més)aventures dans les montagnes du Nord, près de la forêt de Schlipak. Dans une petite ville du nom de Juienal. Juste devant un labyrinthe végétal. Très impressionnant, d'ailleurs le labyrinthe. Un pont, puis des murs de végétaux. De quoi faire peur à un ennemi des Elfes et de la forêt. Peur ? Même plus que ça. Effrayer, dégoûter. Un "pouah" dont se rappelleraient toute leur vie ces plantes, qui recevraient une salive à odeur fétide, pleine de bactéries qui se multiplient à une vitesse impressionnante.

Un tigre magistral, un Nain colossal, même si de petite taille. Un nain en armure, bardé de métal. Peut-être quelques trous dans cette carapace, mais pas de faille à gros risque. Deux armes sur les flancs. Une petite entaille au niveau de la main gauche. mais pourquoi ? Peu-être qu'on le découvrira un jour. Pour l'instant, un regard dégoûté mais bien déterminé vers la forêt. Traverser le fleuve, et passer dans cet endroit maudit. Un grognement, puis un rugissement de sa monture, qui enclencha le pas. Un pas de course. Rapide comme l'éclair, il passa l'entrée. Pas un regard, un seul, pour la ville. Il fallait qu'il évite les masses. Éviter les gens à tout prix. Pas de monde. Non. Plus maintenant. Il voulait être seul plutôt que mal accompagné, mal accompagné de personnes qui lui reprocheraient sa nature, comme il avait été fait à Mièvr.

Il fit s'arrêter Helmet. Le tigre s'ébroua, puis se baissa pour laisser à son maître le loisir de descendre. Il avait soif. Il lui fallait trouver un lac, ou un point d'eau claire, rien que pour le bien-être de la bête. Il fallait qu'elle boive. Elle était essoufflée, d'ailleurs, d'avoir fait le voyage d'une traite jusqu'ici. En moins de trois heures la monture avait avalé la distance, pour que son maître puisse s'éloigner au plus vite de ceux qui le critiquaient ouvertement. Seul. Il était seul désormais. Et dans le regard du fauve se lisait la compassion. Et la fierté qu'il avait pour son maître. Peut-être que c'était le début d'une relation de confiance. Jusqu'alors, le Nain n'avait pas fait attention à l'affection qu'il lui portait. Mais c'était véritable. Ce tigre étai tune partie de sa vie, et il le resterait jusqu'à sa mort.


*Il faudra que je pense à te donner une vie plus longue que celle que tu as maintenant. La magie noire le peut, et je le ferai. Tu le mérites. Bon, trouvons de l'eau.*

Le labyrinthe s'avérerait sans doute le plus dangereux. Il fallait traverser un dédale, un endroit où peu de personnes pouvaient normalement se retrouver. Il était normalement impossible de le traverser, avec des sens humains. Mais un Nain saurait se retrouver, comme il avait l'instinct de se retrouver dans les mines. Sauf qu'ici c'était la forêt. Et la végétation ne permettrait pas au Nain de se retrouver. La faune et la flore ne parlaient qu'aux Elfes ou aux amoureux de la nature. Et lui la détestait. Elle ne lui parlerait pas. Elle ne l'aiderait pas dans cet enfer vert. Vert et marron, d'ailleurs. Avec plein de nuances. Mais il ne les voyait pas. Sa vie était rouge. Le rouge de la colère, le rouge de la fureur, et aussi celui du sang.

Il fallait avancer maintenant, et les premiers pas ne seraient certainement pas, et ce, pou rune fois, les plus difficiles. Le plus difficile en réalité ? Peut-être serait-ce de ressortir...

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Modimus
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MessageSujet: Re: Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...   Mar 8 Mai - 12:00

Modimus, accompagné de son fidèle bras droit Imp, avec qui il s'était lié d'amitié depuis le dernière missions, était en visite à Juienal. La petite cité avait été dévastée par l'armée de Gzor une décennie plus tôt, alors qu'elle avait tenté de s'emparer une nouvelle fois de la Terre de Fangh à l'aide des Couronnes de Malchance, complot qui fut évité in extremis par une compagnie qui était depuis devenu assez célèbre, même si personne ne savait ce qu'il était advenu d'eux par la suite. Toujours est-il que comme le précédent Seigneur de Mliuej, Modimus s'intéressait de près à la reconstruction de la bourgade, afin d'éviter à nouveau ce genre de problème. Simple visite de routine, qu'il effectuait dans les cités près des Montagnes du Nord, afin d'étendre son influence et de rien laisser au hasard. Chnafon était déjà connue sur toute la Plaine de l'Ouest, et Boulgourville ne pouvait trop s'immiscer dans les affaires d'autre villages si elle voulait conserver son statut de cité perdue.

Il était en train d'argumenter avec une vieille sur une histoire de législation de vente champignons bleus qui permettaient de voir d'énormes lapins à corps de licorne en costume de soirée qui dansait la salsa au clair des lunes multicolores lorsque son diablotin lui télépathisa son inquiétude. Sa compétence de Pistage était la plus appréciée du barbu, car lui avait sauvé la mise bien des fois, et c'est ce qu'il valut à son compagnon à l'apparence maléfique d'être attribué au Service de Guidage des Entreprises de caractère Initiatique proposé à la populace aventureuse. Modimus ne voyait rien à l'horizon, mais faisait une confiance absolu à son compère, qui connaissait une bonne partie de son histoire. Ben oui, lorsque votre pote veut pas parler, on parle de soi, sinon on s'ennuie ferme lors des pauses repas. La plupart de leurs conversations mentales pouvait paraître très succinctes, mais il fallait bien se rappeler qu'on parlait là de pensée, d'idée. Les phrases n'avaient pas lieur d'être.


~ Guerrier.

- Ami ou Ennemi ?

- Puissant. Connaissance.

- Quelle direction ?

- Forêt, sur tigre.

- Un tigre ? ~

Depuis qu'il était arrivé en Terre de Fangh, Modimus avait rarement vu un tigre servir de monture. Il en avait pourtant déjà vu un ... un de ses frères des montagnes. Durant une quête épique, où il avait retrouvé son sentiment de dirigeant hors pair. La destruction de la tour du nécromant. Le gobelin ... Ruarc, c'est ça ? Dont la patrie avait été ensorcelée ... Et Gwennaall, l'un des nains les plus puissants qu'il connaissait. Après Murgol ou Thorgrum, le chef de la garde, bien sûr. Lui revint en mémoire sa fureur, et son pétage de plomb incompréhensible. Comment il avait usé de la force pour arriver à ses fins, et sa disparition sans mot dire. Quelques semaines plus tard, la SPN s'était retrouvé sans commandement et avait été dissoute. Le bâtiment de Waldorg fut remplacé par une banque, qui fit faillite, et désormais une confédération d'échoppes y avait trouvé refuge.

Face à tant de nostalgie, Modimus soupira. Dans sa mémoire, Gwennaall restait une icône de supérieur, mais il avait été changé. Le barbu avait cru à une malédiction, mais les évènements s'enchaînèrent rapidement jusqu'à son élection à Mliuej, où il ne l'avait même pas reconnu dans la foule. Reprenant ses armes, le Seigneur de Mliuej se sentit appelé par ses convictions et le destin qui avait mis son ancien chef près de sa route, dans l'espoir de le ramener à la raison, ou du moins de savoir plus précisément ce qui lui arrivait, afin de trouver un remède.

Le duo se mit donc en chasse de l'endroit où Imp avait pu apercevoir le nain, mais il fut âpre de trouver des traces. Le félin qui lui servait de monture ne possédait pas de sabots, et courait à vive allure, ce qui ne laissait pas des empreintes visibles, ni distinguable des autres. Néanmoins, après plusieurs minutes à tourner en rond comme des guignols. Enfin surtout Modimus, puisqu'il n'y connaissait rien au Pistage, et avait surtout peur de marcher sur les dites pistes. Pour lui, une branche cassée ne signifiait rien d'autre qu'une branche cassée, et pas un sens, une direction, et une approximation massique et de généralisation accélérative. Non, vraiment, tout cela lui dépassait.

Le nain suivait Imp, et cela le brusquait un peu. D'habitude, connaissant sa destination, il savait s'orienter. Mais là le diablotin conservait jalousement cette capacité. C'est ainsi que le barbu tenta désespérément de savoir quelles traces ils suivaient, mais dans sa nature à prépondérance silencieuse, le nain ne savait pas si son compagnon se moquait intérieurement de lui ou s'en moquait tout court. Le groupe arriva en vue d'un pont, puis ce fut l'entrée dans la forêt de Schlipak. La différence de luminosité fut nette par la présence massive d'arbres, et après un gros effort de concentration, Modimus visualisa qu'ils entraient potentiellement dans le célèbre labyrinthe forestier. Arrivé au premier embranchement, il frotta un moment ses bottes sur le sol, faisant ainsi du tapis végétal une indication temporaire de la direction qu'il prenait. Cet endroit n'était pas un labyrinthe où l'on y trouvait des minotaures, mais le fait est que les races non sylvestres ne pouvaient distinguer un endroit d'un autre, et que les chemins se ressemblaient donc tous. Il ne faisait aucun doute qu'ils avaient de plus grande chance de se faire repérer par leur cible si celle-ci ne se déplaçait pas, ou pouvait même carrément ne jamais se rencontrer. Mais ce qu'il y a de marrant dans les aventures, c'est qu'on ne peut jamais vraiment prévoir la suite tant que le conteur ne la raconte pas. Sauf lorsque c'est une grosse societé, comme celle qui dirigeait l'académie des bardes et ménestrels en Terre de Fangh, la Majestueuse Université des Sonorités Intrinsèques Cognitives, ou MUSIC©.
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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...   Dim 2 Sep - 9:04

Une branche cassée, une tête tournée, un regard courroucé, et tout est oublié. Tout ne fait que recommencer. A nouveau, un bruit, une nuisance sonore, olfactive. Tous les arbres autour ne semblaient pas vouloir le Nain laisser passer. Helmet avait de plus en plus besoin d'eau, et ça se voyait à sa langue qui pendait de plus en plus bas, vers le sol terreux du labyrinthe de branches. Lentement, le courtaud s'avança. Trois choix s'offraient à lui désormais. Sur le sol, trois directions pointaient, des chemins différents, tracés anciennement par des pieds. Encore une fois, trois voies. Eh, oui. Et puis de toute façon je suis payé à la ligne, vous le savez très bien. Alors allons-y, on va raconter ce qui s'y passe, réellement. Il se passe qu'il faut que je vous raconte, alors asseyez-vous là et taisez-vous. Pas de répétitions, vous voulez ? Eh bien je m'en tape complètement. Il va y en avoir, et je m'en fiche. Là. Et puis c'est pas à vous de raconter, c'est à vous de lire, de faire en sorte que je sois un narrateur heureux, vous voyez.

Et puis, sérieusement, soyons honnêtes les uns envers les autres, un tant soit peu, au moins une fois dans notre vie - non pas que je partage la vôtre, mais que nous ayons bien chacun la nôtre - quelle est cette fichue idée de s'enterrer comme ça dans une forêt labyrinthique, aussi peu engageante, aussi peu accueillante. Un endroit si sombre. Khornettoh ne voudrait sûrement pas cela, oh non. Mais le Nain s'y était engagé désormais, et il ne pouvait plus reculer, sous peine d'être complètement paumé ; toutefois il commençait quand même à s'inquiéter de plus en plus à chaque instant. Une petite boule naquit au fond de son estomac puis voyagea progressivement vers sa gorge. Petit à petit la tension se faisait sentir : il craignait tout et n'importe quoi. La tension se fit sentir dans sa poitrine, ses poumons se gonflaient de moins en moins, mais de plus en plus rapidement. Que risquait-il au fond ? Son tigre était là, juste à côté de lui, pour le défendre, le Nain ne risquait rien. Rien du tout. Pas le moindre danger. A moins qu'un personnage de niveau quinze se présente devant lui pour le décapiter d'un coup sec d'épée. Mais cela semblait quand même improbable. Totalement improbable. Pas possible. Ou alors il tomberait sur un dieu lui-même. Et là, ce serait plus embêtant, enfin... un dieu, comment dire... c'est difficile à taper, ce n'est même pas matériel... Enfin voila, quoi, un dieu lève le petit doigt, et le pauvre mortel en face de lui - ou même en dessous, tellement la stature des dieux est imposante, dans l'imaginaire commun de la terre de Fangh - le petit mortel en face, disais-je, se retrouve aplati comme une crêpe. Une belle crêpe, aromatisée comme vous voulez, mais plate, et parfaitement plane.

Enfin, le Nain pensait que, s'il tombait sur un dieu, il valait mieux tomber sur Caddyro. Car une attaque de champignons, à moins qu'ils ne soient vénéneux et que certains autochtones ne vous forcent à les manger, ce n'est pas vraiment dangereux. Donc, s'il tombait sur un dieu, Gwennaall priait pour tomber sur Caddyro.


*Oh mon dieu, il va m'attaquer avec une chute de statuette démente ! C'est possible ! Laissez-moi rire. Je ne risque rien face à cet avorton de dieu.*

Même le narrateur que je suis ne peut réprimer un léger sourire. Caddyro... Laissons-là ces dieux inutiles et réfléchissons... Oh mais, j'y pense, les champignons se sont déjà installés sur son corps verticalement condensé... Sous ses aisselles, ces petits organismes prolifèrent : il y a des champignons ! Caddyro est déjà passé à l'attaque, peut-être ! Il faut qu'il s'en méfie ! Bon. Laissons-là ces dieux inutiles, et poursuivons.

Bruit. Derrière. C'est fort. Plus fort que le premier. Plus inquiétant. Plus proche que le premier. C'est la même nuisance. Peut-être que cet être lui veut du mal. C'est sûr, dorénavant il le sait, il y a quelqu'un. Un être qui bouge. Regarder si quelqu'un derrière. Non, pas encore. Pas l'air d'y avoir quelqu'un. Vite, avancer. Il faut avancer. Un lac, je veux voir un lac. Il me faut un lac. Avancer, il faut avancer, pas d'eau ici. Pas d'eau, avancer. Que des arbres. De l'ombre, de la verdure et des arbres, que des arbres, de la végétation. Rien d'autre que des arbres. Des arbres qui bougent. Du vent. Il y a du vent, à l'extérieur. Et les arbres bougent. Empêchent un Nain de passer. Empêchent le tigre de passer aussi. Il faut passer. Besoin de passer. Un mur de végétaux. Encore un.

D'un geste vif, le Nain dégaina son arme, une fois de plus. Encore une fois. De nombreuses créatures avaient péri sous cette lame. Mais cette fois ce ne serait pas pour le même usage. Nul ne serait tué, blessé - car généralement, avant, quand il sortait cette arme, c'était pour blesser ou tuer - mais ici il lui fallait passer. En plus, ici, il y avait des Elfes. Le Nain n'en avait pas peur, son dieu était souvent avec lui au combat. Il pouvait sans peine exécuter une danse meurtrière, et sa lame acérée ferait passer plusieurs de ses ennemis (ou futurs ennemis, en fait), aux oreilles sur-développées et pointues, de vie à trépas. Car telle était la cruauté du Sang et du Chaos, le seul Chaotique-Mauvais de toute cette Terre. Le seul qui pouvait l'anéantir d'une seule prophétie, et rapidement. Dans les prophéties faisant intervenir Khornettoh, pas de gnome des forêts du Nord, pas de jambon, simplement... Une annihilation totale, complète. Ou un asservissement des peuples libres. Le Chaos, le Sang. Les autres dieux avaient besoin de faire intervenir un nombre incalculable de cultistes, fomentaient des complots sur des années, puis les rataient à cause d'une petite compagnie d'aventuriers sans nom, chanceuse parfois. Ici, pas besoin de gnome, de jambon ni de statuettes. Non. Car c'était Khornettoh. Il créait ses propres artefacts maléfiques, aussi puissants que personne n'osait imaginer. Ce dieu aidait ses disciples. Il manifestait son existence lorsqu'ils combattaient. Il n'était pas lâche, loin de là. Il avait peut-être disparu après sa défaite face aux Elfes, mais son plus fidèle disciple, un certain Gzor, au fond d'un château aux tours immenses et noires, était resté. Et il avait préparé un grand nombre de plans, les uns plus machiavéliques que les autres. Alors que les "peuples libres" construisaient, pour eux... un "monde parfait"... Rira bien qui rira le dernier...


# Mouhahahahahahahahaha ! #


Une odeur. Inhabituelle dans une forêt. Pas une odeur simple de végétal insignifiant qui répandait son parfum. Une odeur lourde. Et âcre. Désagréable. On pouvait sentir les relents de transpiration, de crasse. C'était l'odeur caractéristique d'un Nain, et il ne s'était pas baigné depuis au moins huit mois, c'en était une certitude. Gwennaall se surprit à se rappeler ses premières années à la mine. Il était tout petit, au début, évidemment, encore plus que maintenant, cela-dit. Ces instants passés dans les souterrains, cette odeur les lui rappelaient. Étant très jeune, il ne se remémorait pas tout, en revanche dans ses souvenirs olfactifs, cette odeur était bien là. Une odeur de sueur, de métaux chauffés et de quelques champignons se développant à une vitesse inouïe à cause de l'humidité. Un environnement nanesque, un environnement rude et viril, barbu et poilu. Un monde où tous les êtres sont sensiblement de la même taille. Une taille légèrement... tassée. Condensée. Courte. Mais cela ne dérange aucun de ces êtres, puisqu'ils n'ont pas d'autre mesure qu'eux-mêmes. Personne ne rit de la taille des autres. Et puis, c'est un sujet sensible. Dans cette mine, on racontait nombre d'histoires. Sur Gurdil. Sur Goltor l'Intrépide... C'était un beau monde. Peut-être pas parfait, mais un monde plein de chaleur... nanesque. Le Chaos apporterait une vraie chaleur que Gwennaall apprécierait, une touche un peu maléfique... Mais à la base ce monde était plutôt bien conçu. Pas comme celui de la surface, ah ça non...

Ce moment d'insouciance, alors que le nain se plongeait dans des pensées attendrissantes, pouvait peut-être permettre à l'être qui le suivait d'apparaître sans qu'il en soit averti... Car comme on dit, un moment d'insouciance peut rapidement mener de vie à trépas, surtout quand on est au beau milieu de nulle part...

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Dernière édition par Gwennaall le Dim 16 Sep - 9:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...   Mer 12 Sep - 12:24

Dans un espace où séjournait ceux dont le temps avait ralenti son emprise sur eux, les feuilles d'un vert kaki, comme portées par le vent, s'agitèrent dans un calme ancestral. Le mouvement forestier se réalisa périodiquement, jusqu'à ce qu'un elfe, grand, jeune, beau brun et fort, habillé de tenues respectueuses de la nature et des lois inviolables de l'esthétisme des bois, s'approcha délicatement de l'arbre dont l'écorce avait vieilli pour former d'innombrables rides de sève. Il s'agenouilla, et resta silencieux de longues minutes, avant de s'en retourner, sans raison apparente.

Même si son visage avait gardé un certain calme, le stress l'envahissait alors qu'il se dirigeait vers son clan. Des étrangers étaient entrés. Le labyrinthe forestier pouvait supporter la présence de visiteurs, voire de touristes incompétents qui finissaient leur vie perdus dans le dédale végétal, mais cette fois-ci, leur aura dégageait une nocivité sans pareille, les affiliant sans aucun doute aux ténèbres chaotiques. Aucun survivant n'avait été demandé, aussi les archers s'armèrent-ils de leurs instruments de mort favoris, ne négligeant pas sur le nombre de munitions, avant de s'engager sur des pieds silencieux sur le velours d'émeraude qu'était la mousse qui supportait leur pas furtifs.


~~~

À l'orée du labyrinthe forestier, bien que la proximité de l'entrée (ou d'une possible sortie) n'implique pas une quelconque facilité à la retrouver -d'autant que les barbus n'étaient ostensiblement pas dans leur habitat naturel-, Modimus suivait son guide muet et psionique jusqu'à ce qui lui indique que leur proie (car telle était la représentation du diablotin) s'était arrêté. Conseillant à son Seigneur d'en faire de même, il obtint sa réponse en le voyant continuer, sans prendre la peine de marcher aussi silencieusement que possible. Ce n'était pas dans ses habitudes de se dissimuler et de traquer quelqu'un qu'il connaissait. Fût-il tombé plus bas que terre dans la moralité.

Ainsi, les armes rangées, avançant avec précaution dans la forêt, écartant de gestes simples et amples les feuillages qui obscurcissaient son chemin, afin de continuer sans brutaliser ces arbres qui devaient au moins être aussi âgés que lui. Enfin il arriva dans l'étroite clairière qui abritait le nain qui l'attendait de pied ferme. Les deux nains avaient changé depuis la défaite du Nécromancien, lorsque Modimus s'était rallié à la cause de Gwennaall, qu'il considérait alors comme un leader sans peur ni reproches, prêt à tout pour parvenir à ses fins. En ce moment précis, il semblait encore animé de cette même flamme, mais cette dernière dégageait une fumée noirâtre.

Le hasard avait voulu que Courbenclume redevienne ce qu'il était jadis : un Seigneur, et Mliuej avait depuis été débarrassé de la Guilde des Assassins. La Guilde des Voleurs suivrait sans doute, mais n'était pas une priorité. Des rapports inquiétants faisant mention de la créature sans nom qui se cachait dans sa forteresse maléfique dans ses montagnes chaotiques : Gzor le ténébreux, Gzor le disgracieux, Gzor le terrible ... enfin bref, vous aurez compris l'idée (ou sinon, vous pouvez vous rendre au CDD -ils possèdent par ailleurs un Centre au coeur de cette forêt enchantée-, et ils vous fourniront toute la liste de synonymes pouvant être associés au Maître des Ténèbres, le plus digne serviteur de Khornettoh.

Toujours est-il que les rôles auraient pu être inversés, mais la Compagnie avait été dissoute. Donc il n'avait plus à le considérer comme un supérieur. Devait-il alors le considérer comme un frère ? Un ami ? Modimus se rendait compte qu'il ne partageait que la même race, et les nains ne se retrouvent qu'extrêmement solidaires face à un ennemi commun, ou toute personne hostile envers les montagnards (ce qui en fait allier très souvent les Nains), mais une fois dans les galeries, bien à l'abri de tous ces abrutis, il n'était pas rare que des bagarres éclatent pour une bière, de l'or, ou même une tartine dérobée il y a 25 ans ! Les nains sont rancuniers, c'est bien connu.

Mais mis à part son comportement étrange lorsqu'ils s'étaient séparés, Modimus n'avait rien à critiquer chez Gwennaall. Alors pourquoi se poser la question ? Il s'avança vers son frère d'armes, lui présenta la main comme s'il souhaitait faire un bras de fer aérien, puis l'empoigna fortement. Même si les deux aventuriers étaient forts, la différence de puissance était nette.

De sa voix noble et tonnante, il laissa exprimer sa joie sincère de le revoir en vie, après ce temps qui semblait avoir duré une éternité.


Gwennaall ! Qu'est-ce-que tu deviens, guerrier ?

Le paladin de Khornettoh, alors qu'il pressentait que l'étrange individu accompagnant Modimus était étroitement lié à des énergies noires, entendit le bruit d'un arc qui se bande. Non, après réflexion, ils y en avaient de plus en plus alors que cet instant se défilait.
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MessageSujet: Re: Rencontre(s) d'un (de) certain(s) type(s)...   Dim 24 Mar - 16:16

Une annonce, des arcs, des flèches, une bouteille d'huile, du papier toilette, trois éponges et des raviolis.

"Qu'est-ce que tu deviens ?" : c'était l'annonce.
"On est bandés !", crièrent les arcs.
"Braquées sur l'ennemi !", firent les flèches.
"Qu'est-ce que j'fous là ?", pensa la bouteille.
"Pour une fois que je suis pas dans la merde..."
"Tu crois qu'on rencontrera un hérisson ?"
Les raviolis hennirent.

Et fermez vos gueules, vous les personnages secondaires. Vous avez de la chance d'être là, prenez donc du pop-corn et admirez la scène ! Et non, toi le pot de pop-corn, tu la fermes. Suis-je clair ?

Si je ne le suis pas, en tout cas, dites-le moi, je me ferai un plaisir de vous croquer un par un, les petits grains, pour vous faire taire. La torture est peut-être interdite au moment où cette histoire est écrite, mais elle existe encore en terre de Fangh ! Alors attention à votre chapeau. Oui, les grains en champignon. Et on dit merci à Wikipedia. Oui. Mais fermez la bon sang ! Oui comme ça. Silence. Voila. Chut. Merci.


*Crouiiiiic !*

Le dernier arc à être bandé. Le grincement de la corde contre le bois de la tige empennée meurtrière. Un elfe sylvain descendit de sa branche, avec grâce et volupté. Ses longs cheveux d'or redescendirent sur ses épaules, en torrent de ce métal jaune et coûteux. Il tenait toujours les deux Nains en joue. Il fit prudemment deux pas en avant, pour se rapprocher suffisamment de ses deux cibles potentielles. Une boîte de conserve vivante parlant avec une voix grave. Un courtaud des montagnes. Assez malodorant, d'ailleurs, point qui aurait pu être noté plus tôt. Il pensa à se plaindre au relevé des informations : il n'était pas permis d'entrer dans cette forêt sacrée en sentant aussi fort la sueur, le sang et les larmes. Surtout le sang, et la sueur d'ailleurs. Car les larmes ne provenaient jamais de lui.

Alors le courtaud maléfique se mit à bouger. Car il était resté immobile un sacré moment, en voyant débarquer un de ses meilleurs amis. Plutôt, le meilleur. Car il en avait très peu, et un seul d'entre eux ne voulait pas le tuer. De toute façon, Khornettoh lui avait appris que les amis, c'est inutile. Il se rendait compte que ce n'était pas la vérité, maintenant. Il avait vu Raynarès auparavant, ainsi que tout le village de Mièvr. Peu d'entre eux étaient de vrais amis, mais tous l'estimaient. De nombreux souvenirs avaient jailli, immédiatement refoulés, en ce temps plutôt tendu. Cette fameuse tension était bel et bien palpable. Mais Gwennaall savait pertinemment que, accompagné de son tigre, ainsi que de Modimus, personne ne pouvait l'arrêter. Personne. Pas même une escarmouche d'elfes, concentrés à plus de vingt sur une même cible. Après un rapide calcul, nous pouvons en conclure que non moins de quarante elfes se tassaient là, apeurés par le bruit et le pouvoir maléfique concentrés dans un si petit être. Et aussi par un second excellent guerrier plutôt verticalement condensé lui aussi.
Le temps passait à une lenteur que Gwennaall n'osait même pas imaginer. Il observait calmement. Il espérait s'en sortir sans blessure. Il fit un petit geste de la tête à Modimus, signifiant qu'il était content de le revoir. Un geste imperceptible qu'il espérait pourtant visible. Peu importait, son regard disait tout. Pas de lueur rouge. Des yeux brillants, et pétillants : des retrouvailles à l'ancienne.
Un autre geste de la tête. Puis deux secondes passèrent encore.

Tic. Tac.

La main droite de notre nain préféré (si, si, je vous assure, c'est votre préféré) agrippa sa hache qui pendait dans un fourreau sur son flanc gauche. Il se tourna sur sa droite, faisant désormais face à l'être qu'il trouvait désagréable à ce moment précis. Puis d'un geste rapide et brusque, il décapita l'elfe qui s'apprêtait à ouvrir la bouche pour proférer quelques paroles inutiles et sans doute hautaines.
Le choc fut violent pour les oreilles pointues qui ne réagirent pas pendant un court instant, ce qui laissa à Gwennaall le temps de tirer violemment Modimus vers lui, avant qu'il ne reçoive la première flèche du combat.


"Tâche de rester en vie !"
lui cria-t-il avant de s'élancer, tel un taureau, sur l'arbre le plus proche.

La violence de l'assaut fit flancher le bois, qui exprima tout son mépris pour l'être qui le dérangeait. Des craquements lugubres jaillirent du matériau, des traits mortels lui sifflaient derrière les oreilles, il vit même une flèche se planter juste au dessus de lui, dans l'arbre qu'il attaquait. Il en avait peut-être même une dans le dos, mais peu lui importait, l'armure faisait son boulot. Deux coups plus tard, l'arbre flanchait et laissait choir un corps svelte, sur ses pieds, sur le sol mou de ce sous-bois. Il fut rejoint par plusieurs de ses compatriotes, que le Nain ne comptait plus.

"Spaaaaaaace !"


Ah mince, en changeant de feuille je me suis trompé d'histoire. Mince, flûte, zut. Merde. Voila. C'est malin, je vais peut-être me faire virer du coup. Bon ce n'est pas grave. On va faire passer ça pour un accident. Oui, oui c'est mieux.

Je ne me retrouve plus dans tout ce combat acharné. Personne ne voyait plus rien. Remarquez qu'avec toutes ces négations, qui peut dire ce que qui que ce soit voyait ? En tout cas j'en suis incapable. Les coups de hache pleuvaient. Le Nain risqua un regard vers son ami, qui semblait toujours bouger, donc être en vie, ce qui le rassura immédiatement. Il put se jeter à corps perdu dans ce combat féroce. Il repéra les éléments faibles du groupe l'encerclant, ceux qui paraissaient les plus minces, les plus faibles, ou les moins agiles. Khornettoh l'avait jeté dans un état second : le dieu en avait encore besoin. Il ne fallait pas qu'il meure. En revanche, il prenait de plus en plus de petites blessures causées par les lames effilées des tapettes en vert.

Une danse meurtrière fit des trous dans les effectifs sylvains, si bien qu'à la fin, il ne restait de ce groupe agglutiné que le Nain et le plus valeureux et peut-être aussi le plus chanceux d'entre ceux du peuple des arbres. Un grand et beau gaillard, selon le sens humain. Environ deux fois la taille du courtaud. Donc de taille moyenne, en fait, pour un elfe. Une stature musclée, et des mouvements souples trahissant une agilité à toute épreuve. De plus, il avait déjà évité la plupart des assauts du Nain. Le dernier, mais le plus doué. Un peu comme un boss de fin dans un jeu. Le plus élaboré des ennemis.

Les deux êtres se firent face, chacun se méfiant de l'autre, le plus petit perçant l'autre de son regard noir, à travers son casque. L'elfe s'élança d'un bond aérien, franchissant en un rien de temps l'espace séparant les deux personnages. Et en parlant de personnages, il y en a un, c'est un réel personnage, je vous assure. Mais revenons à l'affrontement. L'épée tirée, le blondinet tenta un coup latéral puissant, que le Nain n'eut aucune peine à parer du manche renforcé de sa hache. Il lui retourna le coup, esquivé d'un pas gracieux sur le côté. Tournoyant, les cheveux au vent planant derrière son crâne, il retenta un coup précis sur l'épaule du courtaud, que son armure atténua en grande partie. La douleur arracha un petit cri au Nain qui découvrit son sang commençant de couler. De rage, deux pas lourds vers l'avant et une charge presque héroïque, le Nain s'avança et plongea sur le valeureux rescapé sylvain. La hache se planta pile entre les deux... nœuds de l'arbre juste derrière. Son adversaire aux oreilles pointues en profita pour taillader le nain par l'arrière. Un bruit de métal en frottant un autre retentit, tandis que l'épée frottait contre la plaque d'acier poli de l'armure du Nain. Gwennaall se retourna brusquement du côté opposé à la marche de l'elfe. Tout ce que celui-ci reçut fut un coup du plat de la hache sur le genou, le faisant trébucher mais pas plus. Un grognement s'éleva de la bouche du paladin presque maléfique, alors qu'il s'élançait de nouveau vers son ennemi. Deux autres coups à l'autre épaule le firent flancher, et il tomba à genoux. Khornettoh ne pouvait plus rien pour lui, c'était fini. Terminé de cette vie aventureuse. Il pesta alors qu'il ne pouvait pas se relever assez vite afin d'éviter l'assaut vertical de l'Elfe, qui se pensait vainqueur.

Ce qu'il ne vit pas, c'était une grosse silhouette féline se ruant sur lui. Il se retourna vivement, cet idiot d'elfe, mais ne fut pas assez rapide pour éviter un coup de griffe. Puis une morsure. Son bras gauche était mal en point. Il lui restait tout de même celui qui tenait l'épée. Le flanc de l'animal ne résista pas : il souffrit d'une estafilade, parcourant l'animal du garrot à la queue. Gwennaall se releva, de l'énergie lui fut insufflée par Khornettoh, ainsi que par la vue de son tigre, Helmet, blessé. Un dernier cri propulsé hors de ses poumons indiqua à l'Elfe qu'il lui restait à faire ses adieux à cette terre de Fangh, qu'il avait tant l'air d'affectionner. Le Nain faiblard et le tigre plutôt amoché s'élancèrent en même temps sur ce qui était encore un elfe pour quelques instants.

Coups de hache, de crocs et de griffes eurent vite raison de ce corps de chair et d'os, qui perdit la vie aussi vite qu'il l'avait trouvée, en respirant pour la première fois. Les feuilles mortes tapissant le sol furent souillées, la hache aussi, si bien que Gwennaall éprouva le besoin de l'essuyer sur les vêtements, maintenant plutôt déchirés et moins proprets qu'au début de l'affrontement.

Une fois tout ceci terminé, le courtaud, tout essoufflé, se dirigea, boitillant, vers son ami. Il lui lança :


"J'ai toujours eu horreur des énigmes, et au moins un peu d'action, ça dérouille..."


Il lui tendit la main pour qu'une réelle empoignade ait lieu. De vraies retrouvailles franches...

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« Qui n'empêche pas le mal le favorise. »
Cicéron.
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