L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 La dérive de la position...

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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: La dérive de la position...   Mar 26 Fév - 20:37

[Cette intro est à lire avec l’accent anglais à couper au couteau]

Perdu au fin fond de la forwêt trwopicale not’e hewos Kentuky Wrachers est à la wrecherche de l’idol de Honkanadakatapadupefray. Aidé par son fidel gouide, il tente de se frwayer un chemin dans la végétaychione….

[Oups, désolé, mauvaise histoire. Je reprends tout.]

La mer à perte de vue, la faible houle balançait lentement la barque, quelques oiseaux volaient au loin. Le soleil à son zénith rayonnait plus qu’à l’ordinaire de cette journée d’hiver et frappait de ses rayons tout ce qui était exposé. Dans la barque, allongé, un corps suit docilement les mouvements de roulis et de tangage. Un banc de petits poissons – des sardines peut-être – suit à proximité le navire, espérant peut-être des déchets nourrissants de la part des occupants. Un peu plus loin, en retrait, un groupe de requins à pointe noire approche discrètement le banc de poissons qui fera l’office du déjeuné. Encore plus loin, une baleine, solitaire, cherche désespérément le groupe qu’elle a quitté à cause de la tempête d’hier. Elle lance laconiquement son cri strident, espérant qu’enfin un membre du groupe perdu l’entende et lui réponde.
Pas un nuage ne vient cacher le soleil, le paysage semble figé pour l’éternité. Rien ne vient perturber cette scène digne d’un chef-d’œuvre académique.


Le soleil tape dur et toujours rien à manger. La baleine, bien que audible est encore trop loin et ne cesse de s’éloigner. Le banc de poissons est peut-être une solution mais un groupe de requins rôde autour et le risque serait trop grand. Non, il faut continuer, persévérer, espérer trouver quelque-chose. Ecouter. Ecouter le vent, sentir les odeurs qu’il transporte.
Une baleine, beaucoup de petits poissons, quelques requins, des algues qui sèchent, du plancton. Rien, rien qui ne puisse offrir quelque chose d’intéressant. Et cette odeur omniprésente de sel si pénétrante. Non, il faut voir au travers, au-delà, chercher à franchir cette barrière, s’ouvrir à d’autres horizons.
Un cri, enthousiaste, optimiste. C’est Erteg, il a senti quelque chose. Quoi ? Quelque chose d’inhabituel, quelque chose de fort, de pénétrant, d’enivrant. Mais quoi ? Oui, je sens moi aussi. Cette odeur si étrange. Un peu comme un poisson au soleil mais en différent. En plus fort, plus puissant. Bien-sûr ! Je ne sens plus que cette odeur, toutes les autres sont reléguées au second plan. Elle est là, si présente et pourtant si indescriptible. Un mélange d’odeurs qui pourtant chacune prise à part est reconnaissable. Il faut creuser, inspirer, analyser.
Comme une odeur de chair morte, de cadavre séché au soleil. Il y a aussi un soupçon de chêne et un autre parfum plus subtil de malt. Et une odeur métallique mais pourtant si jouissive. Du sang. Oui ! Beaucoup de sang. Mais de plusieurs personnes. Chaque nuance se révèle au gré de la brise. De l’humain, en grande quantité mais aussi de l’elfique ; un peu moins mais plus piquant, un peu vient de nains. Et un autre, beaucoup plus puissant mais inconnu.
Il faut creuser, aller voir. Je fais un signe aux autres : je pars en éclaireur. Ils me regardent. Ils acquiescent. Ils sont d’accord et ils ont raison. Ils savent qu’ils peuvent compter sur ma puissance. J’accélère le rythme et je m’éloigne rapidement des autres.
Les sens aux aguets, je me rapproche du foyer. Oui, l’odeur se précise. Je la sens bien maintenant. En effet, j’aperçois au loin la source de ces fragrances. Une barque en chêne dérive au gré des courants avec dedans un corps. Et sur ce corps, du sang, beaucoup.
Mais que fais-je ? Dois-je rentrer ou est-ce que j’essaye d’aller encore plus loin, approfondir les recherches ? Je ne sais que choisir. Je me tâte. Finalement, je vais plus loin. Je m’approche du corps.
Je me pose sur la barque en chêne maculée de sang coagulé mélangé au sel des embruns. Dans des habits de coton et de cuir, un corps allongé apparemment sans vie ballote avec la faible houle. Je ne sais pas s’il est encore vivant. Je ne sais une fois de plus que faire. Finalement, je décide d’aller encore plus loin, au point où j’en suis…
Je m’approche encore et me pose sur le dos du corps. Il bouge, un frisson le parcourt. Il est vivant.
Je m’éloigne prestement et je vais avertir les autres de ma découverte. Je leurs explique ce que j’ai vu, ressenti. Ils sont d’accord et cherchent la meilleure technique à employer. Très vite, deux solutions se proposent, chacune avec des risques et des avantages. Soit quelqu’un y va seul et les autres arrivent après, soit on y va tous. Le groupe est divisé en deux et un vote rapide a montré une égalité parfaite. Mais je n’ai pas voté. L’Ancien me demande ce qui me paraît le mieux. Je lui réponds que si ça ne les dérange pas, je peux y aller seul et qu’ils pourront venir dès que la voie sera libre. Ça leur va. Va pour cette solution. Une fois de plus, je repars tout seul, mais cette fois-ci, les autres me suivent à distance.
La barque est toujours là et le corps ne semble pas avoir beaucoup bougé. Rien d’anormal il me semble. Je me rapproche et me pose sur le corps. Comme la première fois, le corps est animé de légers frissons et soudain, je vois arriver la lame effilée d’une épée. Elle arrive très vite, pourtant, j’ai l’impression que le temps se fige. Je vois arriver la lame au ralentit et se diriger vers mon cou. Je la vois mille fois s’abattre sur ma nuque et a chaque fois, elle va trop vite, impossible de l’éviter.
Ça y est, la lame m’a touché et je sens le métal froid transpercer mon cou de part en part. Ma vision se trouble et je sens la vie me quitter. Une vie courte mais intense. Je ne regrette rien sinon de ne pas avoir vécu plus longtemps. Mais ce n’est pas grave, à présent, une autre vie s’offre à moi.

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To be continued…

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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Mer 27 Fév - 20:09

La mer à perte de vue, et le soleil, maître d’un ciel sans nuage qui règne en puissance et irradie de ses rayons brûlants tout ce qu’il voit…

*Ouch ma tête ! Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Mais où j’suis ? Et puis qu’est-ce que je fous là ?*

Il s’apprêtait à se lever quand quelque chose –un oiseau sans doute – se posa sur son dos. Il bougea un peu et l’intrus s’envola. Il reprit difficilement ses esprits, cherchant une réponse à toutes les questions qu’il se posait. Mais avant tout, il avait faim. Mais à bord, point de nourriture, seulement du sang coagulé mélangé au sel de mer et séché. Rien d’autre.
A bout de force, il raffermit la prise de son épée qu’il tenait sans s’en rendre compte depuis longtemps. Et il attendit. Quoi, il ne savait pas vraiment mais il se doutait fortement qu’il allait se passer quelque chose. Il verrait bien, il n’avait qu’à attendre.
Un oiseau – le même peut-être – se reposa sur son dos. Rassemblant à lui toutes ses forces restantes, dans un effort surhumain, il abattit à l’aveuglette la lame de son épée sur ce maudit piaf. Il entendit avec satisfaction le délicat petit bruit si jouissif des os qui se broient sous le fer. Sans plus attendre, il se retourna et regarda d’un air joyeux sa victime. Un goéland. Ça faisait longtemps qu’il n’avait plus tué et cette mort, ne serait-ce d’un vulgaire oiseau lui rendit sa bonne humeur.
Il essuya sa lame sur les plumes de l’animal et sans autre sommation le dévora à pleines dents.

*Aah, ça fait du bien. Bon, qu’est-ce que je fous maintenant ?*

Il se leva et regarda autours de lui : rien. De la mer à perte de vue et ce soleil solitaire qui tape de ses rayons brûlants tout ce qu’i…

*Hep minute, d’accord je suis dans les vapes, mais tu ne viens pas de déjà dire ça il y a quelques lignes plus tôt ?*

[Oups, oui, au temps pour moi…]

Donc, il se trouvait au beau milieu de nulle part perdu à tout jamais dans l’immensité aqueuse de l’océan. Désespéré et assommé par le soleil, il s’évanouit à nouveau.


« - Oh, y’a rien à piller dans cette barque ! Juste une épée rouillée et une clé en fer. Enfin je me demande si j’ai bien fouillé le corps. En même temps, il ne m’inspire pas confiance… Tiens, toi, refouille le corps !
- Mais chef, vous l’avez déjà fait !
- Ben justement, vous avez vu que c’est sans risque.
- Bon, bon d’accord, mais j’veux ma part s’il y a quelque chos…
- Tais-toi et fouille ! »

Le larron commença à fouiller méticuleusement le corps mais un poing vint le cueillir en plein menton, l’envoyant directement à la flotte. Le corps se massa rapidement son poing droit et se leva, l’œil injecté de sang et le regard méchant. Et, sans prévenir, il fondit sur le chef. Celui-ci pointa pas très sûr de lui l’épée du corps vers son propriétaire. Mais le fouillé n’en tint compte et la dévia avec une aisance déconcertante. Il empoigna le chef et d’un coup de boule, lui brisa le nez dans un giclement de sang. Puis il le balança contre le bastingage de la barque avec fracas, ce qui lui brisa la nuque.
Amusé, le corps se retourna et regarda avec un regard malicieux et morbide le troisième pillard terrorisé. Celui-ci tremblait de peur et implorait son ex-victime de lui laisser la vie.

« - Je ne te tue pas qu’à une condition, que tu sautes dans l’eau. »

Trop heureux de pouvoir échapper à son agresseur, l’homme sauta à l’eau dans un disgracieux et horrible plongeon qui fit un plat remarquable. Mais il déchanta bien vite quand il vit des ailerons effleurer la surface de l’eau et se diriger vers lui. Il tenta de remonter à bord mais l’occupant du navire lui trancha la main, ce qui eut pour effet d’exciter squales qui tournaient tous autour de l’infortuné et de la source de sang. Un attaqua et repartit avec en guise de trophée une jambe. Les autres se jetèrent aussi dessus, et dans un bouillonnement, l’eau se teinta de rouge avant de redevenir verte à cause des planctons.
Puis, l’occupant de la barque balança à l’eau celui qui fut un temps était chef de cette troupe débile. Il chercha du regard l’embarcation par laquelle les pirates d’eau douce étaient venus mais il ne vit qu’un radeau coulant.

*Je l’ai déjà dit il y a quelques temps mais qu’est-ce que je fous ?*

Il contempla la mer et remarqua qu’à l’ouest des nuages menaçants s’approchaient doucement. Aussi, il n’y avait pas fait attention mais il s’en rendit compte maintenant : le vent forcissait. Tout laissait présager à un grain futur, un sérieux grain même d’après la jolie coloration grise-noirâtre des nuages.
N’ayant rien d’autre à faire, il prit la barre et attendit sereinement l’arrivée de l’orage.

Cela faisait trois heures maintenant qu’il naviguait dans la mer déchainée. Des bourrasques de vent lui cinglaient le visage et de lourds paquets d’eau s’abattaient sur la frêle embarcation. Rien, dans cet univers apocalyptique ne semblait montrer signe de vie humaine à part sur l’infortunée barque.
Essuyant l’eau qui lui dégoulinait le visage d’un revers de manche détrempée, il guettait au loin la future vague, essayant de la prendre de face afin de ne pas se faire renverser.
Soudain, alors qu’il venait de sortir d’un creux de cinq mètres, il vit une lumière faible et intermittente. Un bateau ! Il fallait qu’il se dirige vers lui !
Rassemblant ses forces, il hissa un petit carré de voile afin d’essayer de se diriger dans cette tempête. Tant bien que mal, malgré ses piètres connaissances maritimes, il réussi à se rapprocher un peu. Il pouvait maintenant distinguer précisément les formes du voilier lorsqu’il était au sommet des vagues.
A ce moment là, le mât craqua et le morceau attaché à la voile partit au loin, emporté par le vent.

*Oh %#$ù£ ! Bon tant pis, je n’ai pas le choix…*

En catastrophe, il prit deux godilles et se mit à godiller (comme son nom l’indique) vigoureusement.
Le vent lui cinglait le visage (ou je sais, je l’ai déjà dis) et la tempête semblait forcir encore. Mais il en fallait plus pour le décourager. Bien plus que ça.
C’est alors que la frêle embarcation émit un craquement sinistre et une voie d’eau se déclara à bâbord.

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Mer 27 Fév - 20:09

*Mais c’est pas possible, y’a quelqu’un qui écoute mes pensées ou quoi ?*

La fuite prit de plus en plus d’importance, et submergée par le débit de l’eau qu’il tentait vainement d’écoper (oui je sais, c’est pas clair pour vous mais moi si donc…) la barque sombra dans les profondeurs obscures des abysses abyssales.
Il se raccrocha in extremis à une planche de bois – tout ce qui restait de fut un temps la barque fière et vaillante – et, battant des jambes, se dirigea vers le voilier, sa seule chance de s’en sortir.
La nage fut dure mais il put enfin approcher le navire. Mais il n’y avait aucune prise pour monter à bord et il n’avait pas envie de se faire remarquer. Il cherchait désespérément un moyen d’entrer quand soudain une vague le souleva et le propulsa sur le pont.
Un peu sonné, il se releva et regarda autour de lui : personne. Bizarre quand même que sur un si gros bateau personne ne soit sur le pont. Tant mieux. Alors une idée s’apparu à lui, claire, nette, précise : il fallait qu’il tue le propriétaire du voilier qui était à bord.
Aussi, il avait une impression étrange : il connaissait le bateau. Pourtant, il était sûr de n’être jamais monté à bord. Enfin il pensait. Guidé par des souvenirs obscurs, il se dirigea vers l’entrée, espérant ne pas se faire repérer par les matelots.
Il progressa rapidement, faisant fi du roulis et du vent, arpentant d’un air décidé le ponton. Il arriva devant la porte : fermée. Aucune importance, il frappa deux coups brefs et trois coups plus longs. Tout de suite après, la porte s’ouvrit et il s’engouffra à l’intérieur. Sans même laisser le temps à celui qui avait ouvert la porte de la refermer, il l’assomma sans sommation. Puis il ferma la porte et regarda la victime qu’il avait envoyé sucrer les fraises. Un elfe noir d’une centaine d’années, habillé avec une curieuse combinaison et avec un gilet bizarre. Aussi, une arbalète était accrochée à son côté droit. Sans plus attendre, il revêtit l’accoutrement de l’elfe et recommença à arpenter les couloirs du bateau, cherchant le propriétaire de ces lieux.
Enfin, après plus de cinq minutes de déambulation à éviter les gardes et le personnel, il arriva devant une porte marquée « Petit salon ». Il entrebâilla la porte, et voyant que la pièce était assez grande et qu’il n’y avait personne, y pénétra.
Richement décorée de tentures et de bois précieux, la pièce était éclairée par un lustre en cristal du nord et par quelques chandeliers de bronze. Comme s’il savait ce qu’il avait à faire, il alla se planquer dans l’armoire qui était vide et attendit.
Il n’attendit pas longtemps et bientôt, la porte par laquelle il était entré se rouvrit et un elfe noir d’un certain âge, entouré de trois petits marmots braillards entra. Il y avait aussi deux autres elfes noirs dans la force de l’âge –des gardes du corps sans doute.
L’elfe âgé qui était le propriétaire de ce bateau s’assit sur un canapé de cuir et se mit à lire un livre, tournant le dos à l’armoire. Les trois gosses jouaient paisiblement à un jeu de dés et les deux gorilles encadraient la porte principale.

Maintenant, c’est maintenant qu’il devait tirer, accomplir sa mission. Une mission, mais quelle mission ? Il n’avait pourtant aucune souvenance d’ordre quelconque ordonnant la mise à mort de cet individu. Pourtant, au fond de lui, il savait qu’il devait le tuer, il n’y avait pas à discuter. Ainsi, telles étaient les choses. Ecrites. Cet homme devait mourir, point barre. Il n’y avait pas d’autres explications à chercher.

Discrètement, il arma l’arbalète et, soupesant son équilibre, entrebâilla la porte de l’armoire. Il visa la nuque à découvert de l’elfe et attendit. Quoi, il ne saurait le dire. Quelque chose dans la scène l’empêchait de tirer. Pourtant, il savait qu’il devait tuer cet elfe, mais il n’y arrivait pas. Quelque chose qui le bloquait.
Tout à coup, un des enfants se retourna et le fixa longuement. Puis, comme soudain conscient du danger qu’il courait, son visage se décomposa et il se mit à brailler.

*Aaaaah, mais qu’est-ce que j’ai fait ?*

Sans demander son reste, l’assassin se jeta tel un diable sortant d’une boîte hors de l’armoire et se précipita vers la porte dérobé. Elle n’était pas verrouillée mais le temps qu’il l’ouvre, il sentit trois carreaux se planter profondément dans son corps. Il n’en tint compte et, chancelant, sauta pardessus bord dans la mer toujours déchainée. A l’instant même où il entra en contact avec l’eau, un petit globe de lumière s’alluma et se mit à clignoter périodiquement.
Il sentit alors qu’il commençait à perdre connaissance, et, à bout de souffle euh force, il s’évanouit, bercé par les vagues hautes comme un éléphant et les hurlements du vent…


Hawong le marin avait l’habitude des tempêtes. Il aimait ça même, le déchainement des éléments, preuve que l’être humain n’est rien comparé à la puissance divine. Néanmoins, il trouvait cette tempête un peu bizarre. En effet, elle était apparue comme ça, sans aucun avertissement. Des nuages s’étaient rapidement formés à l’ouest et avaient recouvert le ciel, empêchant même la plupart des rayons de soleil de passer.
Mais, même par ce temps là, il ne pouvait se permettre de rêvasser. Car il avait un travail à faire, et il était payé pour ça, pas pour regarder les grains. Ainsi, essuyant machinalement son visage détrempé, il scruta à nouveau l’horizon à la recherche d’une baleine. L’œil vif et entraîné, il était sur le bateau celui qui voyait le plus de baleine. Mais aujourd’hui, il n’avait pas de chance, il n’en avait pas vu. Pourtant, il l’avait entendue, très bien entendue, mais impossible de la localiser.
Là, à tribord, une lueur suspecte, peut-être une baleine à écailles d’argent, l’espèce la plus rare et pourtant la plus savoureuse. Celle qui rapporte le plus. Toute la fatigue des heures passées à guetter disparut et, revigoré, il chercha à retrouver cette lueur suspecte. Oui, à trois heures, là, un scintillement. Même au plus fort d’une tempête, cette baleine brillait de mille feux. Pourtant, la réverbération lui semblait bien périodique, toujours le même. Non, ça ne pouvait être une baleine. Autre chose alors mais quoi ? Le courant lui était favorable et la source de lumière se rapprochait de plus en plus. Désormais, il voyait clairement la source de lumière, et elle semblait être attachée à une masse sombre. Un corps ?

« - Un homme à la mer ! »

Cette voix puissante, plus forte que le vent, c’était celle de Wang, toujours prêt à lui piquer les baleines. Mais il devait avouer, il avait été plus fort sur ce coup là.
Le corps se rapprochait de plus en plus et Wang, accroché au bastingage essaya de repêcher ce corps avec une gaffe. Il n’y réussit pas au premier coup et deux autres personnes durent aider à hisser le corps. Le médecin de bord, Chung, demanda aux deux personnes de le mettre sur un brancard et de l’amener à l’infirmerie.


Chung précédait les brancardiers, ouvrant pour eux les portes et dégageant le passage. Mille questions le taraudaient mais il avait autre chose à faire, il devait s’occuper du naufragé.
Ils arrivèrent enfin à l’infirmerie et ils déposèrent le corps sur la table d’opération. Il demanda à ceux qui avaient porté le blessé de le laisser seul.
Seul, il commença à ausculter la victime. Son corps était bien bâti et irradiait de puissance. Sa peau était blanchâtre mais peut-être était-ce dû au séjour dans l’eau. Aussi, il lui semblait que ses canines étaient plus longues que la normale. Mais il n’avait pas le temps de s’y attarder car il avait remarqué plusieurs carreaux fichés dans son corps.
A l’aide d’un scalpel, il retira prudemment et précautionneusement les trois carreaux et commença à désinfecter les blessures. Mais son pouls était très faible et il lui fallait des herbes. Elles étaient dans le local à côté et il se dépêcha d’aller les chercher. Mais quand il revint, le corps avait disparu.
Il n’eut pas longtemps le loisir de se demander où était passé son blessé, celui-ci lui tordit le bras derrière le dos et le bloqua la tête contre la table d’opération, lui pressant la gorge de son propre scalpel. Une voix glaciale mais d’une langue qui lui était inconnue l’interrogea :

« - Qu’est-ce que vous faites ?
- Quoi ? »

La voix reposa sa question, mais cette fois-ci dans la langue de son interlocuteur, c'est à dire en darshanite :

« - Qu’est-ce que vous faites ?
- Euh, et bien j’essaye de vous soigner…
- Pourquoi ?
- Je… Je vous ai repêché dans la mer…
- La mer ?
- Oui, un marin vous a aperçu à la dérive dans la tempête et on vous a repêché. On vous a ensuite amené jusqu’ici où j’ai enlevé les trois carreaux d’arbalète qui étaient plantés dans vous.
- Ah ?
- Oui, et comme votre pouls était très faible, je suis allé chercher des herbes médicinales dans la remise à côté. Et quand je suis revenu, vous aviez disparu. »

Comme pour montrer sa bonne foi, il agita sa main gauche qui contenait un bocal d’herbes jaunes. Le blessé relâcha sa prise et il laissa le médecin se retourner. Il put le dévisager et alors il comprit : il avait soigné un vampire ! Qu’importe, d’après son Serment d’Hypocrite, il se devait de soigner tout le monde à part les orcs et certains gobelins.
Se ressaisissant, il se rendit compte que le vampire ne s’était pas présenté.

« - Moi, je suis Chung le médecin de bord, et vous qui êtes-vous ?
- Je suis… je… je m’appelle… »

Le vampire hésita longuement avant d’avouer :

« - Je… je ne sais plus… Je ne me rappelle plus de rien. »

Il semblait complètement perdu et Chung ne savait que faire pour essayer de lui faire retrouver sa mémoire. Finalement, il alla chercher une bouteille de saké et en proposa au vampire. Celui-ci but toute la bouteille d’un trait et, titubant, s’écroula sur le lit au fond de la salle.
Bon et ben qu’est-ce que je vais faire de lui ? J’espère qu’une bonne nuit de sommeil lui fera du bien pensa-t-il. Il nettoya ses instruments et jeta à la mer les carreaux d’arbalète.
Puis, complètement crevé par la rude journée et encore tout retourné de l’agression de son patient, il se dit qu’il devrait dormir pour récupérer lui aussi. Il alla donc dans une salle à côté et, prenant juste la peine d’ôter ses chaussures, s’endormit d’une masse sur le lit.

To be contunued.

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Sam 1 Mar - 20:43

Avec un gigantesque mal de crâne, il se réveilla le jour suivant. Le médecin lui apporta un plateau repas composé d’un bol de riz, de quelques émincés de poulet au piment avec quelques légumes marinés. Comme dessert, il y avait quelques morceaux d’un fruit rouge à l’eau avec des pépins noirs dedans. Il mangea tout sans rechigner mais il trouvait quand même que ce n’était pas suffisant à son appétit vampirien ou vampiresque non vampirique. Il en redemanda et ce ne fut qu’à partir du sixième plateau qu’il fut enfin rassasié, mais la bouche en feu à cause du piment. Assoiffé, il demanda à boire mais le médecin ne lui donna qu’un liquide blanc et infâme – du lait de soja d’après ce qu’il avait cru comprendre – qui eut quand même pour effet d’apaiser la chaleur qui lui consumait la bouche.
Puis, il se leva, et chancelant un peu commença à marcher. Il n’avait plus du tout mal là où quelques temps auparavant il avait eu des traits fichés, et le médecin remarqua que curieusement, ses blessures étaient déjà cicatrisées. Il dut ensuite convaincre le vampire qu’il fallait qu’il lui enlève les points de suture mais il lui affirma que son corps allait assimiler les fils de soie et que ça ne le gênait aucunement. Intrigué par une telle constitution, il décida de le laisser faire.
Le vampire déambulait au hasard des couloirs, observant tout comme s’il cherchait à s’en imprégner. Un matelot qui justement les cherchait leur dit que le capitaine souhaitait rencontrer le rescapé que son équipage avait secouru. Ils suivirent donc le matelot à travers le bateau jusqu’au carré des officiers où le capitaine les attendait.
Le bateau, une énorme jonque à cinq mâts, était un navire-usine spécialisé dans le traitement des baleines. D’un équipage de plus de mille hommes, ce navire vivait jour et nuit au gré des chasses et des dépeçages. Avec d’énormes capacités de stockage, le baleinier pouvait rester jusqu’à un an en mer, possédant d’importants frigos à glace et une usine de désalinisation de l’eau. Aussi, le bateau était si grand qu’il y avait même des potagers permettant de cultiver quelques plantes à très bon rendement, notamment au niveau des vitamines. En plus, il y avait aussi un troupeau de chèvres spéciales adaptées à un régime à base d’algues – les algues étant récupérés sur le gouvernail sur lequel elles s’accrochaient chaque jour en quantité bien plus que suffisante.
Le carré des officiers grouillait de monde, chacun s’affairait à manger, lire, étudier des documents où faire philosophie avec les supérieurs. Quand l’équipe entra dans ces lieux, toute activité cessa et toutes les têtes se tournèrent vers le vampire – dont beaucoup n’en avaient jamais vu qu’en représentation dans des parchemins ou sur des cerfs-volants.
Ainsi, ils regardèrent tous l’être blanchâtre au regard sombre se diriger jusqu’aux appartements du Maître Capitaine.
Ses appartements étaient richement décorés de boiseries et de soieries précieuses. Le soleil perçait à travers des fenêtres d’une propreté irréprochable dont des rideaux de velours rouges pendaient de chaque côté.
Le médecin et le matelot laissèrent là le vampire et un page prit la relève. Ils arrivèrent dans une pièce dont trois des quatre murs étaient vitrés. Il y avait des toutes petites plantes de partout et un vieux monsieur chauve tout ridé avec une moustache qui descendait en deux longues tresses jusqu’au sol habillé d’une robe bleue qui coupait patiemment avec de petits ciseaux d’argent (92.5% d’argent) les bourgeons d’un balorne rabougrit. Le page prit la parole :


« - Ô grand Maître Capitaine vénéré, ô vous qui avez laissé des traces de votre existence dans les quatre coins du globe terrestre, ô vous qui part sept fois avez fait le tour de la Terre, ô vous qui avez révolutionné l’art de naviguer, ô vous qui dans votre immense gratitude avez découvert plus de cent autres espèces de bonzaï, ô vous qui êtes l’idole des matelots de ce ô combien magnifique navire que vous dirigez, ô Maître Capitaine tout puissant, voici comme vous l’avez demandé le rescapé que nous avons repêché des terribles et profondes mers d’Iowakasturokotakakiki. Permettez-moi ô Maître Capitaine Vainqueur des Sept Epreuves de me retirer et d’aller me faire fouetter pour mon temps dépensé à chercher celui dont vous vouliez faire la connaissance. Mais avant cela, ô Grand Maître Capitaine source de tout respect, je dois vous prévenir que la personne ici présente parle par une extraordinaire chance notre langue.
- Allez donc, mon brave, ce que vous trouvez qu’il convient de faire exécuter. »

Sur ce, le page, après s’être courbé en avant jusqu’à toucher le sol et frappé solennellement l’épaule gauche sept fois se retira à reculons. Le vieillard qui en fait devait être le capitaine de ce vaisseau dont les exploits – légendaires ou réels – avaient été comptés par le page se tourna vers le vampire et lui adressa de ses yeux profondément enchâssés dans son crâne un regard froid à travers ses lunettes en demi-lune cerclées d’or (24 carats 100% de l’or). Puis, après avoir dévisagé son interlocuteur, comme s’il avait pesé et choisit chacun des mots qu’il allait utiliser, il prit, après une longue inspiration, la parole :

« - Bien. Quelle est votre identité ?
- Je n’en sais rien, j’ai fort malencontreusement perdu la mémoire et je n’arrive pas à la retrouver.
- Optez pour des lunettes, nous avons justement à bord un maître verrier qui pourra vous diagnostiquer la meilleur correction possible.
- Pardon ?
- Non, laissez tomber (plaf !). Mais vous dites être un amnésique, or (24 carats…) comment pensez-vous avoir perdu ce qui vous servait de mémoire ?
- Je n’en sais rien puisque je ne me souviens plus de rien jusqu’à ce que votre médecin de bord m’ai opéré.
- Mmm, fort ennuyant cela est. Mais sur votre curieux et original accoutrement, ou dans vos effets personnels, n’y a-t-il rien là qui puisse par félicité vous faire recouvrir à votre mémoire ?
- Je ne crois pas, tout ce que j’ai, c’est une clé en bronze représentant un trèfle à quatre feuilles.
- Vous ne croyez pas ou vous ne voulez pas ? N’êtes-vous pas par exemple un criminel notoire et par ce stratège éculé vous tenteriez de recommencer une nouvelle vie ailleurs espérant la bonne clémence de dieux imaginaires et inconscients ? Mais laissez-moi plutôt examiner votre clef, peut-être que par chance pour vous, j’aurais déjà vu ce modèle quelque part. »

Le vampire tendit la clé à l’humain qui l’observa attentivement. Perdu dans des pensées lointaines, il revint brusquement à la réalité, redonnant la clef au vampire :

« - Curieux cela est. Cela est curieux car en effet il me semble connaître la symbolique de cette plante. Car en effet, elle est l’emblème d’une chaine de banques tenue par des gnomes. Il y en a d’ailleurs une au Darshan, dans la cette chère ville qu’est Noukhöngon.
- Et quand pourrais-je y aller ?
- Dès que notre navire aura rempli ses quotas. Pas avant il ne pourra.
- Et quand vous estimez que les quotas seront remplis ?
- Pas avant deux mois, j’en ai bien peur. Car certes, le navire ne doit chasser plus qu’une seule baleine, seulement, c’est la plus rare qu’il soit, et sa chasse dure particulièrement longtemps.
- Mais vous êtes loin des côtes ?
- On ne les voit pas depuis le navire. Mais comme la Terre est ronde, la terre n’est pas si loin que ça.
- Je ne pourrai pas vous emprunter une barque ?
- Non, il n’en n’est pas possible. Nous n’avons déjà pas assez de barques de sauvetage, nous ne pouvons nous permettre d’en laisser filer.
- Bien… Mais vous êtes loin ou pas des zones où la baleine que vous chassez est censée habiter ?
- La baleine est une grande migratrice, et le seul endroit qui peut être prédit sûrement est le lieu de fécondation. En effet, lorsque la baleine est en chaleur, elle retourne là où elle est née. Or (12 carats – le reste a été piqué par des touristes qui ont gratté…), à chaque baleine une propre zone lui est spécifique. Et d’après la base de données de notre Oracle, la Section de Qualité de Laitance de l’engeance de la baleine que nous avons besoin n’est qu’à deux jours de navigations.
- Si vous y allez rapidement, je pourrais peut-être vous la trouver votre baleine.
- Je vous crois, on dit que les vampires sont dotés de grands pouvoirs. »

Le vieux se retourna et secoua légèrement une petite cloche de laiton. Un faible tintement fut émis et à peine deux secondes plus tard, le page se présenta, le front raclant le sol (en moquette tissée de fils d’ors 24 carats…) et du sang tachant le dos de sa tunique :

« - Ô grand Maître Capitaine vénéré, ô vous qui avez laissé des traces de votre existence dans les quatre coins du globe terrestre, ô vous qui part sept fois avez fait le tour de la Terre, ô vous qui avez révolutionné l’art de naviguer, ô vous qui dans votre immense gratitude avez découvert plus de cent autres espèces de bonzaï, ô vous qui êtes l’idole des matelots de ce ô combien magnifique navire que vous dirigez, ô Maître Capitaine tout puissant, voici comme vous l’avez demandé le rescapé que nous avons repêché des terribles et profondes mers d’Iowakasturokotakakiki. Que puis-je pour vous ô Maître Capitaine Vainqueur des Sept Epreuves ?
- Fais accélérer le rythme de la cadence jusqu’au site de ma Section de Qualité de Laitance de l’Oracle.
- Il en sera fait selon vos ordres, ô Maître Capitaine roi des Six Nations du Darshan. »

Le page se retira à nouveau dans un froissement de soieries, le front toujours raclant contre la moquette précieuse. Le capitaine se tourna soudainement vers le vampire et, le regard menaçant, lui lança :

« - J’espère que je ne consomme pas mes hommes pour rien… »

Le ton de la phrase fit comprendre au vampire que la conversation était finie. Il inclina légèrement la tête et repartit par où il était venu, une paire de ciseaux en argent en plus dans la poche.

*Mais dans quelle galère je me suis fourré ? Comment je vais la trouver cette fichue baleine ?*

Il marcha longtemps le long des couloirs, perdu dans ses sombres pensées, saluant mécaniquement d’un petit hochement de tête toute personne qu’il croisait. Il finit par arriver devant une porte au fond d’un couloir dont l’inscription indiquait « Oracle, spécialiste de la Base de Données ». Il hésita longuement et finalement toqua à la porte.

To be continued…

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 2 Mar - 20:25

« - Entrez donc cher vampire, et ce n’est pas grave pour le vase. »

Le vampire tourna la poignée et poussa la porte. Mais comme les gonds étaient très bien huilés, la porte s’ouvrit un peu violement et alla en fin de course percuter un vase.


*Mince, mais qu’est-ce que j’ai fait… Mais comment il savait ça lui ?*

A l’intérieur, une foultitude de bibelots croulait sur les étagères. Des vêtements traînaient un peu partout et de la terre était répandue au sol. Plus loin, un pot de fleurs brisé expliquait la présence de la terre. Là-bas, des planètes tournaient autour d’elles grâce à un automate. Et au milieu de tout ça, un homme d’un certain âge (on utilise cette figure de style afin de ne pas blesser la personne en question mais généralement, quand on dit ça, c’est qu’elle est très vieille) chauve avec une moustache tressée qui descendait en deux extrémités jusqu’au sol, des lunettes en demi-lune dont le plaquage or (6 carats, c’est du faux…) avait disparu suite à de très nombreuses chutes était assis tranquillement sur un tabouret. Il était habillé d’une espèce de pyjama bleu passé et avait aux pieds des tabourets pour nains attachés. Il tenait de ses mains tremblantes et ridées une espèce de galette métallique dont un côté poncé brillait tel un arc en ciel tandis que l’autre face arborait des inscriptions étranges.
L’Oracle contempla avec sagesse le vampire qui se tenait devant lui, acquiesça longuement et, après avoir réfléchit à toutes les tournures de phrases possibles, prit la parole :

« - Ainsi, voilà celui par qui tout va recommencer ?
- Pardon ?
- Ce n’est rien, oubliez. Vous êtes donc le naufragé et vous êtes devenu amnésique. Donc que puis-je pour vous ?
- Je ne sais pas, je suis arrivé ici par hasard, je marchais aléatoirement dans les couloirs de ce navire.
- Hmm, intéressant. Et ainsi donc, vous avez été attiré ici par une force intérieure résultante de l’envie inconsciente du tréfonds profond.
- Quoi ?
- Je dis que si vous avez été attiré ici, ce n’est peut-être pas un hasard.
- Mais vous, vous êtes un oracle ?
- C’est une remarque forte judicieuse ; en effet, je suis Oracle.
- Et vous devinez le futur non ?
- Euh oui, par bribes…
- Vous avez bien prédit que j’allais casser le vase, non ?
- Certes, certes, mais où voulez-vous en venir ?
- Et bien vous ne pourriez pas me dire qui je suis ?
- Vous êtes un vampire en quête de passé…
- Oui, ça je le sais, mais justement, vous ne pourriez pas me dire qui j’étais avant ?
- C’est à vous de le dire, je ne peux dévoiler ce qui reste caché.
- Mais alors qu’est-ce que vous faites ?
- Je vais vous dire ce que je fais et en quoi consiste mon métier. »

Il inspira longuement et reprit la parole :

« - Il y a la Terre et ailleurs les dieux. Les dieux ont créé la vie sur Terre. Ils ont notamment créé des espèces intelligentes. Elles sont libres d’agir à leur guise. Mais pour le reste, c’est les dieux qui fixent le fonctionnement. Ainsi, tous ces comportements sont inscrits dans la Base de Données des dieux. J’ai, grâce au Talent, la capacité de lire cette Base de Données. Seulement, le pouvoir de La lire n’est pas tout, il faut aussi pouvoir L’interpréter. Or, si quelqu’un peut La lire, il est très rare que quelqu’un puisse La comprendre.
- Mais, vous dites que dans cette base de données, tout y est noté sauf le comportement des êtres humains (& associés), or comment pouvez-vous avoir deviné qui j’étais et que j’allais casser le vase ?
- Ce que je ne sais pas, je le crée. Ainsi, j’ai su qui vous étiez grâce à un judas, et j’ai fait exprès de mettre le vase derrière la porte qui d’ailleurs est sur-huilée. Mais si je fais tout cela, c’est pour me donner une crédibilité à ceux qui ne croient pas en la Base de Données. Mais comme vous, vous La croyez, je vous révèle mon stratège. Et j’espère de vous que vous ne l’éventerez point.
- Vous pouvez me faire confiance. »

L’Oracle lui fit signe qu’il pouvait se retirer et le vampire partit après avoir incliné légèrement la tête.

*Mais qu’est-ce que c’est que ce fou ? Bon ben qu’est-ce que je vais faire en attendant ?*

Il se remit à marcher au hasard le long des couloirs, se demandant bien ce qui allait encore lui arriver.
Il marchait quand il entendit le bruit caractéristique d’un carreau d’arbalète qui part. Inconsciemment, il se jeta à terre.
Alors, sa vue se troubla et il vit un voilier dans la tempête mais la vision évanescente s’effaça rapidement. Quand il releva la tête, il vit que le trait s’était fiché quelques mètres plus loin dans la porte devant lui.

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 2 Mar - 20:25

« - Excusez-le, il débute et maîtrise mal son arme. »

Il se releva d’un coup et se retourna. Derrière lui se trouvait un autre type chauve avec les moustaches tressées […] avec à côté un petit jeune tout confus qui fuyait le regard du vampire. Une arbalète vide pendait à sa main droite. Le vampire, encore troublé par sa vision, balbutia :

« - Qqui êtes-vous ?
- Je suis Maître Fû, et voici mon jeune élève Kiyo. Je lui enseigne l’art de se battre. Mais vous avez d’excellents réflexes, où avez-vous appris ceci ?
- Je ne sais pas, j’ai perdu la mémoire.
- Voilà qui est fort fâcheux. Mais en guise de dédommagement, voulez-vous faire un tour à l’armurerie et au dojo de combat ?
- Pourquoi pas, puisque je n’ai rien à faire.
- Alors suivez-moi. »

Fû se retourna et sans même vérifier que le vampire le suivait, partit dans les dédales de couloirs. Au bout d’une demi-heure de marche et trois culs de sac plus loin, ils arrivèrent enfin devant une porte avec marqué dessus : « Maître Fû, maître d’arme et de combat ». Ils entrèrent et dedans, c’était le bazar pas possible. Des hommes se battaient, d’autres tiraient à l’arc ou à l’arbalète, d’autres encore lançaient des étoiles de jet, un groupe s’entraînait au douloureux maniement du Nunchaku et un au gradé courait le katana au clair après une jeune donzelle.
Quand tout le monde se rendit compte que le grand maître d’arme était là, ils stoppèrent immédiatement toute activité et restèrent immobiles. Seule la fille essoufflé en profita pour mettre le plus de distance possible entre elle et l’officier.
Fû amena le vampire au champ de tir :

« - Tenez, essayez donc l’arbalète. »

Joignant le geste à la parole, il tendit une arbalète au vampire et indiquant la cible, se décala et attendit. Le vampire arma l’arbalète, épaula et visa.

*Je sens l’arbalète dans ma paume. C’est une arbalète basique de conception moyenne. Elle n’est pas bien équilibrée, elle penche en avant. Si je tire avec la cible dans la mire, je risque de la rater. Il faut que je compense. Voilà, là c’est bien.*

Le vampire pressa la détente et le carreau alla se ficher pile dans la cible, sous le regard ébahi du vieux Fû. Il prit à nouveau la parole :

« - Bien. Maintenant, voyons voir votre agilité au lancer. »

Il lança cinq objets à la suite qui allèrent tous se planter dans le poteau à côté du vampire. Celui-ci, sans se désarmer, déplanta un shuriken et, après l’avoir soupesé, le lança vers la cible. L’étoile de jet partit de sa main en tournoyant et rasa la tête de l’homme de paille à à peine un centimètre. Le vampire, comme s’il avait compris saisit une autre étoile et la lança sans forcer. Elle vola à travers la pièce et alla se planter pile dans la gorge du mannequin. Le maître acquiesça :

« - Bien bien, voyons maintenant votre agilité au couteau. »

Le vampire détacha un couteau et, après avoir évalué son poids et son équilibre, il le lança d’un mouvement sec. Le couteau partit en tournoyant mais toucha la cible du côté du manche. Mais le vampire sans attendre en détacha un autre, et presque dans le même geste le lança sur la cible. Le couteau vola et se planta jusqu’à la garde dans l’emplacement de l’orbite.
Fû grimaça rapidement et reprit la parole :

« - Pas mal, mais encore une dernière chose. Cette fois-ci essayez de lancer le dernier couteau dos à la cible. »

Il regarda le vampire l’air moqueur mais déchanta bien vite quand il vit le vampire dos à la cible se tourner et dans le même geste lancer le couteau qui traversa la pièce en sifflant et alla se planter entre les deux yeux.
Le vieux maugréa et, faisant volte face lança :

« - Bien, voyons maintenant votre aptitude à mains nues. »

Il emmena le vampire jusqu’à une salle où le sol était recouvert par un matelas ferme. A un mur étaient accrochés deux katanas d’ornementation. Le maître referma la porte et, se plaçant sur un cercle, invita le vampire à se placer sur l’autre cercle en face. Le vampire se mit en position et le maître d’arme salua. Puis sans prévenir lança son poing droit sur le vampire.
Le vampire dévia facilement le coup avec son bras droit mais dut se baisser afin d’éviter un coup de pied latéral gauche vicieux.
Le maître fut surpris que son adversaire ait réagi si vite mais il ne s’en offusqua point et repartit à l’attaque dans une série de coups de poings et de pieds. Le vampire parait chaque coup à l’aide de ses bras ou ses jambes et évitait les autres. Il ne semblait pas vouloir attaquer. Le maître s’en montra déçu et lui en fit méchamment part :

« - Ainsi, là est tout ce que vous savez faire ? Eviter les coups et tuer de loin ? »

Mais sans laisser le temps de répondre, il repartit à l’attaque, le pied droit en avant. Le vampire bloqua le pied contre sa hanche et d’une rotation renvoya son agresseur. Le vieux roula et se releva, le sourire aux lèvres :

« - Voilà quelque chose d’un peu plus potable… »

Cette fois-ci, il partit à l’attaque le poing gauche en avant mais le bras droit armé. Le vampire dévia le coup et para le crochet du droit avec une facilité déconcertante. Le vieux envoya alors un revers du droit mais il fut bloqué et le vampire renvoya en retour un coup de boule qui mit le maître à terre. Il se recula et laissa à son adversaire le temps de se relever.
Le vieux, d’un coup de reins se remit sur pieds et fonça sur le vampire, armant au dernier moment son pied gauche. Le vampire évita sur la gauche et frappa de tout son poids la rotule droite, manquant de la briser. Fû, d’un rapide mouvement de la jambe se démit de la pression et roula à terre. Il se releva et regarda d’un œil méchant le vampire :

« - N’ayez peur de me faire mal, j’ai un guérisseur qui… »

Sans même prendre la peine d’achever sa phrase, il attaqua en balayant de la jambe droite. Le vampire sauta pour éviter mais pas assez vite, sa jambe droite fut touchée et il s’écroula au sol. Fû se prépara à asséner un coup violent mais le vampire tournoya sur lui-même, battant l’air de ses jambes. Il se releva facilement dans son élan et sauta sur son adversaire, lui envoyant plusieurs coups de pieds pas tous parés au visage. Il retomba et se remit en garde, observant la réaction de son adversaire. Le maître d’arme paraissait étonné des performances du vampire, mais il ne le montra pas longtemps, repartant aussitôt à l’attaque.
Il sauta en l’air et saisit entre ses pieds la tête du vampire. Puis il tournoya, le mettant à terre. Mais le vampire ne se laissa pas faire pour autant et dans sa chute entraîna le darshanite. Celui-ci lâcha prise quand sa tête heurta le sol.
Ils se relevèrent tous les deux et se regardèrent l’air méfiant chacun l’autre. Fû attaqua à nouveau mais feinta au dernier moment, esquivant sur la droite afin d’éviter la confrontation. Il roula et se releva face au mur. Il saisit alors un katana et faisant de grands mouvements, il dit d’un air morbide :

« - Maintenant, la récréation est finie, place aux chose sérieuses. Vous êtes un hom… un être mort. Vous ne devriez plus exister depuis longtemps… Mage noir… »

Il regarda l’effet que sa révélation avait eu sur le vampire mais celui-ci fit mine de ne pas s’y intéresser et fondit entre les jambes. Il se releva et saisit le deuxième katana tout en se retournant. Alors Fû attaqua d’un violent coup de taille. Le vampire para et contre-attaqua d’un coup d’estoc. Le maître dévia la lame et renvoya un autre puissant coup de taille d’une force peu ordinaire comparé à sa musculature. Le vampire para à nouveau mais remarqua qu’une entaille marquait sa lame là où il avait contré celle de son ennemi.
Tous les deux se tournaient autours, s’observant l’un l’autre, cherchant une ouverture dans la garde. Le maître attaqua à nouveau d’un coup d’estoc mais le vampire bloqua la lame. Chacun forçaient, tentant de prendre le dessus. Le vampire rompit brusquement le contact et, tout en se retournant frappa du plat de la lame la nuque de son adversaire. Celui-ci tituba mais reprit ses esprits :

« - Vous aviez une occasion, vous n’en auraient pas deux… »

Le vieux mais énergique Fû repartit à l’assaut et enchaîna tailles, estocs, parades et feintes. Mais à chaque fois, sa lame rencontrait celle de l’ennemi, et aucun des deux adversaires ne semblaient prendre les devants.
Le vampire attaqua d’un vicieux coup d’estoc mais le maître d’arme para et utilisant une de ses bottes secrètes contre-attaqua férocement et crocheta la garde du katana, l’envoyant se ficher sur la porte.

__________________
|. . . . . . . . . . . . . . . |
|. . . . . . . . . . . . . . . | V = vampire
| V F . . . . . . . . . . . -[] porte avec le katana planté
|. . . . . . . . . . . . . . . | F = Fû
| _________________|

Le vampire était désarmé mais il réussit quand même à dévier un autre coup d’estoc du pied. Mais il ne pourrait plus tenir longtemps. Il vit venir un autre puissant coup de taille et se baissa pour l’éviter mais un coup de pied du maître le faucha et l’envoya s’étaler un peu plus loin. Fû sauta sur le vampire à terre, le sabre en avant.

*Je vois arriver la lame sur moi. Je la vois arriver mille fois. Mille fois différente mais mille fois elle me touche. Je dois l’éviter, il faut que je bouge au dernier moment, mais dans quel sens ? J’étudie rapidement toutes les possibilités et je vois qu’il faut que je roule au dernier moment sur la gauche. Pas encore, dans quelques instants. Là ! Je sens le métal froid me frôler et se planter dans le sol…*

Fû abattit son sabre sur le vampire mais celui-ci roula au dernier moment sur la gauche et la lame ne le manqua qu’à quelques millimètres près. Elle alla se planter profondément dans le matelas.
Avant qu’il ait pu ressortir sa lame afin d’anéantir cet être du chaos, la porte s’ouvrit avec fracas et une voix puissante – celles du Maître Capitaine – beugla :

« - Que se passe-t-il ici ? »

Le maître d’arme se retourna prestement et regarda tel un gosse qu’on surprend à voler le Maître capitaine qui se tenait devant lui. Il élabora rapidement une histoire et la débita d’une traite à son supérieur :

« - Je lui ai proposé de s’entraîner avec des couteaux de jets et il a fait. Mais après, il m’a demandé s’il y avait un dojo, et je lui ai dit que oui. Il m’a ensuite demandé de faire quelques échanges mais il s’en emballé et a saisit un katana de décoration. J’ai moi aussi dû en prendre un malgré le sacrilège que cela représentait et j’ai lutté contre lui, et malgré le fait qu’il ait commencé avec un avantage, j’ai réussi, grâce à ma maîtrise et à mon savoir faire à le maîtriser. »

Le Maître Capitaine regarda le maître d’arme, considéra d’un air suspicieux le vampire et finalement ordonna :

« - Qu’on le mette aux fers, il sera jugé demain ! »

Le vampire regarda d’un air désespéré le Maître Capitaine et vit que le maître d’arme avait du mal à cacher son contentement.
Deux samouraïs arrivèrent et enchaînèrent le vampire, puis ils le traînèrent dans un dédale de couloirs et d’escaliers jusqu’aux cales du navire. L’un ouvrit une lourde porte et l’autre lança le vampire dedans. Ils refermèrent et tirèrent les verrous.
Le vampire, alors dans l’obscurité totale s’écroula la tête la première contre le sol rugueux…

To be continued.


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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 2 Mar - 21:52

[tu tapes plus vite que je notes, dis-moi! Yaaaaaaaaaaaa!!! j'aime!!! Je noterais quand j'aurais le temps Razz ]

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Mer 5 Mar - 18:09

[Ben ça t'en ferra encore plus à noter ^^]

*Ouch ma tête !*

Il se releva et pu voir la porte du cachot se refermer avec fracas. L’obscurité totale le baignait et le jour ne suintait qu’à travers de très maigres interstices. Mais très rapidement, il se fit au manque de lumière et put voir ce qui l’entourait : une paillasse grouillante de vermines, un pot ébréché et un quignon de pain rassis que même les rats ne semblaient pas vouloir.

*Cool, ça s’annonce bien…*

Il remarqua un trou au fond à gauche, après expertise, il conclu que ce trou devait permettre d’évacuer les besoins naturels. Le trou devait continuer durant longtemps car on ne voyait pas la mer. Par contre, on pouvait l’entendre. Aussi, on pouvait parfaitement entendre le bruit du clapot des vagues contre la coque.
Aux murs, des graffitis notifiaient le temps passé dans cet endroit lugubre par certains prisonniers – certains plus d’un an à en croire le nombre de barres faites contre la paroi –.
Les lieux ne semblaient pas être habités par autre chose que des insectes. Il n’y avait pas l’air d’y avoir de rats car une présence d’excréments et une forte odeur d’urine spécifique suffisait généralement à prouver leur présence. Néanmoins, les lieux étaient glauques et insalubres. Et surtout, il n’y avait strictement rien à faire sinon observer les cancrelats déambuler le long du plancher à la recherche de quelconque aliment comestible pour eux.
Le vampire prit donc au début un malin plaisir à écraser chaque blatte qu’il voyait. Mais au bout de deux heures passées et les semelles de chaussures totalement incrustées de débris d’insectes, la matière première commençait à se faire plus rare et l’exterminateur commençait à en avoir assez.
N’ayant vraiment rien à faire, il s’assit contre la coque, le plus loin possible de la paillasse. Il se mit alors à réfléchir sur ce qu’il avait fait et ce qu’il s’était passé.

*Mais dans quelle galère que je me suis foutu ! Qui je suis ? Mais d’abord, que me voulait ce Fû ? Et puis comment ça ce fait que j’aie compris les histoires de l’oracle ? Et d’où je sais me battre ? Comment j’ai su quand j’ai entendu l’arbalète qu’il fallait que je mette à terre ? Mais pourquoi l’élève a tiré ? Etait-ce Fû qui l’avait demandé ? Et d’ailleurs pourquoi a-t-il voulu me tuer ? Alors pourquoi a-t-il d’abord voulu que j’essaye le lancer de couteaux ? Pour me jauger ? D’ailleurs, qu’a-t-il dit ? Mage Noir ? Je serais un nécromant ? Et puis aussi, pourquoi j’ai eu une vision quand je me suis jeté à terre ? Un bateau qui navigue dans la tempête. Est-ce que le fait que ça soit une arbalète qui ait déclenché ma vision a-t-il rapport avec les carreaux que j’avais plantés dans mon corps quand ils m’ont repêché ? Et puis qu’est-ce que cette clé ? Une clef de coffre en banque ? Il faudrait que j’y aille mais comment pourrais-je, bloqué ici ? Mais est-ce que ce bateau que j’ai vu a un rapport avec le fait qu’ils m’aient repêché avec une tenue de survie ? Alors qu’est-ce que je faisais à bord de ce bateau ? Pourquoi m’a-t-on tiré dessus ? Etait-ce des attaquants ou était-ce moi qui attaquais ? Et dans les deux cas, qu’est-ce que j’aurais fait sur ce bateau ? Serais-je un assassin ou un criminel, ce qui expliquerait mon aptitude au combat ? Mais dans ce cas, j’aurais été repéré à bord de ce bateau ? Mais j’aurais voulu tuer quelqu’un ? Et pourquoi ?*

Il resta un moment à contempler la porte de la cellule encadrée par un halo (3) de lumière. Il se ressaisit :

*Non, il faut que je me concentre sur une voie, pas me disperser dans une foultitude de questions. Donc, ce qui me paraît le plus important, c’est cette histoire de magie noire. Je serais donc un mage noir d’après Fû, ce qui expliquerait peut-être alors pourquoi il aurait voulu me tuer. Mais si je suis un mage noir, c’est que j’ai des pouvoirs. Je dois bien avoir au moins un pouvoir utile pour ce genre de situation, non ? Il faut que je cherche au fin fond de mon inconscient.*

Il se concentra longuement, chercha, fouilla, tritura son esprit et enfla dangereusement la grosse veine de son front.

*Ah, j’n’arrive à rien. Pourtant, je sens quelque chose, un truc qui me permettrait presque de tuer quelqu’un à proximité si je le voulais. Mais je ne sens personne à proximité. Il doit surement y avoir un garde quelque part mais loin. Et le tuer ne me servirait à rien sinon m’épuiser. Non, vraiment, je ne trouve rien à faire. Il faut voir ce qu’ils me reprocheront, peut-être cela m’en apprendra un peu sur moi-même. Mais je reste persuadé que c’est à la banque que je trouverais la clé de mon savoir…*

Il sombra dans une sorte de sommeil paradoxal, adossé contre la coque, bercé par le clapotis et le roulis du bateau. Il rêva de choses bizarres. Il volait dans le ciel et avec une drôle d’arbalète tuait tout le monde en tirant traits sur traits. Des choses explosaient et des bâtiments tombaient en ruines. Tout cela était jouissif. Soudain, son rêve se troubla et il se retrouva dans la forêt, tuant un elfe de sang froid. Il se vit aussi détruire une cabane et y mettre le feu. Le rêve se troubla à nouveau et il se vit combattre des nains et se faire pourchasser par la garde dans une grande ville. Il se vit aussi, habillé de lambeaux de vêtements blancs, se battre contres une pléiade d’elfes noirs tous identiques.
Mais son rêve s’arrêta brusquement, tiré de sa torpeur par un événement bien réel lui. La porte était ouverte et quelqu’un lui parlait :

« - Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, dépêchez-vous avant que ça refroidisse et que les cafards viennent infester votre platée. »

La porte se referma aussi brusquement qu’elle s’était ouverte. Le vampire se leva et prit le plateau. Il alla ensuite se rasseoir contre la coque du bateau. Il regarda ce à quoi il avait le droit : une bouillie grise infâme, un quignon de pain pas trop sec et un gobelet en bois contenant de l’eau. Il mangea lentement, savourant la puanteur de chaque bouchée qu’il avalait, faisant passer le tout avec du pain sec et de l’eau salée. Mais s’il mangeait si lentement, ce n’était pas parce qu’il aimait ça mais avant tout pour s’occuper.
Ce qui lui sembla être une heure plus tard, la porte se rouvrit toujours aussi brusquement et la voix grogna :

« - Le plateau ou vingt coups de fouet. »

Comme il n’avait pas envie de tâter du cuir, il fit glisser le plateau débarrassé de ses aliments sur le sol jusqu’à la porte. Une main le saisit dans un grognement et referma la porte après avoir lancé un autre quignon de pain là où il lui semblait que le prisonnier était. Le vampire l’attrapa juste avant de se le prendre dans la figure, et se décida à manger la moitié maintenant, histoire d’avoir encore quelque chose pour après au cas où.
Il sombra à nouveau dans un demi-sommeil, mais cette fois-ci sans rêves.


« - Qu’est-ce qu’on en fait de lui ?
- On le juge !
- Non, on l’exécute sans sommation !
- On le remet de là où on l’a prit.
- On va procéder à un vote à bulletins secrets… »


« - Alors ?
- Il n’a rien fait.
- Rien ?
- Il s’est contenté d’écraser la vermine qui infestait son cachot. Après, il a dormi. Il a été réveillé par le repas qu’il a d’ailleurs mangé judicieusement…
- c’est à dire ?
- Il l’a mangé lentement même si s’était dégueulasse au lieu de se jeter dessus comme un vorace ou de le manger rapidement afin d’oublier le goût. Ensuite, il s’est rendormi après avoir mangé la moitié du pain offert pour avoir rendu le plateau.
- Et qu’est-ce ça te fait dire ?
- Que soit il a été formé sur le tas – il a déjà séjourné longtemps en prison – soit on lui a appris.
- Qui penses-tu qui lui aurait appris ?
- Je n’en sais rien. Peut-être un coup de Yak Uza. Faudra voir ce que ça va donner demain.
- Ouais, t’as raison. Mais il faut quand même le laisser sur surveillance. Et sinon, il n’a pas essayé d’ouvrir la porte ?
- Non, mais il s’est peut-être rendu compte qu’elle était verrouillée. Faudra essayer quand on ne sera pas loin. »


« - Continuez la surveillance. Et avertissez-moi si jamais il se passe quelque chose d’anormal, quoi que cela puisse être. Il ne faut pas qu’il nous échappe.
- Bien, vous pouvez compter sur moi.
- Et aussi, l’instruction 256,3 alinéas 4 va peut-être être exécutée demain mais on vous tiendra au courant d’ici là.
- Merci bien, je serai vigilant.
- Et aussi, ne vous faites surtout pas découvrir.
- Pas de risques à ce sujet, il déjà fait le tour de sa cellule et il n’a rien trouvé.
- Oui mais on ne sait jamais.
- Bien. Bonne nuit sergent. »

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 9 Mar - 15:16

« - Debout là dedans ! »

Une voix tonitruante tira le vampire hors de son sommeil réparateur. Il ouvrit les yeux et vit qu’un type lui avait ligoté les mains derrière le dos et s’apprêtait à le mettre debout. Il réitéra sa question :

« - Si tu n’te lèves pas, je t’en colle une qui va de faire redescendre direct ! »

Le vampire, avec autant de mauvaise volonté que possible se leva et fut guidé hors de sa cellule par le garde qui lui tenait le bras droit. Ils marchèrent longtemps dans un dédale de couloirs, passant devant des portes toutes uniformes, puis ils arrivèrent enfin au bout d’un couloir avec une imposante porte à doubles-battants en teck massif. Une plaque en or massif indiquait : Cours. Les deux gardes devant s’inclinèrent et ouvrirent la porte avec toute une cérémonie. A l’intérieur, beaucoup de personnes étaient assises sur des bancs et en face de ceux-ci, un bureau siégeait sur une estrade. Et face de l’entrée, un box semblait faire office de cage. Les gardes conduisirent le vampire jusqu’à ce box et l’enfermèrent dedans sans même lui délier les mains.
Il put observer où il se trouvait. Tous les gens assis sur les bancs en habit de cérémonie dévisageaient le vampire. Certains le regardaient avec méfiance, d’autres avec honte, quelques uns avec pitié et la plupart avec peur. Il en conclu finalement qu’il devait se trouver dans un tribunal.
La double porte qui se rouvrit et laissa entrer un type habillé d’un manteau rouge et coiffé d’une perruque poudrée confirma son pressentiment. Il était suivit par deux autres type eux aussi coiffés d’une perruque poudrée, mais ils avaient un manteau noir. Ils prirent place au bureau, de chaque côté du type en rouge.
Toute la salle qui s’était levée à l’entrée du type se rassit bruyamment. L’homme en rouge prit alors la parole pendant qu’un autre homme en violet notait scrupuleusement le moindre mot que l’homme en rouge disait.

« - En cette matinée de l’année du rat de l’an de grâce 2551, en ce douzième jour de Dif’isil, la lune des perce-neige, l’honorable juge Reauille Bine Maygardèn présidant la Cours de Tribunal de L’#þåø&ęŏǜ&ΐệ (désolé, les caractères Darshanites ne passent pas en Unicode), jonque baleinière commandée d’une main de maître par le grand Maître Capitaine vénéré, celui qui a laissé des traces de son existence dans les quatre coins du globe terrestre, celui qui par sept fois a fait le tour de la Terre, celui qui a révolutionné l’art de naviguer, celui qui dans son immense gratitude a découvert plus de cent autres espèces de bonzaï, celui qui est l’idole des matelots de ce ô combien magnifique navire qu’il dirige, le Maître Capitaine tout puissant, celui qui a été Vainqueur des Sept Epreuves, le Maître Capitaine roi des Six Nations du Darshan, de son humble, saint et vénéré nom Li, jugera et statuera sur la tentative d’homicide volontaire dont a été victime le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû. Par un malheureux concours de circonstances, il n’y a pas témoins. Le prévenu présumé coupable… quel est votre nom ?
- Je ne sais pas…
- Comment ça vous ne savez pas ?
- Je ne sais pas, j’ai perdu la mémoire.
- Alors, tout le long de ce procès et par la suite si vous faites cours de poursuites judiciaires, vous serez nommé Ixe.
- Si ça peut vous faire plaisir…
- Le prévenu présumé coupable n’est pas autorisé à parler, la parole lui est refusée. Donc, nous jugerons et statuerons sur la tentative d’homicide volontaire dont a été victime le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû. Par un malheureux concours de circonstances, il n’y a pas témoins. Le noble et honorable Maître Fû a donc porté plainte contre Ixe et la Cours de Tribunal réunie en session extraordinaire a décidé suite à un vote des membres du saint et partial jury de passer cette affaire en immédiat correctement au code 234a, alinéas 90c de la procédure. Maître Yamamoto, ci-présent à ma droite sera l’avocat de l’accusation et Maître Kadératé, ci-présent à ma gauche sera l’avocat de la partie civile, en l’occurrence le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû. Il représentera les intérêts de la personne citée précédemment. Etant donné la session extraordinaire ce cette Cours de Tribunal, seuls deux avocats étaient présents à bord de ce navire à ce moment, le prévenu présumé coupable Ixe devra donc assurer sa défense seul, en vertu du code 2145c, alinéa 85a. Le prévenu présumé coupable Ixe n’est donc pas autorisé à utiliser la sentence « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat » étant donné qu’il est l’avocat de lui-même. »

L’homme cessa sa longue énumération, et après avoir fait signer au vampire le papier notifiant comme quoi il était l’avocat de lui-même, il fit un léger signe de tête à l’homme à sa droite. L’homme se leva et commença à parler :

« - Le prévenu présumé coupable Ixe, ici présent, est accusé de tentative d’homicide volontaire sur la personne qu’est le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû. Il est aussi poursuivi pour dommages corporels en la personne de l’honorable et noble maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû.»

Il s’interrompit un court instant, comme pour voir l'effet de sa déclaration. Alors la porte s’ouvrit et le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû fit son apparition, soutenu par deux samouraïs et le bras droit dans une écharpe, ce qui fit murmurer toute la foule. Le juge réclama le silence en frappant d’un maillet de teck sur un emplacement prévu à cet effet posé sur le bureau tout en menaçant de faire évacuer la salle. Quand le silence fut à nouveau de retour, l’avocat de l’accusation s’assit et l’avocat de la partie civile se leva.

« - Noble et honorable Maître Fû, voulez-vous bien venir à la barre afin de raconter votre version des faits. »

Maître Fû, toujours soutenu par deux personnes s’approcha d’une balustrade et s’assit difficilement sur une chaise. L’avocat reprit la parole :

« - Noble et honorable Maître Fû, avant tout, jurez sur la tête de Bud’aha que vous ne direz dans cette salle la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
- Je le jure. »

Il détourna la tête et cracha dans le crachoir prévu à cet effet. L’avocat reprit une fois de plus la parole :

« - Noble et honorable Maître Fû, pouvez-vous raconter au Tribunal votre version des faits ?
- J’étais avec mon jeune Pad’Awane, le jeune Kiyo Thô. Je l’entraînais à l’arbalète sur le champ de tir. C’est alors que j’ai vu entrer le vampire, alors que normalement, l’entrée en zone nécessite un laissez-passer. Connaissant les aptitudes au combat des vampires, j’ai bêtement proposé au vampire de se joindre à nous. Il a prouvé ses capacités au lancer, et il m’a ensuite demandé s’il y avait un dojo. Je lui ai répondu par la positive et il m’a proposé de faire quelques échanges. Nous sommes donc allés au dojo où nous avons fait quelques passes à mains nues. Mais, excité par le combat, le vampire c’est emballé et a saisit un katana d’ornementation afin d’en faire usage contre moi. J’ai moi aussi dû prendre le deuxième katana. Je savais bien qu’un tel geste était un sacrilège mais je n’étais en mesure d’affronter désarmé un vampire armé d’une arme contendante. J’ai ensuite paré chacun de ses coups, et je l’ai, au moment propice, désarmé. Je m’apprêtais à le neutraliser mais… et c’est alors que l’officier en charge de la sécurité du quartier d’arme est arrivé accompagné du Maître Capitaine en personne et de deux samouraïs. »

Maître Fû regarda l’effet que sa tirade avait eu sur le public et, satisfait, il continua :

« - Durant ce combat, le vampire m’a brisé le poignet droit, deux côtes et foulé la cheville gauche. J’ai même dû porter pendant un jour une minerve. »

Le juge frappa à nouveau du maillet sur le bureau alors qu’un léger brouhaha montait dans l’assemblée.

« - Bien, maintenant la version de l’accusé. »

Et toutes les têtes se tournèrent vers le vampire qui, debout depuis le début s’apprêta à prendre la parole. Mais l’avocat de l’accusation le coupa :

« - Accusé présumé coupable Ixe, avant tout, jurez sur la tête de Bud’aha que vous ne direz dans cette salle la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
- Si ça peut vous faire plaisir… Je le jure. »

N’ayant pas de crachoir à sa disposition, il cracha par terre sans tenir compte du regard effaré du juge. L’avocat de l’accusation reprit la parole :

« - Maintenant, Ixe, veuillez relater votre version des faits.
- Je marchais depuis le matin au hasard des couloirs quand j’ai été attaqué ! »

La foule murmura et le juge dut encore une fois réclamer le silence. Le vampire reprit sa version des faits :

« - Oui, j’ai été attaqué, et par Maître Fû, via son élève Kiyo Thô… »

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 9 Mar - 15:16


Le maître d’arme sursauta et répliqua :

« - Je vous ai dit que ce n’était qu’un accident !
- Alors pouvez-vous m’expliquer que faisait votre élève sous votre responsabilité avec l’arbalète armée, le cran de sécurité enlevé et l’arme pointée vers moi ? Aussi, si je n’avais pas eu la présence d’esprit de me jeter à terre en entendant le déclic de l’arbalète, je ne serais pas là aujourd’hui pour en témoigner… »

L’avocat de l’accusation l’interrompit :

« - Voilà donc qui explique le motif. Aussi, ce que vous dites est très grave, avez-vous des preuves de votre accusation ?
- Je pense que Kiyo Thô pourra témoigner…
- Alors qu’on aille le chercher ! »

Le juge venait de parler, et voyant qu’un nouveau murmure montait de la foule, il frappa encore sur le bureau. Mais l’avocat de la défense annonça solennellement :

« - Le jeune et vaillant Kiyo Thô s’est éteint ce matin des suites d’une brulure au cinquième degré due au disfonctionnement du système de chauffage de la salle de douche. Une enquête est d’ailleurs en cours afin de poursuivre en justice le plombier-menuisier qui a installé le système… »

Mais l’avocat de l’accusation l’interrompit :

« - Le plombier-menuisier de ce navire en question est mort lui aussi ce matin dans un terrible accident d’aspirateur…
- Un aspirateur, mais qu’est-ce que c’est que ça ?
- Une de ses inventions qu’il essayait de mettre au point. Ça servait à aspirer la poussière mais, en trébuchant, l’embout qui aspirait s’est collé sur son visage et a commencé à l’aspirer…
- C’est bon, épargnez-nous les détails. Donc, il n’y aucun témoin à part les deux personnes impliquées dans l’incident évoqué par Ixe ?
- Non, mais je vous rappelle que la Cours de Tribunal a été réunie pour statuer sur l’agression subite par l’honorable et noble maître d’arme de ce navire, Maître Fû.
- Oui mais nous devons juger sur toutes les facettes de l’agression, et cet évènement pourrait expliquer le mobile d’Ixe. Et vous Maître Fû, qu’en dites-vous ?
- Je dis, et ce avec certitude qu’il se trompe : cet incident est accidentel, et de plus, le carreau tiré par le regretté Kiyo Thô n’était pas dans l’axe du vampire. Et puis je ne m’étais pas rendu compte qu’il avait son arbalète armée. A mon avis, c’est plutôt lui à qui il faut reprocher quelque chose, pas à moi. Par contre, comme l’a si bien dit l’avocat de l’accusation, cet accident a donné un motif au vampire de se venger. »

Le vampire fut choqué d’apprendre que le seul témoin était mort, et il ne doutait point à présent que cette mort, si accidentelle qu’elle ait pu être pouvait être imputée plus ou moins directement à Maître Fû. Mais que valait sa parole contre celle certes erronée d’un soi-disant noble et honorable maître d’arme. Néanmoins, il reprit la parole alors que le juge tapait une fois de plus encore de son maillet sur le bureau pour calmer l’assemblée divisée.

« - S’il vous plait, je n’ai pas fini. Donc, après cet incident, Maître Fû m’a proposé en dédommagement de m’entraîner au quartier d’arme. Il m’a d’abord fait essayer des armes de jet qu’il n’a d’ailleurs pas paru content du fait que je les maîtrisasse. Il m’a ensuite proposé d’aller faire quelques échanges à mains nues. Nous avons fait quelques échanges mais il m’a paru énervé que j’arrivasse à rivaliser de sa maîtrise du combat à mains nues. C’est alors qu’il a décroché subitement un katana et m’a regardé les yeux injectés de sang. Il m’a dit très exactement : « Maintenant, la récréation est finie, place aux choses sérieuses. Vous êtes un hom… un être mort ». Il s’est alors jeté sur moi qui étais désarmé. J’ai heureusement réussi à éviter son assaut et j’ai saisi à mon tour le katana restant. Mais Maître Fû possédait une meilleure maîtrise du sabre que moi et il m’a désarmé. J’ai quand même réussi à dévier une de ses attaques avec mon pied mais il m’a ensuite fauché. Alors que j’étais à terre, il a essayé de m’achever mais j’ai réussi in extremis à éviter la lame qui s’est plantée dans le matelas. C’est grâce à l’interruption du Maître Capitaine que j’ai vu mon salut.
- Il ment, les trois-quarts de ce qu’il dit ne sont que des foutaises !
- Noble et honorable Maître Fû, asseyez-vous je vous prie. Ixe, avez-vous fini votre déclaration ?
- Oui votre honneur.
- Bien, que le jury se retire, il statuera sur la plainte contre Ixe de l’honorable et noble Maître Fû. »

Le jury se leva et sortit par une petite porte. L’assemblée était divisée entre ceux qui étaient pour le vampire et ceux contre. D’autres voulaient qu’on pende les deux où qu’ils s’affrontent en duel. Par cinq fois, le juge dut réclamer le silence, brandissant éternellement la menace de faire évacuer la salle. Enfin, la porte se rouvrit sous l’acclamation de la foule et le jury retourna à sa place après que chaque membre ait placé un petit papier dans une corbeille. Le juge déplia les bulletins, les lut attentivement un par un et finalement abattit magistralement son maillet sur le bureau, ce qui fit sauter la fiole d’encre placée à proximité. Enfin, il déclara d’une voix solennelle et forte :

« - En cette matinée de l’année du rat de l’an de grâce 2551, en ce douzième jour de Dif’isil, la lune des perce-neige, moi, l’honorable juge Reauille Bine Maygardèn présidant la Cours de Tribunal de L’#þåø&ęŏǜ&ΐệ (désolé, les caractères Darshanites ne passent toujours pas en Unicode), jonque baleinière commandée d’une main de maître par le grand Maître Capitaine vénéré, celui qui a laissé des traces de son existence dans les quatre coins du globe terrestre, celui qui par sept fois a fait le tour de la Terre, celui qui a révolutionné l’art de naviguer, celui qui dans son immense gratitude a découvert plus de cent autres espèces de bonzaï, celui qui est l’idole des matelots de ce ô combien magnifique navire qu’il dirige, le Maître Capitaine tout puissant, celui qui a été Vainqueur des Sept Epreuves, le Maître Capitaine roi des Six Nations du Darshan, de son humble, saint et vénéré nom Li, jugera et statuera sur la tentative d’homicide volontaire dont a été victime le noble et honorable maître d’arme de ce navire nommé Maître Fû. Le prévenu condamné coupable du pseudonyme d’Ixe a été reconnu par un vote à l’unanimité des membres du jury, coupable ! Il est donc condamné pour calomnies, tentative d’homicide volontaire avec préméditation et dommages corporels aux travaux forcés à perpétuité sans aucune remise de peine possible. Il n’a échappé à la peine capitale qu’uniquement parce que le Darshan a lancé de grands projets nécessitant une main d’œuvre abondante. »

La moitié de la foule applaudit le résultat mais l’autre moitié se mit à crier et à huer. L’arrivée des samouraïs les remit dans le droit chemin et toute la foule acclama le juge qui cette fois-ci renonça à user de son maillet car il avait attrapé une crampe à force de tant l’utiliser.
Les deux mêmes samouraïs allèrent chercher le vampire et ils le traînèrent sous les huées de la foule jusqu’à la sortie. En passant, le vampire put apercevoir Fû donner quelque chose au juge entre deux poignées de mains vigoureuses.
Le vampire fut jeté sans ménagement dans son cachot et la porte claqua violement comme à l’accoutumée.


To be continued...

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Lun 10 Mar - 23:07

[splendide ton 1° RP...]

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2° RP: 9.3Kg et 120XPs

3° RP: 6.3Kg et 60XPs

4° RP: 8.1Kg et 100XPs

5° RP: 21.2Kg et 200XPs

[comme j'ai pas fini de corriger je ne t'ajoute pas encore ça]

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*Aime sa groupie*
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Dernière édition par Plissava le Ven 14 Mar - 15:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Mar 11 Mar - 20:23

[Et ben en voilà encore !]

*Mais quelle bande de fonctionnaires véreux et corrompus avec leur administration à la noix bouffée par les vers du capitalisme ! Que leur âme aille brûler dans les fourneaux de l’enfer, qu’ils subissent la damnation éternelle et que leur sang soit remplacé par du soufre bouillant (même si techniquement, le soufre c’est solide, et il doit falloir le chauffer un max pour atteindre la température d’ébullition mais je m’en tape !), qu’ils se fassent attaquer par des communistes (équivalent de gobelin)… Rhh, ils vont le payer, et cher ! Et même si je ne sais toujours pas qui je suis, ils sauront qu’il ne fallait pas énerver un vampire…*

Tandis qu’il s’échappait à de bien belles réflexions, la porte s’ouvrit tout aussi brusquement et un plateau lui fut glissé. Il regarda le contenu qui en tout et pour tout était constitué de seulement un demi bol de riz gluant et d’un quignon de pain rassis ainsi qu’un quart de gobelet d’eau. Il s’apprêtait à réclamer plus quand une voix bourrue l’interrompit :

« - C’est le menu pour les condamnés, avant vous n’étiez que simple prévenu… »

Et la porte se referma avec son claquement sinistre habituel. A défaut d’autre chose, le vampire mangea lentement ce qu’on lui avait donné et attendit, maugréant des phrases assassines à propos des faces de citron darshanites.
La porte s’ouvrit à nouveau, une heure pile après le premier passage, et la voix réclama :

« - Le plateau ou cinquante coups de fouets ? »

Le vampire fit glisser son plateau vide jusqu’à la porte et une main s’empressa de le saisir. Mais la personne derrière referma aussitôt la porte, ricanant :

« - Plus de récompense pour les condamnés ! »

*Argh mais c’est pas vrai ! Qu’il aille nourrir les poissons lui aussi !*

Il réfléchissait désormais sur les mille et unes façons de tuer ce chien jaune des prairies du nord, mais il n’arrivait pas à se concentrer. Il manquait quelque chose. Mais quoi, ça il n’arrivait pas à le dire. Autre chose que l’ancienne récompense pour bonne conduite. Non, autre chose. Quelque chose en rapport avec la porte. Oui ! Mais bon sang mais oui mais c’est bien sûr ! La porte n’avait pas été verrouillée. Mais était-ce là un piège ou alors vraiment une inattention du gardien ? Et même s’il s’agissait d’une inattention, ne risquait-il pas de revenir pour corriger sa mégarde ? Il fallait qu’il attende, le temps le dirait.
Et il attendit. Et les heures passèrent sans aucun signe particulier, aucun bruit de pas. Rien. Peut-être était-ce vraiment un oubli, ou alors peut-être qu’un cancrelat de pseudo samouraï débutant l’attendait en embuscade afin que, payé par ce Fû déséquilibré, il ait une excuse valable pour tuer officieusement celui qu’il n’avait pas réussi à éliminer légalement. Ah, pour sûr, ça il devait les haïr les grands projets du Darshan. Mais non, il n’allait pas lui donner une occasion rêvée de se venger encore. Non, il attendrait. Il trouvera bien une autre solution plus tard, il improvisera en fonction de se qui se passera.
Lassé par cet immobilisme et cette réflexion infertile, il finit par s’endormir.


« - Alors ?
- Rien
- Comment ça rien ? L’instruction 256,3 alinéas 4 n’a pas été donnée ?
- Si mais il n’a pas dû s’en rendre compte.
- Quand même pas, c’est pas un ivrogne non plus…
- Ou alors, il a compris que c’était un piège et il a préféré ne pas essayer
- Bien, j’en référerai au supérieur… »


Un homme encapuchonné toqua discrètement à une porte. Celle-ci s’ouvrit quelques secondes plus tard et l’homme s’engouffra dedans, refermant juste derrière lui la porte.
A l’intérieur, un autre homme encapuchonné siégeait à un bureau. Seules quelques bougies éclairaient la pièce, découpant sur les murs des ombres mouvantes. Il caressait négligemment de sa main gauche un chat siamois, jouant de sa main droite avec une dague à lame courbe. L’homme qui était entré se prosterna devant le bureau et, la tête toujours courbée, il prit la parole :

« - Il n’est pas sortit…
- Comment ça ?
- Soit il ne s’en est pas rendu compte…
- C’est impossible, jamais aucun prisonnier n’y a échappé…
- Soit il s’en est rendu compte et a compris que c’était un piège…
- Quoi ! Et vous, cancrelat, vous penchez pour quelle option ?
- Je pense, Maître, qu’il a dû, il me semble, s’en rendre compte.
- Vous pensez ! C’est tout ce que vous pouvez me dire ?
- Je suis désolé Maître…
- Allez vous faire fouetter pour votre incapacité, et que ça soit le dernier échec sinon… »

L’homme au bureau lança d’un geste vif la dague qui effleura la tête de l’autre homme, toujours prosterné. La dague en passant fit tomber sa capuche et on put distinguer un homme d’une trentaine d’années, les longs cheveux noirs attachés derrière la nuque, les yeux noirs et le blanc des yeux rougi par le sang.
Il se prosterna encore plus bas et sortit à reculons, n’osant tourner le dos à l’homme assis au bureau.
Quand l’homme fut sortit, le type au bureau tira sur une corde et un petit serviteur entra par une porte dérobée. Il se prosterna devant le bureau et attendit. L’homme au bureau prit la parole :

« - Continue de l’espionner, et si jamais il tente quoi que ce soit, avertis-moi sans passer par l’autre incapable qui vient juste de passer dans mon bureau.
- Il en sera fait selon vos ordres, Maître…
- Bien, et n’échoue pas, je compte sur toi. »

Le serviteur se prosterna à nouveau et quitta la pièce par où il était entré. L’homme alors se leva et alla récupérer sa dague qui était plantée dans la porte. Mais quand il arriva devant, il ne put que constater que de la dague, il ne restait qu’une profonde encoche. L’imbécile murmura-t-il. Il ouvrit la porte mais ne vit pas de dague non plus dans le couloir. Il referma rageusement la porte et retourna à son bureau, manquant d’écraser son chat qui traînait dans ses pieds.

« - Il va me le payer… Et dégage toi ! »


To be continued…

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Ven 14 Mar - 15:47

Le dernier RP est noté 3.1Kg et 35XPs.

[ce serait bien que tu trouves quelque chose in-RP parcequ'à force je vais oublier d'ajouter certains lots ^^]

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 16 Mar - 20:33

[T'inquiète, ce n'est pas encore fini]

« - Comment-ça évadé ?
- Ben… oui, l’évadé s’est évadé.
- Oui, ça je sais, c’était le plan !
- Et bien… il s’est re-évadé en quelque sorte…
- Mais allez droit au but bon sang ! (non, cette phrase n’est pas tirée d’un supporteur bleu et blanc avec un accent ‘tin !)
- Et bien, si le prisonnier s’évadait, je devais le suivre. Or il s’est en quelque sorte évadé de ma surveillance…
- Mais quand ?
- Euh… quand vous m’avez fait venir à votre bureau… et bien le prisonnier n’a rien trouvé de mieux que d’en profiter pour aller faire un tour…
- Ah mais c’est pas vrai ! Et le gardien, qu’est-ce qu’il a fait ?
- Il s’est comporté conformément au plan. Il n’est pas intervenu…
- Il se fera fouetter…
- Ce ne sera pas nécessaire… le gardien est mort d’une mort pas très naturelle… égorgé…
- Quoi ? Mais qu’est-ce que vous attendez pour partir à sa recherche ! Mobilise tous ceux que tu peux et soit le plus discret possible. Si jamais vous ne l’avez pas retrouvé dans deux heures, on sera obligé de sonner l’alerte et vous en pâtirez… »


Petit flashback…

Quelque chose venait de le réveiller. Quoi, il ne serait le dire exactement, mais il lui semblait que quelque chose avait changé dans la configuration. Un truc avait disparu. Ah, peut-être. Il avait son idée en tête. Il fallait qu’il essaye, il était même sûr que ça allait être bon. Et alors il se vengerait. Et ils périront tous pour leur verreusité (même si ça n’existe pas mais j’en ai rien à cirer !).
Il se leva et se mit face à la porte. Il la poussa légèrement mais rien ne se passa. Peut-être était-elle verrouillée en fait. Saisi par le doute, il colla son œil au niveau de la serrure et vit que seul le pêne demi-tour était en place. Il devait il y avoir un moyen de le faire sortir.
Faisant volte-face, il alla au fond de la cellule vers la paillasse et la fouilla. Enfin, il sentit ce qu’il cherchait. Une lame de rasoir. En effet, une lame de rasoir pas trop émoussée était cachée dans la paillasse, attaché par une corde au mur. Elle permettait aux prisonniers désespérés de se suicider. Le vampire la saisit et se mit à couper la corde, ce que bizarrement aucun prisonnier n’avait pensé à faire.
Cinq minutes plus tard, la corde fut sciée et il était à nouveau devant la porte. Il enfonça la lame dans l’interstice entre la porte et l’encadrement et essaya de pousser le pêne demi-tour en profitant de son biseau tourné vers l’intérieur (pour les curieux, les gonds sont invisibles de ce côté mais à droite ^^). Il tatillonna et au bout d’une minute, la lame avait réussi à faire rentrer le pêne demi-tour dans le coffre de la serrure. Il poussa légèrement la porte (oui bon, le menuisier était bourré ce jour là et avait monté toutes les portes à l’envers…), juste de quoi pouvoir retirer la lame de rasoir sans que le pêne ne retourne dans la lumière du pêne demi-tour.
Ceci fait, il entrebâilla plus encore la porte jusqu’à pouvoir passer la tête. Il observa à gauche mais ne vit rien. Il ouvrit encore plus la porte et regarda à droite : un gardien semblait dormir d’un sommeil de plomb.

*Il fait exprès où il ne tient pas à sa vie ?*

N’ayant pas envie de se faire piquer à cause d’un comédien, il sortit de son cachot et alla se cacher dans un recoin hors de vue du dormeur. Il regarda par terre et par chance il y avait un caillou. Il le ramassa et le lança sur le dormeur. Sans même attendre le résulta, il se replaqua dans le coin. Le caillou vola et heurta le ventre du gardien. Celui-ci grommela un peu, se frotta le ventre et se rendormit.

*C’est le plus mauvais comédien que je n’ai jamais vu !*

Ainsi, le gardien devait avoir ordre de laisser sortir le vampire. Et bien il allait avoir une petite surprise.
Le vampire bloqua la lame de rasoir entre le pouce et l’index de la main droite et marcha discrètement, faisant semblant de ne pas prêter attention au dormeur. Quand il fut derrière lui, il se retourna lentement et d’un coup sec lui trancha la gorge qui était à découvert. Le gardien mourut en silence, sans même ouvrir les yeux mais un léger gargouillement monta de sa gorge avant qu’il rende définitivement l’âme. Le vampire fouilla rapidement le corps et prit le trousseau de clés qui pendait au côté droit.
Son larbin effectué, il ne savait plus quoi faire. Si ! Un endroit avait attiré son attention. Il était passé deux fois devant lors de sa conduite au tribunal des corrompus. Le chemin se traça facilement dans son esprit et il commença à marcher.
Quatre escaliers, deux culs de sac et cinq fausses alertes plus loin, le vampire arriva enfin devant une porte dont l’inscription l’avait tant intrigué au premier abord.
Comme il ne voyait pas de gonds, il appuya sur la poignée et poussa la porte. Rien ne se passa.

*Mince, elle est verrouillée !*

Ces faces de citrons moisis n’avaient vraiment rien à faire d’autre que de verrouiller un tel lieu. Mais qu’importe, il avait un trousseau de clés, et il comptait bien l’utiliser. Il observa la serrure. Grossière, en fer oxydé par le temps et l’air marin. Il prit le trousseau et examina attentivement quelques clefs. Finalement, il en choisit une et l’inséra dans l’orifice prévu à cet effet. Il tourna la clé vers la droite et entendit avec satisfaction le déclic indiquant que le pêne dormant était rentré dans le coffre. Il retira la clef et, appuyant la poignée, il poussa la porte.
Noir. Cette pièce n’était pas éclairée et de lourds rideaux étaient tirés aux fenêtres. Il ressortit de la pièce et enleva un chandelier qui était accroché au mur du couloir. Il referma la porte et observa avec un silence quasi religieux la pièce.
Tous les murs étaient garnis d’épaisses étagères ne laissant que quelques espaces pour les fenêtres. Ces étagères croulaient sous le poids de parchemins, grimoires, livres de sorts, cartes, parchemin pornos (euh pardon). La pièce sentait la poussière et le vieux papier.
Instinctivement, il se dirigea vers une rangée sur le mur en face. Il y avait marqué au dessus « Magie diverses ». Il commença à regarder les sujets des différents papiers, mais aucun ne l’intéressait particulièrement. Enfin si, un peu mais il n’avait pas le temps de pouvoir se permettre de lire n’importe quoi.
Il chercha, chercha, il commençait même à avoir mal au cou à force de se tordre la tête à gauche ou à droite. Enfin, un mot clé l’intéressa. Vampire. Il sortit le parchemin, souffla un bon coup dessus et le déplia.
Le parchemin parlait des vampires en général, il parcourut en diagonale le contenu :
« Très anciens, créés au début du monde… très puissants, savent bien se battre… peuvent voler… ont la capacité de tuer quelqu’un à distance… race en voix de disparition… certaines peuplades du nord pratiquent lors de la fête d’Hallovehina une chasse aux vampires et immolent pour leur dieu le produit de leur chasse – à défaut de résultat, les chasseurs étaient sacrifiés –… on parlait d’un certain Van El’zing qui fut le meilleur chasseur de vampire à une époque… »
Il fourra le parchemin en boule dans sa poche et recommença sa recherche.

*Ah, là peut-être, magies étrangères : magie du feu… de la glace… magie noire, youpi ! Je savais qu’il y avait quelque chose à ce sujet…*

« - Moi aussi je savais que tu savais qu’il y avait quelque chose à ce sujet… »

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 16 Mar - 20:33


Le vampire n’eut le temps de se retourner, quelqu’un venait de lui tordre le bras droit et de lui passer une lame sous la gorge. Il essaya de se retourner mais la pression s’accentua. Il balbutia :

« - Qqui êtes vous ?
- La question ne se pose même plus ; je suis celui par qui la Chose commencée sera finie. C’est moi qui L’aie commencé et c’est moi qui La finirais. Adieux… »

Il s’apprêta à égorger le vampire quand une lame courbe d’une dague se pointa sous sa gorge.

« - Moi aussi je savais que vous saviez qu’il savait qu’il y avait quelque chose à ce sujet… »

L’ancien agresseur lourda le vampire contre les rayonnages et se recula brusquement, cognant son agresseur contre un autre rayonnage dont tous les livres s’écroulèrent sur celui qui était rentré dedans. L’homme se retourna ensuite et s’apprêta à achever celui qui était recouvert d’un monceau de bouquins en pagaille mais une voix forte l’interrompit :

« - Et moi aussi je savais que tu savais qu’il savait qu’il savait qu’il y avait quelque chose à ce sujet… Levez les mains en l’air… tous ! »

Le vampire, les mains en l’air se retourna et reconnut ébahi le Maître Capitaine du vaisseau lui-même. Il regarda son ancien agresseur : Maître Fû himself dans une toge noire avec capuche. Il essaya d’identifier l’homme qui péniblement tentait de s’extirper de la pile de livres mais ses traits ne lui disaient rien. D’une trentaine d’années, les cheveux noirs attachés derrière la nuque. Non, il ne lui semblait pas avoir déjà vu cet individu. Pourtant, quelque chose dans le regard de l’homme lui faisait froid dans le dos. Ce regard de fanatique prêt à tout pour n’importe quelle cause, pour des choses totalement stupides comme le pardon des pêchers, une réincarnation dans une vie meilleure ou encore un harem de jeunes filles fraîches.
Le Maître Capitaine claqua des doigts et de petits êtres jaunes jaillirent de nulle part avec des cordes pour ficeler les trois maraudeurs. Ceci fait, le Maître Capitaine prit une chaise, s’assit et prit la parole :

« - Bien. Expliquez-moi tout. Tiens, toi le vampire, commence donc !
- Alors… Après un jugement véreux et totalement partial, j’ai été jeté au cachot. Mais étant toujours amnésique, je suis en quête de savoirs. Ce soir, comme le gardien avait intentionnellement oublié de verrouiller la porte, j’ai décidé de satisfaire ma quête de savoir. Mais en fait, la porte, même si elle était déverrouillée était quand même bloquée par le pêne demi-tour… le truc qui rentre dans la porte quand on appuie sur la poignée, et comme je n’avais pas de poignée de mon côté, j’ai bien failli ne pas pouvoir sortir. Utilisant d’obscurs moyens, j’ai réussi à ouvrir la porte. Sachant que c’était un traquenard, je suis passé bruyamment devant le gardien qui fut épris à cet instant précis d’un profond sommeil. Bref, j’ai ensuite parcouru les couloirs pour arriver devant la porte du savoir. Ah oui, j’ai oublié de précisé que comme le gardien dormait, il n’avait pas vraiment besoin de son trousseau. Ainsi l’ai-je délesté de quelques clés accrochées à un mousqueton. Donc, la porte ouvrant sur le savoir était curieusement verrouillée mais utilisant les clefs prêtées généreusement par le gardien, je suis entrée et j’ai cherché des renseignements à propos d’une expression dont Maître Fû m’avait insulté la deuxième fois qu’il avait essayé de me tuer. Il m’avait traité de « Mage Noir » et me demandant son exacte signification, j’ai voulu vérifier dans les livres. Mais alors que j’avais enfin trouvé un livre y faisant référence, Maître Fû m’a déloyalement attaqué par derrière, m’immobilisant le bras droit et pressant d’un objet contendant – une dague je crois – ma gorge. C’est alors qu’est arrivé l’homme qui en quelque sorte m’a sauvé. L’homme a lui aussi pointé une lame sous la gorge de Maître Fû, mais il ne s’est pas laissé faire, et me balançant violement contre une étagère, il a reculé vivement et a cogné son agresseur contre un étalage, provoquant la chute d’ouvrages inestimables. Maître Fû s’apprêtait à nouveau à achever quelqu’un quand une fois de plus vous êtes arrivé.
- Bien. Maître Fû, votre version s’il vous plait.
- J’avais ordonné à un homme de surveiller la cellule afin qu’il puisse suivre aisément le vampire en cas de fuite. Mais l’homme a failli car le vampire lui a échappé. Il m’en a averti et je suis aussitôt parti à sa recherche. Et c’est fort fortuitement que je l’ai retrouvé, ayant remarqué de la lumière sous la porte ainsi qu’un chandelier manquant. Je m’apprêtais à appréhender le suspect lorsque cet homme m’a attaqué. »

Le Maître capitaine ne paraissait que très légèrement satisfait de la version du maître d’arme. Il reprit la parole :

« - Et vous ne savez pas qui est cet homme ?
- Non, je sais juste que je l’ai vu de temps en temps à l’armurerie et qu…
- Suffit ! Vous avez la mémoire encore plus sélective que celle du vampire que vous avez une fois de plus essayé de tuer. Je vais vous dire moi qui est cet homme. Il était votre ordonnance et vous servait avec dévotion. Mais pour vous, le grade de maître d’arme ne vous suffisait pas, il vous en fallait toujours plus. Alors vous avez ourdi un complot visant à vous faire prendre la tête du navire en me faisant subir un accident accidentel tout comme à votre ancienne recrue qui n’a eu le courage de ne pas tuer quelqu’un innocent lâchement dans le dos, ou encore le plombier-menuisier du navire. Et la liste pourrait être encore longue. Mais cet homme devait avant tout loyauté au Maître Capitaine. Ainsi, quand il a été au courant de vos de plans, il m’en a averti, et il a donc servit d’agent double. Et cette nuit, vous avez dû vous montrer encore plus exécrable qu’à l’accoutumée et donc il en a eu assez et il a voulu vous éliminer tout en vengeant le vampire et les dizaines d’autres personnes mortes à cause de vous. D’ailleurs, vous portez sur votre toge le signe du tétratriangle, or j’ai interdit cette organisation malsaine à bord de ce navire.
- Mais non… mais je proteste…. Tout ceci est absolument…
- Véridique ! Et comme vous avez acheté la Cours de Tribunal, vous ne serez pas jugé mais tout simplement exécuté demain matin, à la grande verge, conformément au code dont vous aimez si bien vous reporter. »

Il se retourna vers les petits hommes jaunes et leur dit :

« - Emmenez-le à la Zone 51. »

Puis il parla à l’homme qui avait enfin réussi à s’extirper du tas de livres :

« - Bon, tu peux y aller, tu as vu ce que je te dirai, et avant tout, enlève cette toge stupide, franchement un logo rose sur du tissus noir, c’est d’un goût… »

Quand l’homme, ayant laissé sa toge par terre se fut éloigné, le Maître Capitaine donna à ordre aux hommes jaunes et se tourna vers le vampire :

« -C’est bon, vous pouvez le détacher. Voilà. Suite à une contre-enquête, vous serez acquitté, ainsi je vous propose dès maintenant de rejoindre la zone des invités afin que vous puissiez compulser tranquillement le livre que vous avez emprunté ici. Ah, et j’oubliais : j’ai fait accélérer le rythme du navire vers Ma Section de Qualité de Laitance en échange de quelque chose, j’espère que vous ne l’avez pas oublié et que ce livre vous y aidera à y voir plus clair. Un des hommes jaunes vous y conduira.
- Qu’est-ce donc que cela ?
- Ces petits hommes jaunes ? On appelle ça des Shinois Duaifbi-Aïe. Ils effectuent toutes les tâches subalternes de sécurité que les samouraïs trop prétentieux refusent de faire. Mais je vous laisse, j’ai à m’occuper du traitre. »

Un de ces bonshommes tira le pantalon du vampire pour lui faire signe de le suivre. Le Maître Capitaine glissa juste avant de partir :

« - Celui-là s’appelle Pas’par Tû. »

L’homme jaune prit le trousseau de clés du vampire et lui faisant signe, commença une véritable course à travers les dédales du navire.
Au bout d’un quart d’heure, après avoir monté et descendu plus de mille marches, après avoir marché plus d’un kilomètre, après avoir croisé une cage aux tigres et une énorme horloge indiquant le nombre de clés nécessaires, ils arrivèrent enfin devant une porte à doubles battants avec la simple inscription : « Holy Dayinne ». L’homme ouvrit la porte et laissa le vampire rentrer seul à l’intérieur.

*Nan, y’a même un hôtel sur ce bateau, j’y crois pas. A croire que y’a plein de monde qui n’a rien d’autre à faire que de rester plusieurs moi à bord, ou alors, ils repêchent beaucoup de monde. Faut voir.*

L’intérieur était en fait une réception. Malgré l’heure avancée de la nuit, il y avait quelqu’un qui veillait. Le vampire s’y dirigea, marchant à pas feutrés sur le tapis d’extrême orient. Une femme vêtue d’une longue tunique de soie bleue nuit l’accueillit :

« - Bonsoir. Que puis-je pour vous ?
- Le Maître Capitaine m’a fait envoyer ici par un petit homme jaune en disant que je pouvais rejoindre la zone des invités.
- Bien, je vois. Veuillez me suivre. »

La femme prit une clé en bronze et fit signe au vampire de la suivre. Ils firent cinquante mètres et la femme s’arrêta devant la chambre douze bis. Elle ouvrit la porte et débita d’une voix monotone :

« - Il y a une bouteille d’eau potable par jour, les autres boissons disponibles dans le mini-congélateur sont payantes. Si vous désirez quelque chose, vous pouvez sonner à toute heure de la journée ou de la nuit sur le cordon rouge à droite de votre lit. Le ménage est fait tous les midis, ainsi nous vous conseillons de quitter votre chambre temporairement afin de limiter les désagréments ou alors de mettre sur la poignée de votre porte la petite affichette notifiant que vous ne voulez pas être dérangé. »

Et ayant fini son discours, elle repartit à son guichet, laissant sur le palier le vampire qui tenait toujours sous le bras le grimoire. Celui-ci entrebâilla la porte et entra.

To be continued



[Encore à suivre, mais y'a pas besoins que je répertorie mon RP ?]

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 16 Mar - 21:51

"un harem de jeunes filles fraîches" ce n'est pas stupide Razz

Oui, faudra que tu mettes tout ça dans le topic approprié.

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 23 Mar - 20:44

Un rayon de soleil qui vint se positionner juste sur sa paupière droite le tira doucement du pays des rêves.

*Hein ? Qu’est-ce qu’il se passe ? (baille longuement, et même à plusieurs reprises) Où je suis ?*

Le vampire se remua un peu, regarda où il était et se souvint. Il se trouvait dans une chambre d’hôtel de luxe. Il faisait jour depuis longtemps et, d’après le léger roulis ainsi que le lointain cri rauque des mouettes, il devait se trouver à bord d’un bateau.

*Un bateau avec un hôtel dessus ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? Ah oui, le baleinier ! bien sûr !*

Tout lui revint en mémoire. Son escapade nocturne, sa rencontre avec le Fû, sa grâce par le Maître Capitaine. Et le livre qu’il avait emprunté à la bibliothèque du navire. Bien sûr, tout était clair à présent dans sa tête. Enfin, à peu près. Il ne savait toujours pas qui il était ni pourquoi il était arrivé ici.
Il fallait qu’il explore le bouquin mais il n’avait pas envie de sortir du lit. Les draps de soie étaient si doux, l’oreiller en duvet de colombes si moelleux. Non, vraiment, il ne voyait pas pourquoi il devrait bouger d’ici. Un long et puissant gargouillement de son ventre le remit à la raison. Il n’avait pas mangé depuis trois jours et il avait vraiment très faim. Oui, la faim le fit sortir de son antre.
Il s’extirpa à regret du lit et fit quelques étirements. Le soleil venant de l’ouest (je rappelle que l’est et l’ouest sont inversés) perçait à travers les commissures des rideaux pourpres de velours. Il les replia et put constater que le mur ouest était en fait une immense baie vitrée par laquelle le soleil levant venait à se montrer. Et la baie vitrée était à la poupe du navire, à environs une quinzaine de mètres du sol (enfin de la mer).
Son ventre gargouilla à nouveau et le vampire se rappela que s’il s’était levé, ce n’était pas pour bronzer au soleil ni pour contempler le paysage mais pour manger. Avant de sortir, il s’habilla et remarqua avec curiosité que ses vêtements (enfin ceux qu’on lui avait prêté) avaient été lavés et repassés pendant la nuit. Mais il résolut rapidement le mystère en découvrant d’autres vêtements identiques dans l’armoire. Quelqu’un avait dû préparer la chambre selon les instructions du Maître Capitaine.
Il sortit et, suivant les panonceaux, se dirigea vers le restaurant.

*Mais y’a vraiment tout sur ce bateau !*

Il arriva enfin dans une grande salle meublée d’une vingtaine de tables et de buffets garnis en tous genres. Il n’y avait pas grand monde et quelques serveurs s’activaient à débarrasser les tables délaissées. Une hôtesse l’accueillit à l’entrée et lui indiqua une table de libre. Le vampire déplia la serviette afin de notifier que la place était prise, puis il se jeta à l’assaut des buffets (enfin, façon de parler, il sait être civilisé quand il le faut).
Des pains, des brioches, des biscotes, des tartines, de la confiture, du miel, du chocolat, du sirop d’érable, mille sortes de thé, du café venant des cinq coins du monde, des jus de fruits exotiques, des laitages aromatisés d’épices enivrantes, des gâteaux aux saveurs nouvelles, des tartes au goût encore inconnu, … Vraiment, il y avait de tout et en quantité.

*Oùù, je sens que je vais rattraper le temps perdu !*

Le vampire revint à sa place, accompagné d’un plateau lourdement chargé de victuailles. Il avait prit de quoi nourrir au moins six humains (mais pas un hobbit, il ne faut pas exagérer non plus ^^). Des toasts à la confiture de rose, des brioches cristallisées de sucre au citron vert des îles, du thé aux fruits rouges des forêts des Meulord (ou meule d’or, je ne me souviens plus de l’orthographe exacte), du jus de papaye et de goyave, des quartiers d’ananas au miel tellement frais qu’ils fondaient en bouche, de la glace à la coco accompagnée de caramel de sucre de pomme et d’une liqueur de litchis, et plein d’autres choses encore, dont l’énumération semblait sans fin (ou faim, c’est à vous de voir).
Repu et ayant gagné au moins deux kilos, il se leva et se dirigea tranquillement vers sa chambre. Il ouvrit la porte et constata que le service de chambre était passé. Il vit qu’un papier avait été déposé sur le bureau. Il le prit et le lut :
« Services proposés afin de divertir notre aimable clientèle : tennis, spa, massages, salle d’armes, bibliothèque, … »
La liste des services était impressionnante, mais le plus intéressant était sans doute pour le vampire le plan du navire à peu près complet fourni au dos du dépliant. Pas tout y était marqué mais il put repérer les endroits clés comme les ponts supérieurs, la bibliothèque, les tennis, la salle d’armes.
Il fourra le plan dans sa poche et saisit le gros bouquin qui trônait sur la table de chevet. Il s’assit au bureau qui était face à la mer et, s’armant de courage, il ouvrit le livre à la première page.
« La magie noire, ou le côté obscur de la vie »
La page suivante contenait une préface du type qui avait écrit de bouquin, niant pratiquer cette magie et tout plein d’autres choses barbantes. Il tourna encore la page (promis, je ne le vous fais pas pour les mille pages que contient ce livre) et arriva au sommaire.
« Introduction, histoire, nécromants célèbres, les dérives de la nécromancie, la magie noire, le côté obscur de la vie, les sorts, … »
Il n’en lut plus et se référa tout de suite à la page qui l’intéressait. Celle sur les sorts. Il choisit le premier de la liste proposée :
« Sort de mort : Un sort puissant, qui ne vise qu’une seule créature : il suffit de lui dire "périt" ou "crève charogne" ou une autre formule bien sentie, après avoir incanté le sort. La mort de la créature survient si elle ne parvient pas à résister à la magie. Notez que seuls les imbéciles tenteraient de l’utiliser sur un squelette ou un zombie. »
Le livre expliquait les effets des sorts, mais pas comment créer le sort. Il devait bien y avoir endroit dans le livre où c’était consigné.
Le vampire parcouru à nouveau le sommaire, puis quelques centaines d’autres pages mais rien. Ce livre n’avait donc pas été écrit par un nécromant, ou alors si l’auteur savait, il s’en était bien caché.
Plongé dans de profondes réflexions, le bruit de quelqu’un qui toque à la porte le fit revenir à la réalité.

« - Oui ?
- Messire le vampire ? Le Maître Capitaine vous attend au salon des officiers, voulez-vous bien venir ?
- J’arrive. »

Le vampire referma le livre dans un nuage de poussières et ouvrit la porte. Une femme svelte aux yeux bridés attendait le vampire. Satisfaite, elle lui fit signe de la suivre.
Ils parcoururent le dédale de couloirs et d’escaliers du navire pour enfin arriver au carré des officiers.

*Ben dis-donc, ces couloirs, c’est pire que le vaisseau du NHL S…*

La femme frappa à la porte et, s’inclinant, retourna de par où ils étaient arrivés. La porte s’ouvrit et un homme en uniforme – un officier sûrement – salua militairement le vampire.

« - Le Maître Capitaine sous attend, veillez me suivre. »

Et il se retourna et une longue marche recommença. Mais contrairement à ce que le vampire pensait, l’homme ne l’emmena pas dans le bureau du Maître Capitaine, mais ils empruntèrent une série d’escalier jusqu’à arriver au pont principal. Là, le Maître Capitaine, accoudé au bastingage semblait regarder la mer. Le soleil à son zénith frappait fort et aveugla le vampire resté longtemps dans la pénombre du bureau à feuilleter le grimoire obscur. L’officier s’éclipsa et le Maître Capitaine prit la parole sans même se retourner :

« - Venez, approchez donc. Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit à propos de Ma Section de Qualité de Laitance. Et bien nous y sommes. Vous m’aviez promis de me trouver une baleine à écailles d’argent, et nous voilà dans la section de cette espèce. Trouvez-moi une baleine où je vous renverrai de là où vous êtes venu. Sachez que dans cette section, il y a aussi des Chark, des poissons carnivores… Alors, j’espère que cette information supplémentaire pourra vous être utile. »

Le vampire se mit à réfléchir à toute vitesse. Il fallait qu’il trouve une baleine et qu’il la tue. Il ne savait pas laquelle des deux épreuves allait être la plus ardue.
Il se concentra et essaya de penser à la baleine. Il devait sentir sa présence, quelque part dans les environs de cette immensité aqueuse. Elle devait bien être quelque part.


Il est à la surface de l’eau, il se déplace rapidement, s’approchant inexorablement de sa victime. Il sait qu’elle est proche, qu’elle ne peut plus lui échapper. Il est là et il le la lâchera pas tant qu’il ne l’aura pas trouvé. Il la sent, il est dans la bonne direction, il se rapproche. Son aura est plus forte maintenant. Il sent la baleine, il sent sa fuite, il sent aussi une essence entêtante, enivrante, captivante, celle raffiné et pourtant primale de la peur. La peur de la baleine. Il peut la sentir, il la sent même très bien. Il se ravit de cette odeur. Il aime sentir cette odeur chez les autres, elle est tellement jouissive. Là ! Elle est là, il ne peut la manquer. Son aura la démasque, elle est visible comme une tâche de sang sur de la neige immaculée. Elle aussi versera de son sang. Elle va mourir et elle le sait. Il va la tuer et il le sait. Tous deux le savent, leur destin est lié.

Je la sens, elle est là, elle me regarde, elle m’affronte. Elle sait qu’elle doit mourir et elle ne peut s’y résigner. Elle veut vivre, loin de ses barbares qui tuent ses semblables.
Je sens la magie, elle est en moi. Il faut que je l’exprime, je me souviens quand j’avais essayé de tuer le gardien, elle s’était manifestée. Là aussi, elle doit être là. Il faut juste que je la sente.
Tuer, voilà qui importe. La magie est toute puissante, elle peut faire ce qu’elle veut. La magie peut faire vivre, la magie peut créer, elle peut détruire. Tuer, la magie peut tuer. Ça je le sais, et je vais le faire savoir.
Là, je sens quelque chose se former, quelque chose qui prend sa source en moi. Une boule d’énergie magique pure, un construct qui se forme. Je l’ai déjà vu, et je le verrai encore. Il faut que je le finisse, il faut que je l’achève. Encore de la magie. J’en regorge, la magie ne demande qu’à sortir.
Voilà, le construct est finalisé, il ne demande plus qu’à être lancé. Et je sais quelle est la cible. La cible elle-même sait qu’elle est la cible. Elle sait qu’elle ne peut rien faire pour lutter contre. Sa mort arrive, sa fin est proche.
Le construct se dirige lentement mais fatalement vers sa cible, celle que j’ai désignée. La mort approche et il n’est plus possible de reculer. Je vais la tuer et elle va mourir. Tel est le monde, un monde de vivants, et un monde de tueur. Qui ne tue pas est tué. A chacun de choisir son camp, moi je sais où je suis.
Ça y est, le construct l’a touchée, elle expire le dernier souffle de vie, elle s’accroche à la dernière parcelle de vie mais c’est trop tard. Elle est morte. J’entends un cri…


Une exclamation tira le vampire de sa transe. Là, à neuf heures, le corps sans vie d’une baleine à écailles d’argent flottait mollement. Une espèce des plus rares, une espèce tuée pour la cupidité des hommes, une de plus à ajouter à la cupidité des hommes. Il faudra bien qu’un jour tout ceci cesse ; quand la dernière baleine sera dépecée peut-être ; malheureusement.

Une cloche tubulaire de laiton résonna et ce fut le branlebas de combat. Tout le monde fut sur le pont, des hommes lançaient des harpons, d’autres mettaient à l’eau des embarcations. La baleine fut ficelée et ramenée contre la coque du bateau, laissant derrière elle une longue traînée (vous-même… ah pardon, j’ai mal compris) rouge. Les matelots étaient tendus, cette effusion de sang risquait d’ameuter d’un instant à l’autre des Chark, et bien souvent, leur présence était synonyme de mort. De mort d’homme. Vingt déjà étaient morts au cours des précédentes pêches cette saison.
La baleine fut hissée sur le pont et tout le monde sur mit à la dépecer, travaillant méthodiquement, coupant la graisse ou évacuant le sang à la mer. Derrière, des Charks suivaient le bateau, espérant se nourrir de rebus. Plus en hauteur, des mouettes et des goélands lorgnaient eux-aussi sur les restes, tournoyant autour du navire et lançant de longs cris rauques.

Le vampire regagna sa chambre, salué et acclamé par tout le monde qui était heureux d’enfin pouvoir retourner sur la terre ferme après près d’un an passé en mer. Dans sa chambre, il trouva de nombreux présents tels qu’une étoile de jet, des fleurs, des fruits frais ou des vêtements.

*Mais où est-ce qu’ils sont allés trouver tout ça ?*

Il mangea ce qui était comestible, rangea ce qui était utile et laissa en plan sur le bureau le reste. Et il se jeta sur le lit. Il était fatigué, épuisé. Cette mort l’avait vidé de toute son énergie. Il éprouvait maintenant une certaine culpabilité à la mort de cette créature. N’avait-il pas triché, utilisé une façon détournée de tuer. N’avait-il pas déstabilisé l’équilibre de la nature à tout jamais ? Et cette mort avait-elle vraiment été utile ? Ca, il ne le savait pas encore, mais il espérait vraiment que cette clé d’un hypothétique coffre en banque serait la clef de sa mémoire. Vraiment, car il en avait plus qu’assez de ne pas savoir qui il était. Il fallait que tout cela cesse. Il voulait retrouver ses origines. Savoir qui il était et aussi qu’est-ce qu’il foutait là, en plein milieu de la mer, affublé d’une combinaison de survie.
Une fois de plus, ce fut quelqu’un toquant à la porte qui le tira de ses réflexions métaphysiques.

« - Oui ?
- Le Maître Capitaine désire vous donner un présent.
- En personne ?
- Non, en nature. Il m’a chargé de vous le remettre.
- Entrez ! »

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Dim 23 Mar - 20:44


La porte, bien que verrouillée auparavant par le vampire s’ouvrit délicatement et une mince et svelte silhouette entra. Elle n’était habillée que très légèrement et lançait des regards malicieux au vampire.

« - Il m’a chargé de vous faire un massage darshanite, chose en laquelle j’excelle.
- Ah euh… bon ben… »

Le vampire, après avoir ôté son haut s’allongea sur le ventre sur le lit d’après les consignes de la madame. Et la madame, après s’être enduite les mains d’huile commença à masser délicatement le dos musclé du vampire.

*Mmm, y’a pas à dire, ça fait du bien… mais… mais qu’est-ce qu’elle fait ?*

Le vampire sentit les mains baladeuses de la dame descendre de plus en plus et atteindre l’endroit critique. Vivement, il se retourna et saisit la main gauche de la femme. Et, interloqué, il découvrit une lame scintillant au soleil dans la main droite de la masseuse. Celle-ci s’expliqua rapidement :

« - Voilà ce qu’on appelle le massage darshanite : le septième ciel puis la descente aux enfers. Vous n’avez peut-être pas eu le temps de goûter au ciel, mais vous aurez tout le temps pour souffrir les géhennes.
- Mais… Mais pourquoi ?
- J’étais la maîtresse de Maître Fû et il est mort pas votre faute. Avec sa mort, je suis redescendue en grade, ainsi ai-je là ma vengeance personnelle… »

La femme essaya de planter le vampire avec sa lame mais il se détourna, et comme il tenait toujours son poignet gauche, il l’envoya s’étaler par terre. Sa chute fut douloureuse, mais elle se releva et se jeta comme une furie sur le vampire, le poignard en avant. Celui-ci attrapa sa main droite et d’un demi-tour la fit partir en direction du bureau. Emportée par sa vitesse, elle se heurta violement contre le bois et bascula par-dessus, traversant bruyamment la baie vitrée pour finir quinze mètres plus bas dans l’eau toujours teintée de rouge. Le vampire regarda par le trou qu’elle avait fait et la vit se débattre. Mais des ailerons fendirent l’eau et, alors que le bateau s’éloignait, il pouvait encore voir l’eau bouillonner.

*Nan mais c’est pas vrai, y’a tout le monde qui veut me tuer sur ce navire, ça commence à devenir lassant, vraiment…*

Il regarda les dégâts qu’avait fait la tueuse pendant la bataille. Des verres avaient été renversés et une bouteille d’huile de palme gisait brisée sur la moquette. Le bureau ne semblait pas avoir trop souffert de la rencontre brusque mais brutale avec les côtes de la dame. Qui d’ailleurs avait emporté dans sa chute tout ce qu’il y avait sur le bureau… y compris le livre !

*Oh non, c’est pas vrai ! Quelle peste soit le fat !*

La seule piste qu’il avait pour l’instant venait de s’effacer, engloutie dans le grand magma de l’incertitude, dissoute dans les flots obscurs et infinis de la mer d’Embarh.


To be continued

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Lun 24 Mar - 21:00

Une corne de brume tira le vampire de son sommeil profond. Il se leva et tira les lourds rideaux de velours. La baie vitrée avait été réparée depuis l’accident et il put voir au travers que des petits bateaux naviguaient derrière le baleinier.

*Cool, on est enfin arrivé, j’en pouvais plus de cette mer…*

Le vampire alla sur le pont et il put voir la foule en liesse sur les barques et sur les quais qui accueillait le retour de baleinier. Une main lui tapota l’épaule. Instinctivement, il saisit le poignet, se retourna et dans un même temps tordit le bras du possesseur de la main. Mais quand il vit que le possesseur de la main était en fait le Maître Capitaine, il la relâcha et s’excusa platement :

« - Oh, excusez-moi, je suis vraiment désolé, je croyais qu’il s’agissait encore de quelqu’un en voulant à ma peau.
- Ce n’est pas grave, je vous comprends. Mais je voulais vous remercier de ce que vous avez fait, alors voici encore un sac contenant quelques présents en plus. Aussi, quand nous serons sur la terre ferme, j’ai réussi à faire en sorte que vous ne soyez pas aussitôt convié à la réunion d’honneur mais qu’un guide vous amène à la banque qui vous intéresse.
- Merci beaucoup, je ne saurai jamais assez vous remercier.
- Mais ce n’est rien, c’est moi surtout qui vous remercie. Sans vous, on n’aurait peut-être toujours pas trouvé la baleine, et puis vous avez permis de démasquer les activités de Maître Fû. »

Le Maître Capitaine s’éloigna et le vampire resta au bastingage à saluer la foule amassée sur les quais.
Des amarres furent lancées et le baleinier fut rattaché à la terre ferme. Aussitôt, des grues se mirent en actions pour décharger le navire de toute sa cargaison.

Noukhöngon est une cité portuaire du Darshan. Construite toute en hauteur sur plusieurs rochers à fleur d’eau, elle est connue pour sa richesse ainsi que la cupidité sans égale de ses habitants.
Le vampire, suivant son guide embarqua dans un pousse-pousse, chargé de tous les présents utiles qu’il avait gardé.
Ils montèrent pendant un kilomètre jusqu’à la banque qui avait l’emblème de la clé du vampire. Celui-ci descendit du pousse-pousse et entra dans la banque. Un gnome l’accueillit :

« - Bonjour et bienvenue dans la chaîne de banques du trèfle d’or. Que désirez-vous ?
- Je voudrais consulter un compte.
- Bien sûr, veuillez me suivre. »

Le vampire partit à la suite du gnome et ils arrivèrent dans une petite salle avec une table et une chaise comme unique mobilier. Au mur se trouvait la porte d’un coffre.

« - Ceci est une alcôve privée, vous n’avez qu’à insérer votre clef personnelle dans la serrure et par un système, votre coffre apparaîtra. Vous avez un sac à votre disposition. Quand vous aurez fini, merci de replacer votre coffre dans le compartiment et de tourner la clé dans l’autre sens. Un léger cliquetis indiquera que votre coffre sera reparti dans les baies de stockage de notre chaîne. Vous pourrez alors retirer votre clef et repartir. »

Le gnome laissa seul le vampire dans l’alcôve.

*Bon, j’espère vraiment trouver quelque chose d’utile dans ce coffre…*

Il inséra la clé dans l’orifice prévu à cet effet, la tourna et attendit. Rien. Mais un déclic sonore lui indiqua bientôt que son coffre était arrivé. Il appuya sur le bouton et la porte s’ouvrit.
Le coffre en question était une mallette noire. Il l’ouvrit lentement et regarda son contenu.
Des papiers, plein de papiers. Il regarda de quoi parlaient les papiers, et il vit qu’il s’agissait en fait de papiers d’identité. Il y en avait plusieurs et de nationalités variées.
« Altar, membre de la guilde des assassins de Glargh, Terre de Fangh. »

*Est-ce là mon identité ? Suis-je donc un assassin ?*

Il prit un autre papier qui indiquait :
« Ivanov Tsardin Al’Huile. Vampire Mage noir. Citoyen de Valtordu, Terre de Fangh »

*Tiens, ce nom me dit quelque chose, j’ai l’impression de l’avoir déjà entendu quelque part. En tous cas, une chose est sûre, c’est que je viens de la Terre de Fangh, il faut donc que j’y retourne.*

Il continua à fouiller la mallette, trouvant diverses paperasses comme des autorisations de port d’arme ou des chèques au porteur. Enfin, tout au fond, un papier retint son attention :

« A lire en cas de perte de mémoire.
Je m’appelle Ivanov Tsardin Al’Huile, je suis un vampire Mage Noir de niveau VI. Je parcourrais la Terre de Fangh à la recherche de pillages et de destructions. J’étais recherché dans tout le pays. Après une rencontre avec une elfette, un elfe noir a essayé de me tuer. J’ai par la suite détruis toute la ville de Zoyek pour me venger. Réfugié dans une chambre de l’hôtel où j’avais été victime de la tentative d’assassinat, j’ai été capturé par les forces de la Nierdôle Sale Agence. Suite à un pacte, j’ai été transformé en un agent de cette agence, une véritable machine à tuer. J’ai appris plusieurs langages et beaucoup d’autres choses en ce laps de temps de ma formation. Ils m’ont ensuite envoyé tuer un parrain elfe noir. »
Alors, tout revint à Ivanov, son altercation avec les nains de Waldorg, sa fuite et sa rencontre avec un type bizarre à Glargh, le pillage de Zoyek. L’arrivée d’hommes habillés en noirs, la semaine de formations intense, l’envie de s’échapper, la dérive sur la barque, la tentative d’assassinat du parrain avortée à cause de la présence des gosses, les traits des arbalètes qui l’avaient percé, …

*Mais bien sûr, tout est clair maintenant, je sais qui je suis ! WA-OU !*

Il regarda rapidement les autres papiers et vit qu’un concernait une consigne à la base des dragons de la ville.
Il fourra dans le sac quelques papiers et effectua les instructions nécessaires à la fermeture du coffre.

*Bon ben maintenant, allons voir la consigne.*

De retour dehors, le pas léger, il retourna au pousse-pousse et commanda au chauffeur :

« - Pouvez-vous m’emmener à la base des dragons ?
- Bien sûr, elle est située à deux kilomètres, au sommet de ce pic rocheux. »

Le chauffeur emmena le vampire deux kilomètres durant à travers des grandes rues, des plus petites, des bien droites, d’autres tortillardes, et enfin, ils arrivèrent au sommet d’où l’on pouvait avoir une vue panoramique irréprochable sur la ville et les environs. De temps à autres, des dragons, décollant et atterrissant, cachaient un cours instant le soleil.

« - Nous y voici, la base des dragons, d’où arrivent et partent des dragons en provenance de contrées lointaines…
- Comme la Terre de Fangh ?
- Par exemple.
- Très bien. Attendez-moi là, je reviens. »

Le vampire descendit du pousse-pousse et se dirigea vers l’entrée principale de la base. Il entra et chercha parmi la foultitude de panonceaux un indiquant une consigne. Enfin, il trouva celui qui indiquait ce qu’il recherchait. Il le suivit et arriva devant la consigne. Un homme d’un certain âge était occupé à lire un parchemin. Le vampire sortit le bout de papier sur lequel il avait marqué le numéro de la consigne et dérangea le monsieur :

« - Excusez-moi de vous déranger mais j’aimerais retirer le contenu de la consigne… le 1 2 3 5 8 13 21 34.
- Rangée 4A.
- Merci. »

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Lun 24 Mar - 21:01


Le vampire s’éloigna et avec la clé que lui avait prêté l’homme et il ouvrit la consigne. Elle contenait un sac. Mais pas n’importe quel sac, un sac multi plans à condensation astrale. Il regarda l’inventaire du sac et le reste de mémoire manquant lui revint à la figure telle une pomme tombe sur un savant. Une fiole de liquide toxique (non non, je ne l’avais pas oubliée), une carte, un diplôme de l’université, de la viande, du poisson, de l’or, une arbalète volée à Glargh, une veste de cuir de protection, et plein d’autres choses encore.
Il emporta le tout après avoir laissé une pièce d’or comme pourboire au type qui ne leva même pas les yeux de son parchemin.
Il alla dans les toilettes et se changea. Des New Block ™, un pantalon et une veste de cuir, une longue houppelande noire, et dissimulée au côté gauche une simple épée.
Ivanov était de retour et ils allaient le payer.
Dans la salle principale, un panneau annonçait les prochains décollages. Il y avait un vol avec Glargh prévu le lendemain.

*Y’a rien d’autre avant ? Bon, ben j’attendrai un peu*

Il alla à un comptoir et réserva une place en Première Zone pour le vol de Glargh. Délesté d’une vingtaine de pièces d’or, il retourna dans la rue où le pousse-pousse l’attendait toujours.

« -Y a-t-il y hôtel Holy Dayin’ dans cette ville ?
- Bien sûr, je vais vous y conduire. »

Et un long trajet repris à travers la ville, car en effet, l’hôtel en question se trouvait sur le sommet de l’autre pic de la ville, ainsi fallait-il redescendre et tout remonter. Il y avait bien des navettes par dragonno-express mais elles étaient hors de prix.
Qu’importe, il avait le temps, il fallait qu’il patiente jusqu’à demain et il fallait bien qu’il trouve quelque chose pour s’occuper. Maintenant qu’il savait qui il était, plus rien d’autre ne comptait à présent. Enfin, dans l’immédiat. Bien sûr, une fois qu’il serait de retour en Terre de Fangh, sa vengeance sera terrible, mais d’ici-là, il avait le temps.
Tandis que le pousse-pousse entamait la remontée, une affiche qu’il avait déjà vu plusieurs fois auparavant dans cette ville attira son attention. Il s’agissait d’un grand chaud exceptionnel à la trouée du stock de bois ce soir là, avec comme artiste le groupe Violet Profond. Il ne connaissait pas ce groupe mais il lui avait l’air sympa. Il demanda plus d’informations au chauffeur du pousse-pousse :

« - Ca se passe où le concert que plein d’affiches vantent ?
- A la trouée du stock de bois, c’est dans la partie basse de la ville, vers le vieux port commercial. Cela vous intéresse ?
- Oui, plutôt. Vous connaissez ce groupe ?
- Non, pas vraiment. Je sais juste que ce groupe est très célèbre et qu’il a déjà fait le tour du monde.
- Cool, j’ai envie d’y aller ce soir.
- Si vous voulez, je pourrai vous y conduire.
- Et les places ?
- Il doit y en rester un peu, sinon, il y a le marché parallèle, mais là c’est souvent de l’arnaque…
- On est loin de la trouée du stock de bois ?
- Non pas vraiment… vous voulez aller y faire un tour ?
- Pourquoi pas. Si ça ne vous dérange pas. »

Le pousse-pousse fit demi-tour et partit en direction du vieux port. Au fur et à mesure qu’on se rapprochait de l’endroit, il y avait de plus en plus de monde. Ce concert devait rameuter des gens de tout le pays. De tous les pays même.
Ils passèrent devant l’entrée et des gens faisaient déjà la queue alors que le début des hostilités n’était prévu que pour dans six heures. Certains même avaient installé des campements que les autorités toléraient.

« - Si je puis me permettre, je crois qu’il n’y a plus de places…
- Et ce type avec une pancarte ?
- Il vend des places au marché noir…
- Je crois que je vais aller m’arranger avec lui. »

Le vampire descendit du pousse-pousse et alla voir le type qui agitait désespérément sa pancarte.

« - Combien vous la vendez la place ?
- Cent pièces d’or mon pote !
- Cent pièces d’or ? Mais t’as craqué !
- Si t’es pas content mon pote, tu dégages…
- Allons, y’a peut-être un moyen de s’arranger… Si on en discutait plutôt autour d’une bière ?
- Si tu veux… C’est toi qui payes.
- D’accord. »

Ils allèrent au premier bar venu et prirent deux tabourets devant le comptoir, toutes les autres places étant déjà prises. Ivanov commanda deux bières et reprit la parole :

« - Alors tu disais combien la place ?
- Je dis cent cinquante pièces d’or
- Quoi ? Mais ça a augmenté !
- Comme tu le vois. L’heure tourne et les prix montent. Mais prends ton temps, ça monte tranquillement.
- Bon euh… qu’est-ce que tu dirais de cent quarante ?
- Non, cent cinquante, pote ! pas une de moins
- Ben… cent quarante avec ce petit sachet de poudre grise…
- De poudre grise ! Vas-y, aboule tout de suite pote, fallait le dire plus tôt !
- Euh par contre, ça ne te dérange pas de faire l’échange dans un coin plus tranquille… les toilettes par exemple…
- Si tu veux, si ça peut te faire plaisir, et du moment que j’ai ma poudre ! »

Ils allèrent tous les deux dans les toilettes et Ivanov constata avec satisfaction qu’elles étaient vides.

« - Bon, aboule l’or et la poudre, et dans ma main gauche, y’a la place… »

L’homme s’écroula sur place, ne comprenant ce qui lui arrivait.

*Ah, ça fait du bien de pouvoir à nouveau tuer sur commande, d’un simple claquement de doigts. En tous cas, je savais que cette poudre donnée par le Maître Capitaine allait m’être utile.*

Il prit la place et la fourra dans sa poche. Puis il ouvrit le sachet et déposa délicatement de la poudre sur la narine droite de l’homme. Il referma soigneusement le sachet et le refourgua dans sa poche.

*Maintenant, un peu de comédie…*
[/b][/i]
« - Ahhh, à l’aide, vite, appelez un médecin ! »

Le vampire sortit des toilettes en hurlant, encore plus blême qu’à l’accoutumée. Quelques uns se levèrent et allèrent voir le cadavre. Une personne joua des coudes :

« - Laissez-moi passer, je suis médecin. »

Il arriva jusqu’à la victime et l’examina. Dès qu’il vit la poudre sur la narine de l’homme, il comprit :

« - Mort par overdose… je suis désolé. »

On recouvrit le corps d’un linge blanc – une nappe – et on appela le croque-mort afin qu’il enlevât le cadavre. Ivanov s’éclipsa discrètement tandis que les gens parlaient des méfaits de la drogues, puis la conversation dévia naturellement vers le concert qu’il allait y avoir ce soir.
Le vampire se dirigea d’un pas léger vers le pousse-pousse qui l’attendait toujours.

« - Je l’ai !
- Et qu’est-ce qu’il s’est passé ? Quelle est cette agitation ?
- Ah… quelqu’un est mort par overdose avant même le concert. Il devait bien être atteint. »

Le pousse-pousse emmena le vampire jusqu’à l’hôtel demandé, au sommet du deuxième pic. L’hôtel en question était le plus luxueux de la ville, bâti en marbre blanc et rouge, il rayonnait de beauté en comparaison des maisons aux alentours. Il bénéficiait d’un panorama sans précédents, et la suite qui avait une baie vitrée panoramique était la plus prisée de la région. On y venait de loin et la plupart des hommes d’affaires importants séjournaient ici.
Le vampire entra après que le pousse-pousse soit parti avec généreux pourboire en plus du prix – exorbitant pour un pousse-pousse mais normal pour un étranger -.
Le hall d’entrée était majestueux avec son marbre blanc finement taillé, ses colonnes de marbre rouge et ses tapis tissés avec précision. Un vigil s’approcha du vampire mais celui-ci ne se laissa pas impressionner.

« - Etes-vous bien sûr de vouloir enter ici ?
- Bien sûr, je désirais passer une nuit ici…
- C’est ça et mon grand père, il était samouraï… Pour enter, il faut monter la marchandise… »

Le vampire sortit à regret sa bourse et le vigil s’allégea d’une dizaine de pièces d’or.

« - C’est la taxe de sécurité. »

Sur quoi rendit la bourse au vampire et lui indiqua hypocritement le chemin :

« - La réception est sur votre droite. La sécurité vous souhaite un agréable séjour… »

Ivanov s’éloigna délesté de quelques pièces, mais chargé de la bourse du vigil véreux. Il s’adressa à la réceptionniste qui elle fut plus civilisée :

« - Bonjours. Vous désirez ?
- Je voudrais louer une chambre pour une nuit.
- Tout à fait. Notre premier prix est à quinze pièces d’or
- Je la prends.
- Par contre, nous vous demandons de payer d’avance ainsi que de remplir cette fiche de renseignements. »

Le vampire prit la fiche et la lut :

*Nom ? Qu’est-ce que je mets ? Le vrai ou un faux ? Allez, je ne suis pas recherché, enfin pas que je ne sache donc autant la jouer honnête. Race ? Vampire, ça ne se voit pas ? Temps de séjour ? Une nuit. Raisons de votre séjour ? Euh… on va mettre pour assister au concert, quoiqu’à mon avis, pas beaucoup de personne qui va au concert ne doit séjourner ici. Ce qui vous a motivé à choisir notre hôtel ? Mais c’est pas possible, c’est l’inquisition leur truc ! même s’inscrire en citoyen à une ville est plus facile. Bon, on va mettre bonne réputation de la chaîne.*

Il rendit à la dame la fiche dûment complétée et accompagnée de quinze pièces d’or. Il prit la clé et emprunta le monte sans effort qui lui fut indiqué. Arrivé à sa chambre, il prit une douche et s’étala sur le lit.

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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Lun 24 Mar - 21:01


L’explosion d’un pétard le réveilla. Il se leva en catastrophe et regarda l’heure à la clepsydre murale. Vingt heures. Le concert n’allait pas tarder à commencer et il n’avait pas le temps d’emprunter un pousse-pousse.
Mais bien sûr ! La solution s’offrit claire à son esprit. Il ouvrit la fenêtre et sauta. Il sentait le vent siffler dans ses oreilles et sa houppelande claquer. Il pouvait voir la trouée du stock de bois et s’y dirigea sans trop de difficulté, manquant de renverser deux pigeons.
Il ne trouva rien de mieux que de se poser juste à l’entrée, en plein milieu de la rue. Les gens furent étonnés par l’arrivée subite et aérienne du vampire mais dès qu’ils virent que d’autres personnes profitaient de leur inattention pour avancer dans la queue, ils retrouvèrent bien vite la raison.

*Mince, j’avais pas vu qu’il y avait autant de monde ! J’espère que je ne serrai pas en retard.*

Consciencieusement, il se plaça dans la file et avança au pas, maugréant de ne pas plutôt s’être posé à n’intérieur. Soudain, la file stoppa totalement et une voix forte lança :

« - Y’a quelqu’un qu’à encore une vraie place ?
- Si, moi ! »

Le vampire fit un pas de côté et passa devant tout le monde qui le regardait, le regard envieux.

« - C’est bon, tu peux rentrer.
- Merci. »

Le vampire rentra et put entendre le type annoncer :

« - Bon, maintenant c’est complet, le type que vous avez vu entrer était le dernier. Vous l’avez dans le baba et vous n’avez qu’à attendre dehors et profiter du son… »

Des grognements montèrent mais rien de plus ne se passa.
A l’intérieur, il y avait un peuple fou. Tout le monde criait et hurlait, scandait « Violet Profond maintenant ou on casse tout ! » car cela faisait déjà une demi-heure maintenant que le concert aurait dû commencer.
Ivanov joua des coudes et se retrouva en première ligne. Soudain, un type – un prêtre apparemment – monta sur scène et toute la foule l’acclama.

« - Bonsoir tout le monde !
- Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiisssssssss !
- Alors on va procéder au réglage de la balance de la fée Larsen afin qu’elle nous soit favorable ce soir. Allez, tous ensembles :
- Fée Larsen, Fée Larsen, donne-nous de la bonne musique, permet aux musiciens de s’exprimer libre, fais que l’ambiance soit bonne et que le public soit de qualité. Merci pour tout ! »

La balance bougea faiblement, oscilla des deux côtés et finalement pencha du côté où un plus était gravé. La foula acclama le résultat et le prêtre lâcha :

« - Et maintenant, place au chaud !
- Re-Ouuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiisssssssssssss ! »

Le rideau tomba et dans le noir total, de la batterie se fit entendre, accompagnée peu de temps après par la basse et les vivats de la foule, le chanteur lâcha :

« - Chaud for Noukhöngon, Star de l’autoroute !
- Re-Re-Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiisssssssssssss ! »

La guitare démon entra en action avec de puissants effets de vibrato, et, accompagné par la foule, le guitariste commença un rythme rapide soutenu par le bassiste et le batteur. Enfin, le chanteur, après avoir lâché un cri perçant crescendo, se mit à chanter en mezzorien une chanson à propos d’une star de l’autoroute, accompagné par un simple mais efficace rif en sol. Il y eut un premier solo à l’orgue, mais tout le monde vibra avec la virtuosité du solo à la guitare démon. La chanson se termina avec les vivats de la foule.

« - Okay, merci beaucoup ! Now, un song spécial, Fumée sur l’eau
- Re-Re-Re-Ouuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiisssssssssss ! »

Et la chanson commença crescendo avec d’abord un rythme de la guitare démon puis la base et la batterie.
Pendant presque une heure, le groupe enchaîna les succès, déchaînant encore plus la foule.

« - Super, now, une thing plus cool, for danser… This est Soldat de Fortune !
- Aaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (cri hystérique qui monte dans les aigus) »

Le guitariste délaissa sa guitare démon – une Gui Sonn’ – pour une guitare sèche plus traditionnelle. Il commença quelques accords et toute la foule, ondulant sur le tempo sortit des briquets et accompagna la guitare.
Tout le monde vibra avec la batterie, accompagnant la guitare, et beaucoup de personnes murmuraient à demi-voix les paroles de la chanson.
La chanson se termina avec une acclamation encore plus puissante de la foule.

« - Now, it’s fini, pour us, but ne vous inquiétez pas, il y en a un other après… »

Laissant le suspense planer, le prêtre remonta sur scène :

« - Merci, merci beaucoup ! Voici John Seigneur à l’orgue et la composition !
- Re-Re-Re-Re-Oooooooooooooooouuuuuuuuaaaaaaaaaaiiiiiiissssss !
- Ritchy Black&More à la guitare !
- Re- Re-Re-Re-Re-Oooooooooooooooouuuuuuuuaaaaaaaaaaiiiiiiissssss !
- Merci, Thank you beaucoup ! »

Le rideau se baissa à nouveau et tandis que la foule réclamait à nouveau le groupe, le prêtre reprit la parole :

« - Vous croyez que c’est fini ?
- Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnn !
- Et bien vous avez raison !
- Re-Re-Re-Re-Re-Re-Oooooooooooooooouuuuuuuuaaaaaaaaaaiiiiiiissssss !
- Bon Temps, Mauvais Temps ; Communication interrompue ; Le son de l’immigrant ; après Par-dessus les montages et très loin encore, ceux qui ont dit Depuis je suis amoureux de toi, ceux qui ont fait Cailloux et Roule ! Les auteurs de Chien Noir, ceux responsables de L’escalier jusqu’aux cieux, j’ai nommé… (roulements de tambours…) Le Zeppelin !
- (hurlement hystérico-maniacodépressif de la foule comprenant la rupture d’une vingtaine de cordes vocales) ! »

Alors le rideau chuta et le groupe commença avec Cailloux et Roule !, un titre très rythmé et enrôleur. Quelques idiots se jetaient à travers la foule, bousculant de l’épaule toutes les personnes qu’ils croisaient. L’un d’eux heurta Ivanov qui riposta et envoya le type finir la soirée la tête encastrée dans la barrière de sécurité.
Le concert dura jusqu’à minuit, on chanta, cria, vibra, dansa, tout le monde fut ravi et transi par la sublime interprétation et le solo à la guitare démon à deux manches de L’escalier jusqu’aux cieux.
Enfin, le groupa s’éclipsa après un troisième bis et une dernière chanson toute en douceur de Mandarine.

*Yahoo, c’était géant, je ne regrette pas d’être venu !*

La foule se dispersa, hurlant encore « bébé, bébé je t’aime » ou encore « est-ce que le gitan peut me voir dans sa boule de cristal ? »
Ivanov, trop vidé pour rentré en volant héla un pousse-pousse et se laissa porter jusqu’à l’hôtel, la tête résonnant les rifs endiablés des guitares démons.
Enfin, dans le silence de sa chambre, les oreilles qui sifflaient, il s’endormit, heureux.


Un gigantesque mal de crâne réveilla le vampire (comment-ça j’ai déjà utilisé plusieurs fois cette introduction ? Bon alors : ) La symphonie en si bémol des oiseaux qui étaient perchés sur l’arbre devant la fenêtre de la chambre du vampire eut raison du sommeil de celui-ci. Il se leva et après un copieux petit-déjeuner partit en volant jusqu’à la base des dragons.
Il ne fit pas l’affront de se poser sur la piste mais atterrit en douceur juste devant l’entrée.
Il entra, indifférant aux regards interloqués des autres et alla en salle d’embarquement. On prit son identité, on vérifia son billet et finalement, il fut accepté à bord du vol sur dragonier moyen porteur.
Il s’agissait en fait d’une nacelle couverte et portée par un gros dragon. Un autre dragon plus jeune était monté par le pilote.
La nacelle, divisée en deux parties – une première classe et une classe affaire, la classe éco, c’est dans la soute – pouvait accueillir en tout une soixantaine de personnes. Le vol n’était pas complet et il n’y avait pour l’instant que deux personnes en première classe. Le vampire et un elfe noir dont la tête disait vaguement quelque chose au vampire.
Les dragons s’envolèrent et le vol long de cinq heures put commencer. Ivanov pour tromper le temps lut brochure de bord expliquant les diverses consignes de sécurité en cas d’accidents.
Au bout d’un moment, n’y tenant plus, il fut prit de l’envie de se dégourdir les jambes. Il se leva et alla voir l’avant de la nacelle où l’on pouvait apprécier la vue de la mer infinie et plate où miroitait le soleil. On ne pouvait pas encore apercevoir la Terre de Fangh.
Ivanov retourna s’asseoir et en croisant l’elfe noir, ce fut la révélation :

« - Vous ?
- Vous ! »

En effet, il s’agissait du parrain qu’il avait essayé de tuer. Celui-ci essaya de réagir mais le vampire fut plus rapide et il le défenestra. Il fouilla rapidement les affaires de l’elfe et regarda par la fenêtre brisée d’où s’engouffrait un courant d’air glacial.

*Mince, va falloir que je me barre avant qu’on me repère…*

Le vampire sauta et s’éloigna rapidement du vaisseau. Il se retourna et observa l’ensemble en vol. Le gros dragon avec les amarres porteuses. Et le petit dragon du pilote avec le pilote seul à bord.
Le vampire retourna vers le vaisseau et se posa sur la nacelle. Il dégaina son épée et commença à couper une première amarre. Elle céda facilement et la nacelle se mit à pencher dangereusement en arrière, déséquilibrant le dragon porteur. Ivanov coupa tout aussi facilement la seconde amarre et la nacelle dégringola accompagnée du cri strident de l’équipage. Elle sombra dans un plouf sonore. Le dragon porteur ainsi débarrassé de sa charge en profita pour se tirer. Quant au dragon du pilote, celui-ci avait été assez intelligent pour détacher l’attache qui le reliait à la nacelle.
Le vampire vola rapidement vers lui et d’un coup d’épée décapita le pilote. Balançant le corps à la flotte, il prit les commandes du dragon un peu troublé par le soudain changement de pilote.

« - Bon écoute, y’a deux solution : tu m’écoutes et je te donnerai à manger. T’en fais à ta tête et JE te mange. »

Le dragon sembla acquiescer.

« - Bon, maintenant, conduis-moi à Zoyek ! »

Le dragon changea légèrement de cap et Ivanov put apprécier le plaisir de voler sans se fatiguer.


[Voilà la fin d’un très long RP un peu bâclé à la fin à cause du concours d’Otto mais voilà. J’espère qu’il ne vous a pas trop soûlé. Et comme la dernière fois, un bon point si vous arrivez à me trouver presque toutes les références et autres clins d’œil que j’ai discrètement caché dans ce RP fleuve…]

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Plissava
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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   Lun 24 Mar - 22:45

[Voix off]

Un grand roulement de tambour...

Pour sa succession sans fin de RPs, Ivanov T'sardin Al'Uile gagne...

-Un dragon!! (on l'applaudit bien fort) ayant fonction d'un cheval

-154 pièces d'or!!!

-820 points d'experience.



Ivanov passe au niveau 7!
Il gagne 10 points de vie, et le sort "Fletrissure" de 1d128 dont 35% régénératifs!

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Martinù est notre maître ! Si en lui tu n'as pas foi, ce sera moi qu'il te faudra craindre !! Bientôt la guerre sainte pour sauver le monde ! (Mwahahahaha)
"Fantasmer sa vie, et vivre ses cauchemars", c'est peut-être ça le calvaire de l'immortalité...
*Aime sa groupie*
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MessageSujet: Re: La dérive de la position...   

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La dérive de la position...
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