L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Bénédiction divine! [chasse]

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Plissava
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MessageSujet: Bénédiction divine! [chasse]   Ven 19 Jan - 20:53

Au moment où il se réveillait, l'elfe noir alla chercher son épée un peu plus loin maugréant quelque chose ressemblant à "Fallait-il que je vous déplusse pour que vous m'assassinassiez..." avant de revenir pourfendre l'intrus, dans le brouillard du someil le quittant. Il ne prit ses esprits que lorque l'elfe aimée vînt se loger dans ses bras, victime d'un infini malaise, rival de l'océan sans fin des larmes des pauvres âmes.
Plissava ne comprenait pas très bien ce que ressentait Nirë. Profondement en alerte et en détresse, celle de son amie étant contagieuse, il sût que le malaise n'était pas tant physique que psychique. Mais lea blessure à la main ne pouvait pas arranger les choses, et c'est pour cela que l'elfe noir tenta un sort de soin superficiel au moment où il prenait la parole en vieil elfique...


-Tu as toujours le choix... Celui que tu fais n'est pas simple, mais s'il est trop ardu tu peux toujours en changer.

Il choisit alors de se taire, consolant son amie du mieux qu'il lui était donné de faire...
Le temps passa lentement, la neige furieuse frappant les antiques murs de pierre. Le souffle du vent s'engouffrant dans la cheminée où les braises mourrantes s'étaignaient sifflait étrangement, tandis que les lourds pas des gardes penauds résonnaient sur les dallages de pierre. Le vent changea alors de direction, et la neige se mit à rentrer dans la chambre, non loin des elfes recroquevillés. La température diminua petit à petit tandis qu'un monticule immaculé se formait, exaspérament lentement, profitant à sa façon de son éphémère beauté. La lune disparut à l'horizon, et le soleil crût du Nadir pour poindre à l'horizon. Par la vitre ouverte l'on pouvait distinguer dans le ciel des nappes vertes et violettes, s'étalant comme le vol d'un faucon planant majestueusement. Le ciel s'éclaircit et pour la première fois depuis plusieurs heures, les elfes se mouvèrent. Certains gardes étaient venu mais ni Nirë ni Plissava ne leur avaient accordé un regard. La plaie à la main de Nirë avait arrêté de saigner et les tâches au sol, écarlates sur la pierre pâle, attiraient le regard en alternace avec le dôme de neige devant la fenêtre.
Nirë et Plissava se levèrent, et allèrent pour partir quand un garde en faction leur tint le rapport de la nuit:


-L'assassin est décédé suite à ses blessures causées par sa chute. Il portait sur lui ce parchemin que nous n'avons pas ouvert (il tendit à Plissava le parchemin) et tous les attributs de la guilde des assassins. C'est un elfe des terres du centre et il semblerait qu'il était expérimenté, vu les traces des cordes de son arc sur ses doigts.

-Merci. Tu as fait du bon travail.

L'elfe noir ouvrit alors le parchemin , faisant tomber la bague noire. Il lut brievement le message et le tendit à Nirë, qui resta magnanime malgré la présence du bouchon tatoué de la tête de mort. Ainsi, ils partirent à pied, ommetant -volontairement?- d'aller voir Framboise. Ils parcoururent alors plusieurs kilomètres d'un pas très rapide en direction de l'est avant que leur pas ralentissent vraiment, les pieds de l'elfe noirs gelés à cause de la neige partout. Ils arrivèrent finalement à hauteur d'un petit bois perdu au milieu de la plaine. Plissava, qui avait par le passé parcouru maintes fois cette zone, ne l'avait jamais remarqué. Une douce chaleur y régnait quand ils s'y engoufrèrent, et les arbres, de leurs millénaires les regardants, ne tardèrent pas à montrer leur mépris et indignation de voir un elfe noir en cette sainte forêt. Un esprit vagabond vînt se poser sur un branchage face aux elfes. Il calma immédiatement les arbres grognants et s'adressa aux êtres se tenant devant lui.

-Amis... Je vois que vous ferez de grandes choses ensembles. Pour le bien des elfes et contre les forces de Kornettoh (soft). Mais sans l'aide de nous, divins, vous ne pourrez pas parvenir au terme de vos aventures, aux portes de la mort (comme d'habitude). Pour vous, voici le cadeau le plus beau que nous puissions vous offrir... écoutez cette mélodie!

Les arbres, tirés de leur someil et leur mécontentement, entammèrent un chant, puissant et profond, beau et sans fin. Martinu résonnait du fond du bois jusqu'à la voute infinie du ciel sans fin. Ici, les elfes furent éclairés d'un foi divine, et envahis dans une profonde béatitude par l'éternelle félicité. En un instant, le son profond, noble et erreux de l'alto s'empara de tout leur corps et la véritable raison de vivre des elfes leur fut révélée. Les créatures humanoïdes mortelles passent leur vie à attendre leur mort, alors que les elfes sont immortels et doivent donc chercher l'au-delà, façonné par la rhapsodie divine.
Quand la mélopée se fut éteinte, les elfes se retrouvèrent au milieu de la forêt de Schlipack, le bois mystérieux les ayants approchés du but de leur mission. Ils se trouvaient au milieu d'une scène de bataille, des elfes mourrants d'un clan gémissaient partout, tombés dans ne embuscade un peu plus tôt. Le soleil à son zénith peçait difficilement les épais feuillages, rendant la scène du massacre récent glaucque et dégoutante, mais encores exaltés, ne percevant pas ce qui les entouraient, Nirë et Plissava chantèrent la rhapsodie, ranimant les bléssés et attirant les animaux sauvages. Les elfes miraculés restèrent emerveillés par la beauté de la musique, mais une fois qu'elle fût terminée ils abattirent les animaux proches par dizaines et en donnèrent la viande aux héros qui ne comprenaient pas encore ce qui venait de se passer. Plissava accepta le présent, pantois, et vit s'éloigner les elfes sauvés chantant et hurlant leur joie. Cette joie communicative, il prit Nirë dans ses bras et la serra un long moment avant de la relâcher.
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Mallzyk Du bois Perdu
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Ven 19 Jan - 23:15

HRPG : [et bien dis donc...... Shocked t'as quoi à repondre à ca Nirë mouahahahahha !]
edit Nirë : Putain mall t'aurais pu noter tant que t'y es -_-
edit Mallzyk : ah vui c'est vrais drunken arf pas facil....hum...

VOIX OFF

Plissiva gagne.... 2.6 kilos de viande !!

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Nirë Shampooing Illustre
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Sam 20 Jan - 23:15

Son ventre la faisait souffrir. Elle avait été blessée, par l'assassin. Au ventre. Plissava avait beau ne rien voir, elle savait. Elle était blessée !
Elle avait mal ! Oui il l'avait blessée ! Elle se souvenait du sang qui coulait ! Le sang ! Et Framboise... Framboise qu'ils avaient laissés derrière eux... Framboise qu'elle voulait chevaucher jusqu'à la fin des temps et qu'elle voulait ne plus jamais revoir. Framboise qui l'éloignait de cette main qu'elle sentait contre ses doigts, cette main qui l'éloignait de Framboise.
Les évenements de la journée n'eureut aucun sens pour Nirë. Toute musique, si magnifique qu'elle fut, si envoutante qu'elle paralisait la moindre mèche de ses cheveux, ne pouvait effacer cette douleur.
L'esprit de la foret ne la bougea pas cette impression. Le bien des elfes ? Qu'en était-il ? Les elfes l'avaient bannie. Elle avait été rejetée. Abandonnée. Kornettoh ? Quelle importance... ? Ce qui comptait avant tout était de survivre à cette journée. Mal. Mal malicieux, qui s'infiltrait, la frappant, la réduisant à l'état d'un objet, incapable de penser, encerclée par sa douleur, qui l'empèchait de voir, de sentir, de respirer.
La douleur, sourde, permanante, ne lui laissait que peu de répit, l'abandonnant chaque fois plus épuisée, plus proche de l'épuisement.
Les elfes devant elle qui combattaient. Son ventre ! Une flèche, elle avait du recevoir une flèche dans la bataille, c'est pour cela qu'elle avait mal...
Mais elle avait mal avant ! Non...Non elle ne devait pas avoir mal avant dans ce cas...Mais si hier soir ! L'assassin ! Non !
Enfin la douleur atteint son paroxysme. Plissava la serre dans ses bras, et le mal explose dans son abdomen. Nirë blanchit, des larmes montent à ses yeux, ainsi qu' une sueur de panique et de douleur. Ses yeux sont cernés de brun. Plissava la relache, et elle s'écroule, presque sans vie.
L'elfe voit les mains de Nirë serrées sur son flanc, les écarte encore une fois, constate une nouvelle fois que l'elfe n'est pas blessée. Pourtant sa douleur ne fait aucun doute, on la voit dans ses yeux d'un noir parfait, on la sent dans ses mains blanches et tremblantes, elle percute dans ses joues creuses, sur ses lèvres violettes.
La flèche...Plissava a du enfoncer la flèche plus profondément encore. C'est pour cela qu'elle a mal. Mais pourquoi il ne la retire pas !
Son visage calme et inquiet à la fois, pourquoi il ne semble rien voir !
Là ! elle est blessée ! Du sang, elle voit du sang !
Mais aucun liquide ne s'infiltre entre les feuilles morte, à part celui de l'eau que l'elfe noir déverse sur Nirë.
Les heures passent. Plus l'elfe noir s'approche, plus il la touche, plus son ventre brule. La nuit vient s'installer, sans que Nirë ne puissent comprendre ce qui se passe autour d'elle.
L'infini se trouve dans sa douleur, cette douleur devient toute la vie de Nirë, son univers se réduit à ses pulsations sourdes, à ce tempo envoutant.
Le matin venu, le soleil ne retrouve pas Nirë en un meilleur état. Des heures passent encore, la douleur s'assourdit. S'accroche désespérement comme au bord d'un gouffre, puis libère l'elfe haletante.
Nirë se redresse lentement. L'elfe noir, voyant que sa présence ne fait qu'empirer la douleur de l'elfe, se tient un peu plus loin, assoupis enfin après tant d'heures de veille. Nirë se lève, encore tremblante.
Le bruit de l'eau non loin l'attire et un ruisseau glacé la fait sortir de cette nuit étrange. Son teint reprend quelques pales couleur, elle s'habille d'une tunique propre qu'elle tire de son sac magique avec un sourire. Un geste si familier. Se lever, se laver, s'habiller. Ses doigts s'élancent à travers ses cheveux, les démèlent. Enfin elle revient vers l'elfe noir, toujours endormi, peut etre épuisé d'inquiètude. Sans un bruit, elle s'agenouille à ses côtés, le regarde, adossé à un arbre, récupérer de cette nuit chaotique. Elle réfléchit.
Maintenant que ses visions se sont attenuées, que la douleur a presque disparu, elle comprends véritablement la cause de ce mal. Essaye de réaliser, meme si son cerveau le refuse encore, qu'il n'y a eu ni sang, ni dague, ni flèche. Framboise. La peine du poney est immense, si grande qu'une partie de cette douleur s'est enfuie vers Nirë. Mais ce n'est pas la seule raison. Elle aussi est triste. Il est tellement dur d'abandonner une vie qu'on a toujours eut.
Meme si Framboise reste à ses cotés, il ne sera plus jamais son unique ami. Ne l'est déjà plus depuis longtemps. Peut etre depuis qu'elle a prononcé le nom de Maeglir entre ces memes arbres. Peut-etre depuis avant encore. Depuis que l'elfe noir l'a trouvée, baignant dans son sang dans cette infirmerie ? Ou depuis que, dans cette auberge, elle a croisé l'elfe s'appellant encore Loréliane ? Depuis qu'elle a été bannie de son camp ?
Les changements sont apparus si lentements, progressivement, qu'elle n'a pu les voir. Chevaucher à nouveau Framboise, l'appeller comme autrefois lui a juste fait mesurer l'ampleur de ces boulversements. Quoi qu'elle fasse, elle ne retrouvera plus ces jours chaotiques de chevauchée.
Alors que faire ? Y renoncer ? Essayer de les méler à sa vie actuelle ?
Sans réfléchir, sa main se lève, ses doigts effleurent le bras de l'elfe noir. En un sursaut, il se réveille. Interroge Nirë du regard. Avec un sourire encore triste, celle-ci se lève, ramasse ses affaires, sans prononcer un mot.
Elle voit l'elfe noir hésiter, prendre son sac, le voit s'inquièter de son état. Mais elle se met en marche, et sa main prends naturellement le chemin de celle de l'elfe noir. Enfin, plusieurs minutes d'un silence assonnant passées, la voix de Nirë s'élève.

- Est-ce que tu penses que...c'est... mal ? Framboise... Il était tout pour moi et aujourd'hui...je le délaisse... Parce que tu es à mes côtés. Nirë disait ses pensées exactes d'une manière si franche, bien qu'hésitante, presque génante.
Je n'ai aps el droit n'est ce pas ? Me servir de lui quand je suis seule et... le laisser lorsque je trouve mieux. Je ne peux pas faire ainsi. Pourtant... Elle eut un sourire amusé je crois que je n'ai plus el choix à présent. Meme si...il va me manquer.
Des larmes montèrent si brutalement vers ses yeux qu'elles la brulèrent.
Un geste rageur les força à disparaitre, alors que Nirë jetait un regard furtif à Plissava, attendant visiblement une réponse. Priant pour recevoir de la franchise. Ne pas etre consolée, rassurée. Juste savoir ce qu'il pensait.

[Ouais, je sais, c'est n'importe quoi ce rp. Mais quoi, tout le monde ne peut etre Victor Hugo ! Pis quand on achève un Rp d'une manière aussi bordélique, cher Plissava, faut s'attendre à tout Razz ]

[HRPG edit Mallzyk : héhé bien bien bien *aime les Rp bordeliques* Razz *bave en entendant parler de Victor Hugo* youps dsl j'mincruste un peu ^^ jvous laisse !mouaha]

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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Dim 21 Jan - 17:36

[hrp]Je crois que... le RP qui vient va être diabolique!! je sens l'inspiration... *snif snif*[/hrp]

Les mots que Nirë confia à Plissava lui firent comprendre la nature de la douleur sans blessure apparente de son amie. L'interrogation de l'elfe était sans aucun doute la plus sérieuse qui soit, et l'elfe noir prit son temps pour trouver une réponse franche mais adéquate... Il se demada comment il n'avait eût idée de la réelle cause du malaise, mais ne l'ayant jamais sentit que quand plusieurs jours auparavent Nirë fut enlevée sous ses yeux presque, il ne povait faire le lien... Il tenta de répondre aux déclarations de l'elfe sans être trop expansif.

-Je crois que... que tu le veuilles ou non, irrémédiablement, tout change. Malgré notre immortalité, nous grandissons et vieillissons, bien plus lentement que d'aures races, mais... effectivement quand même. Un jour, tu as aimé tes frères (façon de parler) sans réfléchir à la relation exacte entre vous. Tu changes, recontres des gens... penses differement...
En plus, ... l'amitié ne repose pas sur la relation éternelle entre deux êtres... Chacun doit laisser l'autre un moment vivre, sans que cela soit une trahison. Framboise aussi avait peut-être besoin d'être seul... Et même si tu considère ce que tu as fait comme un trahison, la vie impose des choix et certains désirs sont au-delà de la volonté. Quand tu fais un choix, sans réfléchir et sans incident, tu éprouves du regret pour celui que tu as laissé, imperceptible mais existant. Ce que tu as fait, tu dois le considérer comme le bon choix si la douleur de l'autre aurait été supérieure à celle que tu éprouves...
Bien sûr, ton cheval ressent de la peine et tu en es responsable, mais personne ne veut être malheureux et peu aiment faire souffrir les autres, alors ce que tu as fait était, sans doute, ce que ton âme désirait le plus... Quoi qu'il en soit, ton choix est la synthèse de ce que tu souhaitais.

Pendant qu'il parlait, ayant du mal à s'exprimer clairement et surtout concisement, les elfes avançaient toujours, pieds nus dans les feuilles mortes, quand Plissava finit de donner son avis. Ses doigts contre les doigts de l'elfe attestaient la véracité de ses propos. Il espérait ardement que son amie aille mieux, mais dans un même temps ne savait pas comment il aurait réagit si elle avait choisi Framboise... En tout cas, Martinu lui aurait été à jamais caché!!!!!
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Nirë Shampooing Illustre
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Mar 23 Jan - 15:41

Sous le riche plafond végétal, le temps semblait ne pas suivre la même règle qu’ailleurs.
Puisque tout avait été dit, Nirë resta silencieuse, ne sachant comment tuer ce silence étouffant, sans que sa voix laisse paraître sa tristesse, par fierté, ou peut être par lâcheté, par peur, elle ne le savait pas très bien. Elle laissait choir de ses grands yeux brouillés des larmes brûlantes, involontaires.
Enfin, ils parvinrent à l’endroit où s’était dressé le camp des demis elfes, dans un lointain passé si proche de leur présent. Il n’y avait plus trace ni des elfes, ni de leurs tentes, mais au sol l’herbe restait allongée, et des cendres persistaient, peu dispersées par le vent qui ne chuintait que rarement entre les feuilles de cette partie de la forêt, si épaisse, si imperméable.
Il planait dans l’air un reste de sang, de poussière, d’attente, où peut-être était-ce l’esprit de l’elfe qui associait ses odeurs à ce lieu.
Sans un mot, Nirë sortit de son sac un parchemin humide, maladroitement fermé par un sceau noir, brisé et recollé. Tremblante et étonnante, sa voix jailli soudain du silence froissé.


- C’est dans cet endroit que ce parchemin m’a été remis, par Saoh’Ron, le chef du Clan Loréliane, que nous avions rencontré ce jour-là. C’est l’ordre de mission qu’il avait reçu.
Lorsque je l’ai montré à mon père, il a réagit étrangement… Je pense…d’après le contenu de ceci… que c’est une clé qui mène vers mes origines. Mon père, je le connais sans le connaître mais de ma mère, je ne connais même pas le nom, je n’ai reçu d’elle… que ceci.
Ses longs doigts blancs se refermèrent délicatement, avec tendresse sur le manche de Tchii. Une délicate lumière éclaira ses yeux éteints.

Je crois…que j’aimerai en savoir plus… et puis… j’ai moins peur… Enfin, j’ai toujours peur, mais je ne veux pas passer toute ma vie dans un bureau boisé à Valtordu…
Alors… pourquoi ne pas… Le parchemin est signé de la main d’un certain Ytoh, résidant dans les montagnes du Nord. Je pensais m’y rendre … sur el dos de Framboise peut être ?
Elle eut un sourire crispé, ses yeux brillant étrangement, montrant que ses lèvres mentaient.

Mais, et toi ? Nous devrions peut-être régler ce problème d’assassin ?
Nous n’avons qu’à marcher un peu…j’appellerai Framboise…plus tard… Nous pourrions…y aller ensemble…

Sa voix déclinait au fur et à mesure, s’éteignant avant qu’elle ait véritablement fini sa phrase.
Elle saisit la main de l’elfe noir, trop précipitamment. Heurta maladroitement ses doigts, les serrant trop fort, essayant, d’une manière si peu convaincante, de faire disparaître son malaise.
Un bruit de sabot éclata faiblement au loin. Nirë lâcha involontairement les doigts qu’elle tenait serrés contre les siens, s’écroula sans même sans rendre compte. L’herbe rappela à la paume de ses mains la douceur irrégulière de la crinière de Framboise. L’elfe se recroquevilla, ses yeux plus sombre que la détresse camouflés dans ses mains, ses mains serrées sur son visage, son visage serré contre ses genoux, ses genoux tremblants enfoncés dans son estomac, son estomac se tordant et s’étirant comme s’il avait voulu rejoindre son cœur.
Se cacher. Ne pas voir. Si on ne voit pas les choses, elles ne peuvent être réelles ! Si on ne les voit pas, elles n’appartiennent plus à notre univers. L’univers de Nirë s’arrêtait à ce que ses yeux sentaient, à ce que ses oreilles voyaient, ce que son nez entendait, ce que ses doigts respiraient.
Le bruit s’avança. Les dépassa, accompagné de la voix grave d’un humain. Mais Nirë, imperméable au monde extérieur, ne remua pas un muscle, n’entendit pas un son. Ne comprit pas que le claquement de sabot n'était pas celui qu'elle croyait. Ne saisissant pas que son erreur était une preuve supplémentaire que son union avec Framboise n'existait plus

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Plissava
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Mer 24 Jan - 19:25

L'elfe noir était anxieux e voir la blessure de son amie si profonde et douloureuse... Il s'apprêtait à lui répondre quand au galop un garde passa devant eux et les regarda furtivement avant de continuer sa route, mais Nirë s'était écroulée, le claquement irrégulier des sabots sur le sentier légers comme auraient été ceux de Framboise. L'homme leur adressa un vague bonjour tandis qu'il partait, confus et éttoufé par le bruit de son animal. La voyant au sol, Plissava donna sa main à l'elfe pour l'aider à se relever, mais une fois debout ne relâcha pas pour autant sa prise. Ils se mirent à marcher vers le nord, sans pouvoir oublier ce qui leur arrivait. Le craquement des feuilles mortes poncuait le silence étouffant qui régnait en ce bois profond et grave. Trop rarement les oiseaux criaient, car il ne chantaient pas ici, ne se disant que ce qui était essenciel pour leur survie. L'air déjà frais refroidit brusquement quand un clairière se fit proche, permettant au souffle glacé du vent mordant de traverser les branchages pelés.
Quand Nirë et Plissava entrèrent dans la clairière, une étrange athmosphère les appaisa: les feuilles pourrissants etaient recouvertes très également d'une dizaine de centimètres de neige, une petite mare semblait propposer ses eaux gelées aux patins de enfants, tandis que sur le ciel d'un bleu limpide voguaient vers le sud quelques palombes au plumage pâle. Au centre de la mare, un rocher émergeait, bloc de cristal qui remplissait l'air de rayons de toutes couleurs. Le doux bruissement des hautes feuilles agitées par le vent fesait frémir une musaraigne qui fuyait vers son terrier. Les elfes s'avancèrent côte à côte, leur mains enlacées semblaient maintenant avoir fusionné devenant lien solide que le temps ne saurait rompre. La glace du lac supporta le poids des visiteurs sans frémir et Plissava put lire une inscription gravée dans le cristal qui s'avéra être une pierre tombale.


"Ci-gît le corps du grand enchanteur
Qui donna sa vie pour le bonheur
De voir les autres voguer heureux
Cadets et aînés, miséricordieux
Qui ici le repos peut trouver.
Repentis-toi de tes honteux péchers
Ou le bonheur ne saura trouver"

Sous l'auguste bloc de cristal on ne distinguait rien d'autre qu'un gouffre sans fin. Plissava se demanda à quelle époque cet homme avait vécu dont on chantait une louange sans pareille et enviable par-delà les âges... Au bout d'une minute de songes et par un accord tacite, les elfes reprirent leur route, toujours plus au nord, vers des contrées glacées entre les arbres et les collines. (je crois que ça veut rien dire ^^) Au bout d'une heure e marche, Plissava trébucha sur une branche -ou pltôt ce qu'il croyait être une branche- et un hurlement à glacer le sang (même par des températures comme elles sont là!!) retentit, résonnant longuement entre les troncs lissés par les vents. Une immense créature d'une centaine de coudées (ndla: une coudée vaut envoront 50cm pour les incultes (et les mpoins incultes aussi)) de long et d'une quarantaine de haut se dressa devant eux. Cette cr'éature vert pâle ressemblait vaguement à un dragon, mais sans ailes et à quatre pattes. Il avait un cou exeptionnel et sa minuscule tête était hors de proportions. il avait une queue puissane, de six bonnes coudées de diamètre et sa masse était... trop importante pour être exprimée en kilos. La bête, visiblement dérangée dans son someil -Plissava lui était tombé sur le cou- accelera vers les elfes qui avaient sorti leurs arcs et préparé un trait. Puis aussi soudainnement qu'elle avait démaré, l'énorme chose se cabra -un exploit vu sa taille... ses os de jambe devaient être en chêne millénaire- et emportée par son élan tomba ne arrière, fesant vibrer la terre et résonner les arbres. L'immense rapace qui avait effrayé le reptile se posa sur lui et l'acheva facilement en se prenant à la tête de la monstruosité. Plissava préleva un peu de viande à la créature, tout comme Nirë et ils continuèrent leur chemin.
Un couple d'heures plus pard, ils arrivèrent à l'orée du bois traversé...
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Nirë Shampooing Illustre
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Ven 9 Fév - 16:51

[dsl pour le temps que j'ai mis à l'écrire celui-là -_-]


Le bois sombre s’achevait ici. Le soleil resplendissait dans l’immense ciel d’un bleu parfait. L’herbe d’un magnifique vert courait et se courbait sous les injonctions du vent, aussi loin que les grands yeux vairons de l’elfe pouvaient voir. Le bleu et le vert, aussi immenses l’un que l’autre, rappelait les yeux de Nirë, comme ci ceux-ci n’avaient été qu’une parcelle du paysage.
Un léger sourire ornait le visage de l’elfe Sylvaine, dont les doigts serraient ceux de l’elfe noir, dans un geste plus délicat, plus mesuré, que ceux auxquels elle était habituée. Comme si le paysage, sa splendeur et son calme réussissait à étouffer la colère et la peur de l’elfe Sylvaine comme de la terre jetée sur un feu. Debout, sur le parvis de la foret, entre les deux derniers arbres, plus grands, plus verts, moins sinistre que leurs compagnons des bois sombres et profonds d’où ils venaient, Nirë se redressa de toute sa maigre hauteur, ses cheveux jouant dans le vent comme l’herbe à ses pieds. Sept notes sortirent de ses lèvres, se joignant si bien à la sérénité des lieux qu’elles ne brisèrent même pas le silence léger et bruyant.
La tête de l’elfe Sylvaine alla s’appuyer lentement sur l’épaule de l’elfe noir, tendit que leurs quatre yeux fixaient ce lointain trait qu’il est impossible d’atteindre même si on peut gagner l’endroit où il se trouve.
Enfin, son pelage noir soyeux et chaud sous la lumière resplendissante, Framboise daigna apparaître. Dans un magnifique galop, impressionnant, presque intimidant, il se rapprocha des deux silhouettes. Quelque chose dans le claquement de ses sabots, dans l’enchaînement de ses mouvements fit comprendre à l’elfe qu’il lui en voulait encore, mais qu’il voulait avant tout être avec eux. Avec un sourire tellement inhabituel, joyeux et naturel, Nirë contempla quelques instants la silhouette encore lointaine.
La scène, picturale, était semblable au tableau romantique d’un vieux peintre, une toile acrylique, où les couleurs auraient été flamboyantes, mêlées les unes aux autres. L’herbe un simple tourbillon, le ciel un sublime miroir doré. Framboise une tache noire en envol.
Nirë se plongea une fois encore dans le tableau, comme un peintre satisfait de son travail. Puis prenant son pinceau pour apporter sa touche personnelle elle se résigna à entrer dans cette toile. Alors qu’elle s’élançait vers Framboise, ses pieds rebondissant contre le sol, un reflet vint aiguiser la pâleur candide du ciel. Le métal chauffé à blanc d’une flèche d’argent transperça la voûte des cieux accompagné de ses semblables, avant de s’abattre en un somptueux arc de cercle, habillant d’une parure d’argent la fourrure immaculée.
Nirë parcouru les derniers mètres en planant plus qu’en courant. Les doigts de Nirë se refermèrent sur les pointes brillantes. La fourrure avait brûlé par endroit, laissant la peau nue, enflée, ouverte par endroit laissant suppurer un sang épais qui ne glissait même pas jusqu’au sol. A genoux sur le sol, Nirë plaqua ses mains sur les blessures immondes et ferma les yeux psalmodiant d’étranges mots d’une voix dénuée de sens, d’intonation.
Ses paupières se levèrent, laissant le soleil la frapper. Devant elle, les blessures toujours béantes. Au dessus le ciel. A ses côtés l’herbe. Ses yeux toujours secs, Nirë contempla le corps recroquevillé devant elle. La peau meurtrie, la fourrure décharnée. Les doigts de Nirë se refermèrent dans le vide. Figée. Ses idées semblaient anormalement claires.
Le monde n’existait plus. Puisque le vent ne murmurait plus rien à ses oreilles. Puisque ses épaules ne sentaient plus la chaleur d’un souffle. Puisque ses oreilles ne sifflaient plus de vitesse. Le ciel dans le soleil qui souriait la haut écoeura Nirë. Sa main arracha de son fourreau Tchii, qui s’envola. Un instant le sang qui gicla de ses avants bras recouvrit le soleil, rendant le monde sombre et rouge. Alors que la lumière revenait, Nirë brandit froidement sa dague, dans un geste serein dont la douleur pétrifiait. Soudain un bras bloqua son geste. Frappa légèrement son poignet, qui se desserra, laissa valser la lame, voler de ses doigts, vers le ventre du cheval déjà à terre. Du sang gicla encore davantage, arrosant Nirë. Du sac de l’elfe sylvaine s’élevèrent alors de puissantes lianes. Un sortilège que Nirë avait programmé, qui devait jaillir lorsque Tchii rencontrait du sang. Implacables et insensibles, les lianes s’accrochèrent à la chair, essayant de récolter la viande. Nirë plongea, tira, s’effondrant enfin sur le sol en des sanglots compulsif, à frontière de la transe. Ses doits tirait rageusement les racines hors du corps, couché sur le flanc, ses naseaux écartés, ses yeux sombres et profond, ses jambes pliées comme courbées par une trop lourde douleur. L’elfe noir se pencha doucement, tentant d’enlever l’elfe à cette étreinte déchirée. L’elfe frappa violement de ses poings le visage de l’elfe.


- C’est à cause de toi ! Pourquoi es-tu venu me voir ! Pourquoi me forcer à l’abandonner ! Il ne fallait pas ! non ! C’est ta faute ! Ta faute ! Laisse moi, Pars ! Je veux etre seule ! Il n’avait que quelques jours à vivre, et j’ai préféré ta stupide main à une chevauchée ensorcelante. Je n’ai pas été avec lui ! On ne devait pas se quitter ! On devait mourir ensembles !

Tremblante, Nirë voulu se relever. Sa voix, entre cri et murmure, rauque et claire, brisée et unie, calme et solitaire, soutenue par l’étrange reflet de ses yeux noirs, s’éteignit brusquement, la laissant haletante.
Jeune, elle avait lu de nombreux ouvrages poussiéreux, parlant d’histoire d’amour, de romantisme et de mort. Dans ces livres, lorsque que quelqu’un mourrait, le héros sentait le sol sous ses pieds s’effondrer. Il ne réalisait pas ce qui arrivait. Il s’effondrait de tristesse, incapable de voir ce qui l’entourait.
Nirë aurait tellement aimé que le sol disparaisse. Qu’une terrible fièvre l’accapare. Ne plus penser à rien, être malade, souffrir et ne sentir que la douleur physique. Passer des nuits de sommeil agité. Mais seuls les fiers héros courageux pouvait mourir de désespoir.
Les simples immortels devaient souffrir. Ressentir exactement tout ce qui arrivait.
A l’instant même où Nirë avait vu la silhouette se cabrer et s’effondrer, elle avait comprit tout ce qu’elle avait perdu.
Et maintenant ?

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Plissava
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Ven 16 Fév - 21:55

[me revoilà!! vous me direz des nouvelles de l'énonciation ^^]

Tu entends ces quelques mots, ces paroles qui fusent et virevoltent, sifflant dans les airs, avant de lacérer comme deux poignards furieux acérés tes entrailles mises à nu. Vidé de toute consistance, tu tombes à genoux et deviens livide, et tel un soldat vaincu sur le champ de bataille qui tombe agenouillé quelques secondes d'une brève éternité avant que ses camarades le fassent tomber visage dans la boue ensanglantée, tu restes hébété le temps que sous ton corps tes jambes se dérobent. A la surprise qui en coup de masse derrière la tête t'assome succèdent la rage et la haine, brûlantes comme deux lances aiguës chauffées à blanc. Elles viennent de la même source que le désespoir et décuplent tes forces... Tu as envie de vomir, de rire... tu railles même ta douleur qui t'accables et t'empêches pourtant de bouger. Ta blessure est béante et crache un flot âcre de rancoeur. Poussé par une force émannant de ta fureur naissante, tu te lèves, toi cette masse de chair informe, raide et ton visage crispé, torturé par les émotions contraires. Tu fais 3 pas vers Nirë... Elle ne mérite que ça... Tu arraches ta dague à ta ceinture vers le coeur de l'elfe tu la lâche dans sa course mortelle.Ton bras reste tétanisé, au contraire de ta dague qui chute sur le sol et y ricoche avant de s'immobiliser inerte. Tu commences à trembler, agité de spasme, tes bras forment des mouvements convulsifs de plus en plus secs... Ton souffle puissant devient halètement et sur ton visage empourpré coulent des larmes. Ton sanglot hurle avec ironie tandis que ta faiblesse bout de rage...
Le malaise t'arache à ta torpeur et dans une contraction déchirante tu vomis ce qui te pèse sur le coeur. De nouveau livide, tu t'éloignes, titubant, trébuches mais te rattrapes toujours, ta volonté parle à ta place. Courbé, tu avances et de rage tu cries. Porté par un courant venu du fond de l'âme, tu te mets à courrir, plus vite, plus loin: la torture vient de cette garce! Alors, tes larmes isolées se muent en torrent et une nouvelle lance te transpèrce de part en part. Tu comprends... Mais n'admets pas: c'était un saut d'humeur de cet être chéri, tu vas la retrouver et tomber dans ses bras! Ayant trouvé la solution qui rend ta vie belle à nouveau tu ries aux éclats et te précipites sur tes pas, certain, ou donnant l'impression de l'être, de retrouver au bout du sentier les bras que tu as aimés. Mais les minutes passent et toujours aucune ombre ne se profile à l'horizon. Quelle désillusion! Tu cherches toujours mais ta raison te crie la sinistre vérité... Encore quelques minutes tu erres avant de t'adosser à un arbre, abattu, ruisselant de la pluie qui depuis tout à l'heure rend boueux les sentiers de tes pas. Tes forces te quittent. Tu tombes et ne te relèves pas. La mort peut bien venir te saisir, qu'importe! quelle est ta raison de vivre maintenant que plus rien n'a de saveur? Tu te mets à te souvenir... Le regard dans le vague, tu ressens les douces nuits auprès d'elle, la bruine douce qui voile un paysage irréel, le doux rayon du soleil filtrant sur sa peau soyeuse... Hier encore le paradis terrestre était tiens, mais ce simple amas de sons a fait voler en éclats ce rêve idyllique. Un sourire mélancolique s'étend sur tes lèvres sèches. Tu ne ressens rien que le sombre murmure des tourments de ton âme. Sans force, tu restes là à regarder passer les heures qui filent. Tu t'endors enfin, et dans ta tête une voix résonne en vain, trop lointaine et fugace. Un rai de lumière l'accompagne avant de se perdre dans le tourbillon noir de tes rêves.
Le matin vient, et doucement tu t'éveilles. Ton impuissance à fait place à une formidable rancoeur amère. Doucement, car tous tes os te font mal, tu te redresses et reprends ta route. Tes habits élégants sont couverts de boue mais tu ne le vois pas, ta tristesse t'aveugles encore. En chaque ombre qui passe tu crois la voir, mais ton coeur se serre fort à nouveau. Tu voudrais ne penser à rien, mais son image te hante, te suit partout. Tu souhaites la croiser et simplement échanger avec elle un regard, qui rallumerait la flamme et recollerait les bris de la fresque détruite mais tu ne rencontres pas son chemin.
Cela fait deux jours maintenant. Tu erres comme un âme en peine que tu représentes si bien en ce moment! Tes traits se creusent et toujours sans but tu avances. Ta raison a conquis ta certitude: jamais tu ne reverra plus, mais tes jambes avancent toujours... Tu aimerais rester là et attendre la fin mais la bouillonement de la vie te surprends et la mort ne vient pas. Le chant d'un oiseau te fait sourire... Mais tu te renfrogne aussitôt. Quoique... Il ne chante pas comme les autres... Irrésistiblement, tu es attiré par la mélodie que tu fredonnes malgré toi. Tu approches au pas de course de l'arbre où loge l'oiseau. Tu cours maintenant à perdre halenne. Tu arrives enfin, sur l'accord de fa majeur qui termine Martinu, à bout de souffle mais exalté par la grâce de la mélopée divine. Ton regard se perd vers le ciel avant de retomber à hauteur des yeux de l'elfe sylvaine qui se tient devant toi.
Ton regard suffira-t-il à ranimer ta vie?
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Dim 25 Fév - 9:31

Nirë resta de longues heures à veiller Framboise. Le regard vide, assise sur le sol, ses mains autour de ses genoux, son visage abreuvé par les rares larmes qu’elle laissait tomber et qu’elle sentait lentement couler de ses yeux séchés par le vent.
Lorsque le soleil se coucha et para l’horizon d’un somptueux camaïeu de rouge, Nirë se leva. La beauté du ciel l’agaça une fois de plus. Lorsque ses pieds touchèrent à nouveau le sol, ses jambes hésitèrent.
Cette fois elle était réellement seule. Elle qui avait si souvent revendiqué son amour de la solitude, elle réalisa qu’elle ne l‘avait jamais totalement connu. Cette certitude de savoir que personne ne viendrait plus la chercher. Ne plus penser qu’un ami peut toujours apparaître. Etre entièrement seule, au milieu d’une plaine, à quelques mètres de l’endroit funeste.
Soudain, le soleil donna ses derniers rayons, qui se reflétèrent sur le pelage restant du corps couché. Framboise devint rouge sang plus encore, brûlant les yeux de Nirë. L’elfe, affolée, comme si le ciel offrait une deuxième mort à sa monture, ramassa son sac et son arc, et s’enfuit. Elle couru vers le nord, ses pieds se blessant sur les roches, ses cheveux s’emmêlant dans le vent, sa tunique s’accrochent dans les ronces. Son regard ne se détourna pas vers le corps de sa monture écroulée, et elle prit conscience qu’en agissant ainsi, elle ne verrait plus Framboise autrement qu’ensanglanté par el soleil. Pourtant elle couru. Son souffle désordonné commença à s’équilibrer. La nuit emménagea alors totalement loin au dessus de ses cheveux, alors que sa forme pâle et glauque continuait d’avancer. Enfin, elle vacilla, vase posé au bord d’une table, et se brisa sur le sol, où elle s’endormit presque immédiatement d’un sommeil lourd et comateux.
Lorsqu’elle se réveilla, ses yeux ne tâtonnèrent même pas jusqu’au ciel, la position que le soleil occupait dans sa course quotidienne l’importait si peu. Elle se leva, et se remit en route, s’efforçant de chasser toute pensée sans y parvenir totalement. Trois journées durant, elle continua sa marche vers le néant, se couchant et se levant lorsque son corps le lui demandait, sans tenir compte des indications d’Hélios.
Alors qu’elle ne s’était endormie qu’à l’aube, un oiseau la réveilla soudain. Imperméable à la beauté des sons de la nature, elle se lève, son arc à la main, décidée à faire taire celui qui manifeste trop bruyamment sa joie. Alors que son bras saisi flèche et arc, un regard vert foncé transperce le sien. Elle se fige, et leurs deux regards restent dardés l’un dans l’autre. Le regard de l’elfe noir est incroyablement vide. Comme s’il n’avait ni mangé ni dormi pendant ces quelques jours. Son visage lui semble plus creusé, son front plus soucieux.
Nirë devine que son propre regard doit ressembler à une parcelle de rien. A un morceau arraché au néant. Un concentré de noir, de pleurs, de rage, de fatigue, de faim. Pourtant, une légère lumière monte dans ses pupilles, et sa voix est la première à troubler le chant de l’oiseau, mordante d’une ironie bien étrange entre ses lèvres.


- Et bien… Il semblerait que l’on se débrouille toujours pour se retrouver. Elle soupira, tellement exagérément que cela en devenait cocasse.
Non mais vraiment, avoir toujours quelqu’un à coté de moi, comme si j’en avais besoin.
Son regard dévia sur ses jambes blessées, ses mains écorchées, et son estomac qui gémissait sa faim. Ses yeux s’arrêtèrent ensuite sur le visage amincit de l’elfe noir, et sur son regard à la fois terrifié et accablé, contemplèrent la boue accumulée sur les élégants vêtements de cuir.
Son sourire implicite naquit vaguement sur son visage.
Pourtant j’ai l’impression que seuls on est pas très doué pour se débrouiller pour survivre. Faut dire les choses comme elles sont, on est totalement incapable de s’occuper de nous-même, c’est inquiétant tout de même. Quoiqu’on doive être assez doué pour se laisser mourir.
Bon, moi je vais faire une légère sieste, puis je vais repartir vers mes origines.
Son regard vacilla alors légèrement, et Nirë eut les plus grande difficulté à ne pas laisser fuir ses larmes.
Je serais toi, je viendrais avec moi parce que ej t’assure que tout seul, t’as vraiment pas bonne mine.

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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Jeu 8 Mar - 14:25

Les paroles de Nirë glissèrent sur les oreilles de Plissava, plus mort que vif, et la signification des mots de l'elfe ne lui furent pas transmis. Il vit seulement que Nirë, ô Nirë, ne le repoussait pas. Le voile de lin qui pesait devant son regard s'épaissit soudain jusqu'à devenir opaque, et sans force, l'elfe noir tomba dans un lourd someil comateux que seu son nom pouvait percer.
Mais personne n'en fit ainsi. Je me réveillai doucement, voyant quelque pas plus loin Nirë allumer un feu, et passai en revue les évenements de la veille avant de tenter le moindre geste. Tous mes muscles me fesaient souffrir, et en plus, ils étaient faibles. Je me souvennais de mon pèlerinage erratique, vers la lisière du bois, et vers Nirë... Elle était bien là, devant mes yeux, si près alors qu'un peu plus tôt elle n'était qu'un rêve... Les flammes que tu avais crées étaient toujours ardentes (attention au double-sens^^) et la pluie qui commençait à perler ne les étégnaient pas. Doucement à cause de la douleur, irracible ennemie de mon aisance, je me levai et allai manger quelque chose. Ayant trouvé un morceau de viande séchée, je me mis à le déguster, me rappelant de quelques bribes du discours que tu m'avais tenu hier. Eparses, elles perdaient leur signification, et je ne voyais rien encore qui avait pu changer. Sans m'en rendre compte, j'engloutis le moitié des provisions de mon sac, laissant les réserves restantes à sac. Je te regardais, ta chevelure d'or sur laquelle ruisselaient quelques gouttes fraîches et pures de la pluie fine. Mon regard s'installai dans le vague et je songeais encore à la peine que j'avais enduré. Soudain conscient de ma chance sans borne, je te souris, mais, tes bras autour de tes genoux, renfrognée, fixant du regard ce feu allégorique.
Ayant assez réfléchi aux qustions existancielles et pragmatiques que je me posai (Pourquoi aimer? Et comment allais-je remplir mon sac de provisions?), je pris le parti de me lever, arborant le tranquille sourire de l'homme comblé, et de commencer à ranger mes affaires avant de partir vers le nord, ou plutôt vers Glandorn, Quand tu me demanda en substance où m'en allai-je, et si j'avais décidé de faire route seul. Je te répondai que j'attendrais ta plaisante compagnie jusqu'à ce qu'elle fût prête, ce que je m'employais à faire.
Nous partîmes quand le soleil était bien haut dans le ciel, alors que nous saluaient discretement au gré de la brise les jonquilles fraîchement poussées sur le bord de la route. Je leur répondai aimablement et les complimentaient sur la beauté de leur teint, ce qui ne manqua jamais de les faire rougir. Dans les hautes herbes de la plaine ondoyante, les marguerittes et les élébores se battaient pour avoir les places au soleil. Au loin, le massif montagneux encore couvert de neige me renvoyait d'ardents rayons, qui, pour certtains, m'éblouissaient. Nous marchâmes ainsi dans ce paysage enchanteur jusqu'à ce que teinté de sang, le soleil céda sa place à la lune. Nous installâmes notre bivouac en contrebas du chemin et le silence rayonnant de la nuit prit la place du jour. Nous n'avions pas dit mot depuis que nous étions partis et je commençais à me sentir oppréssé. Sans compter que les assassins ne devaient pas être loin...
Le lendemain matin, nous partîmes de bonne heure en vue des multiples kilomètres restant à parcourir. Rien de cette partie du voyage ne fût extraordinaire jusqu'à l'heure du déjener. En effet, aux alentours de midi la luminosité déclina bien trop lentement pour qu'un nuage en fut la cause, et de toutes façons, il n'y en avait pas dans le ciel. Les ombres commencèrent à se faire plus sombres, entourées de ténebres, jusqu'à ce que le soleil se fit noir, couronné de violet pâle.


-Saint Martinu, sauve-nous!!! Hurla Plissava e proie à une soudaine panique.

Ce n'était pas tant l'éclipse en elle-même que Plissava redoutait, mais ce qu'elle impliquait. La guilde des assassins pouvait déserter alors ses sanctuaires et faire appel aux vieux fantômes des maîtres morts. Les elfes n'eurent pas longtemps à attendre, et une seule minute après le début de l'éclipse, ils étaient entourée d'ombres mouvantes. Plisava dit à l'adresse de son amie qu'il suffirant de résiter jusqu'au retour d'un croissant gros comme le dernier quart de la lune pour que la paix revienne. Elle acquiesa en silence avant de s'élancer dans la bataille, sa dague d'argent, brillant étrangement dans la clarté trop sage du zénith. L'elfe noir, quant à lui, eût le temps de décocher trois traits avant de prendre son épée longue. Le temps semblait suspendu et le carnage semblait répétition de théatre. Le sang giclait mais sans un bruit, les dagues filaient à leur but fendant l'air sans le faire vibrer. Même l'herbe piétinnée se refusait à gémir. Une pointe lacéra le bras droit de Plissava. Sans s'en soucier outre mesure, il prit son épée de la main gauche et continua le combat. Son simple bout de métal ne pouvait rien contre les spectres sur-entraînés, et pourtant, leur nombre décroissait à vue d'oeil. T'chii, envoutée, chantait la mort de ses adversaires...
Un rai de lumière revînt et les ombres combatirent avec plus de fougue encore. Après le bras droit, c'est son flanc puis sa jambe qui subirent la rage des armes ennemies. Les yeux révulsés, l'elfe noir continua avec une fougue destructrice à se battre à cloche-pieds maintenant. Ainsi, il ne tarda pas à ecevoir une blessure suplémentaire au bras et au dos. Mais la lune avançant tranquillement finit par laisser le soleil chasser les spectres. A moitié vidé de son sang, Plissava s'écroula su le côté et tenta des petits sorts de soins... N'avait-on pas idée de sa battre à 46 contre deux!!! Le sang s'arrêta de couler et deux heures après, l'elfe noir pouvait à nouveau tenir sur ses jambes, mais cependant pas marcher, faut pas rêver!
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MessageSujet: Re: Bénédiction divine! [chasse]   Mer 14 Mar - 20:30

L’éclipse n’affola point l’elfe. Que la lune camouffle à ses yeux l’astre ennemi par sa lumière trop tapageuse ne la dérangeait pas. Pourtant, lorsqu’elle entendit Plissava invoquer Martinu, ses doigts semblèrent se détacher de son corps, tant ils tremblèrent. Ses dents et bientôt son corps tout entier tremblèrent dans une valse désordonnée. La voix de Plissava à son oreille. Une phrase. Un encouragement. Quelques mots. Un seul sens. Tenir. Survivre quelques minutes. Quelques heures ?
Sans même un grognement, Tchii se dégagea de son fourreau, sans pouvoir luire dans la sombre lueur violette [ah…cette obscure clarté qui tombe des étoiles…]
Immédiatement, un flot obscur l’entoura, l’étouffa. Plusieurs ombre se détachèrent de cette masse. Sans leur voir d’armes, sans chercher à réfléchir, à analyser la conséquence d’un simple mouvement de son bras, Nirë agita sa main en un geste précis et meurtrier. La voyant si frêle, si faible, la substance gluante qui les entourait, si serrée qu’on eut dit un seul immense être plutôt qu’une armée, avait plutôt dévié vers Plissava, et Nirë profita de cet avantage pour rapidement se libérer de cette étreinte noirâtre forcée.
Il lui sembla que le temps s’écoulait différemment. Lent lorsque son adversaire ripostait, court si court lorsque sa main parsemait les alentour d’un liquide rouge et poisseux.
Le soleil regagnait peu à peu le ciel, et les yeux de Nirë furent bientôt presque éblouis alors qu’elle les levait vers le plafond terrestre. Enfin, le quartier requis apparu, et les ombres se dissipèrent. Essoufflée, Nirë rangea lentement Tchii dans son fourreau, avec un étrange pincement à l’estomac. Elle savait qu’elle n’aurait pas du se servir ainsi de Tchii. Que chaque fois, la ranger était plus difficile. La vie semblait si enfantine lorsque Tchii épousait ses doigts.
Lentement, elle respira, tentant de s’empécher de retirer la dague de son fourreau. Brutalement, l’image de Framboise, recroquevillé presque suppliant sur el sol, et de sa dague lui échappant des mains pour blesser d’avantage le corps déjà sans vie parvint derrière ses rétines délirantes. Une nausée l’étouffa, mais l’elfe resta droite, tremblante.
Au loin, son oeuil apperçu le corps vacillant de l’elfe, qui occillait comme une faible brindille.
Avec détachement, elle observa un instant le corps blessé, avant de s’avancer vers lui lentement. L’elfe noir, incapable de marcher, lui jeta un regard d’incompréhension. Etait-ce le soleil revenu dans le ciel, ou encore l’étrange lueur dans la pupille de l’elfe noir, mais quelque vhose éclaira les pensées affolées de l’elfe. Celle-ci, telle un automate, courru soudain. Elle força l’elfe à s’asseoir sur le sol, plaqua ses fines mains déjà trempées de sang contre ses épaules, et, murmurant d’étranges mots inquiétants, les mêmes qui n’avaient pu sauver Framboise, elle ferma les paupière et laissa son pouvoir s’échapper de son corps. Des larmes glacées tombèrent brutalement de ses cils, sans que Nirë les sentent brûler son oeil.
Elle laissa sa tête basculer sur l’épaule de l’elfe noir, un murmure presque inaudible sorti de ses lèvres entrouvertes.

- Pas…toi…aussi…Lui déjà…

Elle répéta alors ses mots incantatoirs, et laissa tout son pouvoir s’échapper, dans sa hate de soigner l’elfe. Les blessures se refèrmèrent. L’elfe, terrifiée à présent de perdre le seul repère qui lui restait, exagéra fortement les blessures graves certes mais pas mortelles de l’elfe noir.
Persuadée que la mort le saisirait sous peu, elle laissa son pouvoir glisser de ses doigts vers des plaies déjà refermées, l’épuisant totalement. Même lorsqu’elle ouvrit les yeux, et vit les blessures refermées presque sans cicatrices, son esprit refusa d’admettre qu’il ne mourrait pas.
Epuisée, vidée d’énergie, elle laissa sa tête à l’abondon sur lépaule de l’elfe noir, pour laisser un sommeil d’une paire d’heure danser avec elle.
Lorsque ses yeux s’ouvrirent, chacun de ses muscles gémirent. Le combat tout d’abord, puis l’usage abusif de ses pouvoirs avait une répercussion directe sur son corps. Elle se leva difficilement, alors que l’elfe noir ouvrait également les yeux.
L’elfe sylvaine lui tendit une main secourable, pour l’aider à se relever.
L’effort la rendit plus faible encore, et elle prit la main de l’elfe noir en s’appuyant légèrement dessus pour camouffler son malaise. Puis elle dit d’une voix qu’elle voulu dégager mais qui résonna fausse.

- Ah euh… je pensais nous emmener directement à Valtordu mais euh je crois que ma magie est un peu descendue…enfin…bref… On pourrait y aller à pieds ?

[suite à valtordu j’espère ^^ si de vils brigands ne nous dépouillent pas au passage]

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