L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Sur le chemin de la route

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Questeur

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MessageSujet: Sur le chemin de la route   Mer 1 Mai - 19:25

La nuit était avancée. En Terre de Fangh, les seuls instruments de mesure du temps ayant été inventés étaient d'immenses horloges, encombrant des salles entières, je ne pouvais donc pas être précis quand à mon estimation de l'heure ; mais elle devait tourner entre minuit et une heure.

Gwennaall, le paladin, patrouillait dans les environs, monté sur son étrange monture. Je savais ce qu'était un tigre, bien sur ; mais je n'avais pas la moindre idée de ce qu'une bête pareille fichai ici. Il se rendait très utile, comme éclaireur : rapide grâce à la bête, silencieux aussi. Et efficace, grâce à l'entraînement et l'expérience.

La campagne était tranquille et silencieuse. J'avais toujours aimé voyager de nuit, das les mondes où le ciel est bleu. L'ambiance y recèle quelque chose d'étrangement beau, on l'on découvre les visages secrets des collines, des bois qui bordent les routes, des petits animaux nocturnes et autres chauves-souris, grillons et hiboux.

Il n'en allait pas de même des trois Nains que je trimbalais à l'arrière de mon chariot. J'entendais ponctuellement des ronflements gras et sourds, pas gracieux pour une pièce de bronze. Mes petits tas de viande barbus avaient le sommeil bruyant, et j'attendais avec plaisir les cahots du chemin qui, secouant la charrette, réveillaient immanquablement les nabots qui grognaient avant de faire silence, pour un temps.

Le tableau restait paisible malgré tout. La fin du monde attendrait que le jour soit levé.

Quelques heures après notre départ, nous débouchâmes dans le petit village de Noghall, toujours sans bruit, et sans lumière. Tout semblait endormi. Quelque part, un chien se mit à aboyer dans une cour, jusqu'à ce qu'une pierre, accompagnée de jurons salés et lancée depuis une fenêtre, mette un terme à la complainte du cabot. Je conduisis l'attelage jusqu'à l'auberge du coin, qui avait l'air ancienne mais bien tenue, bâtie en partie en pierre de taille, et disposant d'une grange qui avait l'air d'être fermée de l'intérieur.

- Ne bougez pas.

Je descendis du chariot, et frappai à la porte de l'Archer Manchot Borgne (dont l'enseigne, croyez-moi, était plutôt comique).

L'air ensommeillé, le tenancier vint m'ouvrir, grognant quelque chose qui avait vaguement l'air interrogatif.


- Un dortoir, si possible de quatre lits. Ainsi que de la place dans votre grange pour mon chariot et mes deux chevaux.

Je fis entrer les Nains après avoir réveillé ceux qui s'étaient endormis, espérant qu'ils n'auraient pas la mauvaise idée de brailler, leur demandant de grimper dans leur chambre, et laissai les chevaux dans la grange aux soins d'une jeune palefrenier qui prenait son travail à cœur, malgré l'heure.

Je rejoignis mes nabots en silence, et m'installai dans la chambre, assis dans un coin. Nous allions probablement atteindre la forêt dès le lendemain.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mer 1 Mai - 21:37

Le crâne de Rilgor résonnait comme un écho dans une mine,il avait fini de dégriser durant le trajet mais il avait la gueule de bois, sommeil, une certaine envie d'aller pisser et un trou noir par rapport aux précédents évènements. On le fit entrer dans une taverne qu'il ne chercha pas à détailler, l'alcool brouillant encore sa vue. Puis on les guida dans une chambre assez rustique, plutôt sombre, avec 4 lits et une table en bois. Elle semblait ne pas avoir été utilisée récemment ce qui fut confirmé lorsque Rilgor s'asseya sur son lit, délogeant une colonie de cafard.
Ayant désormais perdu toute envie de dormir, il essaya de se remémorer la soirée, il était entré dans une taverne, aviat bu plus que de raison, avait fini ivre, avait accepté une mission dont il ignorait tout, avait cherché des crosses avec un disciple de Khornetto, en deux mots il avait fait l'idiot. Ca ne le dérangeait pas vraiment mais il avait son honneur quand même!! Puis il repenssa à la mission, une belle embrouille en perspective!!! Le "questeur" avait parlé d'une forêt...

Cédant à la curiosité il se dirigea vers l'encapuchonné:

-dites moi msieur, j'aurais plusieurs questions à vous poser: est ce que la forêt est loin? Le voyage risque de durer combien de temps? et quels sont les risques de la mission, parce que sans vouloir vous embeter, savoir juste qu'on est pas les seuls à chercher la prophétie c'est pas une info super pratique, qui cherche la prophétie au juste?


HRPG : Je prend note de vos remarques et j'essaierais de modifier mon personnage en conséquences, en tout cas merci =) on dira juste que son caractère de m**** était du à l'excès d'alcool dans le sang Wink

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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mer 1 Mai - 22:38

L'air frais sifflait sur le visage du Nain, qui changeait régulièrement de rythme, afin de tenir sa monture éveillée. De ses pas chaloupés, le tigre suivait sans peine les deux chevaux qui tiraient cet amas de bois et de tissu qui servait au groupe de moyen de locomotion. Régulièrement, un ronflement plus prononcé s'élevait telle une clameur dans la nuit, brisant le silence si bien établi. Bien que deux des protagonistes restaient en permanence éveillés, pas une parole ne fut prononcée. Sans doute à cause des caractères des deux hommes : solitaires et réservés. Ou bien : quand ils n'ont rien dire, ils ne disent rien. Tout simplement.

Au bout d'un moment, alors que Gwennaall faisait une petite escapade sur la droite du chariot, il s'aperçut que le chariot ralentissait. Il fit de même, suivant le cortège à la trace, en se rabattant. Le Questeur ordonna qu'on attende, alors que l'attelage s'arrêtait devant une auberge, que le Nain qualifierait de grotesque. Une enseigne... comique. Oui, c'était le mot. Comique. Et des environs plutôt quelconques... D'aucuns pouvaient se demander comment le tenancier pouvait faire des affaires... À vrai dire, les poivrots ne sont pas très regardants sur le cadre... Mais tout de même...

Alors qu'il devait attendre, le Nain descendit de sa monture, en lui flattant l'encolure, comme il aurait été fait avec un cheval. Il lui murmura des mots à l'oreille qui semblèrent lui faire plaisir. Le tigre s'ébroua, puis lâcha une espèce de ronronnement. Une formule magique fut lancée en l'air, et le corps bestial de l'animal fut envoyé dans un plan astral parallèle, où il pourrait chasser, dormir, boire tout le temps qu'il n'était pas invoqué. Son âme restait liée au plan contenant la terre de Fangh, mais il était beaucoup plus pratique pour le Nain de l'invoquer d'un autre plan, plutôt que de le garder à l'écurie, même si une parfaite personne pouvait s'occuper des montures.

Le Questeur revenu, tout le petit peuple réuni ici se mit à le suivre, vers une chambre de quatre lits. Quatre ? Le commanditaire n'avait donc pas pris de paillasse pour lui... Étonnant... Le Nabot se promit de lui demander à la première occasion qu'il avait, pourquoi ne dormait-il pas ?... Peu importait, tout de même, au final. Le Khornettiste suivit, et alors que chaque Nain prenait son lit, lui partit s'assoir dans un coin, le coin opposé à celui où le Questeur avait élu domicile. Les genoux repliés sous lui, le Nain prit une position étrange, puis finalement s'assit, adossé contre le mur, de façon à ne plus sentir aucun de ses muscles. La chevauchée - si mal nommée - l'avait un peu fatigué, mais il était encore en pleine possession de ses capacités. Il fixa son regard perçant sur un des Nains, qu'il vit s'adresser au Questeur. Il lui demandait plusieurs choses : des précisions sur la longueur du voyage, le lieu, les risques... et des précisions sur la prophétie. Ceci attira l'attention du paladin, qui fixa le Questeur de son regard rougeoyant.

De quelle prophétie pouvait-il bien s'agir ? Quel dieu de ces terres immondes pouvait bien interférer avec le sien ? Gwennaall se suspendit aux lèvres du grand homme en noir, tout en se relâchant, se préparant à passer une nuit de semi-rêves, là où Khornettoh ne laissait pas de répit : juste des cauchemars. L'esprit de ses disciples ne pouvait plus rêver : il pensait toujours à faire le mal. Mais pour se garder d'égorger tous ses coéquipiers, car il fallait qu'ils restent tous en vie, Gwennaall se forçait à ne pas tomber dans la folie. Il ne dormait jamais. Un œil toujours entrouvert, il guettait aussi les assassins qui pouvaient être engagés. Il était l'ancien maire de Waldorg, alors on pouvait toujours lui en vouloir pour certains choix politiques...

Bref. Un œil fermé, un œil ouvert, celui-ci dirigé vers le Questeur, et les deux esgourdes grandes ouvertes : voilà précisément l'état du Nain à ce moment là.

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Jeu 2 Mai - 8:28

Je n'avais jamais vraiment compris ce qu'était au juste le sommeil. Je savais, bien sur, qu'il reposait les corps et les esprits, mais je ne parvenais pas à me représenter quel effet dormir pouvait faire.

Personne ne s'était jamais vraiment rendu compte que le sommeil ne me touchait pas. La plupart du temps, je m'asseyais dans un coin, à moitié roulé en boule, et mon absence de visage faisait en sorte que personne ne s’apercevait que j'étais éveillé, dans les ténèbres de ma capuche.

Mais cette fois je n'étais pas seul dans ce cas. Gwennaall, le paladin, semblait ne pas vouloir, ni avoir besoin, de dormir ; et il semblait bien s'être rendu compte que j'étais dans le même cas. Peu m'importait, après tout. Il semblait être un électron aussi libre que moi, bien que j'aie un doute sur ses connaissances en matière d'électrons.

Assis dans mon coin, je regardais les Nains s'installer, lorsque l'un d'eux se planta devant moi.


- Dites-moi m'sieur, j'aurais plusieurs questions à vous poser : est-ce que la forêt est loin? Le voyage risque de durer combien de temps ? Et quels sont les risques de la mission, parce-que sans vouloir vous embêter, savoir juste qu'on est pas les seuls à chercher la prophétie c'est pas une info super pratique, qui cherche la prophétie au juste?

- La forêt... Si nous ne partons pas trop tard, nous pourrions l'atteindre la nuit prochaine. Elle est de l'autre côté du lac Aspousser, qui est à une poignée de kilomètres au Sud d'ici. Lac que nous allons devoir traverser, d'ailleurs, sous peine de faire un détour qui nous coûterait plusieurs jours. Concernant les risques, les cultistes qui ont déclenché cette chose veulent nous empêcher de les contrecarrer, tout simplement. Eux et leurs alliés, ce qui fait... Je dirais deux ou trois sectes au total. Mais ne vous en faites pas trop. Le gros de leurs forces est probablement occupé ailleurs : nous avons également quelques amis dans notre manche qui occupent le terrain, pour nous laisser le temps d'accomplir notre mission. Si vous voulez plus de détails, ceux qui nous ont mis dans cette situation sont les survivants d'une très ancienne loge d'êtres malfaisants, qui était apparue suite à un incident durant les Grandes Guerres du Chaos, et que nous pensions disparue depuis longtemps.

Je vis un vague mouvement de main en direction des lits.

- Vous feriez mieux de vous reposer.


Dernière édition par Questeur le Dim 5 Mai - 12:16, édité 1 fois
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Questeur

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 5 Mai - 12:16

Le soleil était à demi-levé lorsque je me décidai à réveiller mes compagnons. J'administrai une brève secousse sur la spallière du Paladin, largement suffisante pour qui ne dort que d'un seul œil. Sauf bien sur pour les borgnes, qui ne dorment jamais de plus d'un œil, mais qui dorment quand même sur leurs deux oreilles. Quant à savoir comment dort un borgne à qui il manquerait également une oreille...

J'eus un violent frisson en constatant que mes pensées étaient polluées par la fréquentation abusive de ces gens. La stupidité était contagieuse.

Après avoir vigoureusement secoué les autres dormeurs et leur avoir inlassablement répété qu'il était l'heure de partir, je descendis dans la grande salle de l'auberge et jetai quelques pièces sur le comptoir, assez pour régler la nuit que nous venions d'y passer, achetant au passage quelques provision pour la route, et échangeai quelques mots avec le taulier, qui acquiesça d'un mouvement de tête à ma requête.


- Nous allons devoir traverser le lac, dis-je à mes compagnons. Ce brave homme va garder les chevaux et l'attelage en sécurité dans sa grange en attendant.

Je partis sans attendre vers la vaste étendue d'eau qui clapotait paresseusement au sud du village, étalant ses flots bleus jusqu'à l'horizon.

- L'un de vous a-t-il quelques connaissances en matière de navigation? Il va nous falloir louer une embarcation pour traverser...
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 5 Mai - 12:58

Le Questeur les amena devant un lac immense, et le mot était faible, c'était à peine si on voyait l'autre coté. La surface était peu agité mais on pouvait deviner de temps en temps le sillage de quelques poissons. Le questeur s'arreta devant l'étendue d'eau et posa cette question incroyable tellement elle était ridicule: "L'un de vous a-t-il quelques connaissances en matière de navigation?" Rilgor était consterné. Il se fiche de nous ou quoi? Nous sommes des nains!! nous avons grandis dans une montagne et il nous demande si on sait naviguer, c'est comme demander à un elfe si il sait tirer à l'arc ou demander à un barbare de faire de la ruse!! Cette mission commence bien, il a même pas prévu une embarcation!! Rilgor avait beau être idiot il avait quand même une once de prudence et l'eau ça lui inspirait pas confiance. Surtout une flaque de cette taille.

-Excusez moi patron mais l'eau c'est pas vraiment notre domaine, on pourrait pas plutot contourner le lac?

Guettant quelques soutien nanesque il se tourna vers les trois autres nains en se tenant à l'écart du khornettiste. Décidemment il ne lui inspirait pas confiance celui là.
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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 5 Mai - 13:54

De bon matin, Gwennaall fut "réveillé" d'une légère secousse d'une main sur son épaule, qui lui fit ouvrir un œil torve et suspicieux. Son regard devint plus conciliant quand il s'aperçut que c'était leur employeur qui l'avait secoué. Rien de bien méchant, donc. Il rêvait d'égorger quelqu'un juste avant, et cette secousse l'avait sauvé de cris et supplications, lesquelles auraient été terminées par un coup de la hache affûtée du Nain. Rien de bien méchant, me direz-vous, pour un disciple de Khornettoh, mais il fallait avouer que les nuits courtes ponctuées de massacres en simili-rêve, ça n'égaye personne, et ça ne donne pas la patate le matin...

Gwennaall descendit en suivant de près le Questeur, qui paya la nuit en discutant de choses obscures. Apparemment c'était à propos de la carriole, le machin en tissu et en bois garé dans l'étable, avec deux bourrins miteux... Enfin, d'après ce que le Nain en avait vu, mais en pleine nuit. Est-il possible de faire confiance à un témoin oculaire (avec les yeux, hein), qui ne voyait pas bien ? Pas d'importance, en effet, vous avez raison. Mais même si je vous fais chier, c'est quand même moi qui raconte. Alors vous lisez, ou vous ne lisez pas, je m'en fiche, mais vous me laissez raconter. C'est pas vrai ça, non mais...

Sorti de l'auberge dans laquelle la nuit avait été plutôt calme, en fait, mis à part les rêves rouge sang, le Nain écouta le Questeur, qui demandait aux Nains si l'un d'eux avait une quelconque expérience avec l'eau, dans la marine, ou quelque chose du genre. Et alors que le Khornettiste s'apprêtait à répondre présent, l'autre Nain se mettait encore à se plaindre, à s'insurger, comme quoi des Nains n'ont aucune expérience en bateaux, et que ce serait préférable de contourner le lac. Le nain se rappelait que le Questeur avait dit que c'était impossible. Le temps pressait. Une bouffée de haine monta dans le si petit corps du Nain, et il s'apprêta même à lui envoyer une mandale. Une vraie, une pure mandale made in Khornettoh. Avec promesse de vol plané juste derrière, histoire que le coup soit bien compris.


"Oui, j'ai un navire qui m'appartient, il est du côté de Valtordu, sur le fleuve Elibed. Vous m'auriez prévenu avant, j'aurais pu le faire transporter... Vous savez bien que mon culte est assez puissant, nous aurions eu un navire digne de ce nom... Mais je veux bien vous conseiller pour la location d'une embarcation. Et puis, je suis assez au courant des prix, puisque moi-même, j'en loue, évidemment. Et puis, je ne pense pas qu'une flaque d'eau comme ceci puisse faire peur à qui que ce soit... Avec un peu de chance, nous aurons traversé à l'aube... Avec un peu de chance..."

Le nain se retourna, aperçut un endroit plein d'embarcations en bois. Éventuellement, l'une d'entre elles pourrait faire l'affaire... Peut-être qu'en proposant ses services à bord, cela baisserait le coût... Mais peu de pirates arpentaient ces eaux bien trop calmes, et où si peu de marchands allaient... Les fleuves étaient bien plus utiles, ils regorgeaient de bateleurs inconscients, qui ne s'armaient même pas pour convoyer de la laine, ou même parfois du vin... Toujours est-il que Gwennaall appela le Questeur, et l'invita à le suivre. Pas un regard pour les autres Nains. De toute façon, il savait qu'aucun de ces deux nabots criards, braillards, bruyants et alcooliques, pas un seul d'entre eux deux ne lui serait utile. Il ne pouvait faire confiance qu'à Modimus. Il faudrait d'ailleurs qu'il discute avec lui de tactique militaire... Enfin, de combat... Mais rien de pressé, la traversée serait calme, et il aurait tout le temps de lui demander. Plus tard donc.

Le paladin s'avança donc vers le port, ou le simili-port qu'il avait aperçu, guettant si l'on le suivait.

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mer 8 Mai - 22:41

Il y avait là un rassemblement de bateaux, d'embarcations en tous genres. Certains des navires entassés ici faisaient montre d'une grande majesté, que l'on pouvait sans peine trouver nettement supérieure à celle des simples barques qui mouillaient çà et là. Gwennaall trouva ceci étonnant, d'ailleurs, que de grands navires puissent faire escale sur le lac Aspousser, qui n'était pas vraiment bien connu pour son activité maritime. Certes il devait bien être relié à un fleuve quelconque (certainement Elibed, vu le coin de la terre de Fangh où il était représenté sur la carte), mais bien que relié, il ne se passait jamais rien.

Aspousser était généralement le lieu de villégiature des vieux, en tous genres, dentés ou édentés. Même ceux qui ne servent à rien. Et d'ailleurs ce qu'ils aiment faire est pêcher. Ils ne savent faire que ça. Le poisson représente l'intégralité de leur vie : ils le pêchent, le font cuire, le mangent et dorment. Ensuite ils se réveillent parce qu'ils ont faim, donc pêchent, ont encore plus faim, donc font cuire plus de poisson encore... Le cercle vicelard du poisson. Rester des jours et des jours sur la rive d'un lac, à se geler les miches la nuit, à mourir de chaud le jour... sous un Soleil de plomb. Et d'ailleurs, si j'ose dire, un Soleil de plomb, ce n'est pas si lourd que ça ! J'oserais même dire un Soleil de Lawrencium. Mais pas de digressions je vous prie, l'aventure est déjà suffisamment en retard comme cela !

Le Nain scruta avec précision toutes les têtes qui pouvaient paraître intéressantes. Il fallait chercher quelqu'un de pas trop prétentieux, par exemple le propriétaire d'un trois-mâts. Il en était absolument hors de question : il refuserait tout bonnement de traverser le lac pour transporter trois pauvres Nains, ou quatre, enfin un groupe aussi réduit. Il fallait taper un peu en dessous. Mais pas trop quand même. Il fallait éviter le propriétaire douteux d'une pauvre barcasse miteuse qui coulerait à la moindre occasion, et où il fallait ramer soi-même, sous peine de ne devoir arriver que dans l'année suivante. Non, il fallait bien choisir. Ce que le Nain fit, évidemment. Il repéra assez difficilement, mais le repéra tout-de-même, un homme entouré de quelques moussaillons qui ne semblaient pas tout droit sortis de la terre. Leurs vêtements étaient propres, sans pour autant inspirer la richesse, comme cet espèce de grand dadais à chapeau qu'il voyait sur la gauche, arborant quelque chaîne en or autour du cou. Il y avait aussi un vieux bonhomme écervelé, qui criait à un certain Marty que le continuum espace-temps était brisé...

Le courtaud s'avança d'un pas décidé vers le bonhomme qu'il avait repéré - vous savez, celui susceptible de lui louer un bateau - et l'accosta sans attendre.
...
Pas de bol, ce n'était pas le bon. Ce n'était pas le vieux, pour sûr, il avait l'air bien trop dérangé. Non apparemment le grand dadais avec un chapeau... ou plutôt était-ce un bonnet à pompon... Ah, peut-être, finalement... Ce qu'il croyait être une visière était en fait un reflet sur son visage... Saleté de vision. Des fois, elle se brouillait, et rien de bon n'en sortait. Il lança un regard noir aux quatre bouseux qui lui avaient fait face, ceux dont il pensait soutirer une embarcation... Un mec qui avait l'air de bien faire son travail... et trois moussaillons tout droit sortis de la terre. De l'argile, même. Et en plus, leur nez était tordu. Et il n'aimait pas ça, les nez tordus. C'est vrai, quoi, ça fait un visage bizarre, après. Il vaut mieux un nez en patate, comme les Nains. Au moins ça ne déforme pas un visage. Et puis le laisser recouvrir par la barbe, ça aide aussi à le cacher un peu, si jamais il est moche. Et ce que Gwennaall n'aimait pas chez les marins, c'était l'absence de barbe chez les jeunes. On ne pouvait faire confiance qu'aux vieux loups de mer. Et le type vers lequel il se dirigeait ne semblait pas en être un. C'était un grand dadais avec un chapeau. Et avec une chaîne en or autour du cou. Oui, vous le savez, et ça vous fait chier parce que ça n'avance pas. Je suis bien d'accord, aussi j'aimerais bien pouvoir continuer en paix. Bien, merci.

Le courtaud s'éloigna du premier groupe de péquenauds, et s'approcha du grand dadais avec un chapeau. Une musique de flûte de pan commença à s'élever dans les airs, avant que quelqu'un ne frappe le mystérieux joueur de l'instrument phare péruvien, ce qui eut pour effet d'interrompre la mélopée. Le ressac des vagues se fit donc soudain entendre, étonnamment fort, d'ailleurs, pour un lac. Quelques voix entonnaient des chants, d'autres discutaient de manière vive. Le Nain accosta le marin :


"Je ne tiens pas à y aller par quatre chemins. Je ne vous souhaite pas le bonjour, puisque de toute façon vous n'avez pas besoin de moi pour ça. On m'a chargé... Enfin, on m'a plus ou moins demandé de venir faire appel à vous... J'aurais besoin d'une embarcation pour traverser le lac. Et apparemment on me dit que vous êtes l'heureux propriétaire d'un sloop... Pour un groupe assez réduit, je pense que c'est une bonne idée. Aussi, je viens faire appel à vos services... Votre prix sera celui de mon employeur, je pense."

À ceci répondit ce brave homme, qui finalement accepta bien vite. Étrangement vite, d'ailleurs. Il répondit que rien ne le dérangeait dans ce genre de traversée, puisqu'il faisait la jonction, assez souvent, entre plusieurs ports qui s'étaient installés sur les rives du lac. Enfin, sur LA rive du lac, en fait. Puisqu'il n'y en a qu'une : c'est UN lac. Et un lac, c'est sensé être fermé. Enfin bref, comprenez ou non... Il y a des ports sur le bord du lac, et le fameux grand dadais avec un chapeau et une chaîne en or possédait un sloop qui faisait des allers-retours entre tous ces ports. Et pas les porcs comme les porcs, hein. Pas des trucs qui vous hurlent dans les esgourdes quand vous essayez de le saigner... Non, le boudin n'a rien à voir là-dedans, de toute façon, aucun Elfe ne vient crécher ici. Et puis vous m'emmerdez avec vos commentaires à la con. Et puis de toute façon j'ai presque fini. Là.

Et c'est ainsi que le contact fut établi, mais par acquis de conscience l'échange se poursuivit, et se conclut, d'ailleurs, par une discussion sur le prix. Car même si ce n'était pas le sien, Gwennaall ne souhaitait pas voir de l'argent qui pouvait un jour lui revenir partir en fumée. Chacun des deux défendait son camp, à grands coups de "mais il faut bien que je me dégage des bénéfices !" et chacun tirait le prix vers le sens qui l'avantageait... Échange conclu par un beau :


"Mais vous me saignez là ! J'accepte."

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 19 Mai - 17:02

Je regardai un moment le Nain baguenauder de navire en barcasse, de vaisseau en coque de noix, lorgnant d'un œil bougon les bastingages pour la plupart ornés de marins désœuvrés, jouant aux cartes, aux dés ou chiquant d'infâmes bouts de tabac lâchant de temps en temps des glaviots noirs dans les flots.

Je devais avouer à ma grande honte que je ne connaissais strictement rien en embarcations, et nourrissais du coup une légère appréhension.

Gwennaall s'était lancé dans une conversation bien plus houleuse que le lac avec le capitaine d'un équipage, qui pour moi ressemblait en tout point aux autres. L'escogriffe qui lui tenait la jambe portait un chapeau de marin des plus tape-à-l’œil ainsi qu'une chaîne d'or autour du cou, chacun s'efforçant vaillamment de gesticuler plus que l'autre.

Je m'approchai alors du navire choisi, faisant signe aux nabots de me suivre.


- Merci à vous, Gwennaall. Je me chargerai de régler les frais du capitaine.

J'embarquai sur le navire, les matelots s'activant, et posai mon barda dans un coin.

Nous fîmes un bout de chemin sur les flots, temps que je mis à profit pour méditer. Les mouettes rendaient la chose malaisée, ainsi que le roulis auquel j'avais du mal à me faire.

Je fus tiré de mes songes éveillés par une vision incongrue. Le capitaine se tenait immobile sur le pont, entouré de ses marins. Un bref regard autour de moi m'apprit que les voiles avaient été amenées, et que le navire était immobile au milieu des eaux. Quelque chose clochait.


- Regardez-moi ça. Vraiment digne d'une bande de crétins. N'vous êtes vous pas dit que, recherchés comme vous l'êtes, vous coller de votre propre initiative entre les pattes d'une bande de Pirates n'était pas forcément une bonne idée... ?

Eh merde.

- Bon, c'est pas tout, ça, mais la récompense n'est pas délivrée pour vous vivants. J'suis au regret de devoir vous faire passer les armes à gauche, mes doux agneaux.

Il tira tranquillement un lourd sabre d’abordage, tandis que la quinzaine de sourires matois qui l'encadraient faisait de même.
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Gabriel Ornetti

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 19 Mai - 18:34

Un léger bruissement dans l'air vint perturber le lourd silence qui s'était appesantit sur le navire. Le bruit fut ensuite suivit d'un autre, ressemblant davantage au hoquet surpris d'un pirate venant de voir l'un des crochets d'un grappin s'accrocher à lui puis, d'un coup sec, le planter au bastingage du bateau tout en perforant sa poitrine, lui assurant ainsi une fin douloureuse et violente.

Les pirates, totalement pris au dépourvu par cette scène surréaliste, regardèrent avec de grands yeux, ce qui ressemblait à un abordage. Et en effet, de manière totalement imprévue, un jeune homme monta à bord. Habillé d'une longue cape grise qui cachait ses vêtements de voyages d'ocres, de bruns et de blancs, ainsi que son épée usée, seul son arc apparaissait accroché à son dos, il redressa sa silhouette devant l'assemblée silencieuse et haussa les sourcils.


- Euh... Bonsoir ~

La suite possible de sa phrase mourut dans sa gorge. Sans doute sentait-il comme un léger malaise? Entendant des gargouillis étranges sur sa droite, son regard se tourna légèrement dans cette direction. Il sursauta en ouvrant alors de grands yeux à son tour en voyant la pauvre victime qu'il venait de faire par le plus grand des hasards.

- Par les chaussettes du cordonnier! Qu'est ce que j'ai fais ?!

Le capitaine paraissait alors sur le point d'exploser, respirant comme un taureau, il ne se retint plus et hurla comme un aliéné.

- A l'attaque!

Ses sbires se jetèrent alors sans plus de cérémonies sur les nains, le questeur ainsi que le jeune malotru. Ce dernier eut juste la présence d'esprit de se baisser pour éviter un coup de taille qui aurait pu le couper en deux. Pivotant sur son pied droit pour faire un tour complet sur lui-même, il libéra son épée bâtarde de son fourreau dans le même mouvement. Il repoussa fébrilement et maladroitement un coup d'estoc qui venait de lui être porté puis, d'une manière un peu panique, fit quelques moulinets dans l'air devant lui pour forcer les trois adversaires qui s'étaient jetés sur lui à reculer.

- C'était pas ma faute!

Pleura-t-il d'un air misérable, cherchant à mettre un terme à un combat dont il pensait être le seul responsable.
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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 19 Mai - 21:04

Un sifflement. Sur la gauche. Un grappin traversa littéralement la poitrine d'un pirate, qui se tenait là, le regard malfaisant. Celui-ci se transforma aussitôt en surprise, puis qui se figea, pour laisser place à un regard vide, blanchâtre. Le sang du Nain ne fit qu'un tour. C'était maintenant ou jamais : la hache sortit de son fourreau, comme mue par une envie étrange de couper des têtes. Le bras musclé qui tenait l'arme était accroché à un bout de viande qui, pour l'instant, mourait d'envie d'en découdre. Le capitaine Pirate avait prétexté que l'employeur du groupe était recherché, aussi avait-il dit que mort, ce serait plus agréable. Alors l'attaque fut lancée. Confusion était le maître mot.

Les pirates eurent l'air de penser qu'on les attaquait de toutes parts, que leur navire était perdu... Mais rien de tout ça. Les Nains étaient plutôt surpris. Et puis, quand même, payer une embarcation et découvrir que le voyage ne sera pas mené à bout... Gwennaall pensait les marins plus honnêtes que cela. De manière générale, un marin ne devait pas être malhonnête, ou il encourrait le mépris d'un des plus beaux navires mouillant dans la mer d'Embarth. Ce sloop ne ferait pas exception.

D'un coup d'un seul, le nain abattit sa hache droit devant lui, sans prêter garde à quoi que ce soit. D'où il venait, aucun souvenir, mais un brouhaha s'était levé. Le fer de l'arme se planta dans le bois, alors que le courtaud s'empressait de relever l'instrument de mort. Un pas. Deux pas. Il s'avançait lentement, inexorablement, menant ses ennemis vers un trépas certain. Réflexion intense d'un instant, le Nain se dit qu'éventuellement, le petit gars qui venait de monter dans le navire - qu'il avait eu le temps d'apercevoir, le coup du grappin, c'était lui, il l'avait vu - ce petit gars là, il devait sûrement pas être copain avec les pirates. Il fallait sans doute le sauver, peut-être que son employeur le voulait... Un coup d’œil furtif vers la silhouette encapuchonnée lui intima l'ordre de tuer le maraud qui osait s'attaquer à lui. Poussant de toutes ses forces dans le manche de son arme, il asséna un coup violent dans le dos de son ennemi, qui ne l'avait pas remarqué, et passait son temps à essayer d'impressionner le Questeur. Le larron s'ébroua, et lâcha un petit cri. Le courtaud en profita pour asséner un coup fatal, juste dans la nuque, en levant bien haut les bras et en tenant son arme du bout des doigts. Il s'écroula sans un son supplémentaire. Gwennaall accorda un regard à son employeur, lui fit un petit geste du menton, puis se retourna assez vivement.

Le jeune homme qui venait ici à l'improviste était désormais encadré - ou même encerclé - par non moins de trois pirates assez mal dégrossis. Trois personnes stupides, eut-il le temps de remarquer. L'un d'entre eux ne savait pas tenir son sabre courbé. Vraiment un imbécile. Le nain décida de faire appel à Khornettoh. Car le moment était crucial. Le Cauchemar Vivant. Non, pas encore, il fallait garder un peu de forces pour la suite. Non. La Salve mystique était de mise. Le paladin ouvrit la bouche, après avoir prononcé dans son crâne les mots de la prière. L'énergie passa à travers lui : Khornettoh, son dieu, était en lui, et des échardes magiques sortirent de son orifice béant. L'une d'entre elles alla se ficher dans la carotide du pirate le plus proche. Un jet de liquide écarlate jaillit, et l'individu s'effondra lui aussi, corps sans vie sur le sol. Une seconde, plutôt mal visée, se ficha dans le genou du second, après que la première eut terminé d'achever celui qui comptait déjà parmi les morts. La surprise fut que la magie était de mise. Et aucun des pirates n'avait eu l'expérience de ce genre de chose avant. Un Nain qui pratiquait ce genre de chose, en plus, ce n'était pas commun...

Le moment de la charge était venu. Alors que le pirate qu'il avait en ligne de mire le regardait avec des yeux ronds comme des assiettes, le Nain se baissa et fonça. Peu avant l'impact, il reçut un coup de sabre dans le dos, sans aucun effet. La plaque résista largement à l'assaut. En revanche l'estomac du pirate souffrit, et un large soupir s'échappa de l'humain qu'il venait de pousser. Les deux matelots restant en lice furent projetés contre la cabine du capitaine, pendant que le Nain roulait lui aussi sur le pont, et se cognait le crâne sur un tonneau. Son casque lui rentra dans le nez, faisant couler un peu plus de liquide écarlate sur le bois, auparavant immaculé de cette couleur. Néanmoins, avec toutes les marchandises - illicites ou non- ayant transité sur celui-ci, le bois était loin d'être neuf... Mais ça faisait toujours mal au cœur de maculer du bois de sang. Parce que ça tache.

Se relevant piteusement, en s'aidant du manche de son arme, Gwennaall s'aperçut que le genou de l'autre abruti avait lâché. En revanche, le troisième blaireau était encore frais comme un gardon, il avait juste un bras un peu plus faiblard, ayant supporté le poids d'un humain et demi... Enfin, en tous les cas, il était debout, et bien debout, et ce une bonne minute avant le courtaud. Il en profita donc, dans l'agitation générale, en voyant les autres se battre, pour se jeter sur Gwennaall, en position de faiblesse. Le Khornettiste ne l'entendait pas de cette oreille. Malgré cela, il prit quand même un coup de sabre dans l'épaule, premier endroit que le sabre réussit à toucher. Encore un coup. Le Nain eut un sursaut, lâchant une injure qui, même pour un Nain, était extrêmement vulgaire. Se remettant instamment sur ses jambes, le courtaud, cria, puis invoqua alors le Cauchemar Vivant. Les paroles des chants Vontorziens s'élevèrent dans les airs, et le pirate commença à regarder le nain de travers. Il décida de porter encore un assaut sur la boîte de conserve, bardée de métal. Échec. Rien ne se produisit, sauf un bruit criard et insupportable de crissement d'un métal sur l'autre. Un pas sur le côté fit tomber le sabre à terre, le Nain en ayant assez de ce bruit assourdissant. Pendant que son adversaire était déséquilibré, il s'avança en chantant et porta un coup de poing à sa mâchoire, ce qui eut pour effet d'envoyer une dent valser dans les airs.

C'est beau une dent qui vole. Ce morceau blanc, qui appartenait avant à un humain... une personne vivante, un bout d'humain vivant... Comme c'était beau, à voir voler, une dent... Ce n'était pas une couronne, non, c'était une molaire, que le pirate venait tout juste de cracher. La trajectoire de ce projectile était parfaite, une belle parabole... Qui s'acheva sur la joue du second pirate, qui ne parvenait pas à se lever, pour cause de genou brisé. Ce projectile eut quand même l'air de l'énerver un brin... Peut-être que ça n'annonçait rien de bon pour la suite de combat... Et si jamais il parvenait à se relever ?

Il ne fallait pas y penser. Le plus important, c'était d'en terminer avec cet air narquois qu'arborait son adversaire. Dans ce duel, il n'y allait avoir qu'un seul gagnant. L'habitude voulait que l'on parie sur celui sur lequel les traces de sang sont moins visible... Mais le gagnant allait s'avérer tout autre à ce moment... Le plus ensanglanté avait fini d'invoquer son dieu. Khornettoh lui insuffla de nouveau sa puissance, ainsi le nabot dansa. Une danse toute particulière : celle des adeptes du dieu du Sang. Le jeune hors-la-loi n'eut pas le temps de riposter, trois coups de taille eurent raison de lui. Il fut tranché en quatre parties distinctes, au fur et à mesure que le courtaud le rapprochait de sa propre taille. Ses genoux furent brisés en premier lieu, et il gisait alors sur ses cuisses tranchées, perdant du sang en quantité inquiétante. Le second coup le raccourcit encore, et seul le buste restait. Le dernier coup fut celui qui envoya l'âme du pirate aux Enfers proprement dits. La tête de ce prétentieux partit valser aux pieds du capitaine, occupé à batailler contre la compagnie de Nains. Sauf que la furie de Gwennaall ne faisait que commencer.

Il s'élança vers le feu du combat, qui ravageait le pont du sloop...

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Lun 20 Mai - 0:25

*Décidement cette aventure s'annonce très mal, mais vraiment très mal. Le khornettiste a fait son vantard en disant qu'il s'y connaissait, ce qui n'a fait que renforcer ma suspicion à son égard, un nain ça n'aime pas l'eau et tout ce qui va avec bateau et lac inclus. En plus il a dégotté un rafiot et un équipage ce qui veut dire qu'on va devoir les payer. Ah le patron a dit qu'il s'en occuperai, je te parie que ça va etre déduit de nos prime! Bordel c'est quoi cette aventure foireuse???
On a embarqué, on a commencé à avancer, tiens on s'arrete? pourtant le vent continu de souffler, et pourquoi la voile est repliée? Ah y'a le capitaine, qu'est ce qu'il nous veut ce voleur? Oh y'a aussi l'équipage. Et l'autre qui commence à parler de rechercher et de pirate et de passer les armes à gauche, ça veut dire quoi d'ailleurs les armes à gauche? Eh mais ils nous attaque ces fils d'elfes, attend il a bien dit pirate?*

siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiffffffffllllllllllllllllllllllllllllllllllllllleeee......Sprotch!

Sprotch? Comment ça Sprotch?*

Rilgor se tourna vers le bruit pour apercevoir un des pirates avec un grappin à la place du nombril en train de se vider de son sang, l'instant d'après un maigrichon fit son entrée sur le navire en balbutiant des excuses. Trois pirates se jettèrent sur lui tandis qu'il faisait des moulinets dans le vide pour les forcer à reculer.

-Yahahahahahahahahhaha!!!Beugla Rilgor en fonçant vers le pirate le plus proche.

Entrainé par son poid (eh oui c'est un nain) le nain ne put s'arreter et percuta de plein fouet un pirate, l'entrainant avec lui dans sa chute, c'est à dire contre le bastingage.Se relevant sur le ventre du pirate, Rilgor sortit sa hache (il était temps!!), la leva...et se prit un coup de poing en pleine face, le renvoyant d'ou il était venu. Tout en récitant tous les jurons nains qu'il connaissait il empoigna solidement sa hache pour scruter celui qui l'avait frappé, un bide énorme, obèse, dans les deux cents kilos et dans les deux mètres, un colosse, bref un adversaire difficile pour un nain. Tout en rassemblant son courage Rilgor s'avança...et bondit sur le coté pour esquiver une écharde magique, il venait en effet d'entrer dans la zone du sort du Khornettiste à l'instant ou ce dernier l'avait lancé. Sa chute l'entraina aux pied du pirate qui l'avait frappé plus tôt, celui ci leva son sabre. Sans plus attendre la hache du nain se ficha dans le pied du pirate, coupant deux orteils et demi. Tandis que le pirate hurlait à faire exploser les tympan de Rilgor, ce dernier se releva et enfonça sa hache dans le ventre disproportionné de son adversaire. Un gargouillis lui assura qu'il avait touché la cible, tout content il extirpa sa hache et reçut une avalanche d'intestin grêle ou gros peut importe, il ettouffait désormais sous un tas honorable de trippes en tout genre, ses bottes dépassant à peine du monticule répugnant. Tout en jurant dans sa barbe, il s'extirpa du tas diforme, tout gluant et puant et regarda devant lui, le khornettiste massacrait quiconque s'avançait vers lui, et il restait encore une bonne dizaine de pirate qui étaient trop occupés à le surveiller craintivement. Ah le capitaine se rapproche du patron?

Rassemblant toutes ses force, Rilgor se mit à courir et bondit en hurlant "nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon" comme dans les films avec un ralenti stylé sauf que là il n'y eut pas de ralenti, ni de saut d'ailleurs, le nain avait glissésur un morceau d'intestin et avait essayé de se rattraper tant bien que mal...au pantalon du capitaine.

-Euh...beau temps pour la saison hein?

La boutade n'eut pas l'effet escompté et le capitaine le frappa avec son sabre, enfin, il frappa plutot la hache, mais, en ripant dessus, marqua le bras du nain d'une légère entaille. Le nain hurla un juron et du manche de on arme frappa les bijoux de familles de son adversaire, celui ci se plia le souffle coupé, profitant de ce répit le nain lui escalada tant bien que mal le dos. Ployant sous le poids du nabot du nain, le pirate s'écroula tandis que Rilgor lui plantait difficilement sa hache dans le dos et en profita pour lui faire les poches.
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Gabriel Ornetti

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Lun 20 Mai - 7:53

Édition du dialogue entre Gabriel et les deux pirates du 21/05/13

Un déchainement de violence et de sang parut s’abattre en quelques secondes sur le pont du navire. C’était comme-ci Khornettoh était lui-même venu faire une petite croisière. Et pour cause, l’un de ses zélotes était à bord.

Le navire semblait être plongé dans le chaos le plus total depuis que deux des nains s’étaient jetés dans la mêlée et avaient brisé les rangs des pirates. Sans doute que ces derniers ne s’attendaient pas à être les défenseurs dans cette confrontation.

Une partie non négligeable d’entre eux était resté bouché bée face à cet horrible spectacle de tripailles et de membres sectionnés. Néanmoins, maintenant, une chose était certaine. Les nains, quand ça combattait, c’était sale !

Gabriel était de ceux qui en étaient arrivé à cette conclusion. Il lui avait fallu quelques secondes pour réaliser que sur les quinze pirates présents à bord plus le capitaine, il n’en restait plus que neuf. Quatre d’entre eux avaient connus une mort violente et deux étaient hors de combat.

Le jeune homme porta sa main à sa bouche et serra les dents en hoquetant répétitivement. Il dut faire un effort important pour ne pas se tourner par-dessus-bord et vomir son déjeuner à cause du spectacle repoussant qui venait de lui être offert. Il y penserait plus tard, quand le danger sera passé.

Reprenant un semblant de calme, il balayait le pont du regard pour prendre connaissance de la situation. La mort du capitaine avait apparemment fait vaciller la détermination des pirates. Néanmoins, quatre d’entre eux se présentaient face au petit démon sur pattes pendant que trois autres se jetaient rageusement sur le nain qui faisait déjà les poches du capitaine.

Deux autres pirates, tremblants de trouilles, ne paraissaient pas parvenir à une décision. Se jetant des regards désespérés l’un l’autre, ils paraissaient presque sur le point de tenter de se jeter à la flotte.

Gabriel eut soudain une illumination. Joignant le geste à la pensée, il arriva à pas de velours près du pirate au genou brisé et, unissant ses mains autour du pommeau de son arme, abattit cette dernière sur le crâne de son adversaire pris au dépourvu. Le corps de celui-ci tomba alors lourdement au sol, inerte.

Se dirigeant alors à grand pas vers les deux couards, l’épée tendue en avant tout en redressant ses épaules le plus possible. Il argua d’un ton impérieux et théâtral:


- Lâchez vos armes ! Ou je vous passerais au fil de mon épée !

Il avait toujours rêvé de dire ça ! Le duo s’entreregarda, partageant une expression dubitative. L’adversaire qui se présentait face à eux était seul et il était bien moins impressionnant et dangereux que les nains. Avec un haussement d’épaules complice, ils toisèrent Gabriel en croisant les bras.

- Et qui nous dit que tu ne vas pas juste nous tuer ! Hein !?

Gabriel fut légèrement désarçonné par la question. Il ne s’attendait pas que ces deux adversaires aient assez de foies pour ça. Clignant des paupières, il répondit d'un air un peu pantois.

- Euh... Parce que j’ai besoin de vous pour manœuvrer le navire et le ramener à bon port ?

Le duo s’entreregarda de nouveau. Gabriel commençait à imaginer qu’ils partageaient peut-être un demi-cerveau chacun et que cela expliquait pourquoi ils étaient aussi bêtes et aussi lents !

Mais bon, même si ça commençait à lui courir sur le haricot, il n’avait aucune envie de se retrouver à deux contre un. Il resta donc silencieux, attendant que ces messieurs veuillent bien se donner la peine d’avoir une pensée censée !

Pendant ce temps-là, les nains continuaient sans doute leurs carnages mais le jeune homme ne les voyait pas de là où il se trouvait.


- Mais une fois qu’on sera arrivé au port ! Vous allez nous livrer, non ?

*Bien sûr que je vais te livrer et gagner la récompense pour ta tête ! Débile ! *

Pour le coup, il commençait à vraiment être agacé.

- Non mais sérieux, les gars. Vous pensez que c'est le moment ! Vous allez déjà avoir de la chance si j’arrive à empêcher les nains de vous tailler en pièce! Alors, soit vous déposez vos armes! Soit vous voulez que vos tripes soient répandues sur le pont et que vos cervelles aillent tacher le cordage ! Dans ce cas, je vous en prie, faites.

Dit-il alors en faisant un pas de côté, offrant ainsi le passage vers le carnage qui se jouait derrière lui. Néanmoins, même si le discours de Gabriel ne devait pas avoir eu d’effet, la seule vision du spectacle horrible qui se jouait derrière lui devait suffire à les convaincre !

- Euh… Ok… Ok ! On se rend !

Gabriel poussa un gros soupir intérieur quand ils jetèrent leurs armes devant eux. Ne faisant pas confiance aux marins pour s’attacher eux-mêmes (ces derniers pouvaient utiliser de faux-nœuds !), il leurs ordonna de se mettre dans un coin du navire avec les deux autres marins assommés, de mettre les genoux à terre et de ne pas bouger. Il ne pouvait malheureusement que les surveiller le temps que ses compagnons d’infortunes aient finis de massacrer le groupe restant.
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mer 22 Mai - 12:28

Alors qu'il fouillait joyeusement les poches du capitaine, Rilgor se sentit soulever du sol ou plutot de la bedaine du capitaine pour etre projetté contre le mat, le choc lui coupa le souffle tandis qu'il s'effondrait par terre.

-Bordel par le calecon de mon ancetre gurdil!! Qui est le fils de gobelin qui a osé me faire ca??

La réponse lui arriva sous forme de trois pirates lourdement armé qui se dirigeaient vers lui.

-Bandes de laches, je parie que vous etes trop peureux de m'attaquer en un contre un!!!

Les pirates se regardèrent, ricanèrent puis répondirent:

-Bah à vrai dire c'est un peu ça.

Tout en soupirant le nain empoigna sa hache et leva les yeux, au dessus de lui le mat se dressait fierement, les voiles repliées, bref c'était un beau mat. Et soudain une idée diabolique germa dans le cerveau atrophié du nain.

-N'avancez plus ou je coupe le mat!! dit il tout en levant sa hache.

-Et comment tu feras ensuite pour regagner le rivage? demandèrent les pirates narquois tout en faisant un pas en avant.

Effectivement ils n'avaient pas tort, le nain commencait à etre à court de stratéli stratégies.


-Vous l'aurez voulu!! yaah!!

Et il enfonça sa hache sur le mat, ayant un peu forcé sur le coup, la hache s'enfonça dans le bois, voyant que le nain était assez idiot pour mettre sa menace à execution les pirates foncèrent sur lui. Rilgor tira sur sa hache mais elle était coincée!! Il tira encore, encore et encore, il allait réussir à l'extraire quand le premier pirate le percutta de tout son poidµ. Rilgor se sentit plaqué contre le mat par le pirate qui leva son sabre pour l'achever. Un coup de pied dans les molaires lui fit oublier cette idée. Il prit le nain sur son épaule et se dirigea vers le bastingage.

-Est ce que les nain savent nager?

*Oh merde!!!* pensa Rilgor...
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Gabriel Ornetti

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mer 22 Mai - 19:00

- Est-ce que les nains savent nager ?

La question vola dans les airs jusqu’à parvenir aux oreilles de Gabriel. Le jeune homme jeta un regard derrière lui et vit alors l’un des nains en mauvaise posture.

- Eh merde.

Comment surveiller ses deux prisonniers et, en même temps, empêcher ce nain d’être jeté à la baille ! Et l’autre démon sur pattes qui paraissait toujours être occupé à massacrer ses adversaires ! Le jeune aventurier se retourna vers ses deux captifs.


- Désolé messieurs…

Il s’approcha en passant sa lame au-dessus de son épaule pour abattre le pommeau de cette dernière sur leurs crânes respectifs. A genou, surpris, ils n’eurent pas l’occasion de se défendre. Il eut de la chance qu’ils ne soient pas plus prompts ! Mais leurs regards emplis de bêtises et d’incompréhensions n’avaient rien eu de menaçant.

Remettant sa lame au fourreau, il se retourna et s’approcha du mât pour en tirer la hache du nain et la tenir près de lui. Puis, il tira son arc, saisit une flèche dans son carquois, refit quelques pas en arrière pour prendre du large et visa le pirate qui portait le nain. Ce dernier s’était éloigné du mat pour s’approcher du bastingage. Ses deux compères le suivaient de leurs rires gras et ne semblaient pas avoir entendu les pas du jeune aventurier derrière eux.

Ce dernier lâcha son trait et celui-ci fila dans le …


- Oh…

- Ouuaaaaaaïïïï !!!!!

Percé dans son fondement, le pirate lâcha le nain pour se recroqueviller à terre en hurlant. Ses deux compères ne riaient plus du tout. Il avait leur main porté sur leurs lèvres et partageait un air stupéfait.

- Mince…

Murmura Gabriel en abaissant son arc d’un air profondément désolé, comme s’il venait de commettre un crime atroce.

- Ca peut-être moche, l’aventure…

S’enquit ainsi le jeune homme, la mine grave.

Serrant les dents, le pirate humilié retira la flèche de son séant en geignant. Ses compères, tournèrent la tête d’un air dégouté. Ce dernier regarda la pointe de flèche ensanglanté alors qu’une lueur de rage folle naissait dans ses yeux. Tournant son regard vers le jeune homme, il hurla :


- Attrapez le moi !!!

Son cri fut comme un électrochoc pour tous les témoins de la scène. Les deux pirates encore valide tournèrent leurs sabres vers Gabriel, leurs regards noirs fixant « vaguement » l’endroit où se trouvait le jeune homme. (Faut dire que les yeux de ces pauvres bougres louchaient pas mal.)

Comprenant que la situation redevenait dangereuse, Gabriel se débarrassa de son arc en hâte, saisit le manche de la hache du nain et fit mine de menacer ses adversaires en la lançant dans les airs. Ces derniers se baissèrent pour l’esquiver et elle tomba non loin de son propriétaire, comme le jeune homme l’avait espéré.

Profitant du court intervalle, il eut juste le temps de tirer son arme pour s’apprêter à parer les attaques qui allaient lui être portées. La première voulu l’atteindre au niveau de la jambe mais il parvint à la repousser in extremis et fit reculer son adversaire d’un coup de reins vigoureux. Le second, trop empressée le rata lamentablement et n’entama que le bois du navire.

Gabriel commençait à se dire que c’était quand même sacrément dangereux, la baston d’aventuriers. Redressant sa garde et faisant une carpe avant de fendre l’air de son épée, il comprit que les choses sérieuses commençaient vraiment !

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Jeu 23 Mai - 16:51

Modimus avait été des premiers à rejoindre le dortoir où les nains avaient passé leur première nuit. Cependant à l'aurore, il avait avoué à Gwennaal devoir s'absenter et reviendrait les aider s'il le pouvait. Sans attendre ses questions, il était ensuite parti, laissant la troupe et donnant espoir aux deux autres Nains d'une plus grande part de la récompense.

À l'extérieur de la taverne l'attendait un homme encapuchonné sur un cheval, et un poney chevelu. Avec cette monture adaptée à sa taille et son poids hors normes humaines, les deux personnes quittèrent les lieux en direction du Nord, sans se dire un seul mot de tout le voyage jusqu'à Mliuej, où une affaire nécessitait sa présence.

Quelques temps plus tard, Modimus récupéra l'intégralité de son équipement, ainsi que sa présence d'esprit, désormais libéré de la corruption si douce de l'ivresse. Néanmoins, son conseiller, Mazus, fut surpris de sa requête.


Pardon ?
Ben quoi, vous m'avez bien téléporté dans les sous-sols du château depuis le Donjon de Naheulbeuk, donv vous pourriez me téléporter vers le Donjon de Naheulbeuk, ou autre part en Terre de Fangh, non ?
Le nain semblait irrité de voir la réaction du mage, qui soupirait gravement, presque dépité.

Vous savez déjà que je tiens à ce qu'Imp vous accompagne dans vos aventures solitaires. En cas de blessures graves, un sortilège le rappelle à moi : vous vous teniez juste à proximité, c'est tout.
Ah.
Et sinon, catapultez le diablotin sur des kilomètres de distance avec un sort de protection pour qu'il ne meure pas, puis qu'ensuite vous me téléportiez avec lui ?

... Avouez que vous n'avez pas compris ce que je vous ai dit.
J'ai pas écouté, c'est tout.
Hmpff.
Et sinon, vous avez aucun moyen de me renvoyer vers eux ? J'suis déçu de vos compétences, là, d'un coup, je croyais que ...
Bien sûr que si. Mais je vous garantis pas la précision du transfert.
Rien à foutre. Ça avait l'air fun et plutôt bien rémunéré. En plus, le commanditaire me doit une bière.


En Terre de Fangh, le moyen le plus simple pour avancer, c'est de pas trop réfléchir ni se poser de questions. Tellement de trucs bizarres peuvent se dérouler durant une aventure qu'il devient une perte de temps à saisir les subtilités. Comme par exemple, comment se déroule une triangulation pour un transfert massique, quels sont les effets post-téléportatifs dûs aux transferts transdismensionnels de l'énergie cosmoplubiques ?

Autant de questions qu'un esprit torturé pourrait avoir, mais le résultat n'en changerait rien. L'énergie khornettiste avait assuré une attraction suffisante, mais Modimus ne se doutait pas d'où est-ce-qu'il aterrirait. Prenant une allure fière (lorsque son conseiller lui avait demandé de se 'préparer', il n'avait pas franchement saisi l'importance d'un bon équilibre) et la première sensation qui parvint à lui fut un soleil lumineux et le vent marin. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il se tenait de manière improbable sur le sommet du mât du spool, la téléportation ayant cherché le point d'accroche à la plus grande hauteur.

Portant la main pour se protéger des assauts d'une telle différence de luminosité, Modimus modifia légèrement son centre de gravité. Légèrement suffisant pour que son corps tout entier commence à basculer vers l'arrière, et qu'il ne tombe. Abasourdi et presque effrayé, le nain n'eut même pas le temps de crier avant que le choc de l'impact ne se fasse sentir.

Le malheureux pirate qui tendait son épée pour menacer Gabriel fut soudain écrasé sous le poids de graisse, de bière, de muscle et de métal. Sa tête ayant réaliser le premier contact, la nuque céda presque immédiatement et la vie le quitta presque immédiatement et sans douleurs.

Malheureusement, la vitesse qu'il avait accumulée ne fit pas qu'écraser le pirate, mais entraîna le courtaud et le cadavre à travers le pont dans un vacarme assourdissant, atterrissant dans une des cabines de l'équipage. La coque supporta aisément l'impact, mais il y avait désormais un trou d'une taille significative près du mât central du bateau.

Ceux qui avaient observés la scène auraient du mal à comprendre ce qui s'était passé, mais pour sûr le voyage devenait vraiment ahurissant. Le Seigneur de Mliuej soignait-il toujours autant ses entrées ?
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Sam 25 Mai - 18:28

Alors que le pirate allait le projeter pour un bain forcé, Rilgor l'entendit pousser un cris et se sentit tomber, parvenant par un coup de chance inouï à atterir sur le bastingage, Rilgor réussit à tenir deux secondes en équilibre...avant de tomber en arrière.

- Oh m*************************************rde!!!

Se rattrapant de justesse à un cordage, il était désormais suspendu à un mètre et quelque au dessus du lac bleu-vert, jurant et pestant tous les jurons nains tandis qu'il tentait de se rehisser sur le pont. Alors qu'il remuait désesperement pour atteindre le rebort, il entendit un sifflement suivi d'un fracas et d'un bruit d'impact. Ce bruit, il l'ignorait, c'était modimus qui venait de tomber du mat sur un pirate, sauvant la vie au ranger, ça c'était la bonne nouvelle. La mauvaise s'incarna sous la forme de l'arme du pirate qui s'envola des mains de son propriétaire sous le choc et qui se ficha sur le cordage auquel était accroché le nain. Le cordage n'était pas coupé, à quelques fils près.

Tandis que Rilgor se débattait, il sentit la corde qui commençait à se tendre.

*Oh non!*

Soudain la corde se rompit, et le bout auquel était accroché Rilgor effectua un quart de cercle verrs le lac, plongeant le nain dans le lac, heureusement il eut la présence d'esprit de ne pas lacher la corde. Une nouvelle ancre ornait désormais le navire, une ancre très moderne qui faisait du bruit et des bulles. L'ancre en question commença à grimper à la corde et réussit à se hisser sur le navire après un effort surhumain ou plutot surnain.
Observant le spectacle qui s'offrait à lui, il vit l'humain en difficulté, n'écoutant que son courage et son esprit nain (peut etre que cet aimable humain lui verserait une récompense pour lui avoir sauver la vie. Sa hache trainait sur le pont, il la saisit et fonça sur les pirates, il était presque sur eux, il leva sa hache...et sentit ses pieds pédaler dans le vide, il allait tomber quand il attrapa la jambe du plus maigre des deux (pas de chance).
Sous le poid du nain, le pirate se fit aspirer par le trou avec le nain. Ils atterirent sur quelque chose de mou et de doux qui amortit un peu la chute, une magnifique barbe avec sous la barbe un nain et sous le nain un pirate ou ce qui semblait avoir été un pirate. Reprenant ses esprits et sa hache, Rilgor n'attendit pas que son adversaire se réveille pour lui enfoncer sa hache dans le bide avant de se ruer sur la porte pour essayer de trouver le chemin du pont.
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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 26 Mai - 10:23

Des bruits. Des sons. Des claquements. Des explosions... Explosions ? Oui, des explosions. De la magie était à l’œuvre : un Nain venait de reparaître sur le pont du navire, en voletant comme... comme... L'image est difficile à saisir. Imaginez un Nain - c'est-à-dire deux bras, deux jambes une barbe et un casque. Imaginez-le maintenant en l'air. La comparaison paraît déjà difficile avec un quelconque oiseau, vous serez bien aise de le remarquer. Alors disons qu'un certain nain en armure, un Nain à faire courber le métal (regardez sa généalogie, vous comprendrez certainement). Enfin bref, un bourru de nabot qui se précipite comme ça sur un mât de navire, un beau navire, certes, un sloop, mais en pleine bataille ! Et ne plus ça fait céder le mât. Imaginez un peu : comment faire pour rejoindre le rivage ensuite ? À la nage ? En ramant ? Non, soyons sérieux.

Pendant ce temps, le Khornettiste s'affairait autour du Questeur. Il ne s'inquiétait plus vraiment du jeune humain qui paraissait être en sécurité lorsqu'il l'avait laissé, pantois, avec des cadavres sous les pieds. Il s'était jeté à corps perdu dans la bataille, pour sauver ce qui pouvait être sauvé de son employeur. Des cris retentissaient çà et là, alors qu'il taillait, tranchait, sautait, tranchait, tuait, coupait, tranchait, sautillait, hachait menu, sautait, assassinait. Combien de pirates restait-il ? Il n'en savait rien. En revanche ce qu'il savait, c'est que ce dernier avait très largement baissé. Entre Modimus qui débarquait sur le bateau sans prévenir en écrasant un pirate, le jeunot qui paraissait ne pas vouloir rester tranquille et s'attirer les plus gros ennuis, l'espèce de nabot acariâtre qui ne pensait qu'à l'argent qui tombait dans le lac... Tombait dans le lac ? Et merde. Un coup d’œil furtif vers la catastrophe, et Gwennaall se rendit compte qu'en fait, plus de peur que de mal. Il avait atterri sur Modimus et le pirate à moitié mort sous ledit Modimus. Pas de souci à se faire de ce côté là, sans doute.

Ah, un cadavre gisait au sol, un peu éparpillé. Le nain essaya de reconstituer le corps en entier, car il l'avait très certainement tué dans sa folie meurtrière... Lors du Cauchemar Vivant qu'il avait invoqué quelques minutes plus tôt... Voyons voir... se dit-il. J'ai vu un bras par là-bas, par ici il y a un bout de jambe... Ah, j'ai trouvé le pied qui va avec le moignon de cheville ensanglanté. Oh, regardez, là, un coude, tout seul, sans avant-bras et sans épaule... Ah, si, j'ai trouvé l'épaule, là, elle baigne dans un liquide écarlate... Et juste à côté, je vois... Oh mais c'est un sacré beau morceau de barbaque ! Il y a carrément tout le torse... Ah, voici les intestins, qui sont sortis d'eux-même du bout d'abdomen là-bas... On dirait qu'il a mangé de la carotte ce matin... C'est curieux, je ne mange jamais de carottes... Oh, la tête, elle est ici ! Sympathique... Je devrais peut-être la prendre en souvenir, et la réduire... Oh, quoique, c'est lourd à porter et ça ne rapporte pas grand chose... Bah, j'en verrai d'autres, des têtes coupées... Bon, alors, qui reste-t-il à tuer ?...

Il ne croyait pas si bien penser. Le capitaine du rafiot commençait à s'échauffer, et voir un Nain plus fort que les autres massacrer une grande partie de son équipage, ça le rendait fou. Il ne restait plus que quatre pirates en lice, leur nombre devenait de plus en plus faible, et l'avantage qu'avaient précédemment acquis ceux-ci devenait moindre. L'effet de surprise était passé, la supériorité numérique était passée. Il ne restait plus qu'à s'appuyer sur la force brute. Et une brute, il y en avait une. Le capitaine. Ne se lassant pas d'invectiver le cultiste, le pirate en chef fit des moulinets avec sa rapière. Il balbutia quelque mot sans importance, puis haussa la voix, et se laissa aller à de l'exaltation poétique, à jouer de la rime, de nombreux mots finissant par "ard".

Le Nain ne se fait pas prier (prier, dieu... rapport à l'humour, vous voyez... Bon je me sentais obligé de le dire, vu que je n'avais pas fait exprès, en fait). Il s'avança lentement, pour faire face au plus dangereux des ennemis restant sur le navire. Un mastodonte ? Non. Juste un type grand et sec, avec un chapeau et une chaîne en or. Mais la chaîne en or, ça faisait classe. Et puis ça fait marchand d'esclaves, vous voyez... Un peu comme les maîtres des quartiers dans les grandes villes... Les parrains de la mafia de l'époque et du lieu en question. Et pour le coup, des gens comme ça, ils sont aussi fourbes qu'un sac de belettes enragées. Parce que déjà qu'une belette c'est fourbe... Mais alors dans un sac, elle s'énerve pour de bon... et si vous rajouter des copines, là elles sont toutes en train d'essayer de vous tuer, quoi qu'il arrive, dès qu'elles vous voient.

Les deux personnages se firent face, lentement. Ils se regardèrent dans les yeux, le nain étant obligé de lever la tête, le pirate de la baisser. Il se sentait en confiance, ce grand dadais. Il faisait tournoyer son arme de plus en plus vite, sachant que la distance les séparant faisait plus de deux pas. Un soupçon d'inquiétude toutefois avait fait son apparition dans son regard, lorsque le mât avait cédé. Mais maintenant, il ne pensait plus qu'à achever ce nabot insolent, qui saignait abondamment. Il était de plus en plus faible, ses mouvements de plus en plus lents. Le combat était gagné d'avance. Son dieu le quittait peu à peu. Ah, le voila qui levait sa hache. Le cliquetis de son armure se fit entendre, alors que le reste de l'environnement se taisait. La nature était en éveil : est-ce que ce combat allait changer la terre de Fangh ?... Non, aucun doute : c'était une histoire de créatures vivantes, futiles, mais pas de nature. Les oiseaux s'étaient quand même tus, le vent s'était calmé. Les eaux du lac étaient lisses, et telles un miroir, elles laissaient la lumière de la lune se réfléchir doucement. La nuit devint calme... Mais elle n'allait pas le rester. Et fidèle à lui-même, Gwennaall se devait de commencer le combat.

Un long cri lancinant s'éleva dans les airs, glaçant le sang des quatre pirates restant en lice. Le fer de sa hache pointé vers le grand échalas avec un chapeau, le nain chargea. Ses bottes claquèrent lourdement sur le bois du pont. Se baisser, il devait se baisser. Il le fit. Son épaule lui faisant mal, il choisit l'autre pour foncer dans le ventre de son ennemi. Celui-ci ne l'avait pas attendu. Il avait esquivé avec grâce, s'offrant l'avantage d'un coup de sabre dans le dos du Nain. Pas de souci. une armure de plates, bénéficiant en plus d'une bénédiction de Khronettoh... Le pirate avait plus de chance de briser son arme avec ça. Sa lame esquissa un bruit étrange une nouvelle fois, en frottant sur la plaque de métal. Le nain se retourna, peut-être un peu lentement, mais pas assez toutefois pour laisser le pirate organiser un second assaut. En revanche, il avait l'initiative. Agile comme un chamois, le capitaine pirate sautilla, s'appuya contre une caisse non loin de là, puis esquissa une attaque aérienne, le sabre allant se planter dans l'épaule déjà ensanglantée du Nain. La lame fut coincée un moment, alors qu'un cri de douleur arracha ses cordes vocales au courtaud. Il faudrait vraiment renforcer cette partie de l'armure. Elle devenait trop faible. Peut-être une bande de cuir suffirait-elle à arrêter les coups d'estoc... Peut-être. mais l'heure était à la bataille. Et le pirate en tissu n'était pas fatigué, et il semblait même n'avoir subi aucune égratignure. Bien planté sur ses deux jambes, le nain attendit le troisième assaut. Il ne comptait pas bouger. Il attendrait ici, et attendrait longtemps s'il le fallait. Sur sa droite, et un peu derrière lui, un pirate s'avançait discrètement. Mais pas assez. Le Nain eut le temps de se pencher un peu sur le côté, puis d'envoyer un coup de manche de son arme dans le menton du lâche. Il recula sans coup férir. Le Nain pouvait maintenant se concentrer sur son véritable ennemi, qui s'élança de nouveau. Le plus petit des deux para le coup du bois de sa hache, qui commençait à s'user. Une réparation allait devoir s'effectuer, un tourneur de manches serait d'une grande utilité dans cette opération... Un autre coup. Venant du pirate. Il commençait à devenir pénible celui-ci. Une nouvelle parade à ce coup de taille. Rien de bien difficile. Une porte s'était ouverte, il était déstabilisé. Le Nain dut en profiter, c'était sa seule chance. Au prochain coup, il risquait de s'évanouir, ayant perdu trop de sang. Le tranchant alla se ficher dans la carotide du capitaine, le nain ne sachant pas trop par quel miracle ce coup avait pu réussir. Un jet de sang alla tacher encore une fois le bois jadis immaculé du pont. Le capitaine était mort. Les oiseaux reprirent leur chant, au loin. Le bruit recommença, le vent se remit à souffler. À genoux, le cadavre s'effondra, dans un gargouillis. Le sabre s'effondra lui aussi dans un bruit métallique sourd. Il ne saurait plus jamais commettre un méfait.

"Maintenant, à qui le tour ? Le prochain à se manifester pourrira comme lui, ici, sur ce navire. Amenez-nous à bon port, ou vous subirez le même sort."

Le Nain s'était adressé au reste de l'équipage. À ce reste piteux, cet équipage dont il ne restait plus qu'une infime partie... Infime... Infirme... Même combat...

_________________
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Gabriel Ornetti

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Lun 27 Mai - 15:01

Un nain était tombé du ciel! Un second avait entrainé un pirate dans le trou béant créé par le premier. Et face à Gabriel, il ne restait plus qu'un adversaire. Ce dernier se demandait alors bien quel sort allait lui être réservé.

Le jeune héros, quand à lui, était passablement soulagé par cette situation. Même si un certain nombre de questions taraudaient son esprit. Il se concentra pour mettre son ultime opposant hors d'état de nuire. De toute manière, l'affrontement touchait à sa fin. Le terrible démon nanesque avait tué un nouvel adversaire et sa voix de stentor s'éleva avec force sur le pont. Les trois adversaires qui restaient face à lui hésitèrent.


Jet de Charisme ! 7! Réussite! Jet de Courage en opposition! 16! Échec!

Ils lâchèrent leurs armes et se reculèrent en se pelotonnant les uns contre les autres.

- Tu devrais en faire de même! Si tu ne veux pas mal finir!

Lança rageusement Gabriel à son unique adversaire.

Jet de Charisme! 18! Échec!

Mais ce dernier préféra se renfrogner et l'attaquer de nouveau dans l'espoir d'en finir avec lui, levant haut son sabre pour l'abattre sur sa tête.

Jet d'Attaque! 1! Réussite critique! Jet sur la table des blessures graves! 11! Armure détruite! Jet pour les blessures! 6+3=9!

Il s'en fallu de peu pour que cette dernière fut tranchée. Un pas maladroit de Gabriel en arrière n'empêcha pas néanmoins la lame de franchir le cuir de la gambaison et de l'ouvrir en deux en laissant une plaie importante sur le torse du jeune homme.

Ce dernier ouvrit de grands yeux avant de pousser un grand cri rageur. Il venait de frôler la mort et cela avait parut le ramener à de plus simples et bas instincts, ceux qui ne réfléchissaient plus qu'en deux termes: "tué ou être tué".

Jet d'Attaque! 4! Réussite! Jet d'Esquive! 2! Réussite!

Élançant sa lame avec énergie pour essayer de décaper son adversaire d'un mouvement de taille, celui-ci se baissa in extremis et n'y perdit que quelques cheveux. Mais le jeune Ranger, dans sa folie guerrière, poussa son adversaire à reculer en lui portant un nouveau coup.

Jet d'attaque! 9! Réussite! Jet d'esquive 19! Échec! Jet pour les blessures! 3+6=9

Ce dernier atteignit le pirate à l'épaule, tranchant sa peau nue, du sang venant rapidement maculer son bras droit. Gabriel continua à avancer jusqu'à ce que le pirate se retrouve acculer au bastingage. Levant son épée bien au dessus de son épaule, il se prépara à lui abattre un nouveau coup d'épée au niveau de la gorge.

Jet d'attaque! 6! Réussite! Jet de parade! 17! Échec! Jet pour les blessures! 3+6=9

Le pirate, livide, tenta de lever son pauvre sabre pour parer la lourde lame du jeune aventurier. Mais celle-ci mordit bientôt dans le métal puis dans la chair avec un appétit vorace! Le fil passa avec facilité à travers la peau, les muscles et les os, détachant la tête du pirate du reste de son corps dans une gerbe de sang.

Le dernier adversaire encore vaillant sur le navire venait de périr. Le silence s'abattit sur ce dernier. A peine rompu par le fracas que les nains descendus du pont faisaient en remontant. Seuls cinq pirates avaient pour l'instant échappés à la fureur des héros. Trois étaient inconscients, Trois étaient désarmés et s'étaient visiblement rendus au terrible Khornettiste et un avait le genou brisé.


Jet de Courage! 1! Réussite Critique!

Gabriel venait de tuer son premier ennemi. Et pourtant, il ne ressentit aucun malaise, aucune forme de tracas. Dans sa tête s'affermit l'idée qu'ils avaient tous eus leurs chances. Alors, remettant sa lame dans son fourreau, il retira sa gambaison hors d'usage et déboutonna sa chemise pour mieux voir la blessure qu'on lui avait porté dans l'espoir de la soigner au mieux.
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Modimus
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Lun 27 Mai - 19:09

Wa'zigark Wa'zig 'ath Lurk'ah zh'urha Urhziaz razgat ar Nazwaur'ra kalrhna !!

Un orage féroce d'insanités fut pestiféré depuis la cale, comme un flot d'insultes proférées des obscures profondeurs du navire. Aveuglé et enhardi par la colère, même les nains ne purent comprendre exactement les propos de Modimus, mais ils faisaient intervenir sans nul doute des filles de joie, les mères respectives de magiciens en général affiliées au forbans dans leur totalité, la race horrible et hideuse des orcques, ainsi que d'obscures et obscènes références à Lafoune. Dans tous les cas, ce fut plus horrible qu'un cri de guerre qu'un nain aurait lancé à la face du monde après avoir découvert que l'alcool avait disparu de la surface de la Terre de Fangh. Alors si j'avais un conseil à vous donner, c'est de ne pas être dans ce plan d'existence si un tel malheur devait arriver à Modimus.

Quoiqu'il en soit, les sens confus et les membres engourdis par la chute, le nain tenta péniblement de se lever. C'est alors qu'une autre masse s'écrasa fortement sur le dos du nain.
[Modimus perd 2 points de vie.] Heureusement, enhardi par l'adrénaline, le choc ne le fit pas tomber dans les pommes, bien qu'il lui sembla que ce fût bien des pommes qui lui étaient tombées dessus. Comme quoi, on ne se méfie jamais assez de ce fruit, en témoigne ses origines* : Malus pumila, nom donné à son arbre (*biologique) par une obscure civilisation aujourd'hui disparue (*étymologique). Mais passons-là ses élucubrations vaseuses et foireuses, en clair, indignes d'intérêt, et revenons-en à notre barbu volant, ou volatile barbant, le titre n'était pas encore bien défini pour figurer dans son C.V. (Cafouillis de Vocables)

Grrmmmbbbbllll ...

Desolé. Donc Modimus se roula instinctivement sur le côté afin d'éviter de servir à nouveau de matelas gonflable avant de se relever, sans même se rendre compte qu'il ne semblait pas affecté par le tangage naturel du bateau, provoqué par l'incessant fracas de légères vagues sur la coque : cela était en réalité le fruit d'une expérience marquée par la faculté innée des Nain à marcher complètement ivres afin de se déplacer et d'écumer les tavernes les unes après les autres, compétence qui se révélât enfin utile dans le domaine de la marine, diront de mauvaises langues sans doute jalouses du potentiel incroyable des courtauds concernant la boisson.

Le regard morne, il parcourut la pièce du regard : une porte taillée à la hache, deux cadavres gisaient sur le sol, apparemment effectivement des pirates, au vu de leurs sabres et de leurs attitudes, du peu que Modimus avait pu apercevoir durant sa chute sur son coussin improvisé, en témoignait le trou assez massif dans le plafond, ou Gwennaal réalisait un véritable vacarme dans les ennemis, aussi bien auditif qu'au sens littéral, puisque ses talents de meurtriers s'étaient exprimés dans toute leur splendeur et en profondeur dans le corps décharné des adversaires. Mais pour l'instant, le guerrier n'avait pas vu le spectacle du Khornettiste, et essayait de comprendre où il se tenait.

Le fait que les murs, le plafond (hormis l'ouverture non approuvée par le propriétaire des lieux) et le plancher étaient complètement constitués de bois solides, travaillés, étanches et arboraient des formes courbées mit la puce à l'oreille au guerrier qui semblait avoir trouvé sa voie en ne choisissant pas la profession plus qu'étrange de détective (c'est vrai ? Pourquoi s'emmerder à déduire des trucs alors qu'un bon interrogatoire pouvait nous apprendre plus facilement ce qui nous était vraiment utile : qui était le méchant).

Enfin, c'était l'humidité puante et crasseuse, infestant l'air ambiant d'une lourdeur nauséabonde qui lui fit comprendre qu'il était sur un
Navire ?!

Sur le pont, on put entendre Modimus qui tempêtait sa réaction durant les minutes qui suivirent, s'enrageant encore plus à se perdre dans le niveau inférieur, rythmé par sa marche lourde et solide.

De toutes les conneries dont mon peuple est capable, et que les rois de Khass 'ad Dumb (littéralement : "Marave la tronche à plus imbécile que toi") m'en soient témoins, les Nains sont capables bien plus du pire que du meilleur lorsqu'il s'agit de prendre des décisions, il a fallu que cette compagnie choisisse un bateau pour attendre mon retour ?
Et ils croient quoi ? Que mes armures et mes armes flottent dans l'eau ? Ou Pire ! Que ça va pas me laver de mon odeur naturelle ? J'échappe justement à ces emmerdes loin du château, mais non : on me remet de la flotte. Et même pas buvable en plus, les nigauds.


Le monologue, tout sauf intérieur, agrémenté d'insultes gratuites et non remboursables sans baffes dans la figure, finit par amener Modimus à l'air libre, au milieu du charnier et des vivants. C'aurait été un doux euphémisme que de dire que le montagnard n'était pas content : c'était presque une bombe à retardement qui s'était invité sur le bateau, et la comparaison était d'autant plus forte qu'elle s'appuyait déjà sur des dommages matériels alors que le nain n'avait pas encore sorti son duo d'armes fétiches.

Bon sang, j'en ai marre ! Et c'est quoi tout ce merdier ? J'ai ... j'en envie de frapper quelqu'un. Ah merde, ils sont pas au mieux de leurs formes, les connards. Bon, alors ce sera pour la tronche de quelqu'un parmi vous. Sans rancune, hein. Et puis j'ai soif.

Il sortit une gourde dont il but plusieurs gorgées de sa réserve spéciale de Mliuej, et le micro-miracle s'accomplit : toute idée de violenter un allié s'estompa, mais la fureur ne s'était pas éteinte pour autant.

Et toi, le capuchon : ne crois pas que je t'ai oublié ! Tu me dois toujours une pinte, et je suis du genre à pouvoir traverser le monde entier pour retrouver mon débiteur et avoir ma bibine. lança le guerrier à la face du commanditaire, alors qu'il se dirigeait vers lui, se frayant sans appréhension un chemin parmi les morts. Très symbolique : Courbenclume pouvait effectivement aller jusqu'à traverser le monde des morts. Effrayant, je vous dis.

Salut Gwennaal. salua Modimus à son ami alors qu'il passait à côté de lui. Mais celui-ci avait ses priorités, et un ami -même avec qui certaines principes ne collaients pas- saurait comprendre qu'une bière ne saurait attendre, surtout lorsqu'on avait accepté une téléportation sans espoir de retour.

Et dis-moi comment tu comptes t'y prendre pour me donner ce que tu me dois, vu qu'on est ... Et puis d'ailleurs on est où ?

Sans le savoir, le barbu avait peut-être souligné un problème plus important qu'il n’apparaissait aux premiers abords. Le groupe était-il sûr d'avoir navigué vers la bonne direction, puisque l'équipage s'était retourné contre eux ?
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Lun 27 Mai - 20:34

Les bruits venant du pont s'étaient tus, apparement le khornettiste avait réussi à stopper l'attaque de ces marins d'eau douces. Pendant ce temps, après avoir défonçé la porte à coup de hache, Rilgor se perdait dans la cale du navire (eh oui 8 en intelligence c'est mauvais pour l'orientation), il était passé par les quartiers d'équipages, une pièce remplie de hamac et de babioles sans importances, il était ensuite arrivé dans ce qui devait servir des toilettes, c'était dur à dire mais vu l'odeur ce ne devait pas etre la cuisine. Puis il arriva dans une pièce, à la vue du contenu, son coeur se mit à battre la chamade tandis que des larmes de joie inondaient son visage et sa barbe.

-Oh mon...Oh mon dieu, je je suis arrivé au... au cellier!!!

Etant un nain il ignorait tout d'un navire et ignorait que cette pièce s'appelait la sainte barbe mais passons. Bref il était arrivé dans l'endroit le plus beau sur terre après une salle au trésor: une pièce où on pouvait trouver de l'alcool à profusion et ici en l'occurence, l'alcool c'était du rhum. Rilgor était pétrifié , les yeux écarquillés, devant lui s'étalaient une dizaine de tonneaux, vision enchanteresse.

Compétence appel du tonneau: jet d'intelligence = échec!

Rilgor parvint juste à balbutier quelques mots:

- Oh...Oh Béni sois-tu Picrate, toi qui a créé l'alcool!!! Béni sois tu St patron des ivrognes et des soulards, des éponges à alcool et des alcoolos!!

Et il se jeta sur le premier tonneau, défonça le couvercle à la hache et....


Voix off: Le texte dissimulé peut choquer certaines personnes par ces propos à caractère alcoolique, veuillez ouvrir le spoiler en connaissance de cause et ivrognes responsables merci.

Spoiler:
 

Alors que le reste de la compagnie discutait, on entendit une série de brutis et de paroles:

-Un jour *hic* mon ancetre Gurdileuh, lalalala lalalalalala bweuheurg *tomb*

Rilgor venait de s'endormir dans les restes du deuxième tonneau, baignant dans un fond de rhum, et à échelle naine cela lui arrivait au nombril.


Dernière édition par Rilgor le Mer 29 Mai - 13:14, édité 1 fois
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Gabriel Ornetti

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Mar 28 Mai - 19:24

Gabriel prit un certain temps avant d'être satisfait des soins qu'il venait de lui-même se prodiguer. Mais, au bout du compte, il parvint à soigner puis à bander la plaie en passant un grand tissus blanc partant de son épaule jusqu'à l'une de hanche avant de remonter dans son dos. Après avoir bien serré et effectué un nœud, il remit sa chemise blanche encore souillée de son sang et s'approcha des deux nains couverts de sangs et de leurs charniers.

- Hey... Salut!

Hésita-t-il en levant la main d'un air mi-ennuyé mi-effrayé.

- Désolé de m'être invité dans votre petite sauterie mais... C'était quoi ce souk ? Parce que j'ai pas très bien com...

Sa bouche resta ouverte à gober les mouches alors que son regard tombait pour la première fois sur l'étrange créature que le Khornettiste avait passé une grande partie de son temps à protéger. Les yeux du jeune homme s'agrandirent d'horreur alors qu'il se mettait à bégayer en détaillant la silhouette encapuchonnée dont le visage restait plongé dans l'ombre.

- Na... Nana... Nanana...

Sa main glissa doucement vers le pommeau de son épée.
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Questeur

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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 8 Sep - 11:11

- Na... Nana... Nanana...
- Je tiens à vous prévenir, jeune homme : si vous faites mine de persister à fredonner cette ridicule ritournelle Naine, je me ferai une joie de vous jeter par-dessus bord.

Et je ne plaisantais pas. Cet affreux "Nanana du Nain" était d'une simplicité idiote, mais pouvait tourner en rond pendant de nombreuses heures dans votre tête, causant ainsi de nombreux dommages aux pauvres neurones qui y vivent.

Un rapide coup d’œil plus tard, je m'étais attelé à la tâche de remettre le pont en état, poussant à l'eau les restes humains qui gisaient sur les planches ou pendaient au gréement.

- Au passage, ce 'souk' est la résultante d'une petite erreur de jugement de notre camarade en armure, mais rien de bien grave. De toutes façons nous avions besoin d'un navire et de quelqu'un qui sache s'en servir. Alors, amenez-moi les prisonniers que vous avez fait... Hm, non, d'abord, rassurez-moi en me confirmant que vous avez bel et bien laissé un ou deux survivants, et ensuite, amenez-les moi.

Les choses avaient un peu mal tourné, mais j'avais au moins acquis la certitude que nous étions épiés, suivis, et même traqués.

- Et j'aimerais également qu'on m'explique ces apparitions soudaines. De votre part, jeune homme ; ainsi que de la votre, maître Modimus.
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Modimus
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Sam 6 Sep - 13:46

Alors non. Non, ça, ça ne le faisait pas du tout, mais alors pas du tout. Le questeur venait tout bonnement d'ignorer Modimus. Un Modimus furieux. Vraiment y'en a des gens, ils agissent avant de réfléchir. Bon, lui n'avait pas son mot à dire car c'était là un trait de caractère commun aux nains. Mais c'étaient des nains. Des nains cons, poilus, chiants et du genre persévérant et inconscient, mais des nains quand même.

Mais ce qui différenciait Modimus du reste de ces confrères (à part une fâcheuse tendance à se ranger sous un alignement Loyal Bon), c'est qu'il n'avait qu'une parole. Une parole et deux mains dont il savait se servir. L'avantage d'être ambidextre, voyez-vous.

Ainsi, sans attendre la suite, le seigneur de Mliuej s'approcha sans interruption du commanditaire, réduisant les quelques mètres qui le séparaient de lui, de manière très calme, et avant que quiconque n'ait pu réagir à temps, balaya l'humain et le plaqua au sol, posant un genou à terre pour assurer son équilibre, exerçant de tout le poids de son armure une imposante pression sur le torse du commanditaire.


J't'avais prévenu, l'capuchonné, que l'un de vous allait prendre. Alors la moindre des politesses, ce serait de répondre à mes questions pa'sque ... le doute envahit l'esprit du nain, qui venait de confirmer la théorie énoncée : il réfléchissait enfin à ce qu'il venait de faire euh attends voir ... Ah je sais ! J'l'ai ais posé avant toi, et d'une. Et de deux ... Il illustrait ses propos en montrant d'abord son premier poing, puis en montrant le deuxième, afin de bien faire comprendre qu'il était sur les nerfs.

TU.
ME DOIS.
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Gwennaall
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MessageSujet: Re: Sur le chemin de la route   Dim 7 Sep - 8:59

Non, ça pour sûr, ça ne le faisait pas du tout. Modimus avait ignoré quasi totalement Gwennaall. Un petit "Salut", comme ça, en l'air. Un Gwennaall enragé. C'est évident, il y en a de ces Nains qui agissent sans réel discernement. Bon, il ne pouvait pas trop se plaindre de ça chez les autres, le discernement c'était pas son truc, à lui. Bah oui, comme on le dit bien, chez les nains, le discernement... C'est un long mot, comme inspiration. D'ailleurs Gwennaall ne possède aucun des deux. Et la plupart des Nains ont le même problème. Des Nains cons, poilus, chiants, du genre persévérant, vous voyez... Des Nains quand même, vous me direz. Et vous auriez raison.

Mais ce qui différenciait Gwennaall de la plupart de ses confrères verticalement condensés (à part sa fâcheuse tendance à buter tout ce qui lui paraissait méchant au nom de son Dieu Chaotique mauvais), c'est qu'il avait très certainement un ego un petit poil surdimensionné (sans doute pour compenser, m'voyez). Un ego et les outils qui vont avec : chantage, deux poings, une barbe, deux jambes bottées et un casque. Ah, et un avantage de ne pas être "ambidesque", mais d'être quand même un "ouarieur", c'est d'éviter de s'empaler sur l'une ou l'autre de ses épées quand on s'appelle Tarken le Bandit.

Ainsi, sans attendre, le nabot-conserve s'empressa de bien rester sagement à côté de son commanditaire, qui se faisait légèrement agresser. Mais il ne faisait rien pour empêcher quoi que ce soit. "L'encapuchonné" se retrouvait les quatre fers en l'air, avec un Nain presque entier apposé sur le torse, en ajoutant bien sûr le poids de l'armure, et le reliquat du vendeur, le classique "il m'en reste un peu, je vous le mets ?".

Modimus voulait qu'on lui réponde. Mais ce n'était pas possible. Puisque de toute façon personne ne le voulait. Forcément, comme on le dit, un nain qui a un créancier fera tout pour s'en débarrasser. Mais dans l'autre sens... C'est une autre histoire... Eh oui car... Le Questeur lui devait ni plus ni moins qu'une BIÈRE ! Et là c'était le drame. Il fallait être diplomate (plomate !... #SBAFF !#). Et ça, la diplomatie (ploma... non. Non pas taper. Non. Voilà, range ça, merci.), la diplomatie, donc, il ne connaissait pas. Ou tout du moins, pas assez. Non, en fait pas du tout. On lui avait appris la diplomatie avec force et persuasion. Les deux surnoms de ses poings, en fait.


"Salut, Modimus. Ici la bière c'est de la pisse, enfin de l'autre côté du lac. Même si elle a le bon goût du gratuit. J'te propose qu'on s'en jette une à la fin de l'aventure... Quand on aura tué un bon nombre de gens... Et puis... Je ne sais pas moi... Fini notre quête ?... Questeur ? Z'en dites quoi ?"

[EDIT HRP : Oui je suis d'humeur taquine...]

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Cicéron.
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