L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?

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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Lun 29 Oct - 4:48

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Visiblement, cela ne semblait pas trop déranger Zaeseth non plus cette histoire de démon, et Vrolg imagina donc que lui aussi avait un plan pour chasser la chose de Wald. Peut-être même qu'il savait exactement la taille que prendrait la créature dans le membre à couper, afin d'en laisser un maximum au paladin ... En tout cas le groupe allait repartir ... euh ... mais où ?

"Où qu'il habite l'archimiste au fait ?"

Un villageois non loin bredouilla, comme s'il savait où que c'était, mais qu'il hésitait à parler. Sans trop de ménagement, Vrolg l'invita à les guider, en le forçant involontairement à se lever, lui ayant attrapé le col de sa tunique.

"Tu peux nous montrer, steuplait ?"

Le ton était étrangement poli, jurant avec le timbre rauque et le fait que le paysan n'avait plus pied. L'air – si ça n'en était qu'un – de faire dans son froc, tétanisé, le pauvre hère acquiesça vivement de la tête, pressé de retrouver le plancher des vaches, et de s'assurer qu'il était encore en vie. Il ne fut pas trop déçu. Se retournant vers les siens, terrifié, il tituba lorsque l'être semi intelligent lui fit une tape dans le dos – que lui seul pouvait juger d'amicale – regrettant déjà de n'avoir su la fermer.

"Les gars, voici, euh ...
-To ... Tom !
- ... Tomtom, qui va nous servir de plan. Faudrait éviter qu'il se fasse trop abîmer quand-même, sinon qu'on sera paumés."


Bien qu'il soit honoré, dans un sens très restreint, d'aider ceux qui étaient les plus compétents à deux lieues à la ronde (mais pas plus loin) cela ne plaisait guère au laboureur d'être prit pour un vulgaire guide mi-chemin, même si le fait que le poing de la peau verte égalait grandement celle de sa propre tête, et que c'était l'une des raisons qui le poussait à se la fermer (y avait aussi le marteau de bourrin qu'avait son compagnon humain, et le sorcier qui semblait compétent).

La main posée sur la porte, le demi orc semblait concentré, et se mit à marmonner.

"Un ... Deuze ... Partez !"

Appuyant sur le bois fortement, Vrolg ne réussit pas à ouvrir, ce qui l'étonna. Poussant à nouveau, il fit craquer sinistrement le bois, avant de comprendre son erreur et de tirer sur la poignée, qui par ne sait-on quel miracle ne céda pas, contrairement à la planche qui avait été placée en renfort contre la porte pour la maintenir fermée.

Toute hache dehors, le guerrier attendit que ses compagnons le suive, et que leur "plan" ne leur indique l'itinéraire à emprunter. Seulement, alors qu'ils couraient derrière le type maigrichon, cela s'agitait à l'auberge, et déjà la porte d'entrée s'ouvrait à la volée, quelques paysans boutonneux surgissant, armés comme des gobelins – c'est-à-dire de ce qui leur était tombé sous la main au moment X où ils cherchaient une arme ...

Or, ce fut le moment opportun que choisit le terriblement frustré Sorcier de Tzinntch pour leur balancer une boule de feu mineure, qui, au lieu de leur foncer droit dessus, alla mettre le feu à la toiture de l'établissement. Le tout serait de savoir au bout de combien de temps les occupants du bâtiment se rendraient enfin compte qu'ils avaient un incendie potentiel – ou bien déclaré – au-dessus de leurs têtes.





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Zaeseth Helimond

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 15 Déc - 17:58

Le craquement sinistre de la planche ne fut pas des plus discret : le bruit sourd se répercuta  dans la grand-salle de l'auberge. Parmi les malades, certains, étourdi par le son, poussèrent des plaintes à peine audible. Zaeseth comprenait assez bien qu'avec leur cerveau en compote, l'ouverture on-ne-peut-plus bourrine de la porte devait être assez désagréable.

Le demi-orc, faisant fi de l'attitude des paysans - il ne devait même pas l'avoir remarqué -, continua sur sa lancée et déboula dans la rue, suivi rapidement par ses deux compagnon et leur guide temporaire. Les paysans corrompus devaient, tout comme l'avait fait le groupe d'aventurier, observer l'adversaire depuis l'intérieur du bâtiment ; à moins que ce ne soit simplement la plainte sinistre du bois qui les avait averti. De ce fait, un petit groupe de cinq personnes émergea rapidement à l'extérieur.

Histoire que ces derniers ne se mettent pas en tête l'idée de les poursuivre, le mage noir se dépêcha de lancer une boule de feu mineure sur le premier paysan à portée. Du moins cela fut son intention, car le projectile alla s'écraser au beau milieu d'un toit en chaume. Depuis son plan d'existence, le dieu des flammes fut interpelé par cette perspective de feu de joie : les torches humaines étaient toujours des spectacles réjouissants.

- On continue !


Le mage noir s'élança à la suite de leur guide. Il espérait que les villageois s'occupent en priorité de l'incendie en train de se déclarer sur le toit de l'auberge, ainsi, les trois aventuriers pourraient rejoindre la demeure de l'herboriste sans encombre. En fait, s'ils étaient poursuivis, Zaeseth craignait que l'instinct guerrier du demi-orc fasse surface.

*Espérons juste que les habitués de la taverne-auberge ne nous en tiendront pas rigueur.*

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Dernière édition par Zaeseth Helimond le Sam 24 Aoû - 19:18, édité 1 fois
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Dremed

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 20 Aoû - 7:36

Le guerrier ne pouvait que trop bien sentir la tentation qui venait du plus profond de son instinct, une tentation réservée d'habitude aux barbares et aux créatures vindicatives. Cependant, la sienne n'était lié qu'à un instinct virtuel, ne coulant pas dans ses veines comme un symérien, mais plutôt contrôlant ses mouvements comme une imposante poigne qui ne le laissait pas maître de ses moyens. Cette tension venait d'une force surnaturelle qui tirait son origine de la violence, de la colère et de la haine, ne pouvant apparaître que lorsqu'une telle situation se produisait, une situation dans laquelle l'on pouvait, et de façon flagrante, croiser le fer avec un adversaire.

Les avantage de vénérer un dieu sanglant peuvent être nombreux, mais les paladins de cette divinité ne pouvaient faire l'impasse sur certaines règles et en contrepartie de l'obtention de miracle, les élus devait faire preuve de violence extrême lorsqu'un affrontement pouvait se produire.
Cependant, bien que le livre de règle concerne effectivement les paladins de Khornettho, il permet aussi de laisser une porte de sortie au moyen d'une intense concentration pour éviter de céder à la tentation du meurtre et du carnage.
Bien heureusement, Dremed avait eut un lourd passé qui l'avait contraint à lutter chaque jour pour surpasser son démon intérieur et à présent c'est avec une certaine facilité qu'il traversa, aux cotés de ses compagnons d'arme, la rue qui devait les mener chez l'herboriste.

Il put apercevoir du coin de l’œil une boule de feu partir dans une direction adjacente et un semblant d'incendie s'allumer sur le toi d'une bâtisse. Le sorcier avait donc ce genre de pouvoir ? Il s'imagina tenter de parer une boule de feu et cette réflexion lui glaça le sang, il allait certainement à l'avenir se montrer moins hostile avec ce pratiquant des arcanes aux allures de cultiste ténébreux.
Regardant devant lui, il parvint à calculer une distance de quelques mètres. Bientôt, peut-être, trouveraient-ils une solution pour sauver ces habitants, même si au final tout ce qui l'importait était l'or, rien de plus.


"Espérons que cet homme saura nous aider, nous ne pourrons pas rester indéfiniment dans ce village si aucun remède ne saurait être trouvé."

Intérieurement il espérait pouvoir massacrer tout le village dans le cas où nul remède ne serait à leur disposition, après tout un adepte de Khornettho se devait de faire le mal de temps à autre et l'optique de sacrifier tout un village le tentait bien.
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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 24 Aoû - 14:09

Alors que l'expédition de secours se ruait vers le sud du village, à l'opposé de la grande place, des réfugiés qui s'étaient calfeutrés dans la boucherie, et qui semblaient bien portants, se ruèrent au dehors, croisant les aventuriers et leur guide sans même s'occuper de leur présence, hurlant de terreur devant le spectacle atroce du toit de l'auberge en flammes.

"Ils sont devenus fous ! L'auberge va flamber !
-Vite, au puits !"


L'espace d'un instant, le Demi-Orc faillit faire demi-tour (s'il avait été un Orc, peut-être en aurait-il fait un complet) pour porter assistance aux héros qui, faisant fi de leur propre santé, partaient à la rescousse de cet établissement sacré, quand il se rappela soudainement qu'il avait un "archimistre" à trouver.

D'ailleurs le Tomtom, complètement essoufflé, pointa du doigt une maison à colombage, l'une des seules de la bourgade, avant de tomber à genoux, se tenant les côtes. Le guerrier, n'ayant pas le temps d'attendre qu'il ne prie ou ne fasse la sieste (ce qui pour les fidèle du grand Dlul devait revenir au même), il attrapa le villageois comme un sac à patates et le jeta sur son épaule, avant de s'arrêter à deux pas de la porte, l'air doublement embêté, tout d'abord car il ne savait pas trop s'il devait défoncer la porte pour gagner du temps ou non, mais aussi car avec son arme dans l'une et l'autre retenant son paquetage, il n'avait plus de main libre pour se gratter la nuque, ce qui, à défaut de lui donner de bonnes idées avait le don de la détendre quand il se sentait paumé.

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Zaeseth Helimond

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 8:16

Le projectile magique avait mis le feu aux poudres : l'icône du village - comme c'est souvent le cas pour les auberges dans ce genre de village paumé - était en proie aux flammes ! Dans peu de temps, si rien n'était fait, il se propagerait aux tonneaux de bière et aux saucissons stockés un peu partout dans l'établissement ! Cela expliquait sans doute pourquoi autant de villageois se ruaient dehors en dépit des miasmes : ils se devaient de sauver le lieu de culte du village. Croyants et non-croyants du culte de la bière, les premiers étant beaucoup plus nombreux (le rapport devait avoisiner celui de la population naine par rapport aux membres du Beau Peuple dans une ville comme Mliuej), convergeaient vers le puits dans une débauche de précipitation.

"Ma diversion devrait les occuper pour un moment, j'ai touché un point névralgique. Finissons notre affaire avant qu'eux ne finissent la leur, ça vaut mieux pour tout le monde."

Zaeseth tenait à se conserver une certaine contenance face à ses compagnons. Le projectile visait dès le départ le toit de l'auberge, du moins c'est ce que tentait de se persuader intérieurement le mage noir. Non mais allo quoi ! T'es un sorcier noir de Tziintch et tu te rattes ta boule de feu mineure ?! Allo ! (Je mettais pourtant juré de ne jamais la faire)

Le trio d'aventuriers et le terreux atterré par tout ça atterrirent avec facilité devant la boutique de l'herboriste, boutique qui constituaient aussi son habitation. Vrolg s'arrêta brusquement devant la porte, surprenant Zaeseth qui passa à deux deux doigts de prendre un sac de patates en pleine face. Remis de ses émotions, le mage remarqua que ce qu'il avait pris pour un sac de tubercules était en fait le pantalon en toile de jute du villageois qui les guidait. Le demi-orc, tous les muscles tendus, surtout ceux de la nuque, restait posté devant la porte sans rien faire. Zaeseth s'était attendu à une ouverture de porte expéditive, mais rien ne vint, aussi tourna-t-il son regard vers leur contact sur le terrain. Celui-ci, cassé en deux sur l'épaule du Vrolg, avait les yeux d'un type qui a des côtes brisées et qui attend la première occasion pour les compter. Autant dire, sans trop se mouiller, que la prochaine fois qu'il croisera des aventuriers dans une auberge, sa bouche restera aussi fermée qu'une huître à marée basse. Tenter d'ouvrir en utilisant la poignée semblait une bonne option, la plus normale aussi. Pour se faire, le mage noir contourna le monolithe verdâtre, et tenta sa chance en tournant vers la droite.

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Dremed

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 9:05

Autant de feu et de peur avait de quoi attiser l'instinct du paladin de Khornettho. Il voyait les habitants se dépêcher et courir partout comme les sacs de sang et d'os qu'ils étaient. Oui... Des os et des crânes, quel magnifique sacrifice ce serait pour le dieu du carnage si Dremed venait à foncer dans le tas en faisant de grand moulinés avec son marteau de guerre.

L’excitation du guerrier revenait en lui et c'est seulement grâce à sa course endiablée avec ses autres comparses que le calme put revenir en lui. En effet, étant déjà arrivé, Vrolg avait stoppé net sa course et demeuré immobile et contracté, ses muscle étaient tendus. Se pourrait-il que lui aussi lutte pour éviter de foncer dans le tas et de faire du "Poutrage" sur les villageois? La curiosité l'emportant sur son sang bouillonnant, non Dremed n'est pas rentré dans Vrolg pour s'affaler sur le sol à la suite d'un caillou mit exprès sur sa route par le dieu des nains à la c**... enfin si mais c'est pas la question.

Bref, le paladin se relevant difficilement de sa rencontre avec le corps massif du géant vert. il jeta tout de même un œil à la porte et fut rassuré d'apprendre que le sorcier se trouvait déjà devant le panneau de bois prêt à l'ouvrir, au moins ne recevrait-il pas de quolibets de la part de l'elfe noir. Une seconde de réflexion dans son esprit lui permis d'espérer que la porte serait piégée, m'enfin, on peut toujours rêver.

Dremed se tourna vers Vrolg dans l'intention de blaguer un peu avec le demi-orque:


"C'est l'histoire d'un elfe noir qui tente d'ouvrir une porte, et SPROTCH!"

Il accentua sa dernière onomatopée en frappa vigoureusement sa main gauche avec son poing droit. Une blague simple et assez barbare qui devrait normalement faire plaisir à son compagnon au sang sauvage. A moins que vu son état d'hébétude, il ne soit incapable de comprendre et pire, lui mette une beigne pour lui apprendre le sens du mot SPROTCH.

Toujours est il qu'ils avaient devant eux une porte avec un danger potentiel et que le sérieux de la situation réclamait à présent toute son attention. Il n'était plus temps de bavarder et de faire des blagues stupides, il était temps d'agir.
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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 10:31

Contournant son camarade, planté devant la porte comme une poule découvrant une fourchette, le Mage Noir se retrouva devant une porte de plutôt bonne facture, visiblement renforcée, au vue des pièces de métal ressortant du bois, munie d'une poignée, d'une serrure et d'une cognée rudimentaire, mais qui dans ce village de péquenauds faisait office de grand luxe.

Tournant la chevillette, la bobinette ne chut pas pour autant, et la porte resta close. Pourtant, le rire gras du Demi-orc ne réussit pas à couvrir le tintement de nombreuses clochettes à l'intérieur, et en moins de temps qu'il en fallait à un bègue pour dire "sa ... sal ... salami" une des fenêtres à l'étage s'ouvrit à la volée, et un vieux bonhomme à l'air angoissé et armé d'un lance-pierre fit son apparition.


"Qui va là ?! ... Oh, mais qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas du coin. Partez, avant de tomber malade, à moins qu'il ne soit trop tard ... Oui, oui, peut-être ..."

Ce qui était flagrant chez le vieillard – probablement l'alchimiste dont avaient parlé les villageois – en dehors de ses cheveux grisonnants en pétard, de son air maigrelet, malgré une taille respectable, était ... qu'il louchait affreusement ! Détendant la tension de son arme, qui ne contenant pas une pierre, mais une sorte de flacon en verre au contenu rose bonbon, il bredouilla d'un ton las et désemparé.

"Pourquoi être venu jusqu'à chez moi ? Et pourquoi dans ce village, en définitive ?"

Ce à quoi le mercenaire ne sut pas vraiment répondre :

"Euh, bah ... c'est queee ... Pas ... une ... deuze ... plusieurs questions à la fois, j'ai rien comprendu !"

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Zaeseth Helimond

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 21:36

Bien que la porte ne s'ouvrit pas, le fait que la poignée ait été tournée déclencha un concerto de clochettes à l'intérieur de la vieille bâtisse. Le mage noir doutait fort qu'il s'agisse de la mélodie d'une sonnette, tant les sons étaient peu harmonieux et, par suite, la mélodie ainsi formée tout autant agréable à l'oreille. Il ne restait donc que deux possibilités concernant l'origine du bruit : soit le réveil brutal d'un auroch au beau milieu d'un entrepôt de clochettes, soit le son du mécanisme d'activation d'un piège installé par un technicien mélomane. Sans savoir pourquoi, la seconde paraissait la plus vraisemblable, y compris en omettant l'enseigne "Herboristerie" qui battait au vent juste au dessus de la porte d'entrée.

L'elfe noir crut y passer en entendant à peine cinq secondes plus tard un fracas suspect venant d'au dessus de sa tête. S'en était fini de lui, il allait faire les frais du piège dont il avait tant entendu parler en ville, à tel point que cela lui évoquait plutôt une banale légende urbaine destinée à effrayer les campagnards. Il aurait dû les écouter, tous ces poivrots, et surtout se montrer plus prudent. La fin de sa vie d'aventurier approchait à grand pas. Cause de la mort : la boîte crânienne réduite en charpie par LE piège ultime en environnement urbain : le pot de fleur briseur-de-crâne. Un schéma explicatif vaut mieux qu'un long discours :

Spoiler:
 

Une seconde avant l'impact probable, Zaeseth ferma les yeux. Il se consola tant bien que mal en se disant que ce piège était sans doute très efficace puisqu'il n'avait jamais entendu de survivant témoigner. Rien ne tomba du ciel. Ah, si, une voix un peu chevrotante sur les bords :

"Qui va là ?! ... Oh, mais qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas du coin. Partez, avant de tomber malade, à moins qu'il ne soit trop tard ... Oui, oui, peut-être ... "

La voix s'interrompit un court instant avant de reprendre :

"Pourquoi être venu jusqu'à chez moi ? Et pourquoi dans ce village, en définitive ?"

L'elfe noir leva les yeux, en fin de compte, pour peu qu'on remplaçait l'auroch par un vieux monsieur atteint d'un strabisme divergent sans commune mesure, la première hypothèse était bien la bonne ! Son muscle cardiaque ralentit d'un coup. Pas un piège, ce n'était pas un piège ! Toutefois, l'expérience traumatisante qu'il venait de vivre le laissait incapable de placer le moindre mot pour répondre à l'étrange individu qui venait d'apparaître.

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Dremed

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Jeu 29 Aoû - 16:55

Pourquoi le destin était-il si cruel? pourquoi aucun piège ne s'était-il déclenché? La mort de ce mage hautain ne serait pas une grande perte pour le groupe. Fichus alchimistes et leur manque de protection.

En parlant d'alchimiste, il semblait à présent évident qu'une phase d'ETCI, échanges de termes charisme contre intelligence, venait de commencer. Le but était ici bien plus que voyant, il s'agissait de garder son sang froid, de ne pas défoncer la porte et de négocier. La première partie fut maîtrisée avec brio, la seconde aussi dans le même temps. Dremed jeta un œil en arrière et vint rajouter un malus à son plan, la possibilité qu'un détachement d'habitant viennent à leur rencontre pour leur casser quelques dents. Bien entendu le paladin n'eut cure de cette option et semblait plus excité que jamais à la venue d'un groupe de contaminé.

Malheureusement sa raison venait de le rattraper et il se souvint de la mission qui les intéressait. Prenant toute sa prestance pour agir de manière charismatique sur un tel individu, Le paladin du dieu sanglant opta pour la diplomatie:


"Nous sommes simplement un groupe d'humbles aventuriers venus dans ce village en quête de problèmes à régler. Nous venions ici afin de découvrir quel dangereux phénomène pouvait bien exhaler de cet endroit. Tout ce que nous voulons à présent c'est vous offrir notre aide, non seulement à vous mais aussi au village entier car nous remarquons bien sa détresse et celle de ses habitants. En définitive, nous sommes venus vers vous, chère alchimiste, afin de trouver une solution à ce fléau qui s'empare des villageois. Nous pensions que vous auriez un moyen de les guérir. Maintenant, nous vous prions de croire en notre pureté de corps et de nous laisser entrer."

Il marqua une pause, reprenant son souffle déjà bien assez court à cause de leur récente cavalcade. Il reprit:

"Croyez nous car nous sommes peut-être à présent votre seule et unique chance de sauver ce village. D'ailleurs, si vous nous aider vous tirerez autant de gloire que vous obtiendrez certainement richesse et reconnaissance pour votre talent."

Fière de son petit discours, Dremed gardez tout de même de larges doutes quant à sa propre persuasion. Il avait souvent mentis pour rester en vie, mais aujourd'hui n'était que vérité et il pria pour que son charisme et ses raisons l'aident à convaincre l'homme au dessus d'eux de leurs intentions bienfaitrice.

Il eut tout de même un frisson en regardant la fiole et son contenu dans le lance pierre et ne put empêcher sa nuque de s'hérisser en pensant aux effets néfastes et aléatoire d'une telle mixture sur leur organisme.


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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 31 Aoû - 15:16

Devant la bande ... euh ... un peu ... hétéroclite qui se présentait à sa porte pour des raisons visiblement pécuniaires et à but honorifique, le savant sembla se concentrer, les pupilles de ses yeux se rapprochant lentement l'une de l'autre, avant que dans un déclic elles ne reviennent à leur dérangeante place initiale.

"Oui, bon. Je suppose que vous pourriez m'être utile ..."

Le vieux bonhomme disparaissant à l'intérieur l'espace d'un instant, telle ne fut pas la surprise de Vrolg de constater que la nuit venait de tomber sans prévenir.

"Y fait tout noir ..."

Par nuit ... il fallait surtout comprendre que l'alchimiste venait de jeter au dehors un tas de chiffon, qui n'avait fait que d'atterrir sur le crâne du mercenaire, ainsi privé de toute lumière.

"Attachez-vous ça autour du visage. La maladie s'attrape principalement par voie aérienne.
-Hein ?!
-Euh, on ... on peut tomber malade en respirant, messire ... Orc ?
-Non, ça j'avais comprendu, Tomtom. Mais qu'est-ce qui faut que qu'on s'attache à la figure ?
-Et bien ... ça."


Le jeune péquenaud, porté par la grande masse verte, souleva les chiffons entravant la vue du guerrier, faisant passer deux d'entre eux aux autres membres du groupe, avant de nouer le sien au niveau de la nuque. Retrouvant le plancher des vaches à son grand soulagement, celui-ci entra sans attendre dans la belle maison aussitôt que la porte fut ouverte, après le grincement agréable caractéristique d'un mécanisme de serrure, qui chez certains aventuriers chanceux signifiait gagner de l'argent.

"Entrez, dépêchez-vous !"

Au moment où la porte se referma, sur une pièce sans dessus-dessous et seulement éclairée par deux lampes à huile, les figures boutonneuses de trois fermiers disparurent, dans un "Hé merde !" exprimant l'échec lamentable de l'assaut lancé par les malades au sortir de l'auberge.

Bien que l'un d'entre eux fut armé d'une hache, on n'entendit pas le moindre coup porté sur la porte, pas même que sur les volets, et les bougonnements des paysans s’atténuèrent progressivement, signe qu'ils repartaient bredouille, à moins que ce ne soit ce qu'ils comptaient faire croire ...

Ce qui aurait dans un autre temps dû être un salon était littéralement envahi de parchemins et de livres en tout genre, peu de place étant disponible pour circuler. Posant sa lampe sur une grande table et s'empressant de poser les piles d'ouvrages dans un coin pour la dégager, il invita les quatre invités de dernière minute à s'installer, dans un "Ne faites pas attention au désordre, je ne m'attendait pas à recevoir qui que ce soit aujourd'hui ...", ce qu'un "Bah du coup, quoi qu'on peut regarder ?" ne trouva pas la moindre réponse en retour, le scientifique décidant d'ignorer cette intervention des plus discourtoises.

"Bien ... Alors, je me présente, Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim, maître Alchimiste, diplômé du collège d'herboristerie de Kjaniouf et membre de la Confrérie des Potionnistes et Distilleurs de l'Ouest ... mais vous pouvez m'appeler Philippe si cela vous chante."

Jaugeant les trois inconnus du regard, les dévisageant à tour de rôle, Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim devait être venu à la conclusion que le chef du groupe pouvait être l'Elfe Noir, à moins qu'il ne considérât les deux combattants comme bien trop peu instruits pour avoir l'honneur de discuter avec lui ; quant à Tom, il y avait fort peu de chance que son existence soit pertinente aux yeux du vieillard.

"Vous arrivez à point nommé, j'ai enfin déniché le manuscrit que je cherchais, et je crois avoir trouvé une piste pour soigner la populace ... si ce n'est que je n'ai pas encore pris le temps de traduire la recette du remède."

S'approchant du Sorcier, avec une relique d'un ancien temps, que le paladin et la peau-verte auraient simplement considéré comme étant un "vieux bouquin", il l'ouvrit en plein milieu, comme savaient si bien faire les figurants d'aventures bidons, et le présenta à Zaeseth, le posant avec grand soin sur la table.

Outre la barrière de la langue, car le présent écrit avait été rédigé en Menzzorien, l'intello de la Compagnie qui n'avait pas encore été fondée commença à déchiffrer le chapitre présenté, et le vieil érudit apporta des biscuits sablés, satisfait d'avoir un assistant contractuel à qui déléguer le sale boulot.

"Un thé vous ferait-il plaisir ?"

Vrolg refusa catégoriquement, et au bout d'une minute demanda pourquoi "que ça prend autant de temps à lire le truc ?", ce à quoi Philippe répondit qu'il ne pouvait pas comprendre la profondeur et l'importance d'un tel document et qu'il ferait bien d'aller prendre son mal en patience à distance respectable dudit artefact.

Finalement, le tas de muscle monta à l'étage avec l'une des assiettes pleine de biscuits, non sans renverser une pile de grimoires au passage, et sans faire grincer sinistrement les marches de l'escalier, et s'installa dans une petite pièce aussi poussiéreuse que vide (évitant de se risquer dans ce qui semblait être le laboratoire de l'archimistre, qui était emplit d'objets fragiles, de livres et de trucs en verre) afin d'aiguiser sa hache d'armes avec son couteau à goretaille tout usé.

Dremed fut tout aussi congédié par le savant, qui eu la politesse de lui proposer sa chambre d'amis, ou bien d'aller rejoindre son camarade de tueries dans son cagibi, qui au moins était la seule pièce de la maison où se déplacer n'était pas une lutte de tous les instants. Et comme Tom n'existait pas vraiment, il alla s'installer dans un fauteuil du salon après avoir emporté un biscuit, où il s'endormit au bout de cinq minutes, pendule en main (ce que seuls les Barbares et les Orcs peuvent faire, bien que cela ne leur soit guère utile).


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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 31 Aoû - 23:07

Dremed se sentis quelque peu vexé par le fait d'être congédié, évidement il ne savait pas lire le menzzorien, mais pourquoi le virer alors que lui voulait en savoir plus? Peut-être que son aspect bourrin influençait sur l'opinion des autres personnes? Oui il était paladin du dieu de la violence, mais aussi de la stratégie et donc de l'information. Une question le taraudait depuis qu'il avait vu le livre et quoi que puisse dire l'alchimiste,  Dremed n'allait pas passer à côté e toutes les informations à disposition. D'ailleurs, une foule de question ne cessaient d'entrer dans les méandres de son esprit. Où le vieux avait il trouvé le bouquin? Savait il quoi que ce soit à propos du mage, niveau, domaine de prédilection tussatoussa... Et enfin, la question cruciale de sa vie:

"Dites, ce bouquin doit dater puisqu'il s'agit d'une langue parlait par les barbares qui dominat ces terres il y a plusieurs années de cela. Où avez vous put vous procurer un tel volume?"

Il enchaina dans ses question sans vraiment laisser le temps au vieux d'en placer une:

"Vous savez quoi à propos du mage qui a envoyé ce fléau à votre village? Niveau, domaine de magie particulier, s'il est vraiment dangereux ou pas?

Puis vint l'ultime question déterminante de sa vie, celle qui n'avait pas pour réponse 42, mais qui allait devenir dans quelque seconde un grand moment de stresse pour le paladin, un de ces moments qui vous donne froid dans le dos, où vous vous croyez espionner par une force visible que vous penseriez invisible parce que vous être visible et elle non, à moins que ce ne soit l'inverse et que l'invisible soit visible mais que nous ne soyons trop visible ou aveugle pour le voir. Mis bien que ces pensées incessantes ne pouvait qu'énerver un lecteur s'arrachant les cheveux sur son tabouret avec des doigts plein de graisse de chips et d'autres aliments déconseillés aux personnes qui ont de la salade coincée entre les ongles à force de s'arracher les cheveux susnommés. C'était quoi la question déjà? Vous voyez que c'est agaçant les voix off qui raconte n'importe quoi vers une heure du mat qui font.....
Tandis que nous récupérons le pavés lancé par un mec encapuchonné et vêtue de noir qui essaye tant bien que mal de se concentrer pour lire un livre vieux de deux cents ans avec une recette annulant les effets d'une maladie blablaba, la suite, au prochaine épisode. Heing? Mais ça part trop en sucette là balancez la question qu'on en finisse avec tout ça.

Bref, après un pavés lancé sur les voix off, Dremed put reprendre le cours de ses pensées et demander enfin:


"Vous pourriez me mettre un sucre dans le thé?"

Ainsi se pendirent trois voix off, pour avoir fait passer ça pour une question complètement épique qui tue son poney en boudin et pour avoir facilité le transit intestinal de plusieurs personnes.

Toujours est-il que le paladin fut tout de même congédié et se retenue de pester contre leur hôte peu accueillant. Cependant, il se réconforta en allant trouver le semi-orque pour blaguer un eu de manière très guerrière. Dremed se souvint alors qu'une tête de nain pendant à sa ceinture derrière lui et qu'il lui faudrait vraiment passer à sa maison pour déposer ce crâne. en effet, il avait commencé une construction de crâne dans sa baraque et y avait déjà entreposé deux trophées littéralement arraché à leur propriétaire. L'un était une tête d'ogre, le second celle d'un chef orque. Il était assez fière de sa réussite pour l'instant car peu d'aventurier pouvait se venter d'avoir ainsi combattu et survécu face à un ogre et un chef peau-verte. Repensant à ces histoire il vint à compter à son compagnon d'arme ses quelques missions:


"tu sais Vrolg, ma première mission s'est faite aux côtés d'un nain et d'un mage humain, on a affronté comme premiers ennemis des gobelins et des araignées géantes qui avaient pris un groupe de mineur en otage. Ensuite on s'est quitté en assez bon termes. Puis j'ai reçut une mission pour me rendre dans un petit village afin de massacrer un groupe d'orque semant la pagaille prêt du village. J'ai rien contre les peaux-vertes, mais faut bien vivre. Lorsque je suis arrivé j'ai entrainer moins d'une poignée de personne au combat et on est allé se faire un ogre qui pouvait nous causer problème. Ensuite on a fracassé les orques et on m'a offert une baraque avec pépère et une prime en pièces d'or. Et finalement je me retrouve ici avec vous, une troisième tête à ma ceinture et un clebs à mes pieds."

Il marqua une pause et caressa le chien qui les avait pendant tout ce temps là suivit fidèlement. Il était si discret qu'il avait presque finit par l'oublier. M'enfin, c'était un bon chien et il pourrait même se montrer utile plus tard. Après tout, un animal était dotait de certaines qualités, l'instinct pouvait faire en sorte que l'animal flaire le danger ou quelque chose de louche et les en avertir par des grognements. Et si l'animal pouvait devenir plus fort, pourquoi ne pas en faire un chien de guerre. Il regarda fixement l'animal qui commença à se lécher une partie de son anatomie que nous ne citerons pas pour préserver les plus jeunes d'une quelconque influence néfaste. Devant cette vision le paladin se plaqua une main sur le front en pensant que cela prendrait beaucoup de temps avant d'en faire un animal de combat.

Il fut une question qui vint à l'esprit du jeune homme, une de ces questions qui fait vibrer la terre qui... Ha non ! Tu recommence pas !... Bon d'accord... En plus tu es suicidé normalement... Ben toi aussi... Bon d'accord, mis reprend ton histoire et tache d'être bref, et arrête avec ces trois petits points !
Nianiania. Bon, toujours étant que Dremed voulait poser une question à son ami verdâtre.


"Vrolg? Tu as déjà réfléchis  un nom de compagnie ou tu pense qu'on devrait se séparer pour continuer chacun de son côté? Pace que là on est quand même une bonne équipe !"

Le paladin afficha un air ravis à Vrolg et lui fit un sourire amical en ponctuant sa dernier phrase par une claque dans le dos. Conscient de son erreur, il se prépara soudain à recevoir ne violente remonté de son thorax lorsque la claque de son ami viendrait lui exploser dans sa colonne vertébrale.
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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Dim 1 Sep - 15:50

Derrière le chaos qu'avait déclenché le Demi-orc, l'érudit s'empressa de ramasser les livres renversés, non sans invoquer sous l'emprise de la colère les tentacules de Gzor, puis, craintif, espérant qu'il n'ai jamais à s'y frotter, quand le paladin du Dieu duquel ce génie du Mal fut le lieutenant le noya de questions embarrassantes, mais bien assez intellectuelles pour nécessiter une réponse, si ce n'était celle du sucre.

"Pour être plus précis, ce manuscrit remonte au troisième jour de la décade de Zaralbak de l'an 751 du premier âge ... ce qui remonte à un peu moins de deux mille trois cent ans maintenant. Et les "barbares" dont vous parlez, les Menzzoriens, ont inventé bon nombre de d'objets et de concepts encore usités de nos jours, et qui apparaissent aux yeux de la grande majorité des Fanghiens comme des choses très modernes. Je me demande d'ailleurs qui, de nos contemporains ou bien de nos ancêtres, devraient porter ce titre impropre de "barbare" ..."

Puis, se grattant la caboche, le visage s'empourprant légèrement, il bafouilla quelque peu.

"J ... je dois avouer que ... oh, tous les étudiants doivent le faire, ce qui ne rend pas le geste moins préjudiciable ... Je dois avouer que durant mon instruction, il m'a prit l'envie d'apprendre le Menzzorien, et c'est en farfouillant dans la bibliothèque du collège où je me formais à l'herboristerie et à l'art d'élaborer onguents, baumes et potions que je l'ai trouvé. Peu conscient de la rareté et de l'importance de ce manuscrit, il m'a servit durant quelques années en temps que livre de chevet, bien que jusqu'alors je ne me sois attardé que sur la préface. Et puis ... vous savez peut-être comment cela se passe, on le range en attendant, et en un rien de temps on oublie son existence, et le fait qu'on doive le rendre avant de quitter les lieux."

Rajoutant du sucre dans le thé de Dremed, l'alchimiste tourna son regard vers l'antique ouvrage, que le Sorcier de Tzinntch feuilletait avec fièvre, pour quelque raison que ce soit.

"Cependant, lorsque les gens commencèrent à tomber malade, je me suis trouvé dans l'incapacité de trouver un remède, et pire encore, à identifier la maladie qui les frappaient. Pourtant, tout n'avait commencé que par une légère fièvre, que ce satané Sorcier avait dit pouvoir soigner, et par la suite cela a empiré ... Ce n'est que ce matin que j'ai repensé à ce livre, car de ce que j'avais pu comprendre, il s'agissait d'un descriptif d'une très ancienne maladie, qui avait fait de nombreux ravages autrefois, avant de disparaître, et j'espérait un peu qu'il s'agisse de celle-là même qui a plongé le village dans le chaos le plus total."

Contemplant l'Elfe Noir un instant, le vieillard fit volte face et invita finalement le grand curieux à quitter la pièce, prétextant que la lecture d'un tel fascicule demandait beaucoup de calme et de concentration, de par la complexité de l'usage de la langue.

Par dépit, le maître de Pépère, accompagné de celui-ci, rejoignit Vrolg, qui s'était affalé contre l'un des murs d'une petite pièce des plus vides, et qui aiguisait son arme avec amour, dans un bruit de tintement métallique significatif d'un tel entretient.

Ce dernier écouta attentivement son nouveau camarade de baston, tout en grignotant un biscuit ou deux (en même temps) et resta un moment silencieux face à la question de l'humain qui venait de lui faire une tape dans le dos.

"Bah j'sais pô ... J'aime bien Zaeseth, même que si que c'est un Sorcier. Ça va faire ... un moment qu'je traîne avec lui et c'est deviendu un vrai pote. Toi t'as pas l'air ... euh, comment qu'on dit déjà ? T'es sympa, quoi, alors j'vois pas pourquoi qu'on se bouderait."

Enfournant un des sablés dans la gueule du chien galeux, puis le caressant avec une délicatesse paradoxale pour une peau verte, le mercenaire continua.

"Et puis y a Pépère aussi ! Bah, forcément c'est pas un animal de compagnie pour bourgeois, quoi, mais de toute façon, qu'on n'en est pas, des bourgeois ! Et pis l'est gentil le Pépère. Ce serait bête qu'on foute tout ça en l'air ..."

Biberonnant allègrement à la gourde pour s'hydrater après avoir autant parlé, puis proposant de son vin au paladin, il reprit.

"Par contre, pour le nom de la compagnie, c'est que qu'j'y avais pas pensé ... Mais c'est pas bien grave, on trouvera bien, si que y en faut un. Doit y avoir un truc qui nous représente bien ..."

Commençant à avoir mal à la tête à force de réfléchir, le bourrin se mit à siffloter, avant que Philippe ne monte, au bord de la crise de nerf, et ne ferme la porte de la pièce à la volée.

"Ben quoi ?! On n'a rien fait de mal, non ?"

Posant sa hache d'armes sur le plancher, regardant la lumière du jour provenant de la fenêtre de la pièce, le sang-mêlé se révéla tout d'un coup bien moins joyeux.

"Là où que je suis né, ça me manque ..."

Se tournant vers le fidèle du Dieu du sang, le dévisageant d'un air étrangement sagace, pour un Demi-orc, il soupira, se grattant la nuque, comme il le faisait souvent face à un problème ou à une information incompréhensible.

"Bon, j'y prenais pas mal de gnons, surtout pasque j'étais pas entièrement Orc, mais aussi pasque là bas c'est normal d'en donner et d'en recevoir ... mais c'était l'bon vieux temps. Les pillages, les gueuletons, tout ce que qui fait plaisir quand qu'on n'est pas civi ... civilisé, quoi ..."

Le regard emplit de rancœur et de nostalgie, il frôla le manche de son arme de destruction massive.

"Et pis je forgeait pas mal avant, ça fait trop longtemps que j'ai pô pris un marteau et que j'ai pô cogné sur du fer rouge. Ici personne veut que je touche à ça ... Y z'ont ptet peur que je casse des machins."

Puis il changea de sujet de conversation.

"Comment que ça t'es viendu, l'idée de paladiner pour Khornettoh ?"

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Dim 1 Sep - 18:39

Le paladin découvrait peu à peu non plus une créature, mais un individus, une personne portant en son cœur des sentiments tout à fait humain. Il avait toujours vu Vrolg comme une machine à tuer et à rire, voir à manger. Mais les présents sentiments qui émergeaient de l'orc semblaient parfaitement humain
. Vous me direz, pour un paladin du dieu du sang, des tripes et du massacre en bonne et due forme de base, cette découverte l'aurait certainement fait rire, mais pour Dremed, qui devait lutter continuellement pour garder son humanité, s'était un magnifique moment de découverte.


*Ouais ben lui roule pas une pelle non plus !

Remplaçant son air admiratif pour revenir à un air plus maussade, le paladin en vint à devoir à nouveau discuter avec la même créature qui risquait de le priver de son humanité.

*Que de profondeur dans tes pensées, ça me fait tout simplement gerber.*

<je t'ai pas demandé ton avis et puis tu as pas es trucs à faire...>

*Ben...*

<Voilà alors: POUPOUGNE!>

Il trouvait de plus en plus dérangeant le fait que le démon puisse lui parler librement à présent. Cela faisait un petit moment que ce phénomène avait commençait et le paladin n'en pouvait déjà plus. La nuit il ne rêvait que de massacre et d'horreur sans nom, qui d'un côté ne le dérangeait pas plus que ça étant donné qu'il faut l'avouer, il aimait ça, le sang les tripes et les os brisés s'était sympa pour lui, mais le détails embêtant résidait plus au moment du réveil lorsqu'il avait le gout du sang dans la bouche et une sérieuse envie de goûter à la chair humaine, même Vrolg lui paraissait appétissant dans ces moments là.

Toujours étant, ce n'était pas avec ce genre d'idée qu'ils allaient arriver à quelque chose. Puis il jeta un coup d’œil au paysan qui était avec eux, la voix se fit à nouveau entendre:

*Vas y, tue le, il ne manquera à personne. Ce n'est pas un petit paysan de rien du tout qui va t'opposer une résistance bien farouche hein? Allez, tu en meurt d'envie, quoi que si tu pouvais mourir réellement ça m'arrangerait bien. M'enfin... Laisse moi faire, ça ira plus vite.*

Ne réussissant pas à lutter plus longtemps, le paladin afficha un sourire carnassier et se leva dans la direction du jeune homme. D'un pas lent mais décidé, le corps de Dremed avançait. Sa langue passa sur ses lèvres, preuve de la faim féroce du personnage. Il n'était plus qu'à quelques pas de l'individus lorsqu'une voix l'interpella.
Non, pas une voix, un autre être présent dans la pièce, un être musculeux et entièrement vert. Voilà qui ferait un magnifique combat.
L'effet d'emprise cessa soudainement et le corps à nouveau possédé par son propriétaire légitime fut pris de vertige. Le paladin alla vite se rasseoir, tachant de paraître le plus naturel possible. Sa conscience avait percé la présence du démon et maintenant libre de ses mouvements, il put répondre à son camarade:

"Je n'ai pas vraiment choisis cette voie, disons plutôt que c'est de famille. Mon père était paladin de Khornettho et souhaitait perpétrer la tradition familiale. J'ai aussi un oncle et un cousin qui se sont plutôt lancé vers une carrière d'assassin qui prient le dieu du sang. Bref, on m'y a poussé, j'ai était discipliné, mais pas assez, bien heureusement pour moi. Maintenant je tente de prier Khornettho tout en essayant de ne pas me faire attraper par les membres de son culte sinon ils libéreront celui qui est en moi."

Il avait taché de murmurer sa dernière phrase pour éviter au paysan de prendre peur. M'enfin, à présent il se sentait plus en confiance avec le bourrin du groupe. Il commençait à apprécier, difficilement, la présence du sorcier, mais il l'appréciait quand même. Finalement, malgré leur différence ce groupe parvenait à maintenir un ordre semblant tout de même assez solide. Il fallait absolument trouver un nom avant la fin de cette aventure, et si possible quelque chose de classe et qui puisse les mettre en avant afin d'obtenir des contrats plus facilement. Une proposition lui vint instinctivement:

"Pour un nom de compagnie, pourquoi pas les chiens de guerre? Bon, par rapport à pépére faudra trouver un truc pour le rendre plus agressif, mais sinon ça pourrait le faire."

Il afficha un sourire quelque peu sinistre, ses pensées le conduisaient vers des idées de souffrance, de haine et de terreur; Finalement, s'était pas si mal d'avoir un esprit démoniaque cohabitant avec son âme.
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Vrolg
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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Jeu 5 Sep - 15:08

L'espace d'un instant, le géant vert se demanda sérieusement ce que fichait le Paladin, avec son sourire mauvais et son marteau en main, à se rapprocher de Tom, qui était monté les rejoindre, quand il s'aperçut qu'une mouche trônait sur son pif. Cela faisait des décennies que le Demi-orc passait outre l'envie de toutes les écraser, sachant qu'il avait tendance à se faire un peu mal sur les rochers, sans pourtant réussir à en tuer, ce qui expliquait le fait que de devoir pourrir des petites bêtes avait pour lui un côté rébarbatif, alors que pour un sanglier ou bien un ours, il n'y avait pas trop besoin de savoir viser ...

L'idée que le coup qui allait lui être porté pouvait démonter la figure au jeune homme ne lui effleura qu'à peine l'esprit – qui lui aussi, de par sa petitesse, était difficile à viser – mais la poussière commençant à avoir raison de son propre nez, il éternua alors bruyamment. La bestiole ayant visiblement disparue à cause du vacarme, "Wald" retourna s'asseoir, l'air des plus anodins (un air anodin, ce n'est pas un air passe-partout, sinon on dirait un air de gredin ou de cambri-hobbit, et ni un air insipide, bien que le Paladin soit un Humain, peuple composé à 75% de paysans ou bien de pêcheurs [autant dire que cette race surpassait celle des Nains dans la proportion d'individus travaillant dans le secteur primaire, les petits barbus snobant l'agriculture et la nature pour se contenter des activités minières, bien plus lucratives], mais plus un air "mine que rien"), qui devait cacher une grande frustration, peut-être parce que chez lui le tuage de mouche était encore un hobby des plus prenants.

Écoutant parler de la filiation de son compagnon, Vrolg tenta un amalgame (ce qui selon son jet de dé est une réussite critique) entre l'héritage de Khornettoh comme dieu titulaire chez ce premier, et la foi en Crôm chez les Barbares en général et chez les Orcs de son ancienne tribu, les Bhoojy Wahhopz. Peut-être qu'il en était ainsi pour tout le panthéon Fanghien, avec des lignées priant Picrate de père en fils, d'autres qui faisaient la sieste en famille pour vénérer Dlul, et ainsi de suite. Ainsi, Zaeseth devait aussi avoir de la famille dans les rangs des Sorciers de Tzinntch ... et peut-être que sa môman à lui était alors une Barbare ... Dans un sens ce serait rassurant, car malgré la ressemblance assez légère entre les pignoufs de la race de Dremed et le peuple d'origine Moriaque ... ou Cardiaque, c'était plus cool de penser qu'il n'avait pas vraiment de sang de cultivateur de betteraves dans les veines. Vint alors une information délicate, qui mit fin à ses hypothèses quant à sa demi-origine non-orque, à savoir une proposition de nom de compagnie ...

"Euh, les Chiens de Guerre ? Bah ouais, c'est sympa ... mais je vois pas trop le rapport avec not' Mage ..."

Cela dit, Dremed, se faisant appeler Waldemar Von Ark, pouvait bien être représenté par le mot "chien", car il en avait un, le mot "guerre" allait comme un gant à Vrolg, mais ils allaient pas laisser "de" au Sorcier quand-même !

"Sinon ... Euh ... Y a ..."

Ne subsista de la proposition du Demi-orc qu'un long silence gêné, le cervelet du mercenaire devant avoir planté, et le temps de remise en route étant particulièrement long. Finalement, il réussit à nouveau à parler.

"... j'crois qu'j'ai oublié ..."

Se grattant la tête, avant de s'adosser au mur, le guerrier renifla, l'air pensif, avant de boire une nouvelle gorgée de vin, s'essuyant la bouche d'un revers de bras.

"De toute façon, j'pense pas être bien motivé pour trouver un nom. C'est ptet' l'odeur du "kipu" qui m'distrait ..."

Ça, pour distraire, la puanteur des rues brûlait les narines de tout être normalement constitué en un rien de temps, faisant passer le parfum musqué de Vrolg pour un pet d'agneau dans une bergerie. D'ailleurs, seuls le vieux clébard et la peau verte semblaient s'en accommoder, le peu de vapeur étant entré dans la maison déconcertait, au mieux.

"Y avait pas de bestiaux crevés dehors, pourtant ..."

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Zaeseth Helimond

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MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 26 Oct - 19:01

Zaeseth accepta avec plaisir la tasse de thé proposée par le vieil herboriste, enfin un peu de raffinement dans ce monde de brutes ! C'était qu'avec Vrolg et Waldemar, l'ambiance culinaire s'apparentait plus à une fête de village : binouze et saucisson à volonté. L'elfe gris ne crachait pas sur le côté convivial de la chose, mais il fallait aimer manger de la charcuterie au petit-déjeuner, c'est-à-dire en quelque sorte, être un demi-orc. A cet instant, Vrolg qui tentait de monter à l'étage en zigzaguant entre les piles de livres, ce qui vu sa corpulence n'était pas vraiment aisé, en renversa une, provoquant une véritable explosion de poussière dans toute la pièce. Le mage noir s'étonna des facultés extrasensorielles latentes du demi-orc et préféra donc ne pas en dire plus, ou plutôt, ne pas en penser plus.

Le sorcier dégagea un espace sur une des tables afin d'y poser l'antique ouvrage puisqu'il avait encore les bras légèrement chancelants depuis l'histoire de la porte. Il s'attaqua - car il faut bien parler d'attaque dans notre cas - au déchiffrement des ô combien tarabiscotées et peu claires phrases que les copistes menzorriens savaient si bien débiter par pages entières sur les sujets les plus divers, y compris les plus simples. Lire un ouvrage menzorrien, quel qu’il soit, c'était mener une réflexion profonde sur le sens de la vie (et parfois même de la mort), mais d'une façon si tortueuse qu'à la fin de votre lecture, vous pouviez très bien être persuadé du rôle majeur qu'on les additions de nombres premiers sur la reproduction des sardines en boîtes durant le quatrième tiers de la Décade des Moissons Anticipées.

Le premier paragraphe mis une petite demi-heure à être décrypté. Mis à part son rôle de présentation, ce dernier constituait en fait un éloge implicite du copiste à lui-même. En clair, sans lui, rien n'aurait été possible, voyez-vous même :

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Nonobstant le fait que son auditoire invisible l'avait sûrement compris aussi bien que lui (n'est-ce pas ?), Zaeseth réalisa quand même un rapide résumé de ce premier paragraphe, afin de pouvoir faire un rapport aux diverses personnes présentes dans la demeure de l'herboriste. Le manuscrit avait été écrit il y a fort longtemps par un copiste Menzorrien dans le but de rapporter le témoignage d'un vénérable mage spécialisé en thermodynamique, qui avait, par le plus grand des hasards, découvert une nouvelle maladie (ou du moins son mode d'élaboration).

La suite du texte s'annonçait plus ardue. Êmikraníon, la divinité du mal de tête, pointait le bout de son nez. La lutte fut âpre, de tous les instants. A chaque fois que Zaeseth se lançait à l'assaut d'une phrase, le sens des mots battait en retraite derrière la muraille infranchissable du remplissage de lignes. Point de point dans ces phrases, ou très peu, seulement des virgules, beaucoup de virgules. Du remplissage ? En veux-tu en voilà : les douves en étaient pleines. Tel un équilibriste sur son fil, ce remplissage demeurait à chaque instant à la limite de tomber dans la fosse du non-sens. Cette intense bataille se termina au bout de 2 heures, 31 minutes et 17 secondes, les phrases étaient à nu, leur sens gisait en flaques qui brillaient sous la clarté du doux soleil de la compréhension. L'armée de la connaissance était victorieuse, le menzorrien capitulait.

La maladie en question trouvait sa source aux pieds d'un volcan en éruption. Cette particularité géologique était la clé de tout, rien n'était possible sans elle. Par la suite, le processus de création est complexe, plusieurs étapes s'enchainaient, plus ou moins faciles à réaliser. Tout d'abord, en lien avec la première condition, la genèse de ce mal nécessitait une petite marre d'eau croupie sur un sol composé de roches volcaniques. Ce point était explicite, le suivant l'était en revanche un peu moins. En effet, une plante particulière devait être présente et s'abreuver de ladite eau. Pas un mot sur l'espèce de ce végétal, l'herboriste en saurait peut être en peu plus. Enfin, il fallait qu'une mage du sexe faible, montée sur un balai volant, ait un petit accident digestif juste au dessus du point d'eau, pour que l'eau se mélange au sang et aux matières fécales. Déjà que le talent du genre en question demeurait universellement reconnu par tous les spécialises (hommes) de bonnes volontés comme étant plus que douteux, alors pour qu'une sorcière ait un accident de ce genre au dessus d'une marre sans avoir d'accident tout court avant, c'était assez dur à concevoir. Trêve de ma(so/t)chisme littéraire, un détail restait à préciser, son nom : la Bufonide Fétide.

Enfin, dernier détail, n'allons pas trop vite en besogne. Un texte menzorrien, en dépit du remplissage, fourmillait de détail en tout genre, plus ou moins utiles, il faut le concéder. La fin de l'extrait traitait du temps d'incubation et des différents effets qui pouvaient en résulter sur les infectés. « Un peu moins d’une période composée d’un tiers de transition de l’astre nocturne d’une intégralité à une autre, suite à sa progressive, mais non définitive, disparition, soit la grande partie d’une décade », c'est-à-dire dix jours (eh oui), suffisait pour voir apparaître les premiers symptômes, qui consistaient peu ou prou à une gastro sinu entérite au cube, puisque les vomissements s'accompagnaient de l'apparition de pustules, ce qui n'aidait pas vraiment si vous aviez un rendez-vous avec une belle dans la soirée.

Finalement, ultime conclusion, le copiste évoquait la vocation de la maladie à provoquer de façon univoque une dépendance qui pousse les malades à vouloir gober des mouches ; et non des mouches à gober les malades, ce qui, il fallait l'avouer, aurait été plutôt cocasse.

Le mage noir se leva, les jambes en compote (de pommes ? dixit Zarakaï ). Le vieux fauteuil en cuir lui avait au moins épargné un mal de fesses carabiné. L'herboriste, assoupi dans une réplique du fauteuil de Zaeseth, ronflait doucement. Plutôt que de le réveiller, le mage noir préférait d'abord raconter tout ce qu'il avait pu découvrir à ces deux camarades qui devait sérieusement s'ennuyer, si ce n'est dormir, à l'étage depuis deux heures. Les marches de l'escalier, en grinçant, composaient une mélodie sinistre, comme un signe annonciateur du maelström de confusion qui allait bientôt éclater dans le crâne du demi-orc quand Zaeseth ferait son rapport.

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