L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion
News
Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

Derniers sujets
Aventures en cours
Mangez les poissons Lamproha ! Vous fondrez sur vos proies ! par Baldin, Pnek, Althis et Zaeseth.

Pendant que le loup n'y est pas, une aventure par Jester.
Top-Lists
Soutenez le forum en votant régulièrement sur ces Top-List, qui permettront à de nouveaux joueurs de nous découvrir!

Top des Meilleurs RPG
Fantastic Story RPG
Liens utiles
Le Donjon de Naheulbeuk, le site de Pen of Chaos...
...et son petit frère, le site du JDR.

L'Encyclonebeuk, avec tout un tas d'articles géniaux.

Les biens et services trouvables en Fangh, pour savoir quoi demander au marchand lorsque vous entrerez dans sa boutique!

Naheulbeuk Online, pour ceux qui veulent faire du véritable Jeu de Rôle oral.

Partagez | 
 

 Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 4 Sep - 9:04

"Maintenant, on laisse faire le talent !"

Obligé de réussir pour ne pas se couvrir de honte, Zaeseth s'approcha de la charrette afin d'observer plus en détail les différentes traces en présence. De nombreuses entailles, plus ou moins profondes, marquaient les flancs du véhicules, signe qu'on s'était battu à proximité. Aux alentours, des traces de pas partaient dans toutes les directions. Le dilemme était de savoir lesquelles correspondaient aux agresseurs et lesquelles aux couards qui s'étaient enfuis dans la forêt. Alors qu'il allait baisser les bras, avouant son échec à ses deux camarades, son acuité visuelle surhumaine décela une caractéristique étrange des traces de pas qui partaient dans une direction bien précise. En mettant en relation la position du soleil, l'ombre des arbres et l'heure relativement peu avancée, il devina qu'elles allaient vers le nord-ouest. Plus profondes de quelques millimètres, et en considérant que les vandales étaient de même corpulence, on supposait ainsi que deux personnes avaient porté une lourde charge dans cette direction.

Le mage noir se pencha, passa son doigt au milieu d'une des traces puis le lécha légèrement. Il afficha la tête du pisteur aguerri, qui s'y connait dans ce genre de technique, alors qu'en vrai ça avait un goût infect. De la terre, avec un relent de caoutchouc usé. En retournant auprès de ses deux camarades, il donna un petit coup de tête pour remettre une mèche en place et annonça :

"Ils sont partis vers le nord-ouest, c'est élémentaire..."


Paladin et demi-orc ne réagissaient pas, peut être l'effet de surprise ? Le mage espérait ne pas se tromper, d'autant plus que le vent putride soufflait par à coups dans toutes les directions. Ce fut Pépère qui relança la marche en premier, il trottina vers le nord-ouest en reniflant le sol, il approuvait donc l'hypothèse de l'elfe noir. Pas si mal ce chien, finalement. A l'instant où il allait révéler son raisonnement au groupe, Pépère bifurqua subitement vers la droite, pour ensuite se poster quelques mètres plus loin près d'un arbre, et uriner dans un moment d'allégresse canine. Ce cabot, je vous jure !

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 4 Sep - 13:27

Zaeseth venait de prouver son utilité au groupe, il faut avouer que la dernière fois quand il l'avait vu lancer sa boule de feu innoffensive, Dremed avait douté de son habileté, mais là, le sorcier venait de montrer une compétence essentielle. Le pistage pouvait souvent sortir les gens de certaines situations désavantageuses, comme par exemple retrouver la trace d'un individu, trouve du gibier ou même revenir sur ses pas. Le paladin dit tout de même:

"Bouarf, tous les indices menaient dans cette direction, tu n'as fais que confirmer notre itinéraire."

C'est sans rougir de honte que Dremed venait de tenter de rabaisser Zaeseth, après tout, ils étaient de deux cultes différents, c'était de bonne guerre.
Seulement, c'était lui qui avait proposé de venir chercher ici, si le sorcier voulait cracher son venin, il serait capable de miracle en la matière et il ne fallait surtout pas qu'ils se lancent dans ces défis d'insultes entre cultes. Il ne fallait pas perdre de temps dans ces jeux puérils alors qu'ils étaient si près du but et puis il pouvait se mettre Vrolg à dos en commençant les disputes et il ne voulait surtout pas se prendre une baffe d'une grosse main verte.
Il ajouta donc à l'attention du sorcier:


"Bon travail quand même. Tu devrais passer devant afin de nous guider."

Le paladin souriait intérieurement, Zaeseth était devant lui et il serait à même de pouvoir les mener correctement vers les ruines, sauf s'il se prenait une flèche en travers de la gorge. Considérant soudain cette information, Dremed se plaça à côté du sorcier, le marteau à la main, le regard alerte.
Ils partirent donc à la suite de Zaeseth, en direction des ruines, dans l'espoir que le sorcier ne se trompe pas d'itinéraire. Les compagnies d'aventuriers pouvaient facilement se perdre sur une erreure dûe à la malchance.
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 4 Sep - 14:57

En sortant des bois, le groupe tomba sur un panneau indiquant en lettres mi-effacées "Les Ruines 1km", ce qui étonna le Paladin et le Sorcier. Vrolg se contenta d'un haussement d'épaules, se disant que c'était peut-être un site touristique, et que du coup c'était normal. Or, après une promenade des plus calmes en milieu découvert, suivant une route de terre un peu accidentée, alors que les trois compères remontaient ce qui semblait être une colline, ils eurent un peu du mal à croire ce qu'ils virent.

Arrivés au sommet de ladite colline, un petit village se dessina devant eux, avec une pancarte à moitié cassée, portant l'étrange annotation "Les Ruines" ... Ce qui s'appelait donc Les Ruines n'en étaient pas, malgré que les lieux soient déserts, comme abandonnés. Les volets clos, masures et maisons semblaient sans vie, et une odeur désagréable embaumait ... oui, en gros ça chlinguait !

C'était un peu comme si les activités de la vie quotidienne s'étaient suspendues à la hâte, certains outils, ou mêmes des sceaux jonchant sur le sol de terre battue, et vu le fouillis, ça avait dû être la panique. A droite, tout de suite en entrant en ville, une taverne, mais pas la moindre lumière, et certaines vitres étaient brisées. Tout autour, masures et maisons, peu d'entre elles dépassant le rez-de-chaussée, et une route partant plein sud, vers la forêt. En arrière plan, un moulin surplombant une petite butte, ayant visiblement eu un accident technique, car le toit était à moitié arraché, et seul un pale subsistait encore. Au pied de l'édifice en piteux état, des champs de céréales, tirant une triste mine, malgré un soleil appréciable.

"Euh ... bah merde ..."

C'est toujours dans ces situations de circonstance que les êtres semi-intelligents ont tendance à s'illustrer de leur pertinence et de leur utilité descriptive. Mais à vrai dire, le demi-orc était surtout déçu de s'être fait berner, car, oui, le village en question se nommait Les Ruines, et à part les trois acolytes, tout le monde dans la région devait le savoir ... pour peu qu'ils connaissent l'existence de ce trou perdu.

Spoiler:
 

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 5 Sep - 19:39

Des chaumières abandonnées se dégageaient un sentiment de désolation si frappant que le mage s'immobilisa, stupéfait. Il contempla quelques secondes le village désert : la taverne tout d'abord, dans un état d'insalubrité tel que même les souris devaient maintenant hésiter à y résider. Et puis cette odeur nauséabonde, putride, qui baignait dans les rues à l'image de la brume au petit matin. Au loin, sur une bute surplombant la bourgade, le moulin communal lui-même faisait grise mine : la charpente en partie arrachée laissait à la merci des éléments de nombreux sacs de farine empilés les uns sur les autres.

L'air embaumait le putois. Zaeseth s'était retrouvé dans sa jeunesse face à une de ces animaux, une mauvaise rencontre dont il avait gardé la trace, ou plutôt l'odeur, pendant une bonne semaine. Il redoutait qu'une invasion de putois ne soit la cause du départ précipité des villageois. Et dire qu'ils allaient devoir enquêter sur cette affaire, et par conséquent s'approcher un peu plus du charnier. Pour éviter que ces cloisons nasales ne se mettent à saigner, la technique du célèbre aventurier Kikourvyte préconisait de traverser le village en courant tout en retenant sa respiration. On évitait ainsi les odeurs. Généralement, les créatures hostiles sortaient des habitations, à la poursuite de chair fraiche. S'il n'y avait rien, un rapide coup d'oeil en arrière après un bon kilomètre de sprint ferait l'affaire.

"Finissons-en, avec cette odeur, autant se dépêcher..."

L'adepte de Tziintch regrettait de ne pas avoir à sa disposition un sort d'anosmie. Il était pourtant persuadé que quelque part dans ce monde, un mage de haut niveau vivant juste au dessus d'une fromagerie avait dû l'inventer.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 8 Sep - 12:24

L'odeur de pourriture affluait dans les voies nasales et donnait un sentiment de nausée perpétuelle. Dremed se pinça le nez et respira par la bouche, l'odeur était toujours là, mais bien moins forte que précédemment. Il ne devait pas s'agir d'une liche ou d'un sorcier maléfique, il n'y aurait plus du tout de plantations si s'était le cas. En effet, les nécromants disposaient d'un rituel permettant de flétrir les récoltes, celles-ci était en état de décomposition, mais pas assez atteintes pour que ce fut l'oeuvre d'une magie liée à la nécromancie. Plus bizarres encore, personne. Aucun son, aucun animal n'aboyant, miaulant, hennissant ou encore piaillant.
Le silence était tendu, c'est le sorcier qui le brisa et qui se mit soudain à courir. Ne comprenant pas son geste, Dremed regarda à droite à gauche pour voir s'il n'y avait aucun danger. Toujours rien. Regardant la course du mage, le paladin s'élança à sa suite afin de pouvoir le protéger au cas où celui-ci irait droit dans un piège. Quelle mouche l'avait piquet celui-là?

Le paladin comprenait la nécessité de garder le silence afin de ne pas se faire remarquer, mais en même temps il lui venait une soudaine envie de pousser un grand crie pour que tous les possibles planqués sortent et l'attaquent:


*Oui ! Vas-y, cri donc.*

Dremed stoppa sa course. Il commençait à en avoir marre de marcher, de se déplacer, il avait envie que ce soit l'ennemi qui vient à lui. Il avait déjà trop sué pour en arriver là et n'avait plus envie de jouer à cache cache:

*Cri ! Cri, bon sang!*

Le paladin pris une grande inspiration, la plus longue qu'il pouvait prendre, autant d'air que ses poumons pouvaient en supporter, il respira jusqu'à en avoir mal:

*Par Khornnettho tu vas le lâcher ce cri !*

Puis il expira longuement et lâcha:

"Non."

Il reprit sa course en direction de zaeseth, sentant le démon en rage. Une goutte de sueur perla sur son front, il avait été à deux doigts de les faire repérer par l'ennemi, le démon grandissait et bientôt il devrait se rendre à l'évidence, il n'était pas assez fort pour le supporter et il devrait le dire à ses compagnons.
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 8 Sep - 14:20

Alors que le trio se dirigeait droit vers le centre du village, une porte s'ouvrit à la volée, sur la gauche, et deux paysans assez palots et affolés firent signe aux aventuriers de venir.

"Qu'est-ce qu'y z'ont à nous faire coucou, eux ?"

Quelques secondes plus tard, de nombreuses autres portes, dont celle de l'auberge, s'ouvrirent en grinçant, et de nombreux autres villageois sortirent leur nez à la lumière du jour. Seulement voilà, les autres semblaient couverts de pustules, et bien moins amicaux, étant donné qu'ils sortaient précipitamment, du moins autant qu'ils le pouvaient, armés de faux, de fourches de haches et de gourdins, enfin, de tout ce qui trainait sous leur main et qui pouvait faire mal.

Un des péquenauds boutonneux hurla même quelque chose de peu rassurant.

"Tuez-les !"

Le demi-orc sortit alors sa pioche, et contre toute attente, la balança de toutes ses forces en braillant. L'objet moulina dans les airs en sifflant, et à la satisfaction de la peau verte, alla broyer la tête du meneur bruyant, qui s'écroula dans sa course, la pioche fichée profondément dans son crâne, et mourut dans un gargouillis des plus glauques. Or rien n'était moins sûr que Vrolg puisse un jour répété cet exploit ... mais cela tint en respect la trentaine d'autres humains malades, qui s'arrêtèrent, impressionnés.

"Toi, la ferme ..."

Sortant sa hache, le mercenaire se tourna vers ses compagnons, et prêt à en découdre malgré tout, il attendit.

"Quoi qu'on fait ? On charge ?"

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Lun 10 Sep - 17:03

Zaeseth restait ébahi après le coup d'éclat du demi-orc. Une telle perfection dans le geste, d'autant plus avec une pioche de 10 kilos ! La précision du lancer avait calmé le meneur sur le coup, en même temps, avec une pioche en travers du crâne, vociférer se révèle assez ardu. De l'art avec un grand A, de l'art à l'état brut(e).

Le sorcier lança à son compagnon, assez doucement pour que les villageois n'entendent pas ses paroles :

"Joli coup, cette ouverture va peut-être nous permettre d'éviter les ennuis."


Les villageois détenaient des informations au sujet de cette maladie, tout un village ne pouvait pas être touché par une maladie naturelle aussi rapidement. Il convenait donc d'éviter de massacrer la populace à tout bout de champs, surtout que cela rapporte assez peu d'expérience (et de gloire par la même occasion).

"Du calme, allons ! Nous sommes ici pour vous aidez ! Le manche de la pioche a malheureusement glissé des mains de mon compagnon demi-orc, qui ne vous voulait aucun mal..."

Une légère seconde de flottement, puis le soulagement s'afficha sur le visage des paysans. Tous semblaient rassurés par ces paroles de paix. En fait, sauf les proches de la victime tiraient la gueule ; c'était un peu compréhensible. Profitant de l'occasion, le mage ajouta :

"Si vous avez des informations au sujet de l'origine de votre...maladie, nous sommes intéressés. Aussi, avez-vous entendu parler d'un convoi de marchands qui s'est fait attaquer sur la route qui mène à Yakk ?"

Spoiler:
 

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Lun 10 Sep - 17:51

[MJ]



Si quelque chose dans le début du discours semblait calmer les villageois, qui ne semblaient pas très sûrs de vouloir en découdre, la seconde partie les rappela à l'ordre, et leurs armes improvisées tendues, avançant prudemment, ils commencèrent à bloquer toute issue au trio. Le paladin fut bien le seul à remarquer à ce moment une silhouette sombre étant restée sur le seuil de l'auberge, dans une sorte de robe en haillons, les bras croisés, mais le visage imperceptible pour l'instant.

"Vous ... ne pourrez partir d'ici vivants."

C'était l'un des boutonneux, alors que le cercle autour du groupe se refermait, à quelques mètres d'eux. Dans leur dos, la seule issue visiblement, s'ils voulaient fuir une bataille qu'ils n'étaient pas sûr de gagner, une porte ouverte avec quelques paysans leur faisant signe, l'air en meilleure forme que le reste de la population, mais physiquement fatigués.

"Venez, je vous en prie ... vous êtes notre seule chance ..."

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 


Dernière édition par Vrolg le Sam 24 Aoû - 13:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 11 Sep - 16:40

Le paladin se plaqua une main sur le front en entendant ce que le sorcier venait de dire aux villageois. Ce n'était pas le genre discours à tenir devant des gens qui voulaient vous tuer sans raisons aucunes. Après tout, on voulait les tuer, alors pourquoi ne pas avouer concrètement qu'on était un peu là pour ça?
Des habitants les interpellèrent, leur demandant de venir les rejoindre. C'était ça la porte de sortie:


"Zaeseth, Vrolg, suivez-moi."

Ni une ni deux, Dremed se précipita en direction des seuls êtres accueillants de ce village, l'idée du piège lui frôla l'esprit, mais en même temps ces gens ne devaient pas être en train de préparer un piège sinon les autres ne seraient pas sortis en demandant leur tête. Tout de même plus très confient, le paladin dit à ses compagnons:

"Gardez vos armes à la main, soyez prêt à tout."

Sans savoir où ils pouvaient aller, un démon qui s'apprêtait peut-être à se libérer, des paysans lépreux les poursuivants. On peut dire qu'ils n'arrivaient certainement pas au marchait aux cerises. Un marchait regroupant toutes les sortes de cerises poussant en terre de Fangh et qui devait se dérouler en forêt de Shlipak. Le rapport? C'était qu'au moins au marchait aux cerises il n'y avait personne qui voulait vous tuer... Enfin sauf si vous gagnez le concours de la meilleure cerise de l'année. Mais à ce moment-là c'est que vous l'avez bien cherché, parce que cultiver des cerises pour en choisir une parmi des milliers pour se dire que l'année suivante tu risques de reperdre du temps à faire cette recherche. Enfin sauf si le cerisier ne fait qu'une cerise alors là c'est plus simple de la présenter. Mais s'il ne fait qu'une cerise, faut peut-être se poser des questions.
Bref, tout ça ne serait pas arrivé si Dremed était devenu arboriculteur.


Dernière édition par Dremed le Mer 12 Sep - 11:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 12 Sep - 10:40

"Eh bah ..."

Vrolg, malgré ses réticences à fuir un combat, avait suivit le Paladin de Khornettoh, qui étrangement avait voulu éviter la bataille. Se retrouvant à l'intérieur de la maison, en compagnie de villageois un peu palots, le Demi-Orc regarda la porte se refermer derrière eux, et en entendant tambouriner dessus, alla aider les quelques humains pour la bloquer. Soudain les bruits cessèrent, et un silence pesant s'installa.

"Ils sont repartis ..."

Un des jeunes hommes ici présent venait de parler, avant de se laisser glisser le long du mur, en sueurs. Pourtant il n'avait pas couru, ni même retenu la porte.

"Ils ont tout leur temps ... On sera bientôt tous malades, à moins qu'on ne meurt de faim ..."

La peau verte observa la scène avec étonnement, en pleine réflexion, et déjà une des veines de sa tempe avait prit une proportion assez inquiétante, signe d'un effort cognitif intense.

"Pourquoi qu'ils font ça ..."

Le jeune vacher explosa de rire, mais comme dira un humoriste du Sud bien plus tard pour expliquer cette réaction : c'est les neeeeeerfs ! Un vieux se permit alors de prendre la parole. Oui, parce que dans ce logement avec étage, il y avait au moins une dizaine de personnes, le teint pâle, l'air démoralisés autant qu'affamés, hommes femmes et enfants compris.

"Parce qu'ils ont peur. Ils obéissent à celui qui les a rendu malades en espérant obtenir un remède."

Pour le mercenaire, ça n'avait aucun sens. Si que quelqu'un essayait de lui faire du mal, qu'il n'irait pas l'aider, mais plutôt le tuer, ou au moins le mettre hors d'état de nuire ... Oui, lui casser un bras ou lui défoncer les genoux, quoi ! C'était on-ne-peut-plus logique. Ces humains étaient vraiment des zêtres tordus ...

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 


Dernière édition par Vrolg le Sam 24 Aoû - 13:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 15 Sep - 10:48

Franchement ingrats ces paysans ; Zaeseth, en tant que porte-parole du groupe, s'était excusé, pris de leurs nouvelles, et tout le tintouin habituel. Mais une majorité des malades, suite aux ordres du meneur boutonneux, voulait encore leur mort. Le groupe s'était réfugié dans une masure plutôt spacieuse où tous les infectés "pacifiques" se cloitraient en attendant la Grande Faucheuse, surtout qu'une guérison miraculeuse de groupe semblait peu probable. Le Mage, tout en écoutant l'explication des habitants du coin, fit un rapide état des lieux. De nombreuses planches cloutées aux cadres des fenêtres ne laissaient filtrer qu'une faible lueur en provenance de l'extérieur : seules quelques chandelles disposées dans la pièce diffusaient un peu de lumière. Au sol, c'étaient des corps agonisants et des meubles en lambeaux qui constituaient l'essentiel du spectacle macabre.

Ici, la puanteur égalait facilement celle qui régnait dans les rues. Peu rassuré à l'idée de contracter à son tour la maladie "yakkeste", le mage noir voulait en finir au plus vite. Le bâtiment était assez barricadé pour tenir des heures face à un assaut conventionnel, mais ce n'était tout de même pas une raison pour rester cloîtrés comme des lapins.

"C'est pas tout ça, mais que peut-on faire pour vous aider, nous ? Sont-ils nombreux à nous attendre, dehors ?"

Contre une dizaine de paysans, les trois aventuriers saurait se débrouiller, mais lutter contre une centaine de manants pustuleux, c'était une autre paire manche.

"Les types qui vous ont rendu malade, vous avez des informations à leur sujet ?"

L'origine des meneurs demeurait mystérieuse, le profil correspondait bien à des adeptes de Niourlg, mais aucun temple officiel n'était recensé à proximité.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 15 Sep - 15:52

Le vieil homme s'installa à une table, où on laissa des places de libre pour le groupe d'aventuriers, tout les regards tournés vers eux dans un silence solennel. Après une légère toux grasse, le grand-père répondit aux questions qui lui étaient posées par l'elfe noir.

"Il n'y a qu'un seul responsable. Un étranger, sûrement un sorcier, qui est venu avec un remède contre l'épidémie de flémitase dorée très virulente qui sévissait ici depuis une semaine. Notre chance a été de ne pas lui faire totalment confiance, mais quelques uns ont prit son maudit poison, et sont tous très vite tombé malades. Ensuite, ça s'est propagé dans tout le village."

La toux se montre un peu plus forte, et un paysan tapote le dos du barbu grisonnant.

"Merci ... Pour le moment, nous ne savons pas trop quoi faire. Nous sommes à court de nourriture, cela empeste et si nous sortons, nous finirons couverts de boutons et à la merci de cette fripouille ... S'il n'y a pas eu d'autres morts, en dehors d'Artius, qui vous a menacé à l'instant, il doit y avoir au moins une cinquantaine des nôtres, ainsi que les rats pesteux de l'étranger. On a aussi vu qu'ils séquestraient d'autres habitants, dans le moulin par exemple."

Un moustachu se met à ruminer dans sa barbe (oui, ça se dit).

"Il y a ce vaurien d'alchimiste, aussi, qui s'est barricadé chez lui avant que ça ne se gâte ..."

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 29 Sep - 20:43

Les paysans n'ayant plus rien à ajouter, il fallait méditer sur la situation et trouver une solution pour régler le problème dans ce village. Malheureusement pour eux, les habitants n'avaient pas réagi comme tout bon paysan l'aurait fait dans le cas d'une rencontre avec un arnaqueur possédant la potion "miracle". C'est-à-dire attacher le filou à un arbre et y mettre le feu. Rustre, mais efficace. Pendant un instant il s'imagina cette scène avec Zaeseth, ce qui le fit sourire un instant, puis il se reconcentra sur les problèmes actuelles.
Ils avaient à leur disposition de nouvelles informations. Des rats pesteux, un sorcier, un alchimiste enfermé chez lui, des gens séquestrés dans le moulin, manque de nourriture...
Il s'avança vers les paysans les plus mal en point et leur distribua ses tranches de jambon. La famine était l'un des pires fléaux et lui risquait de ne pas trop s'en préoccuper s'il décédait en essayant de sauver leurs peaux et puis qui sait quand ces gens pourraient encore avoir de la nourriture comestible à se mettre sous la dent.
La suite logique des choses étaient de trouver l'alchimiste qui aurait dû essayer de trouver une solution au problème, tout en évitant de se faire mordre par un rat pesteux ou de se faire emprisonner par des paysans malades. Ensuite, ils devraient trouver le sorcier, lui faire sa fête ou l'obliger à soigner les habitants, voler ses biens, libérer les gens du moulin, prendre une partie de l'argent des habitants, revenir à Yakk, prendre le fric des mecs de la guilde des Marchands et retourner à l'auberge boire une bière. Dans la technique ça semblait simple... Dans la pratique par contre.
Dremed exposa donc le plan à ses compagnons:


"Il me semble que la chose la plus préoccupante est de trouver l'alchimiste du village pour voir s'il a une solution à nous proposer, ensuite on tente de trouver le sorcier, on l'oblige à coopérer on sauve le village, on devient des héros et hop on part se la couler douce dans Mliuej."

Il se retourna en direction des paysans et leur demanda:

"Savez-vous où se trouve le sorcier ? Avez-vous un conseil à nous donner?"

Laissant les paysans à leur réflexion, Dremed revint vers ses compagnons et leur chuchota:

"Bien, il est temps pour moi de vous dire la vérité sur ce que je suis..."

*Taîs-toi! imbécile!*

"Voilà, il y a pas mal de temps, je suis sortie du temple de Khornettho disons... de force. Dans les basses fondations de la Grande Boucherie, j'ai étais le sujet d'un rituel qui a enfermé en moi un démon haut serviteur du dieu du sang. Au début j'ai pris ça pour un honneur, mais je me suis rendu compte durant le rituel que mon âme ne devait plus demeurer dans mon corps et que le but était de créer une sorte de Gzor en moins puissant afin de faire sombrer le mode dans le sang et la terreur, mais ce n'aurait pas été de mon fait et ça me dérangeait que la fin du monde se passe sans moi. J'ai résisté au rituel et mon âme est demeurée intacte... Seulement le démon était déjà à l'intérieur. Depuis, je me débas contre cette incarnation. Bon, maintenant on peut y aller?"


Dremed attendit sa réponse des paysans et se prépara, marteau en main, à ouvrir la porte pour sortir et terminer cette histoire. Il eut un large sourire quand il entendit en lui les plaintes du démon.
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 6 Oct - 15:37

Spoiler:
 



Ouais ... Ils avaient la dalle, et ça le demi-orc pouvait très bien comprendre que c'était la loose. Quand qu'on a faim, ça aide pas à guérir non plus. Comme avait dit un ogre borgne qui avait tenté un trait d'esprit, lors d'une soirée agréablement arrosée à l'eau de vie, dans une minable taverne de campagne au nord du lac de Zblouf : "Quand l'estomac l'est vide ... et bah tu peux pas chier."

Fouillant dans son sac, Vrolg en sortit sa miche de pain, à peine entamée — un petit creux sur la route — et concéda à céder, et c'est con, cinq tranches de jambon, sa terrine de porc et du saucisson. Visiblement, ce bien peu de choses humait tel un festin pour les paysans, les souris et le chien ...

#SBAFF# #KRAAAK# Aieeeeuh !!!

Bordel, y a pas moyen d'aller pisser sans que qu'un barde pourri vienne jouer les voix off ... Bon, où qu'on n'en était déjà ? Comment oses-tu me gifler ainsi, et briser de l'art mon outils ?! Ecoute bonhomme, j'veux bien qu'ton cousin ai réussit à avoir des elfes avec ce genre, mais ici, que c'est pas du Reflets d'Acide, que c'est du Donjon et Bouffons. Mes rimes et ma prose t'indisposent ? J'sais pas, mais si qu'tu te barres pas tout de suite, que tu vas t'prendre autre chose qu'une gifle ! Bien, bien ... à samedi prochain. Quoi ?! Mais je n'ai rien dit, mon ami.

... Et bah ... Pffff ! Non mais voilà quoi, j'ai déjà eu du mal à avoir ce poste, surtout qu'il a fallut que j'apprenne l'orc, en passant, sans parler de tout ce fluff qui m'est imposé, pour pas qu'un blaireau vienne foutre sa merde. Comment on efface déjà ? Rha, c't'enflure a même déconfiguré mon clavier ... Bon, passons ...

Après ce don, devenant pour les paysans un gueuleton — j'm'en vais te faire humer des conneries, franchement — les aventuriers purent se concerter, vu qu'en dehors de remerciements étouffés par la barbaque on les ignora totalement.

"Pourquoi commencer par l'archimiste et pas par le sorcier ? On le choppe, on le tabasse et on le force à soigner les gens pour de vrai."

Dans un sens, c'était un plan digne d'une peau verte, se résumant en deux mots : foncer dans le tas, mais même le mercenaire n'était pas tout à fait sûr de lui, bien que par orgueil il ne le montrerait pour rien au monde. Aux questions du paladin, le vieux daigna répondre entre deux bouchées de charcutaille.

"Et bien ... le Sorcier et ses fidèles ont investi la taverne, mais je ne peux pas vous assurer qu'il s'y trouve encore. Et je serai vous, je ne sortirai pas de jour. Vous savez pourquoi."

Le géant vert n'était pas très sûr de comprendre ce qui les empêchait de sortir maintenant, quand il repensa à la pioche qu'il avait jeté en plein dans la figure d'un des paysans. C'était qu'ils devaient lui en vouloir après ça, et qu'ils seraient moins rancuniers la nuit venue, sûrement ! Ou bien parce que la nuit ils dorment, comme un peu tout le monde ... Enfin bref !

Par contre, quand Waldemar Von Ark annonça son squattage de tête par un démon de Khornettoh, il eu bien du mal au crâne à force de réfléchir.

*Si que le démon est dans la tête ... il aime les coins en hauteur ... Alors, si que je soulève Wald par un pied, la tête devrait être en bas ... Y aura plus qu'à lui couper le pied, et pis voilà, pus d'démon ! Mais ... à quelle vitesse que ça remonte un démon ? Faut pas que je parle du plan, au cas qu'il écouterait, l'aut' ... J'le prendrai mine de rien, quand qu'on sera moins dans la merde ...*

"On r'sort ?"

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 13 Oct - 17:24

Le paladin exposa à ses deux camarades son intimité (psychique, bien entendu). A part compliquer une situation déjà tendue, elle était bien belle, cette tirade ! Une entité démoniaque affiliée à un dieu sanguinaire, dans un corps humain, il était vrai que c'était gênant. Une démonette de Tziintch, ça l'aurait fait, mais là, non...

"On r'sort ?"


"Tout à fait, n'allons pas nous arrêter pour une révélation aussi insignifiante."


De la part de l'aspirant de Tziintch, il ne fallait pas s'attendre à un mot gentil. La lutte inter-culte était de tous les instants.

Le plan du demi-orc brillait pas sa simplicité et son efficacité apparente, cependant, Zaesth doutait de son bon déroulement : un sorcier maléfique ne savait que très rarement soigner les fléaux qu'il répandait en Terre de Fangh. Bien qu'aussi simple que celui de Vrolg, le plan de Dremed avait peut être une chance de réussir. Espérons juste que l'herboriste n'ait pas atteint un stade de sénilité avancée !

"Je suis également partant pour l'alchimiste, si un remède simple existe, il aura les ingrédients nécessaires."

Les trois aventuriers annoncèrent leur intention aux villageois, ils reçurent quelques encouragements, mais on sentait que la maladie affaiblissait les corps, car les "acclamations" ne furent pas très énergiques. Le sorcier s'approcha d'une fenêtre, barricadée avec quatre planches grossièrement fixées à encadrement par des clous rouillés. Tout en évitant d'attraper le tétanos, Zaeseth se pencha en avant pour tenter d'apercevoir la place principale par la mince fente laissée entre deux planches. Pas un chat, enfin si, un petit chaton perdu par sa mère, mais qui disparut rapidement de son champ de vision.

"A part un chaton, rien à signaler ! Je pense qu'on peut sortir maintenant. Pour dissuader les villageois hostiles de le faire aussi, je peux toujours lancer une boule de feu mineure sur la porte de l'auberge."

L'attaque d'un lieu de beuverie constituerait de surcroît une attaque psychologique indéniable.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Lun 29 Oct - 4:48

Spoiler:
 

Visiblement, cela ne semblait pas trop déranger Zaeseth non plus cette histoire de démon, et Vrolg imagina donc que lui aussi avait un plan pour chasser la chose de Wald. Peut-être même qu'il savait exactement la taille que prendrait la créature dans le membre à couper, afin d'en laisser un maximum au paladin ... En tout cas le groupe allait repartir ... euh ... mais où ?

"Où qu'il habite l'archimiste au fait ?"

Un villageois non loin bredouilla, comme s'il savait où que c'était, mais qu'il hésitait à parler. Sans trop de ménagement, Vrolg l'invita à les guider, en le forçant involontairement à se lever, lui ayant attrapé le col de sa tunique.

"Tu peux nous montrer, steuplait ?"

Le ton était étrangement poli, jurant avec le timbre rauque et le fait que le paysan n'avait plus pied. L'air – si ça n'en était qu'un – de faire dans son froc, tétanisé, le pauvre hère acquiesça vivement de la tête, pressé de retrouver le plancher des vaches, et de s'assurer qu'il était encore en vie. Il ne fut pas trop déçu. Se retournant vers les siens, terrifié, il tituba lorsque l'être semi intelligent lui fit une tape dans le dos – que lui seul pouvait juger d'amicale – regrettant déjà de n'avoir su la fermer.

"Les gars, voici, euh ...
-To ... Tom !
- ... Tomtom, qui va nous servir de plan. Faudrait éviter qu'il se fasse trop abîmer quand-même, sinon qu'on sera paumés."


Bien qu'il soit honoré, dans un sens très restreint, d'aider ceux qui étaient les plus compétents à deux lieues à la ronde (mais pas plus loin) cela ne plaisait guère au laboureur d'être prit pour un vulgaire guide mi-chemin, même si le fait que le poing de la peau verte égalait grandement celle de sa propre tête, et que c'était l'une des raisons qui le poussait à se la fermer (y avait aussi le marteau de bourrin qu'avait son compagnon humain, et le sorcier qui semblait compétent).

La main posée sur la porte, le demi orc semblait concentré, et se mit à marmonner.

"Un ... Deuze ... Partez !"

Appuyant sur le bois fortement, Vrolg ne réussit pas à ouvrir, ce qui l'étonna. Poussant à nouveau, il fit craquer sinistrement le bois, avant de comprendre son erreur et de tirer sur la poignée, qui par ne sait-on quel miracle ne céda pas, contrairement à la planche qui avait été placée en renfort contre la porte pour la maintenir fermée.

Toute hache dehors, le guerrier attendit que ses compagnons le suive, et que leur "plan" ne leur indique l'itinéraire à emprunter. Seulement, alors qu'ils couraient derrière le type maigrichon, cela s'agitait à l'auberge, et déjà la porte d'entrée s'ouvrait à la volée, quelques paysans boutonneux surgissant, armés comme des gobelins – c'est-à-dire de ce qui leur était tombé sous la main au moment X où ils cherchaient une arme ...

Or, ce fut le moment opportun que choisit le terriblement frustré Sorcier de Tzinntch pour leur balancer une boule de feu mineure, qui, au lieu de leur foncer droit dessus, alla mettre le feu à la toiture de l'établissement. Le tout serait de savoir au bout de combien de temps les occupants du bâtiment se rendraient enfin compte qu'ils avaient un incendie potentiel – ou bien déclaré – au-dessus de leurs têtes.





Spoiler:
 

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 15 Déc - 17:58

Le craquement sinistre de la planche ne fut pas des plus discret : le bruit sourd se répercuta  dans la grand-salle de l'auberge. Parmi les malades, certains, étourdi par le son, poussèrent des plaintes à peine audible. Zaeseth comprenait assez bien qu'avec leur cerveau en compote, l'ouverture on-ne-peut-plus bourrine de la porte devait être assez désagréable.

Le demi-orc, faisant fi de l'attitude des paysans - il ne devait même pas l'avoir remarqué -, continua sur sa lancée et déboula dans la rue, suivi rapidement par ses deux compagnon et leur guide temporaire. Les paysans corrompus devaient, tout comme l'avait fait le groupe d'aventurier, observer l'adversaire depuis l'intérieur du bâtiment ; à moins que ce ne soit simplement la plainte sinistre du bois qui les avait averti. De ce fait, un petit groupe de cinq personnes émergea rapidement à l'extérieur.

Histoire que ces derniers ne se mettent pas en tête l'idée de les poursuivre, le mage noir se dépêcha de lancer une boule de feu mineure sur le premier paysan à portée. Du moins cela fut son intention, car le projectile alla s'écraser au beau milieu d'un toit en chaume. Depuis son plan d'existence, le dieu des flammes fut interpelé par cette perspective de feu de joie : les torches humaines étaient toujours des spectacles réjouissants.

- On continue !


Le mage noir s'élança à la suite de leur guide. Il espérait que les villageois s'occupent en priorité de l'incendie en train de se déclarer sur le toit de l'auberge, ainsi, les trois aventuriers pourraient rejoindre la demeure de l'herboriste sans encombre. En fait, s'ils étaient poursuivis, Zaeseth craignait que l'instinct guerrier du demi-orc fasse surface.

*Espérons juste que les habitués de la taverne-auberge ne nous en tiendront pas rigueur.*

_________________
Spoiler:
 


Dernière édition par Zaeseth Helimond le Sam 24 Aoû - 19:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mar 20 Aoû - 7:36

Le guerrier ne pouvait que trop bien sentir la tentation qui venait du plus profond de son instinct, une tentation réservée d'habitude aux barbares et aux créatures vindicatives. Cependant, la sienne n'était lié qu'à un instinct virtuel, ne coulant pas dans ses veines comme un symérien, mais plutôt contrôlant ses mouvements comme une imposante poigne qui ne le laissait pas maître de ses moyens. Cette tension venait d'une force surnaturelle qui tirait son origine de la violence, de la colère et de la haine, ne pouvant apparaître que lorsqu'une telle situation se produisait, une situation dans laquelle l'on pouvait, et de façon flagrante, croiser le fer avec un adversaire.

Les avantage de vénérer un dieu sanglant peuvent être nombreux, mais les paladins de cette divinité ne pouvaient faire l'impasse sur certaines règles et en contrepartie de l'obtention de miracle, les élus devait faire preuve de violence extrême lorsqu'un affrontement pouvait se produire.
Cependant, bien que le livre de règle concerne effectivement les paladins de Khornettho, il permet aussi de laisser une porte de sortie au moyen d'une intense concentration pour éviter de céder à la tentation du meurtre et du carnage.
Bien heureusement, Dremed avait eut un lourd passé qui l'avait contraint à lutter chaque jour pour surpasser son démon intérieur et à présent c'est avec une certaine facilité qu'il traversa, aux cotés de ses compagnons d'arme, la rue qui devait les mener chez l'herboriste.

Il put apercevoir du coin de l’œil une boule de feu partir dans une direction adjacente et un semblant d'incendie s'allumer sur le toi d'une bâtisse. Le sorcier avait donc ce genre de pouvoir ? Il s'imagina tenter de parer une boule de feu et cette réflexion lui glaça le sang, il allait certainement à l'avenir se montrer moins hostile avec ce pratiquant des arcanes aux allures de cultiste ténébreux.
Regardant devant lui, il parvint à calculer une distance de quelques mètres. Bientôt, peut-être, trouveraient-ils une solution pour sauver ces habitants, même si au final tout ce qui l'importait était l'or, rien de plus.


"Espérons que cet homme saura nous aider, nous ne pourrons pas rester indéfiniment dans ce village si aucun remède ne saurait être trouvé."

Intérieurement il espérait pouvoir massacrer tout le village dans le cas où nul remède ne serait à leur disposition, après tout un adepte de Khornettho se devait de faire le mal de temps à autre et l'optique de sacrifier tout un village le tentait bien.
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 24 Aoû - 14:09

Alors que l'expédition de secours se ruait vers le sud du village, à l'opposé de la grande place, des réfugiés qui s'étaient calfeutrés dans la boucherie, et qui semblaient bien portants, se ruèrent au dehors, croisant les aventuriers et leur guide sans même s'occuper de leur présence, hurlant de terreur devant le spectacle atroce du toit de l'auberge en flammes.

"Ils sont devenus fous ! L'auberge va flamber !
-Vite, au puits !"


L'espace d'un instant, le Demi-Orc faillit faire demi-tour (s'il avait été un Orc, peut-être en aurait-il fait un complet) pour porter assistance aux héros qui, faisant fi de leur propre santé, partaient à la rescousse de cet établissement sacré, quand il se rappela soudainement qu'il avait un "archimistre" à trouver.

D'ailleurs le Tomtom, complètement essoufflé, pointa du doigt une maison à colombage, l'une des seules de la bourgade, avant de tomber à genoux, se tenant les côtes. Le guerrier, n'ayant pas le temps d'attendre qu'il ne prie ou ne fasse la sieste (ce qui pour les fidèle du grand Dlul devait revenir au même), il attrapa le villageois comme un sac à patates et le jeta sur son épaule, avant de s'arrêter à deux pas de la porte, l'air doublement embêté, tout d'abord car il ne savait pas trop s'il devait défoncer la porte pour gagner du temps ou non, mais aussi car avec son arme dans l'une et l'autre retenant son paquetage, il n'avait plus de main libre pour se gratter la nuque, ce qui, à défaut de lui donner de bonnes idées avait le don de la détendre quand il se sentait paumé.

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 8:16

Le projectile magique avait mis le feu aux poudres : l'icône du village - comme c'est souvent le cas pour les auberges dans ce genre de village paumé - était en proie aux flammes ! Dans peu de temps, si rien n'était fait, il se propagerait aux tonneaux de bière et aux saucissons stockés un peu partout dans l'établissement ! Cela expliquait sans doute pourquoi autant de villageois se ruaient dehors en dépit des miasmes : ils se devaient de sauver le lieu de culte du village. Croyants et non-croyants du culte de la bière, les premiers étant beaucoup plus nombreux (le rapport devait avoisiner celui de la population naine par rapport aux membres du Beau Peuple dans une ville comme Mliuej), convergeaient vers le puits dans une débauche de précipitation.

"Ma diversion devrait les occuper pour un moment, j'ai touché un point névralgique. Finissons notre affaire avant qu'eux ne finissent la leur, ça vaut mieux pour tout le monde."

Zaeseth tenait à se conserver une certaine contenance face à ses compagnons. Le projectile visait dès le départ le toit de l'auberge, du moins c'est ce que tentait de se persuader intérieurement le mage noir. Non mais allo quoi ! T'es un sorcier noir de Tziintch et tu te rattes ta boule de feu mineure ?! Allo ! (Je mettais pourtant juré de ne jamais la faire)

Le trio d'aventuriers et le terreux atterré par tout ça atterrirent avec facilité devant la boutique de l'herboriste, boutique qui constituaient aussi son habitation. Vrolg s'arrêta brusquement devant la porte, surprenant Zaeseth qui passa à deux deux doigts de prendre un sac de patates en pleine face. Remis de ses émotions, le mage remarqua que ce qu'il avait pris pour un sac de tubercules était en fait le pantalon en toile de jute du villageois qui les guidait. Le demi-orc, tous les muscles tendus, surtout ceux de la nuque, restait posté devant la porte sans rien faire. Zaeseth s'était attendu à une ouverture de porte expéditive, mais rien ne vint, aussi tourna-t-il son regard vers leur contact sur le terrain. Celui-ci, cassé en deux sur l'épaule du Vrolg, avait les yeux d'un type qui a des côtes brisées et qui attend la première occasion pour les compter. Autant dire, sans trop se mouiller, que la prochaine fois qu'il croisera des aventuriers dans une auberge, sa bouche restera aussi fermée qu'une huître à marée basse. Tenter d'ouvrir en utilisant la poignée semblait une bonne option, la plus normale aussi. Pour se faire, le mage noir contourna le monolithe verdâtre, et tenta sa chance en tournant vers la droite.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 9:05

Autant de feu et de peur avait de quoi attiser l'instinct du paladin de Khornettho. Il voyait les habitants se dépêcher et courir partout comme les sacs de sang et d'os qu'ils étaient. Oui... Des os et des crânes, quel magnifique sacrifice ce serait pour le dieu du carnage si Dremed venait à foncer dans le tas en faisant de grand moulinés avec son marteau de guerre.

L’excitation du guerrier revenait en lui et c'est seulement grâce à sa course endiablée avec ses autres comparses que le calme put revenir en lui. En effet, étant déjà arrivé, Vrolg avait stoppé net sa course et demeuré immobile et contracté, ses muscle étaient tendus. Se pourrait-il que lui aussi lutte pour éviter de foncer dans le tas et de faire du "Poutrage" sur les villageois? La curiosité l'emportant sur son sang bouillonnant, non Dremed n'est pas rentré dans Vrolg pour s'affaler sur le sol à la suite d'un caillou mit exprès sur sa route par le dieu des nains à la c**... enfin si mais c'est pas la question.

Bref, le paladin se relevant difficilement de sa rencontre avec le corps massif du géant vert. il jeta tout de même un œil à la porte et fut rassuré d'apprendre que le sorcier se trouvait déjà devant le panneau de bois prêt à l'ouvrir, au moins ne recevrait-il pas de quolibets de la part de l'elfe noir. Une seconde de réflexion dans son esprit lui permis d'espérer que la porte serait piégée, m'enfin, on peut toujours rêver.

Dremed se tourna vers Vrolg dans l'intention de blaguer un peu avec le demi-orque:


"C'est l'histoire d'un elfe noir qui tente d'ouvrir une porte, et SPROTCH!"

Il accentua sa dernière onomatopée en frappa vigoureusement sa main gauche avec son poing droit. Une blague simple et assez barbare qui devrait normalement faire plaisir à son compagnon au sang sauvage. A moins que vu son état d'hébétude, il ne soit incapable de comprendre et pire, lui mette une beigne pour lui apprendre le sens du mot SPROTCH.

Toujours est il qu'ils avaient devant eux une porte avec un danger potentiel et que le sérieux de la situation réclamait à présent toute son attention. Il n'était plus temps de bavarder et de faire des blagues stupides, il était temps d'agir.
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 10:31

Contournant son camarade, planté devant la porte comme une poule découvrant une fourchette, le Mage Noir se retrouva devant une porte de plutôt bonne facture, visiblement renforcée, au vue des pièces de métal ressortant du bois, munie d'une poignée, d'une serrure et d'une cognée rudimentaire, mais qui dans ce village de péquenauds faisait office de grand luxe.

Tournant la chevillette, la bobinette ne chut pas pour autant, et la porte resta close. Pourtant, le rire gras du Demi-orc ne réussit pas à couvrir le tintement de nombreuses clochettes à l'intérieur, et en moins de temps qu'il en fallait à un bègue pour dire "sa ... sal ... salami" une des fenêtres à l'étage s'ouvrit à la volée, et un vieux bonhomme à l'air angoissé et armé d'un lance-pierre fit son apparition.


"Qui va là ?! ... Oh, mais qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas du coin. Partez, avant de tomber malade, à moins qu'il ne soit trop tard ... Oui, oui, peut-être ..."

Ce qui était flagrant chez le vieillard – probablement l'alchimiste dont avaient parlé les villageois – en dehors de ses cheveux grisonnants en pétard, de son air maigrelet, malgré une taille respectable, était ... qu'il louchait affreusement ! Détendant la tension de son arme, qui ne contenant pas une pierre, mais une sorte de flacon en verre au contenu rose bonbon, il bredouilla d'un ton las et désemparé.

"Pourquoi être venu jusqu'à chez moi ? Et pourquoi dans ce village, en définitive ?"

Ce à quoi le mercenaire ne sut pas vraiment répondre :

"Euh, bah ... c'est queee ... Pas ... une ... deuze ... plusieurs questions à la fois, j'ai rien comprendu !"

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Zaeseth Helimond

avatar

Nombre de messages : 160
Age : 21
Citoyen de : Chnafon
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Elfe gris
Date d'inscription : 05/07/2011

Feuille de personnage
Energie Vitale:
13/13  (13/13)
Energie Astrale:
35/35  (35/35)
Expérience:
76/100  (76/100)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Mer 28 Aoû - 21:36

Bien que la porte ne s'ouvrit pas, le fait que la poignée ait été tournée déclencha un concerto de clochettes à l'intérieur de la vieille bâtisse. Le mage noir doutait fort qu'il s'agisse de la mélodie d'une sonnette, tant les sons étaient peu harmonieux et, par suite, la mélodie ainsi formée tout autant agréable à l'oreille. Il ne restait donc que deux possibilités concernant l'origine du bruit : soit le réveil brutal d'un auroch au beau milieu d'un entrepôt de clochettes, soit le son du mécanisme d'activation d'un piège installé par un technicien mélomane. Sans savoir pourquoi, la seconde paraissait la plus vraisemblable, y compris en omettant l'enseigne "Herboristerie" qui battait au vent juste au dessus de la porte d'entrée.

L'elfe noir crut y passer en entendant à peine cinq secondes plus tard un fracas suspect venant d'au dessus de sa tête. S'en était fini de lui, il allait faire les frais du piège dont il avait tant entendu parler en ville, à tel point que cela lui évoquait plutôt une banale légende urbaine destinée à effrayer les campagnards. Il aurait dû les écouter, tous ces poivrots, et surtout se montrer plus prudent. La fin de sa vie d'aventurier approchait à grand pas. Cause de la mort : la boîte crânienne réduite en charpie par LE piège ultime en environnement urbain : le pot de fleur briseur-de-crâne. Un schéma explicatif vaut mieux qu'un long discours :

Spoiler:
 

Une seconde avant l'impact probable, Zaeseth ferma les yeux. Il se consola tant bien que mal en se disant que ce piège était sans doute très efficace puisqu'il n'avait jamais entendu de survivant témoigner. Rien ne tomba du ciel. Ah, si, une voix un peu chevrotante sur les bords :

"Qui va là ?! ... Oh, mais qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas du coin. Partez, avant de tomber malade, à moins qu'il ne soit trop tard ... Oui, oui, peut-être ... "

La voix s'interrompit un court instant avant de reprendre :

"Pourquoi être venu jusqu'à chez moi ? Et pourquoi dans ce village, en définitive ?"

L'elfe noir leva les yeux, en fin de compte, pour peu qu'on remplaçait l'auroch par un vieux monsieur atteint d'un strabisme divergent sans commune mesure, la première hypothèse était bien la bonne ! Son muscle cardiaque ralentit d'un coup. Pas un piège, ce n'était pas un piège ! Toutefois, l'expérience traumatisante qu'il venait de vivre le laissait incapable de placer le moindre mot pour répondre à l'étrange individu qui venait d'apparaître.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Dremed

avatar

Nombre de messages : 265
Age : 22
Citoyen de : Mliuej
Sexe du Perso : masculin
Statut Spécial : Paladin Humain
Date d'inscription : 08/08/2009

Feuille de personnage
Energie Vitale:
32/32  (32/32)
Energie Astrale:
10/10  (10/10)
Expérience:
114/140  (114/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Jeu 29 Aoû - 16:55

Pourquoi le destin était-il si cruel? pourquoi aucun piège ne s'était-il déclenché? La mort de ce mage hautain ne serait pas une grande perte pour le groupe. Fichus alchimistes et leur manque de protection.

En parlant d'alchimiste, il semblait à présent évident qu'une phase d'ETCI, échanges de termes charisme contre intelligence, venait de commencer. Le but était ici bien plus que voyant, il s'agissait de garder son sang froid, de ne pas défoncer la porte et de négocier. La première partie fut maîtrisée avec brio, la seconde aussi dans le même temps. Dremed jeta un œil en arrière et vint rajouter un malus à son plan, la possibilité qu'un détachement d'habitant viennent à leur rencontre pour leur casser quelques dents. Bien entendu le paladin n'eut cure de cette option et semblait plus excité que jamais à la venue d'un groupe de contaminé.

Malheureusement sa raison venait de le rattraper et il se souvint de la mission qui les intéressait. Prenant toute sa prestance pour agir de manière charismatique sur un tel individu, Le paladin du dieu sanglant opta pour la diplomatie:


"Nous sommes simplement un groupe d'humbles aventuriers venus dans ce village en quête de problèmes à régler. Nous venions ici afin de découvrir quel dangereux phénomène pouvait bien exhaler de cet endroit. Tout ce que nous voulons à présent c'est vous offrir notre aide, non seulement à vous mais aussi au village entier car nous remarquons bien sa détresse et celle de ses habitants. En définitive, nous sommes venus vers vous, chère alchimiste, afin de trouver une solution à ce fléau qui s'empare des villageois. Nous pensions que vous auriez un moyen de les guérir. Maintenant, nous vous prions de croire en notre pureté de corps et de nous laisser entrer."

Il marqua une pause, reprenant son souffle déjà bien assez court à cause de leur récente cavalcade. Il reprit:

"Croyez nous car nous sommes peut-être à présent votre seule et unique chance de sauver ce village. D'ailleurs, si vous nous aider vous tirerez autant de gloire que vous obtiendrez certainement richesse et reconnaissance pour votre talent."

Fière de son petit discours, Dremed gardez tout de même de larges doutes quant à sa propre persuasion. Il avait souvent mentis pour rester en vie, mais aujourd'hui n'était que vérité et il pria pour que son charisme et ses raisons l'aident à convaincre l'homme au dessus d'eux de leurs intentions bienfaitrice.

Il eut tout de même un frisson en regardant la fiole et son contenu dans le lance pierre et ne put empêcher sa nuque de s'hérisser en pensant aux effets néfastes et aléatoire d'une telle mixture sur leur organisme.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Vrolg
Terroriste Graphique
avatar

Nombre de messages : 144
Age : 28
Sexe du Perso : Masculin
Statut Spécial : Guerrier mercenaire
Date d'inscription : 22/04/2012

Feuille de personnage
Energie Vitale:
39/40  (39/40)
Energie Astrale:
0/0  (0/0)
Expérience:
127/140  (127/140)

MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   Sam 31 Aoû - 15:16

Devant la bande ... euh ... un peu ... hétéroclite qui se présentait à sa porte pour des raisons visiblement pécuniaires et à but honorifique, le savant sembla se concentrer, les pupilles de ses yeux se rapprochant lentement l'une de l'autre, avant que dans un déclic elles ne reviennent à leur dérangeante place initiale.

"Oui, bon. Je suppose que vous pourriez m'être utile ..."

Le vieux bonhomme disparaissant à l'intérieur l'espace d'un instant, telle ne fut pas la surprise de Vrolg de constater que la nuit venait de tomber sans prévenir.

"Y fait tout noir ..."

Par nuit ... il fallait surtout comprendre que l'alchimiste venait de jeter au dehors un tas de chiffon, qui n'avait fait que d'atterrir sur le crâne du mercenaire, ainsi privé de toute lumière.

"Attachez-vous ça autour du visage. La maladie s'attrape principalement par voie aérienne.
-Hein ?!
-Euh, on ... on peut tomber malade en respirant, messire ... Orc ?
-Non, ça j'avais comprendu, Tomtom. Mais qu'est-ce qui faut que qu'on s'attache à la figure ?
-Et bien ... ça."


Le jeune péquenaud, porté par la grande masse verte, souleva les chiffons entravant la vue du guerrier, faisant passer deux d'entre eux aux autres membres du groupe, avant de nouer le sien au niveau de la nuque. Retrouvant le plancher des vaches à son grand soulagement, celui-ci entra sans attendre dans la belle maison aussitôt que la porte fut ouverte, après le grincement agréable caractéristique d'un mécanisme de serrure, qui chez certains aventuriers chanceux signifiait gagner de l'argent.

"Entrez, dépêchez-vous !"

Au moment où la porte se referma, sur une pièce sans dessus-dessous et seulement éclairée par deux lampes à huile, les figures boutonneuses de trois fermiers disparurent, dans un "Hé merde !" exprimant l'échec lamentable de l'assaut lancé par les malades au sortir de l'auberge.

Bien que l'un d'entre eux fut armé d'une hache, on n'entendit pas le moindre coup porté sur la porte, pas même que sur les volets, et les bougonnements des paysans s’atténuèrent progressivement, signe qu'ils repartaient bredouille, à moins que ce ne soit ce qu'ils comptaient faire croire ...

Ce qui aurait dans un autre temps dû être un salon était littéralement envahi de parchemins et de livres en tout genre, peu de place étant disponible pour circuler. Posant sa lampe sur une grande table et s'empressant de poser les piles d'ouvrages dans un coin pour la dégager, il invita les quatre invités de dernière minute à s'installer, dans un "Ne faites pas attention au désordre, je ne m'attendait pas à recevoir qui que ce soit aujourd'hui ...", ce qu'un "Bah du coup, quoi qu'on peut regarder ?" ne trouva pas la moindre réponse en retour, le scientifique décidant d'ignorer cette intervention des plus discourtoises.

"Bien ... Alors, je me présente, Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim, maître Alchimiste, diplômé du collège d'herboristerie de Kjaniouf et membre de la Confrérie des Potionnistes et Distilleurs de l'Ouest ... mais vous pouvez m'appeler Philippe si cela vous chante."

Jaugeant les trois inconnus du regard, les dévisageant à tour de rôle, Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim devait être venu à la conclusion que le chef du groupe pouvait être l'Elfe Noir, à moins qu'il ne considérât les deux combattants comme bien trop peu instruits pour avoir l'honneur de discuter avec lui ; quant à Tom, il y avait fort peu de chance que son existence soit pertinente aux yeux du vieillard.

"Vous arrivez à point nommé, j'ai enfin déniché le manuscrit que je cherchais, et je crois avoir trouvé une piste pour soigner la populace ... si ce n'est que je n'ai pas encore pris le temps de traduire la recette du remède."

S'approchant du Sorcier, avec une relique d'un ancien temps, que le paladin et la peau-verte auraient simplement considéré comme étant un "vieux bouquin", il l'ouvrit en plein milieu, comme savaient si bien faire les figurants d'aventures bidons, et le présenta à Zaeseth, le posant avec grand soin sur la table.

Outre la barrière de la langue, car le présent écrit avait été rédigé en Menzzorien, l'intello de la Compagnie qui n'avait pas encore été fondée commença à déchiffrer le chapitre présenté, et le vieil érudit apporta des biscuits sablés, satisfait d'avoir un assistant contractuel à qui déléguer le sale boulot.

"Un thé vous ferait-il plaisir ?"

Vrolg refusa catégoriquement, et au bout d'une minute demanda pourquoi "que ça prend autant de temps à lire le truc ?", ce à quoi Philippe répondit qu'il ne pouvait pas comprendre la profondeur et l'importance d'un tel document et qu'il ferait bien d'aller prendre son mal en patience à distance respectable dudit artefact.

Finalement, le tas de muscle monta à l'étage avec l'une des assiettes pleine de biscuits, non sans renverser une pile de grimoires au passage, et sans faire grincer sinistrement les marches de l'escalier, et s'installa dans une petite pièce aussi poussiéreuse que vide (évitant de se risquer dans ce qui semblait être le laboratoire de l'archimistre, qui était emplit d'objets fragiles, de livres et de trucs en verre) afin d'aiguiser sa hache d'armes avec son couteau à goretaille tout usé.

Dremed fut tout aussi congédié par le savant, qui eu la politesse de lui proposer sa chambre d'amis, ou bien d'aller rejoindre son camarade de tueries dans son cagibi, qui au moins était la seule pièce de la maison où se déplacer n'était pas une lutte de tous les instants. Et comme Tom n'existait pas vraiment, il alla s'installer dans un fauteuil du salon après avoir emporté un biscuit, où il s'endormit au bout de cinq minutes, pendule en main (ce que seuls les Barbares et les Orcs peuvent faire, bien que cela ne leur soit guère utile).


Spoiler:
 

_________________
"Eh, toi là ! Non, l'aut' ... Ah oui ! Invité !!! Va voter, sinon ... bah ce s'ra la louz !
... J'crois qu'il a comprendu."
orc
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ruines qui sentent des pieds, mythe ou réalité ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Encrier du Chaos :: Terre de Fangh :: L'Aventure Sauvage :: Le Bois de Glandorn-
Sauter vers: