L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Un allé pour un retour.

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Dremed

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MessageSujet: Un allé pour un retour.   Sam 5 Mai - 17:55

Ayant été refusé dans toutes les auberges et tavernes pouvant offrir un lit, surtout parce qu'essayer de séjourner dans une auberge avec deux têtes de créatures vertes pendues à sa ceinture était d'une extrême difficultés, Dremed s'était tourné vers la maison de Flebotum, le mage qui ne l'avait pas payé et dont il s'était vengé pour la perte de temps que ce sorcier lui avait infligé. Il crécha deux jours durant dans cette bâtisse.
La maison, à son immense surprise, était toujours abandonnée, le cadavre de son ancien propriétaire, que les asticots n'avaient pu atteindre pour l'instant, laissant place aux champignons s'en donnant à cœur joie, à l'intérieur. Il avait pris un vieux rideau et l'avait jeté sur le corps, coupant un peu les relents de pourriture qui émanés de la charogne, puis il avait rassemblé ses forces pour aller jeter le corps, entouré du tissu, dans le canal adjacent. En chemin il faillit tomber dans la rivière en lâchant le canal, manquant de peu le grand plongeon. Puis, il était retourné dans le bâtiment pour prendre une nuit de repos bien méritée.
Donc, deux jours plus tard à faire la grasse matinée et à aller chercher quelques denrées alimentaires sur le marché, vers dix heures, Dremed avait rassemblé toutes ses affaires, en espérant ne rien avoir omit, et prit enfin la route vers sa résidence, afin de juger du niveau de délabrement.

La route était longue vers Boladar, une journée de marche en partant tôt et encore, si l'on ne rencontrait aucun gros problème et pour un voyageur isolé, les problèmes risquaient d'être fréquent comme nous le prouve ce jet de dès, comme nous le prouve la suite des événements.

Ainsi, le nez au vent, la cape claquant, la masse neuve à la main et le regard durcit, par les relents d'odeur encore présent dans son appendice nasal, le paladin de Khornettho avançait sur la route. Le pont n'était qu'à une douzaine de kilomètres de la ville, ce qui lui ferait environ une heure et demie de marche avant qu'il ne puis enjamber l'une des branches du Fleuve Elibed.
La première heure de voyage se déroula sans ombrage. Le vent matinal des montagnes du nord, soufflant sur les flancs des parois rocheuses, vint frapper le visage du paladin qui ressentit la morsure du froid sur ses joues à découverts. Il remonta son foulard au-dessus du nez, histoire de ne pas attraper un rhume et d'éviter de gagner bêtement un malus...
Lorsqu'il arriva en vue du pont, le paladin observa les alentours, les ponts étant généralement un lieu fréquemment utiliser pour tendre une embuscade, sans rien apercevoir de concret.
Il avança d'une démarche assurée, posa ses bottes sur le pont et fut surpris par trois gobelins.
Les trois créatures de petites tailles s'en prirent à lui, armées de dagues de base et vêtues de gambison sans manche. Dremed attaqua en premier, faisant valser son marteau au-dessus des têtes vertes, sans toutefois en toucher une seule. Une des créatures l'attaqua, suivie de ses compères, tout trois étant aussi habile les uns que les autres, aucun ne parvint à atteindre sa cible.
Le paladin s'énerva rapidement, il ne voulait pas s'éterniser ici et ne voulait pas non plus commettre une erreur qui lui couterait la vie. Il envoya un coup vertical, de haut en bas, à sa cible qui essaya de parer tant bien que mal. Malheureusement pour lui, parer à la dague n'est pas aisé et il accusa le coup, la tête entre les épaules, littéralement.
Les deux autres gobelins en vinrent à se poser des questions sur la nécessité de devenir brigand au lieu d'ingénieur ou de commerçant. Pour l'un, le choix fut rapide, il décida de prendre ses jambes à son coup pour rentrer dans une école prestigieuse et devenir un jour un des plus puissants et riche homme d'affaire du monde, tandis que le second, plus hargneux, sauta sur le prêtre-guerrier, bien décidé à finir le boulot. La peau-verte rata son coup et arriva dans le dos du paladin qui se retourna et tenta un coup malhabile qu'il ne contrôla pas. La tête du marteau arriva à plusieurs pas de la cible initiale. Le gobelin saisit sa chance, maudit par Mankdebol, ce fut un nouvel échec, de même pour le paladin.
La passe suivante fut aussi décevante que la précédente. Néanmoins, le gobelin réussi enfin à toucher son ennemi qui manqua de parer tant sa masse manquait en maniabilité (-8EV). La passe qui suivie fut déplorable et enfin Dremed vint à balancer son adversaire sur le sol. Celui-ci sombra dans le coma tant il était faible. Le paladin, comme son dieu l'aurait fait, s'avança vers le gobelin et écrasa sa cage thoracique.
Après une rapide fouille, il s'avéra que la dague du premier gobelin était brisée, son armure détruite, tout comme celle du second, et ils n'avaient pas d'or sur eux. Dremed ramassa tout de même la dague du gobelin, basique, la rangea dans son sac et reparti vers Boladar.
Il lui restait environ deux heures et demie avant d'atteindre le village et cette rencontre l'avait bien affaibli.
Sur le chemin il put voir arriver un duo d'orque boiteux, sans doute venant de se prendre une défaite face à des aventuriers récalcitrants. Il remarqua que l'un d'eux avait plus de sang que l'autre sur ses vêtements et qu'il avait une plus large blessure. Le paladin les contourna, ce disant que ce ne serait pas assez digne de son dieu que de frapper des créatures qui avaient perdu en quantité leur sang, il préférait vider complètement ses ennemis dans un seul combat et en récupérer plus de gloire plutôt que de se contenter des restes. Il se rassura de cette façon, pensant que son dieu ne lui en voudrait pas et après plusieurs crampes à être resté caché derrière un fourré, pour éviter la vengeance des deux verdâtres, il se releva, le dos en compote et les reins compressés.

Quelque part, à plusieurs univers vers la gauche, Khonettho grognait de mécontentement et alla se venger de cet affront lorsque un truc chaud frappa à sa porte et qu'il oublia l'insignifiant humain irrévérencieux.

Le paladin arriva, enfin, au village. Ce dernier étant plus calme que l'autre fois. Il pouvait entendre des cris de joies venant de la taverne, apparemment les villageois célébraient un heureux événement. Avant de s'y rendre, Dremed parti découvrir sa résidence.

Quand le nain lui avait dit: « délabré », le paladin avait cru que quelques planches et une poignet de cloues seraient suffisant pour retaper sa cabane... Et bien non ! Il fallait refaire un volet, replacer la porte, boucher les troues du toit, acheter ou fabriquer une table, un lit, une étagère ou une armoire et surtout, il lui fallait une serrure avec une clef. Après avoir jugé de l'étendue du travail sous les aboiements du vieux chien qui montait la garde, le prêtre-guerrier se pencha vers l'animal. Pas si vieux, seulement maigre, et faible, avec juste la force de tenir sur ses pattes et de harceler de grands cris les divers passants. Pour le reste, c'était un lieu assez grand, mais plutôt fait pour des gueux. Il se rendit au village à la recherche d'un ébéniste ou du bucheron qui l'avait aidé dans sa mission et qui avait gagné une certaine gloire dans le village grâce au paladin.
On lui apprit que le personnage était dans la taverne en train de fêter une nouvelle victoire. Lorsque le paladin entra dans l'établissement, ses deux têtes à la ceinture, le patron lui demanda immédiatement de sortir, car il craignait que son parquet soit souillé de sang:


« Dites donc, ça va pas la tête de rentrer avec ça ici ? »

Le paladin lança un regard au tavernier, haussa les épaules et observa la salle. Une masse de paysans, de jeunes filles et de voyageurs était assemblé autour de deux personnes. Sous les grognements du tavernier, Dremed s'approcha, jouant des épaules pour s'approcher de ceux qui étaient le centre d'attention de la foule. Il découvrit, surpris, qu'il s'agissait du bucheron et de la femme qu'il avait entrainé avec lui dans les bois. La fille leva un sourcil pour se rappeler son visage tandis que le bucheron grimaça avant de lui sourire:

« Ha! Tu es le guerrier qui est venu en aide au village et qui nous a entraîné. A tous, voici celui à qui vous devez les deux héros qui sont devant vous. »

Dremed n'y compris rien et se contenta de tourner la tête pour voir s'il n'y avait personne derrière lui à qui on s'adressait. Il revint à ses anciens coéquipiers et leur annonça:

« J'ai un service à vous demander. »

Le bucheron stoppa son élan jovial et reprit du sérieux pour écouter Dremed:

« Il faudrait que tu m'indiques quelqu'un pouvant m'aider à réparer la propriété que j'ai reçu en remerciement de mes actes. Il me faudrait une bonne vingtaine de planche, cinq fois plus de clous et un mec qui sait bâtir. »

Le bucheron éclata de rire:

« Attend, t'es un guerrier, tu vas te poser et arrêter le combat. »

« Non, j'ai besoin d'un endroit où me poser pour faire le point. »

Le bucheron cessa ses rires gras et dit:

« Boff... Si c'est qu'ça, j'vais t'aider hein. En échange tu me devras seulement une centaine de pièces d'or. »

Dremed toussa, il savait que les aménagements coûtés chers et que ce prix valait mieux qu'un autre, mais cela il ne pouvait pas l'avaler.
Il regarda le gaillard et répondit:


« C'est d'accord. »

Dremed saisi une chaise et s'assit prêt de ses nouveaux amis:

« Alors que ce passe-t-il pour que vous soyez le centre de tant d'attention ? »

« On a dénicher un autre groupe de peaux-verte avec la petite donc on a proposé à la milice de s'en charger. On les a mis en fuite, on a récupéré une récompense pour le boulot. On a décider de monter notre propre compagnie d'aventurier. En ce moment j'étais justement en train de demander à ces gens s'il y en avait qui voulaient nous rejoindre. »

« On les a mis misère !»

Dremed repensa aux orques boiteux qu'il avait croisé, puis il dit:

« Et alors ? Ce recrutement il en est où ? »

« Ben on a un gars plutôt motivé, costaud, mais... il a des pieds à la place des mains et il est bête comme ses pieds. »

« Si je peux vous donner un conseil, essayez de vous rendre à Mliuej, trouver un mage ou un soigneur, voir les deux, et peut-être une autre force de frappe. Je retourne en ville dès que j'aurai finis ma baraque. Alors ? »

Le bucheron tendis sa main, laquelle Dremed serra, et ils quittèrent l'auberge sous les regards déçus des postulants. Entre temps, le paladin pu apprendre que le bucheron se nommait Casinow et la fille Milda. Arrivé à la bâtisse, le bucheron jugea les travaux à prévoir et dit:

« C'est bon, en deux jours c'est finis, un si on se dépêche un peu. »

Pour Dremed cela paraissait impensable de finir si vite autant de choses. Mais bon, ce n'était pas son domaine de spécialité et peut-être n'aurait il pas besoin du nombre de planche et de clous qu'il avait prévu.
Le bucheron disparut quelques instants pour revenir sur une charrette, conduisant un attelage et amenant les planches. Trois marteaux se trouvaient à l'arrière avec une caissette de clou. Ils commencèrent les travaux. Le bucheron avançait vite. Habile et fort, il avait, en une heure, fabriqué la porte et le volet manquant. Il ajouta une vieille serrure qui, d'après lui, pouvait tenir quelques années encore et commença à les poser. La fille était montée sur toit et avait bientôt finis de boucher les trous.
Dremed, quant à lui, avait bien du mal à suivre le même rythme et n'arrivait pas à faire ce qu'on lui demandait, ils décidèrent qu'il resterait à l'écart du chantier pour calmer le chien. La seconde heure, le marteau du bucheron ripa pour atterrir sur sa main, faisant craquer quelques os ( le travail c'est la santé ?). Déconcentrée, la fille s'arrêta, descendit du toit et alla s'occuper de son camarade, elle lui fit un bandage, sans toutefois, que le sang coule. Il se remit difficilement au travail. A la dernière heure, le bucheron n'avait pas finis la table et la fille avait terminé le toit. Ils rentrèrent chez eux dans l'espoir de terminer le bâtiment le lendemain et de trouver un bucheron en forme.
Le chien ayant cessé depuis longtemps d'aboyer contre eux, depuis que Dremed s'était mis à le caresser. Il l'avait observé toute la journée et s'était rendu compte qu'il fallait nourrir l'animal. Pour la nuit, Casinow l'invita chez lui. Là-bas, il découvrit la présence de plusieurs objets qu'il n'avait jamais vus, des tables avec des troues dans chaque coin, un plateau rond avec une bille au milieu, l'appareil pouvant tourner et plusieurs dizaines de machins dans ce genre. Le paladin ne s'y attarda pas et parti directement dormir dans un lit d'accueil. Le chien quant à lui pu profiter de l'hospitalité du propriétaire qui semblait apprécier l'animal. Dremed, pendant ce temps, avait posé les deux têtes, qui devenaient de plus en plus sèches, par terre et serrait son marteau, la tête en bas, tout en priant Khornettho. Quand il eut finit sa prièrent, il alla dîner, puis s'en fut pour une longue nuit de sommeil.

A son réveil, le travail reprenant vers dix heures du matin, Dremed parti en direction du chantier en compagnie du bucheron. Milda les attendait et avait monté une chaise rudimentaire. Le bucheron fit la table en moins d'une heure. Cependant, la fille fit remarquer au bucheron que la table ne passerait pas par la porte et il dût la rebâtir à l'intérieur, payant son erreur de plusieurs épines ( Le travail c'est... bon d'accord). Pendant ce temps, Dremed s'était mis en tête d'arracher les mauvaises herbes entourant sa masure.
Il ne manquait plus que le lit que montèrent ensemble Casinow et Milda, sous peine de perdre un temps fou, en prenant le temps de se dire qu'il fallait le construire dans la chambre et non à l'extérieur. Le résultat ressemblait à une longue caisse en bois, avec des pieds de chaise raccourcis pour le surélever. Ils posèrent la porte et le volet manquant et ainsi fut achevée la demeure du paladin.
Il restait quelques planches qu'il rentra à l'intérieur et qui pourraient aider plus tard. La compétence bricolo du dimanche avait une réelle utilité finalement, même s'il n'avait pas fait grand-chose il était heureux de s'être épargné le sale boulot d'autant plus qu'il ne savait pas bricoler.
Dremed remercia ses amis, puis ils lui rappelèrent sa promesse de les emmener avec lui à Mliuej pour devenir une compagnie d'aventurier renommé:


« Vous savez, le métier d'aventurier n'est pas facile tous les jours. En plus on est déjà nombreux sur le marché, vous trouverez que des ennuis. »

Il n'avait manifestement pas envie d'avoir à s'occuper de ces deux paysans. Ils le regardèrent les yeux pleins de haine. Prit d'un élan de dévouement pour son dieu, et surtout n'ayant pas envie de se prendre une mandale, le paladin se dit qu'il serait plus sage de les faire devenir aventuriers, car ils pourraient ainsi faire couler le sang, c'était mal, mais le mal c'est le bien:

« Bon, allez rassembler vos affaires on part dans une heure. »

Dremed rentra dans sa maison, prépara ses affaires, avala une ration, c'était sa deuxième depuis qu'il était repartit, déposa les deux têtes sur la table, faisant face à la porte d'entrée, ferma la porte derrière lui et se posa prêt de son chien pour tuer le temps (à ne pas prendre au sens propre du terme). Le bucheron était allé rendre la charrette et la fille alla préparer ses affaires et dire au revoir à ses proches. L'heure arriva à sa fin et ils furent tous réunis pour prendre la route, le chien marchant à leurs côtés, c'était un début d'après-midi plein de promesse pour la compagnie qui quitta le village.

Allez hop ! Tu récupères toute ton Énergie Vitale, en attendant la suite.
Attention : c'est Khornettoh* la bonne orthographe.


Suite et fin.
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Un allé pour un retour.
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