L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.

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Tinal d'Abrens
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MessageSujet: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Ven 8 Avr - 17:28

Précédemment

À cette époque, notre héros ne se faisait pas appeler Tinal d'Abrens. Non, pas encore. D'ailleurs, il ne se faisait pas appeler du tout car il n'importait à personne de l'appeler tant il était aussi insignifiant que la foule des anonymes et inconnus que tout un chacun croise à chaque instant de sa vie, ou presque.
Voilà pour ce qui est de la renommée.
C'est par une belle journée de printemps qu'il avait décidé, n'ayant rien d'autre à foutre, d'aller se balader le long du joli sentier qui serpente en surplomb de la petite rivière au milieu des collines, non loin du Lac Aspousser. Il aimait particulièrement cet endroit car il était peu fréquenté en raison des nombreux essaims d'abeilles et de tout un tas d'autres insectes volants, et parfois même violents, qui y viennent sans cesse vous bourdonner dans les oreilles et vous piquer les miches. Il en serait quitte pour quelques cloques et démangeaisons mais la vue valait le coup d’œil.
Voilà pour le décor.

Ainsi donc, il cheminait en sifflotant entre deux "Aie ! Putain. Saloperie de moustique !" quand il crut entendre un appel à l'aide.
Il tendit bien l'oreille et, effectivement, s'aperçut qu'un quidam cherchait du secours. Son premier réflexe, compréhensible car chacun aurait fait la même chose, fut de faire comme si de rien n'était et il se dit que, de toute façon, il commençait à se faire tard alors autant rentrer. Malheureusement pour lui, il entendit, malgré ses efforts pour ne pas écouter, l'ultime appel de l'homme en perdition qui tint ces propos :


À l'aide ! À l'aide ! Au secours ! 10 PO à celui qui vient m'aider !

Son sang ne fit qu'un tour et il comprit qu'il était de son devoir de secourir cet individu en péril. Quel courage !
Il s'avança donc dans la direction d'où lui provenaient les cris de détresse. C'était un peu plus haut sur le chemin à un endroit où le sentier se rétrécissait dangereusement au-dessus d'une crête dominant de plusieurs dizaines de mètres les remous de la petite rivière. Il y trouva un cheval sanglé et arnaché de fort belle façon avec couverture, bride et selle frappées des armoiries d'une Noble famille. La bête paissait les jeunes touffes d'herbes fraiches et grasses laissant sa bride trainer au sol. À l'évidence, le cavalier n'était pas auprès de sa monture.
Où diable se trouvait donc ce bougre ?
Notre jeune et courageux héros s'aventura jusqu'au bord du précipice et y trouva un homme en fâcheuse posture reposant contre la paroi rocheuse, accroché d'une main à une touffe d'herbe et la pointe des pieds en équilibres sur une corniche si mince que deux hannetons ne pourraient s'y croiser, son autre main tentant désespérément d'atteindre la racine d'un arbuste qui pendouillait à quelques centimètres seulement du bout de ses doigts.


- Mais qu'est-ce que vous foutez ? demanda le héros avec méfiance.
- Je joue aux osselets, rétorqua l'homme non sans une pointe d'agacement dans la voix. Seriez-vous assez aimable pour aller jusqu'à ma monture où vous trouverez une corde dans une des sacoches, et me l'envoyer au lieu de dire des conneries ?
- C'est que... il m'avait semblé entendre parler de 10 PO à celui qui vous aiderait. Me trompe-je ?
- Faquin !
pesta l'homme. Vous osez marchander en un pareil instant ? Je vous en donne le double si vous cessez de parler alors que je défaille !

Ne voulant laisser passer une telle opportunité, le héros s'empressa d'aller quérir la corde si ardemment demandée et revint aussitôt. Il passa la corde dans son dos laissant pendre un bout dans le vide à côté de l'homme en péril. Ce dernier poussa un ouf de soulagement et saisit la corde salvatrice. Ce poids soudain manqua de précipiter à son tour notre héros dans le ravin mais il se cramponna à la bride du cheval, qu'il avait eut l'ingénieuse idée de faire approcher, et lâcha la corde.
Vous me direz qu'il aurait aussi pu penser à attacher la corde directement à l'animal et l'utiliser pour hisser l'inconnu hors de danger. Ce à quoi je répondrai que oui mais n'oubliez pas que c'est un héros débutant et qu'il n'a pas encore toutes les ficelles (sans faire de jeu de mots) du métier. De plus s'il avait agit de la sorte, la suite aurait sans doute était toute autre. Voyez plutôt.
Pour se rattraper à la bride, donc, il avait du lâcher la corde qui filait à toute vitesse, sous ses yeux médusés, vers le fond avec l'homme hurlant à la mort accroché au bout. Quel cruel destin que de voir partir ainsi 20 PO faciles à gagner !
Par miracle, la corde qui se dévidait fut prise dans des racines et stoppa net sa chute. Aux hurlements succéda un silence assourdissant (J'adore cet oxymore !) et notre héros n'osait pas regarder si l'inconnu était toujours à l'autre bout ou bien s'il était tombé...

Après quelques secondes, il inspira profondément et se décida à jeter un œil dans le ravin.
Ô joie, ô soulagement, l'homme tenait fermement la corde et se balançait en marmonnant quelques remerciements à tous les dieux d'être toujours vivant.


- Vous êtes toujours là ? demanda le héros connement.
- Non, je me suis absenté faire une course, je reviens dans un instant, répondit l'autre qui n'avait pas perdu son sens de la répartie lors de sa chute, à mon retour, pourriez-vous, enfin, me tirer de là, bougre d'âne ?

Notre héros sans renommée comprenant l'urgence de la situation, s'attela à la tâche et se mit à tirer sur la corde de toutes ses forces pour hisser l'inconnu en sécurité. Il n'avait toujours pas réalisé que le cheval pourrait lui être d'une grande aide, tant pis pour lui. Il allait en être quitte pour une bonne suée.
Ce faisant, les deux hommes se mirent à deviser nonchalamment. De fil en aiguille et malgré quelques "M'fait chier, ce con-là", "Magne-toi pauv'tâche" et autres "Ta gueule, baltringue", le héros apprit que l'homme qu'il aidait était de noble lignage, de la famille d'Abrens, du côté de Waldorg, en route pour visiter et marier sa cousine à Valtordu comme leurs pères en avaient convenu il y a de ça de nombreuses années, si longtemps qu'il ne se souvenait même pas de la bobine de sa promise.
Après une bonne demi-heure d'effort, les deux hommes purent tomber dans les bras l'un de l'autre, l'un pour remercier son sauveur, l'autre pour réclamer sa récompense...



Dernière édition par Tinal d'Abrens le Dim 8 Mai - 20:19, édité 1 fois
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Tinal d'Abrens
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Dim 8 Mai - 20:16

- C'est pas tout ça mais il me semble que 20 PO étaient promises, non ? reprit celui qui se fera plus tard appelé Tinal d'Abrens.
- Certes, certes, mon cher... fit l'autre en époussetant sa ridicule culotte bouffante rayée de jaune et de mauve, mais il me semble que si la corde ne s'était pas prise dans cet entrelacement de racines, je serai bel et bien mort à cette heure.

Voyant qu'il ne semblait pas enclin à payer sa dette, le héros continua :

- Mais vous êtes bel et bien vivant et j'attends, monsieur, que la récompense me revienne enfin.
- Hélas, mon brave, trois fois hélas, il semblerait que me sentant voué à une mort certaine je fus pris d'un accès de délire et avançai des promesses que je ne saurai tenir.
- Mais c'est pas possible d'entendre ça !
explosa notre valeureux héros ahuri face à cette révélation pour le moins ennuyeuse.
- La vérité est que je n'ai même pas de quoi vous payer à boire ne serait-ce que dans le pire troquet de la Terre de Fangh et j'en suis navré car toute cette histoire m'a asséché le gosier.

Pris d'une soudaine envie de pleurer, le héros ne bougea pas d'un pouce lorsque l'autre entreprit de remonter en selle pour continuer sa route sans même lui dire au revoir. Quand le cavalier fut au bas du chemin, sa torpeur se mua en colère et il dévala la pente à sa suite en vociférant des insultes que la décence et ma mère m'interdisent de citer à une heure de grande écoute. L'autre éperonna sa monture pour maintenir la distance mais le héros parvint à saisir un étrier et, malgré les protestations du noble vaurien, il ne le lâcha pas jusqu'à ce que l'étrange attelage ainsi constitué ne s'arrêta à la nuit tombée.
Fourbu, couvert de bleus et de poussière, haletant et toussant, notre héros trouva dans son faible petit corps la force de sauter sur l'ingrat qu'il avait sauvé quelques heures plus tôt afin de lui coller une dérouillée. L'empoignade durant bien deux minutes avant que les deux hommes ne cessent de se battre et demeurent couchés sur le dos, à bout de souffle, le nez dans les étoiles.


- Je vous déteste.
- Je ne vous aime pas, non plus.


Rien de plus ne fut dit, rien d'autre ne fut fait.
Au petit matin, les deux hommes se réveillèrent encore meurtris de leur pathétique bagarre de la veille et se toisèrent, l’œil méfiant.


- Je ne vous lâcherez pas d'une semelle tant que je n'aurai pas reçu ma récompense, commença notre héros.
- Puisque je vous dis que je n'ai pas la somme annoncée ! rétorqua l'autre. Ma famille est depuis longtemps ruinée. C'est d'ailleurs pourquoi je m'en vais épouser une vague cousine dont je ne me souviens guère. Notre union doit servir à nous renflouer. Alors, s'il vous plaît, ne soyez pas insistant et rentrez chez vous, maintenant.

Le héros éconduit réfléchit un instant et annonça :

- Dans ce cas j'irai à votre noce et raconterai toute l'histoire à votre promise, je suis sûr qu'elle sera très intéressée par tout ceci.

Le noble s'empressa de protester et de promettre, une nouvelle fois, que si notre héros n'en faisait rien, il s'arrangerait pour que la mariée lui paie son dû et ajouta même que la somme serait encore doublée.


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Tinal d'Abrens
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Lun 9 Mai - 20:54

Emu par les suppliques du noble infortuné et surtout par la perspective de recevoir 40 PO., notre héros accepta l'affaire. Et c'est ainsi que les deux hommes s'en furent sur le chemin de Valtordu, devisant gaiement comme deux anciens camarades de classe, avec la ferme intention d'y être avant le soir.
Vers la mi-journée, ils firent halte pour reposer la monture qui les charriait depuis le matin et casser une petite croûte. Ou devrais-je dire une grosse croûte. En effet, le héros trouva au fond de son sac un morceau de pain noir si vieux et si dur qu'on aurait pu, en le lançant, tuer un âne à vingt pas. Le rompre pour le partager ne fut pas chose aisée et le mâcher encore moins. A tel point qu'arriva le moment où le pauvre noble, confronté à un morceau plus coriace et plus dur encore que les autres, s'étrangla et mourut étouffé malgré les grandes tapes dans le dos administrées par son héroïque compagnon qui n'y allait pourtant pas de main morte. Bref, le noble décéda connement et notre héros resta tout aussi connement à le regarder étendu au bord du chemin sans parvenir à décider de ce qu'il devait faire.
Il pensa d'abord à fuir de peur qu'on ne l'accuse de meurtre mais il se ravisa.
Il voulut ensuite l'enterrer mais neposséder nulle pelle ou autre instrument prévu à des fins de terrassement et ne souhaitait pas creuser à mains nues - et on le comprend-.
Il réfléchit alors un peu et se dit qu'il recevrait peut-être sa récompense s'il amenait le corps du défunt à son ex-future épouse déjà veuve avant même d'avoir été mariée mais finalement ne trouva pas l'idée si bonne que ça.
Il se perdit ensuite en conjectures et envisagea des solutions toutes plus débiles et loufoques les-unes que les-autres.
Une heure était passée depuis le décès quand se présenta sur le chemin un colporteur sifflotant avec entrain. Apercevant notre héros perdu dans ses réflexions et l'autre étendu au sol, le visage crispé en une horrible grimace, les yeux grands ouverts mais sans vie et les mains serrées sur sa gorge, il approcha afin de s'enquérir de la situation. Surpris et penaud mais également soulagé de voir quelqu'un qui pourrait l'aider, notre héros lui raconta toute l'histoire et demanda conseil. Le voyageur prit quelques minutes pour mûrir sa réflexion et finit par déclarer :


- Si ce malheureux ne se souvenait pas de la trombine de sa cousine, il y a de fortes chances que la cousine ne se souvienne pas plus de lui, n'est-ce pas ?
- Euh... oui. Je suppose.
- Bien. Dans ce cas, pourquoi ne pas prendre la place de cet hurluberlu et aller épouser la donzelle ?
- Et bien... c'est que... si la damoiselle a meilleure mémoire que son défunt cousin, je vais passer un sale quart d'heure.
- Effectivement, c'est un risque. De même si un membre de la famille directe du bonhomme est invité à la noce.
- Holalalalalala ! C'est pas bon, tout ça. C'est pas bon.


Voyant notre héros perdre son sang froid, le colporteur avisé tenta de le rassurer et lui fit miroiter les énormes bénéfices qu'ils pourraient tirer de cette histoire. Finalement, après de longues minutes de palabres, il fut convenu de tirer au sort lequel des deux prendrait le risque de jouer les imposteurs, l'autre se contentant de se faire passer pour son valet auprès de la belle-famille.
Ainsi, le sort décida que son nouveau compagnon tiendrait le rôle du noble et lointain cousin alors que notre héros resterait dans l'ombre en jouant les fidèles serviteurs.



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Tinal d'Abrens
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Jeu 12 Mai - 20:54

Une fois les derniers détails réglés et les costumes ajustés, les deux compères se mirent en route pour Valtordu, oubliant totalement le malheureux noble décédé qui gisait au bord de la route. Ayant cheminé à bonne allure, ils arrivèrent en ville avant la tombée du jour et n'eurent aucun mal à trouver le lieu des épousailles.
La future mariée était fébrile et son père plutôt de mauvais poil. Heureusement, l'arrivée du duo fit s'illuminer tous les visages. On se dépêcha de préparer le futur marié, on donna un rapide casse-croûte à son valet et le mariage put avoir lieu comme prévu. Personne ne semblait avoir décelé la supercherie et tout se passa au mieux. On servit un somptueux repas aux cinquante convives et notre héros, en sa nouvelle qualité de valet, fut contraint de mettre la main à la pâte sans avoir l'opportunité de s'y soustraire. Bref, une bien belle soirée qui restera dans les mémoires.
Le lendemain, l'ex-colporteur vint trouver notre héros pour s'assurer que tout continuait de bien fonctionner et lui raconter, par la même occasion, sa fabuleuse nuit de noce. Ce dernier commença alors à regretter de ne pas s'être montré plus hardi à accepter de remplacer le défunt nobliau, notamment lorsque son compère lui fit étalage des prouesses sexuelles dont la donzelle l'avait gratifié durant toute la nuit.
Les jours suivants, sa rancœur ne fit que grandir à mesure qu'il était forcé de jouer les larbins : lessives, cuisine, balai, écurie, potage tiède et paillasse sous les toits au-dessus de la chambre des nouveaux mariés qui s'envoyaient allègrement en l'air tous les soirs sans tenir compte de leur voisin du dessus !
Alors, un matin, notre héros décida d'en parler à son complice afin de trouver une meilleure solution :


- Putain ! Ca peut plus durer !
- Quoi donc, monsieur ? Qu'est-ce qui vous chagrine ainsi ?
l'autre s'était tellement pris au jeu qu'il commençait à agir et parler comme tout noble qui se respecte, c'est-à-dire avec dédain pour les petites gens.
- Y a que j'en ai ras le cul de récurer ton pot de chambre ! Il faut tout arrêter et se tirer avec le pactole, maintenant !
- Mais, mon cher, il ne saurait en être question. Le pactole n'ira nulle part et c'est, me semble-t-il, trop tard pour venir pleurnicher. N'est-ce pas vous-même qui avait refusé de prendre le risque d'être démasqué ? Il est donc normal que, prenant le plus gros risque, j'ai la meilleure contrepartie, non ?
- Fumier, va ! Tu t'es bien foutu de moi ! Mais tu ne l'emporteras pas au paradis ! Je dirai tout et on te foutra dehors à coups de bâton ! Tu verras.
- Mais oui, mais oui. C'est ça. Faites donc.


Ainsi prit fin l'association de malfaiteurs et l'ex-colporteur tourna les talons en sifflotant gaiement.

Le soir même, notre héros préparait ses bagages pour quitter les lieux rapidement lorsqu'il aurait annoncé l'entourloupe ourdie, quand on frappa à la porte de sa mansarde. C'était son ex-compère. Il semblait confus et souhaité s'entretenir en toute amitié au sujet de la conversation qu'ils avaient eu tantôt.


- Mon cher, je tiens, en premier lieu, à m'excuser auprès de vous pour mon attitude dédaigneuse.
- J'accepte tes excuses car je n'ai pas été très sympathique non plus.
- Mais non, voyons. C'est entièrement ma faute et c'est pourquoi je tiens à réparer immédiatement l'offense qui vous a été faite.


Le nouveau, et apparemment heureux, marié tendit alors une bourse bien garnie à notre héros.

- Voilà les 40 PO. promises. Je ne peux pas faire mieux pour l'instant vous m'en voyez désolé.
- Y a pas de mal... au contraire, on peut même dire qu'y a beau geste !
rétorqua ce dernier, un large sourire aux lèvres.

Sans autres atermoiements, les deux hommes se quittèrent et notre héros resta seul sur sa paillasse, les yeux pleins d'étoiles, n'osant ouvrir la bourse de peur que son rêve ne prenne fin. Ce qui arriva quelques instants plus tard lorsque deux miliciens firent irruption en fracassant la mince porte de bois.


- Bordel, c'est quoi ce foutoir ?! s'exclama-t-il.
- Aha ! Pris la main dans le sac, espèce de sale voleur !
- Mais qu'est-ce que vous me chantez ?!
- Ce sac plein de pièces d'or, tu vas me dire qu'il t'a été donné par ton maître, peut-être ?
- Hein ?!
- Il tente de fuir ! Sus au voleur !
hurla le soldat lorsque notre héros se redressa tout étonné.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux hommes bondirent sur le malheureux qui n'eut même pas le loisir de s'expliquer avant d'être délesté de sa bourse, extirpé de sa chambre, traîné au dehors et jeté manu militari aux portes de la ville sous les huées des passants et les rires moqueurs des enfants.

Éberlué, il lui fallut quelques minutes pour comprendre que cette mésaventure était sans doute l’œuvre de son ancien partenaire. Le salaud lui avait fait croire à une réconciliation alors qu'il devait, dans le même temps, le faire accuser de vol et le livrer sans vergogne à la milice locale.
Malheureux comme les pierres de s'être fait - une fois de plus - rouler, il se prit à penser qu'en d'autres circonstances il aurait pu devenir noble mais qu'en l'occurrence, il n'avait que failli devenir noble.
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Solla
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Sam 21 Mai - 19:51

Que voici un très plaisant récit! Même si le sort du protagoniste est particulièrement pitoyable!

Critique, parce que je suis en forme:
 

Tinal d'Abrens avait acquis donc, malgré ses déboires, quelque expérience du voyage, des complots et du sauvetage intempestif par le passé, cette aventure lui ayant apporté 69 Points d'Expérience, et la joie de récolter un sympathique pactole venant du sac d'un collègue de prison qu'il avait caché dans votre cellule "conjugale" avant de mourir d'une triple rupture d'anévrisme. Son sac contenant donc 260 Pièces d'Or, 16 champignons qui semblent être chargés de dynamite au vu de ce qu'a fait l'un d'eux aux cheveux de Tinal (ça fait qu'il en reste 15 eheh), un corbeau mort à moitié éviscéré (beuark), et 5 mesures de poudre de thrithil. Par ailleurs, après sa libération, dans ses pérégrinations, il reçu avec méfiance deux fioles presque vides des mains d'un fou dans une ruelle, l'une recueillant un liquide vert pailleté de vermeil qui sentait bon la forêt, et l'une recélant un fluide bicouche rutilant d'or et d'ébène mais, qui puait atrocement! Peut-être un érudit ou un expert en potions pourrait-il lui en apprendre plus....


Potion Verte : Sirop de Boulorne (antidote spécifique) 1 mesure / Potion or-noir : Potion de courage des Dragons Courage +8, 1 mesure
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Tinal d'Abrens
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   Sam 21 Mai - 20:38

Solla a écrit:

-Assez de fautes pour que ça mérite une relecture corrective
Tu es sûr ? Pourtant, je relis très souvent ce que j'écris... pourrais-tu me signaler les fautes incriminées ?
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MessageSujet: Re: [Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.   

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[Quête / Souvenirs] Comment j'ai failli devenir Noble.
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