L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Taurus

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Raynarès

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MessageSujet: Taurus   Jeu 17 Fév - 20:30

Le soleil était aveuglant et se reflétait sur un cours d'eau qui traversait la plaine où la petite troupe chevauchait depuis belle lurette. Les mercenaires s'arrêtèrent après avoir passé un petit pont de pierre. Raynarès descendit d'un cheval alezan que Dalt avait consenti à lui fournir, et rejoignit Loup qui conversait avec plusieurs de ses hommes.

" Venez donc, Raynarès, j'aimerais vous parler, annonça-t-il tout en pivotant en direction de Crow, Crow ! Par ici ! "

L'intéressé arriva au trot et sauta de sa monture avec vigueur pour atterrir devant les deux hommes.

" Un problème ?

- Pas le moins du monde ! C'est juste que nous sommes bientôt rendus à destination, et que par conséquent nous devrions choisir lequel de nous trois commandera aux autres.

- Vous êtes tout désigné Loup. C'est vous qui êtes à la tête de ces hommes et je ne pense pas me tromper en disant que vous avez plus d'expérience que tout le monde ici.

- Vous êtes un flatteur, Raynarès... Une ruse d'assassin pour mieux me poignarder dans le dos lorsque la mission sera terminée ?

- Simple analyse de votre comportement jusqu'ici. Ou plutôt les effets de votre réussite critique à l'épreuve de charisme +5...

- Moi, en tout cas, j'estime avoir les capacités pour diriger tout ce petit monde. Place aux jeunes après tout...

- Ha ha ha ! Désolé, jeune homme, mais je refuse de confier mes gars à un guerrier inexpérimenté. Ce sera vous ou moi, Raynarès.

- On n'a qu'à régler ça autrement que par des discours. Mais je pense que Crow a droit à sa chance.

- Pour sûr ! Tu vas regretter de m'avoir sous-estimé, papi !

- Comme vous voudrez, messieurs ! Un combat sans autre arme que le corps ! Nous sommes trois à participer, ça va nous faire trois jolis petits duels... Eh, Carmin ! File moi un de tes dés !
(le plus petit homme du groupe lui lança un dé à six faces, usagé) Merci ! Rassurez-vous, il n'est pas pipé. Les deux hommes qui sortent les plus gros chiffres commencent. Les règles sont les suivantes : la seule arme autorisée est son propre corps. Est considéré comme vainqueur celui qui fait toucher le sol aux épaules de son adversaire. Interdiction de tuer, blesser gravement ou volontairement, et d'appeler à l'aide. Je lance le dé. Cinq ! À vous, Crow.

- Six ! Tu vas prendre ta branlée vieux loup !

- À mon tour... Trois ! Eh bien commencez, messieurs ! "
dit Raynarès avec un petit sourire.

Les hommes de Loup creusèrent la terre et en éparpillèrent des morceaux en cercle pour délimiter l'aire de combat. L'arène faisait environ huit mètres de diamètre. Une largeur standard pour des combattants polyvalents. Loup et Crow ôtèrent leurs hauts et leurs bottes avant d'entrer dans le cercle. Tout le monde se plaça autour et quelques paris furent lancés, non pas pour savoir qui l'emporterai, mais combien de temps Crow résisterai avant de s'écrouler. Un temps s'écoula avant que le signal (le tintement d'une lame sur un bouclier) ne retentisse.

Les paris donnaient Loup vainqueur dans les trente prochaines secondes.


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Raynarès

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MessageSujet: Re: Taurus   Sam 26 Fév - 17:07

Les deux hommes étaient face à face. Les torses nus des combattants révélaient une musculature importante chez Loup, accentué par sa petite taille, et des muscles plus fins chez Crow, qui attaqua dès que le signal fut donné. Il lança deux directs en direction du visage de Loup, qui esquiva sans difficulté avant d’envoyer un coup de pied circulaire qui fit reculer son adversaire. Celui-ci revint rapidement à la charge et donna un autre direct. Loup para dans le vide. La feinte de Crow avait fonctionné, ce qui lui permit d’asséner un violent crochet du droit au visage de son ennemi. Loup encaissa sans broncher et recula de trois pas avant de se mettre en garde. Crow lança un coup de pied vers les reins de Loup, qui saisit sa cheville. Il la fit tourner, ce qui provoqua une chute minable du jeune guerrier sur son arrière-train. Il n’eut pas le temps de se relever, ni même de voir arriver la semelle du mercenaire qui lui éclata la lèvre inférieure. L’arbitre donna la victoire à Loup quand Crow s’étendit de tout son long sur l’herbe. Le combat avait duré un peu plus de quarante secondes.

" Ce coup là, c’est pour que tu te souviennes que même à quarante balais, le « papi » est tout à fait capable de te mettre la misère. "

Il s’assit sur le ventre de Crow et lui colla une gauche en pleine figure, provoquant un horrible craquement nasal.

" Celui-ci, c’est pour que tu saches que j’en ai marre de ta petite arrogance et que tu ferais mieux de t’écraser à l’avenir.

- Connard… Un duel armé aurait donné un autre vainqueur... "


Loup prit une profonde inspiration et asséna de toutes ses forces son poing droit sur la tempe de Crow. Puis, avant que ce dernier ne tombe dans les pommes, Loup ajouta :

" Et celui-là, c’est pour te prévenir. Si tu continues à faire ton petit con ; si tu continues à me faire chier moi ou l’un de mes hommes ; je te jure sur la terre de Fangh tout entière que tu l’auras ton duel armé. "

Quelques hommes pénétrèrent dans le cercle et commencèrent à lancer des sorts de soins et de dissipation de fatigue aux deux guerriers. Il y eu un nouveau tirage au dé, qui désigna comme prochains duellistes Raynarès et Crow. Le jeune homme était physiquement complètement remis de sa défaite grâce aux sortilèges de la troupe. Lorsque les opposants se mirent en position de combat dans le cercle, tout le monde put remarquer que la taille et la musculature de Raynarès se situaient au juste milieu entre Loup et Crow. Le signal retentit une nouvelle fois et les deux combattants enchaînèrent crochets et esquives, directs et parades jusqu’à la fin du match. Raynarès sauta en l’air et envoya ses pieds dans le ventre de Crow avant de se réceptionner sur les mains. Malgré la violence du choc, Crow fit partir son pied vers les côtes de Raynarès, qui se releva pour éviter le coup. Un coup de pied retourné de sa part envoya Crow bouler sur le sol. Celui-ci atterrit sur les coudes pour éviter une autre défaite, mais cela ne servit à rien car déjà Raynarès lui fauchait un bras et forçait ses épaules à toucher le sol. L’arbitre déclara immédiatement la fin du combat. Crow se releva, et, la haine dans les yeux, ouvrit sa bouche pour crier... rien du tout après avoir croisé le regard de Loup.

" Bon, on va pouvoir passer aux choses sérieuses maintenant, annonça le chef des mercenaires à l’intention de Raynarès.

- C'est quand vous voulez, l'échauffement est fini. " répliqua l’assassin tout sourire.

[i]Dernière entrée dans l'arène. Dernier signal. Loup para un direct au visage et tenta par deux fois d'engager un corps à corps, mais fut repoussé par des directs qui firent couler un mince filet de sang de son nez. Puis sa main écarta avec succès un bras de Raynarès, et il s'élança contre lui. Son bras droit se tendit et la paume de son poing gauche percuta le menton de l'assassin. Raynarès se mordit la lèvre et le sang coula. Il reçut un crochet du droit et un coup de genou dans le ventre, avant de pouvoir enfin esquiver un coup de pied latéral qui l'aurait sûrement mis à terre. Il riposta rapidement avec deux uppercuts dans l'abdomen. Les deux adversaires s'écartèrent, leurs visages ensanglantés. D'un mouvement commun, ils chargèrent, et une pluie de coups s'abattit sur chacun d'eux. Raynarès alterna deux crochets rapides, lança un puissant direct suivi d'un coup de genou dans les côtes de Loup, avant de placer un terrible coup de pied dans son épaule. Ce dernier encaissa tous les coups et tituba légèrement avant de passer à l'attaque. Il donna un coup de boule à Raynarès avant de lui envoyer un monstrueux coup de poing dans la mâchoire qui l'envoya par terre. Raynarès ne se releva pas.


" Sans rancune ? " lui dit Loup, d'un air neutre.

" Félicitations... Mais laissez moi dormir maintenant, hé hé hé... " répondit Raynarès, exténué.

[i]Les mages les soignèrent et il fut décidé que Loup mènerai le groupe. Ils se remirent en selle, et Raynarès entendit alors le cri d'un rapace. Un faucon descendait en piqué sur lui. Il tira son sabre hors de son fourreau, mais le bel oiseau ralentit et se posa sur sa lame. Le plumage brun, le bec noir tacheté de blanc et un parchemin scellé entre les serres, le rapace n'avait rien à faire près d'une forêt. Pourtant Raynarès accepta sa présence, car il reconnaissait sur le papier le sceau rouge de cire, dont le motif comportait un aigle à trois têtes. L'emblème de la Brigade de Mièvr.


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MessageSujet: Re: Taurus   Dim 6 Mar - 16:05

Toute la troupe avait les yeux fixés sur Raynarès depuis l'arrivée majestueuse du faucon, aussi fit-il ralentir son cheval pour mettre un peu de distance entre eux et lui. Sa monture voulait accélérer le trot pour rejoindre le groupe, mais Raynarès lui flatta l'encolure et le cheval accepta le rythme qu'il lui imposait. Des dizaines de questions lui venaient à l'esprit. Pourquoi lui envoyait-on un faucon au lieu d'un habituel pigeon ? La domestication de ces rapaces était longue et laborieuse. La Brigade avait en effet entraîné quelques faucons à cette tâche, et avec succès, mais on n'employait les faucons que pour un message d'extrême urgence. Est-ce qu'il y avait un rapport avec le fait qu'il n'avait pas reçu de messages depuis des mois ? Quelles nouvelles contenaient cette lettre ? L'état de santé de Sara s'était-il amélioré, ou au contraire diminué ? Une demande de retour à Mièvr ? De nouveaux ordres ? Et par dessus tout, l'ultime question : Savait-on enfin où se cachait Gault ? Peut-être désormais allait-il connaître la réponse à cette question qui lui taraudait l'esprit. Mais au moment même où il allait décacheter le parchemin, le faucon, perché sur son épaule, lança un cri perçant qui faillit lui déchirer les tympans. Loup avait fait arrêter son cheval pour revenir à la hauteur de Raynarès.

" De quoi s'agit-il ?

- Ce sont des nouvelles du pays.

- Vous ne les lisez pas ? Ma présence gênerait-elle ?

- Je suis au regret de vous dire que oui
, répondit l'assassin, avant de ranger la lettre dans sa poche et de reprendre la conversation, mais ne nous brouillons pas pour si peu, Loup. Vous vouliez me parler ?

- J'ai discuté un peu avec Crow tout à l'heure. Il a retenu la leçon, je pense. Il m'a dit qu'il venait de Waldorg. Et vous ?

- Waldorg aussi.

- Donc nous avons tous été recrutés là-bas... Intéressant. Cet ivrogne de Dalt est plus malin qu'il en a l'air. Si nous revenons vainqueurs de cette mission, c'est lui que Glargh acclame, et il obtient plus de pouvoir... Tandis que si nous échouons, ce sont des mercenaires servant la ville rivale qui meurent. Il est gagnant partout, il faudrait que je me débrouille pour... Enfin bref. D'où venez vous, Raynarès ?

- Vous m'avez déjà posé la question, Loup. Et j'ai répondu Waldorg.

- Oui, mais vous m'avez menti. Peut-être avez vous été recruté à Waldorg, mais ce n'est pas votre demeure d'origine. Il n'y a pas de faucon à Waldorg.

- ... Soit. Si je vous dis près des Montagnes du Nord, vous êtes satisfait ?

- Je m'en contenterais. Bien ! On dirait que nous sommes arrivés à destination. Nous continuerons à pied.


Ils descendirent de selle et le groupe entama une longue marche à travers la Forêt de Schlipak. Ils avançaient en colonne, deux par deux, main dans la main en prenant garde à ne pas trébucher sur une racine. Puis les deux hommes de tête trouvèrent un baril. Posé au milieu des arbres, il n'avait rien à faire là. Raynarès examina l'objet avec deux voleurs et un mage de la bande de Loup. Un authentique baril à première vue, mais Raynarès décela un défaut dans le couvercle, qui pouvait s'agir d'un mécanisme létal. Le mage détecta une faible présence magique, mais sans danger pour quiconque. Il fut décidé qu'on ouvrirait le tonneau à distance au moyen d'un sortilège. Le couvercle sauta. Une boule de lumière rougeâtre partit en flèche dans le ciel, indiquant la position du groupe à Taurus et ses hommes. Loup, Raynarès, Crow et le reste de la bande venaient de se faire repérer. Bientôt le bois se remplit de bruit métallique, encerclant la bande et se rapprochant d'eux à chaque seconde...


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MessageSujet: Re: Taurus   Lun 7 Mar - 18:07

* Oh le bordel. Le bordel de chez le bordel. Tellement de bordel que ça me donne envie de jurer. Par Trafalgar ! C'est bon maintenant. Mais quel bordel, tout de même. *

" Formation en cercle ! Formation en cercle ! s'écriai Loup tout en ajustant son heaume et accrochant sa targe à son avant-bras. Archers et mages à l'intérieur ! Les autres en première ligne ! On protège son voisin de droite et on ne recule pas s'il y a contact ! Les archers, je veux une flèche, un mort ! Et pas de notre côté, Tetrorian ! Helena et Jeran, vous vous occupez des sortilèges de soutien ! Kar'alan, tu balances tous tes sorts de combat ! "

Ces ordres retentissaient dans les oreilles de chacun des combattants, et Raynarès ne pouvait s'empêcher d'en admirer le résultat. Malgré le combat imminent, les paroles de Loup maintenaient le calme au sein du groupe, et Raynarès estima que le mercenaire aguerri avait un charisme et un calme digne des plus grands généraux. Mais Loup ne commandait qu'une vingtaine d'hommes, tandis qu'en face Taurus disposait d'une bonne centaine. Raynarès se souvenait d'avoir étudié un cas semblable lors d'un des cours de stratégie de la Brigade. C'était l'une des rares circonstances où les défenseurs n'avaient que peu de chances de survivre à leurs assaillants. Le meilleur moyen de l'emporter était de faire perdre le plus d'hommes à l'attaquant tout en minimisant les siennes, dans l'espoir que les forces ennemies se retirent, ou qu'elles engagent une discussion diplomatique.

À peine la formation était établie que les bandits de Taurus apparaissaient, encerclant la troupe à cinquante mètres de distance. Alors Taurus arriva, et Raynarès comprit qu'il portait bien son nom. Une hache dans chaque main, grand comme un chêne, couvert de plaques métalliques des pieds à la tête, portant un casque aux longues cornes effilées sur le crâne, le chef brigand était un véritable taureau de guerre, une masse écrasante toute en puissance.


" Tiens tiens tiens... Qu'est ce que nous avons là ? cria-t-il d'une voix caverneuse (ben oui c'est un méchant !), suffisamment fort pour que le groupe de Loup l'entende. Vous êtes si peu nombreux ! Tant mieux, cela m'évitera de perdre des hommes ! Archers, abattez-moi cette vermine. "

La moitié des bandits armèrent leurs arcs, les bandèrent, et dans un élan commun, envoyèrent leurs flèches à l'unisson. Les dégâts occasionnés auraient été désastreux sans l'intervention des deux mages de soutien qui érigèrent un bouclier protecteur. Puis Kar'alan, le magicien offensif, lança un éclair ayant pour cible un groupe d'archers, mais ceux-ci esquivèrent de justesse la manœuvre et il n'en résultat qu'un blessé léger. L'action se répéta ainsi trois fois de suite, jusqu'à ce que Taurus pousse un rugissement effroyable.

" Faudra que je pense à recruter des mages un jour. C'est toujours utile ces péquenots là... "

Pour toute réponse, les archers de Loup (qui n'étaient qu'au nombre de six...) tirèrent quelques traits dans les rangs ennemis, sans autre succès que de les faire reculer. Loup, entre Raynarès et Crow, murmura :

" J'avais dit une flèche, un mort... À ce rythme, nos mages finiront par se vider de leur énergie et nous serons alors en très mauvais posture...

- Je peux nous en débarrasser.

- Comment ?

- Laissez-moi un peu d'espace. "


Crow fit donc quelques pas hors du cercle, sans pour autant quitter la protection magique. Raynarès remarqua alors l'arme inhabituelle que le jeune guerrier tenait dans les mains. Une chaîne d'environ trois mètres de long, où pendait une lame à chaque bout. Crow croyait-il vraiment atteindre l'ennemi avec cette arme ? Lentement, il se mit à faire tournoyer sa chaîne. Raynarès eut alors la sensation étrange que quelqu'un lui soufflait doucement au visage. Soudain, Crow poussa un cri et donna un mouvement brusque et vertical à son étrange arme, en direction d'un deuxième groupe d'archers. Ceux-ci, ne flairant pas le danger (oh les cons...), ne réagirent pas et reçurent de plein fouet une énorme bourrasque. Tous furent projetés dans les airs, et leur chute brisa plus d'un os. L'un d'entre eux (l'un des archers, hein, pas l'un des os...) retomba même sur son arc et en cassa la corde. Raynarès était stupéfait. Crow avait en sa possession une arme élémentaire, et la manipulait avec brio. Le jeune homme se retourna vers ses compagnons, tout sourire.

" Je vous présente Sylphe. Elle est habitée de l'esprit du vent. Je l'ai héritée de mon père. Qui l'a reçu de mon grand-père. Qui, lui-même, l'a reçu...

- Ouais, c'est bon, je crois qu'on a tous compris le principe d'un héritage familial, Crow...

- Hem... Je disais donc : Qui, lui-même, l'a reçu d'un voyageur solitaire qu'il a rencontré dans des contrées désertiques au nord-est de cette forêt.

- Ah. Bref ! Tu te rends compte de ce que tu as entre les mains, là ? ...

- C'est une des armes élémentaires considérées comme légendaires, oui.

- Non mais c'est pas possible d'avoir une chance pareille, quoi ! Je vais te dire un truc mon gars. Je suis désormais l'unique personne au monde qui a déjà vu trois de ces armes élémentaires dans toute sa vie. Et je suis pas foutu d'en avoir une ! Misère, misère...

- Sérieux ? T'es si vieux que ça ? T'as vu lesquelles ?

- J'ai seulement vingt-sept ans, tu sais... Quant aux armes élémentaires, j'ai l'honneur de connaître les possesseurs de...

- Désolé de vous interrompre, mais on a un taureau qui veut parlementer... "


En effet, Taurus s'avançait vers eux, mains levées en signe de paix, et s'arrêta à une dizaine de mètres. Loup le rejoignit aussitôt et ils entamèrent une discussion, chacun prenant garde à ne pas tomber dans un piège que pourrait tendre l'autre.

" Vos mages finiront par s'épuiser, mais votre gars avec son arme bizarre pourrait faire beaucoup de morts chez moi. Et s'il y a une chose que je déteste, c'est bien de perdre des hommes, au lieu de ça, j'aurais depuis longtemps donné l'ordre d'un corps à corps sanglant.

- Que proposez-vous ?

- Vous nous suivez jusqu'à notre camp, et on en finit calmement là-bas.

- C'est un peu gros, comme invitation à un massacre.

- Je suis peut-être l'un des pires brigands de toute la Terre de Fangh, mais j'ai un sens de l'honneur. Je vous donne ma parole qu'aucun de mes hommes ne touchera aux vôtres, et que je resterai moi aussi pacifique. Je connais un système d'épreuves très pratique pour résoudre les problèmes de ce genre...

- Votre parole... Une épreuve... Je suis tenté...

- J'ai de la bière de Miluej, vous savez... Et pas de la gnognotte.

- C'est d'accord ! "


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MessageSujet: Re: Taurus   Sam 12 Mar - 18:21

La marche jusqu'au camp dura plus d'une heure. Raynarès en fut étonné car les bandits n'avaient mis que quelques minutes à les rejoindre lorsque le piège avait été déclenché, et il demanda alors pourquoi. Un homme couvert de cicatrices lui répondit qu'un autre de ces pièges avait été déclenché non loin du leur, ce qui avait provoqué le déplacement des brigands. Mais une fois rendu sur place, ils s'étaient rendus compte que le déclencheur du mécanisme avait été rompu par les bons soins d'un ours de passage, qui en avait d'ailleurs profité pour boire le contenu du baril. Ils avaient donc tenté, avec succès, de réparer le piège, sans oublier de poutrer l'ours complètement bourré.
C'était après ces évènements mineurs que la troupe de Loup avait déclenché un second baril, provoquant ainsi l'arrivée immédiate des bandits. La petite conversation entre les deux hommes incita les autres à faire de même avec leurs voisins, et bientôt la forêt résonnait des discussions de plus en plus animées entre les deux groupes. Même Taurus conversait, participant activement à un débat portant sur l'utilité de la magie pour les tâches ménagères avec les trois magiciens de Loup. Ce dernier n'était pas non plus en reste et semblait s'être réconcilié avec Crow à en juger par leurs fréquents éclats de rire.
C'est donc dans une ambiance enthousiaste que les hommes arrivèrent au bastion. L'édifice de pierre occupait une aire d'environ trois cents mètres carré, et laissait apercevoir par l'entrée principale quelques constructions de bois à l'intérieur. Raynarès apprit un peu plus tard qu'elles étaient en majorité destinées à abriter les bandits la nuit, tenant les rôles de dortoir et pour certaines de cuisine. Au centre du camp se dressait un bûcher qui servait chaque soir à donner aux repas et aux jeux une atmosphère conviviale.
On laissa donc les deux groupes continuer leurs conversations alors que Taurus et Loup allaient discuter du problème près du bûcher qui ne tarderait pas à être enflammé. Quelques chopines de bière étaient données par les hommes de Taurus, et ceux-ci proposèrent même un peu de leur " ours à la bière entièrement naturel et sans conservateur ".
Les heures s'écoulèrent, la nuit était tombée, et chacun s'était lié d'amitié avec l'autre. L'alcool coulait maintenant à flot et un festin était consommé près du bûcher encore en feu. Taurus riait avec Loup. C'est à leur sujet que Crow interrogea Raynarès.


" Dis, Raynarès... Tu trouves pas ça bizarre que Loup blague avec Taurus ? Je veux dire... Ils sont ennemis. C'est absurde ! Je comprends que les hommes de main s'amusent, mais les chefs...

- On y peut rien. Les hommes de Taurus sont tous très sympathiques, mis à part ces trois, là-bas, qui n'ont l'air d'être amis avec personne. Et puis, Taurus a dit qu'il allait mettre en place un principe d'épreuve. Je suppose que chacun devra en passer une, avec à la clé, la vie ou la mort.

- Dans ce cas pourquoi nos hommes sont si détendus ? Loup a l'air de tenir à eux et il n'a pas l'air de s’inquiéter.

- La nature humaine est quelque chose de difficile à comprendre, Crow.

- La nature humaine ?

- Ouais. C'est complexe.

- Je crois que je suis trop jeune pour comprendre ce genre de choses.

- Si tu t'en rends compte, c'est que tu es plus mature que tu ne le crois. Mais j'ai confiance en Loup. Je vais lui parler tout à l'heure. En attendant, profite de la fête ! "


C'est sur ces paroles que Raynarès quitta son compagnon et interpella Loup. Le visage du mercenaire pourtant si gai s'assombrit instantanément dès qu'il rejoignit l'assassin à l'écart des autres groupes.

" Ce chacal ne recule devant rien !

- Votre bonne humeur semble n'être qu'une feinte à présent... Que se passe-t-il ?

- Cette enflure veut nous faire passer un test de combat à chacun, individuellement. Les adversaires sont tirés au hasard, et il veut même faire participer des loups qu'il garde en cage. Si on gagne, on vit, et à l'inverse, si l'on perd, c'est la mort...

- Une série de duels ?

- Si seulement c'était aussi simple... Il a prévu des duels, oui, mais aussi des combats inégaux. Il y en a où les nôtres devrons combattre contre jusqu'à dix hommes à la fois ! Quelle ordure ! Je ne laisserai pas mes hommes dans un tel merdier, quitte à ce que j'affronte moi seul tous ses hommes un par un ! J'y retourne, et je vais négocier ça... "


Raynarès suivit Loup jusqu'au feu, et écouta avec intérêt le débat. Loup défendait ses hommes avec une ferveur inégalée, mais Taurus rejetait tout arrangement. Raynarès interpella alors discrètement un homme de Loup et lui répéta tout ce que le mercenaire lui avait dit. L'homme courut le répéter aux autres, qui eux en parlèrent aux hommes de Taurus. Ceux-ci refusaient de devoir tuer leurs récents amis, et bientôt une foule s'amassa auprès du puissant guerrier. Taurus ne céda qu'à demi aux protestations de ses hommes, et après un vote à main levée, déclara libre tous les hommes de Loup, à l'exception des trois mercenaires réellement engagés par Dalt, à savoir Loup, Raynarès, et Crow. En plus de ça, le tirage des épreuves ne serait effectué que parmi les cinq plus périlleuses.
Cette décision brisa la bonne humeur jusqu'alors répandue dans le camp, et personne ne tarda à aller se coucher, avec une seule chose en tête : le lendemain promettait du sang.
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MessageSujet: Re: Taurus   Jeu 31 Mar - 17:18

Dans un bâtiment militaire, à Glargh...

" Dites-moi, Miroël… Depuis combien de temps devraient-ils être revenus ?

- Depuis deux jours, capitaine Dalt.

- Deux jours… Ils ont sans doute échoué… Enfin bon. Loup a dû faire pas mal de dégâts dans la bande de Taurus. Ils doivent être bien affaiblis. Suffisamment pour que j’ordonne que deux-cent soldats d’élite se préparent à partir avec moi pour Schlipak. Vous venez aussi, Miroël. Et resservez-moi un peu de cet excellent vin.

- ... Ce sera fait selon vos ordres, capitaine. "








~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~







Raynarès s’éveilla peu avant l’aube. Le reste du camp, à l’exception de quelques sentinelles, était encore endormi. Raynarès aimait ces moments. Il pouvait à loisir observer chacun de ses compagnons, étudier chaque visage avec attention, imaginer leur vie, leur famille s’ils en avaient une. Il appréciait ce calme matinal, cette fraicheur bienvenue. Il prenait alors plaisir à capter le moindre piaillement d’oiseau, le plus faible bruissement de feuille, le plus petit craquement de brindille. Il étirait consciencieusement chaque parcelle de son corps, éveillant en même temps son esprit en se forçant à se remémorer ses rêves. Il pratiquait cet exercice mental depuis des années, si bien que la difficulté en était devenue moindre, mais son cerveau toujours autant travaillé. C’était par ces efforts réguliers que Raynarès se sentait vivant, jeune, est prêt à faire face à n’importe quelle situation. Car ce jour-là, il se devait d’être au maximum de ses capacités, tant physiques qu’intellectuelles, s’il voulait survivre à son épreuve. Il aurait pu se faufiler furtivement jusqu’à Taurus en évitant facilement un ou deux gardes. Il aurait pu le tuer dans son sommeil, sans un bruit. Il aurait pu s’en aller discrètement avant que l’alerte ne soit donnée, et rejoindre Glargh où il aurait reçu ses trois mille pièces d’or de récompense.

Et ainsi abandonner Loup, Crow, et les autres à une mort certaine. Ce qui était bien entendu hors de question. Ses compagnons temporaires lui étaient très sympathiques, et on avait toujours besoin d’amis. En ces temps-ci, plus que jamais, pensa-t-il. Trois épreuves au hasard parmi cinq. Loup avait parlé d’une meute d’animaux portant son nom, et d’un combat à dix contre un. Ces défis compteraient sûrement, et il y avait de grandes chances que Taurus soit lui aussi une épreuve. Le meilleur moyen d’accomplir leur travail était de le tuer à ce moment-là. Si Taurus n’en faisait pas partie, Loup le défierai sans aucun doute dans un combat à mort. Raynarès était en pleine réflexion lorsqu’un des bandits lui apporta de quoi satisfaire son appétit matinal. L’homme lui tendit un couteau et une assiette de bois, dont le contenu - de la viande saignante comme il l’aimait accompagnée de pommes cuites qui le firent penser à une chanson connue… – était alléchant. Après un remerciement, Raynarès monta sur un des remparts du fort et y déjeuna, adossé contre la pierre taillée. Il remarqua que le bastion avait été établi à même la roche, et que peu de bâtiments étaient en bois. Un brigand lui confia qu’ils avaient trouvé l’endroit tel quel, envahi par le lierre et le lichen. Peut-être une construction elfique abandonnée.

Le réveil de Taurus perturba le cours de ses pensées. Le mastodonte se dirigeait vers un coin isolé du bastion où personne n’était présent. Raynarès entendit alors les rugissements des loups, qui devaient être enfermés derrière un mur qui bloquait sa vision.


* Une chance sur cinq que je tombe sur eux. Une chance sur cinq que je tombe sur dix hommes. Une chance sur cinq que je tombe sur lui. C’est un vrai taureau… Un adversaire pour Durban. L’idéal serait que ce soit Loup qui le rencontre. La maîtrise martiale contre la force brute. Personne ne s’en tirerait indemne face à un tel bestiau ! Et si tu cessais ces pitoyables lamentations indignes de toi et réfléchissais plutôt à un moyen de le poutrer ?... Que… Et ouais... Tadaaaam !... Le retour de la voix… Je suis en train d’halluciner… Tu crois encore à ces sornettes ?... Je vais te dire : tu es parfaitement sain d’esprit… Comment se fait-il que tu n’aies pas disparu après que j’ai quitté l’influence du château de Gzor ? C’est bien simple… Je n’ai rien à voir avec Gzor ou son donjon… J’étais là avant, je me suis juste dévoilé quand tu étais dans sa forteresse… Je ne comprends rien. Oh, tu comprendras bien assez vite, Eker… Mais… Comment sais-tu que… Je capte la moindre de tes pensées, jeune Mièvrian… Ton véritable nom, tes véritables origines… Rien ne m’échappe… Même tes amis, le sage Weaver, Aurion l’invaincu, le géant Durban, le Nain Gwennaall, et tous les autres… Des autres comme Gault… Gault… Mais tu ne m’apprends rien ! Il est facile de tout savoir d’un homme en lisant ses pensées ! Depuis quand occupes-tu mon esprit ? Réponds ! Je ne peux pas… Il ne veut pas que je te le dise… Il ? Qui ? La grande question… Si tu en connais la réponse, tu sauras tout… Réponds-moi ! Si ça ne tenait qu’à moi… Mais il me l’a interdit… C’est pas vrai ! Putain de merde ! Dis-moi au moins qui tu es ! Je ne peux pas non plus… Bon… Très bien, je me calme. J’ai compris le truc. Y’a-t-il quelque chose que tu peux me dire et qui m’aiderait à comprendre tout ce foutu bordel ? Pas pour l’instant… Ais-je un quelconque contrôle sur toi ? Oui, à partir du moment où ce contrôle n’entrave pas le sien… Il a priorité sur moi pour te donner des ordres c’est ça ? Oui… Si vous m’ordonnez tous les deux de faire chier l’autre, c’est à lui que j’obéirais… Pourquoi ? Sa volonté magique est plus forte que la tienne, et seulement vingt pour cent de mon esprit cohabite avec le tien, contrairement à lui qui détient le reste… Et voilà, encore et toujours de la magie ! Oui, d’ailleurs à ce propos… Tu me dois la vie… Euh… Tu m’expliques en quoi ? C’est moi qui t’ai prévenu de ne pas écraser le bâton de la Liche, quand on était dans le château… Sans mon intervention, tu ne serais peut-être plus là… Ouais, bah justement, c’est qu’un peut-être. Jamais rien compris à la magie, de toute manière. Bref. Tu veux quoi en échange ? Tout simplement que tu me laisses te montrer que je peux t’apporter beaucoup dans certaines situations… Tu l’as déjà fait chez Gzor. Oui mais… Rien à fouetter, je te dis. J’ai un contrôle sur toi alors je t’ordonne de te tenir tranquille. … Comme tu veux… Je ne t’autorise à parler que lorsque cela peut m’aider à atteindre mes objectifs, à savoir : rester en vie, protéger celle de mes camarades, et accomplir mon boulot. Suis-je suffisamment clair ? Oui… Bien. *

Cette conversation mentale avait troublé l’assassin. Une voix occupait son esprit et cohabitait aussi avec celui d’un inconnu, mais à plus grande puissance. Cette personne ne voulait pas que Raynarès apprenne son identité car elle était la clé de l’énigme. Une volonté magique plus forte… Raynarès n’avait pratiquement aucune résistance à ces arts surnaturels. L’inconnu pouvait donc être n’importe qui. Pourtant, Raynarès devait connaître son nom. Mais qui était-ce donc ? Impossible de le savoir. Des questions, toujours des questions, trop de questions, et aucune réponse. Mais l’heure n’était plus aux réflexions personnelles car tout le camp était désormais réveillé. Les loups avaient dû rompre le sommeil des hommes.

" Parfait! Comme tout le monde est debout, on va pouvoir commencer les exécutions ! Voici cinq morceaux de parchemins sur lesquels j’ai noté les cinq plus dangereuses épreuves. Qui commence à tirer ? "

Raynarès retourna aux côtés de Loup et Crow. Le premier à prendre un parchemin était nettement avantagé, question de probabilités. Loup poussa Crow à choisir le premier, car il était le plus jeune et le moins expérimenté. Raynarès n’arriva pas à deviner si c’était le Hasard ou le Destin qui s’en était mêlé, toujours est-il que Crow tomba sur l’épreuve de la meute de loups. Crow, lui, souriait. Retournant à sa place, il murmura à l’attention de ses deux compagnons :

" Voilà enfin une occasion de vous montrer que je ne bluffais pas lorsque je disais que j’étais capable de me débarrasser d’une trentaine d’ennemis à la fois. Merci d’avance pour le carnage que tu vas m’offrir, Sylphe… "

Raynarès se dirigea ensuite vers Taurus. Celui-ci lui présenta les quatre papiers restants. Raynarès prit celui à l’extrême droite, et le déplia. Un seul mot y était inscrit, et c’était le nom du guerrier en face de lui. Ce dernier poussa un rire féroce, se régalant déjà du meurtre qu’il allait commettre. Agilité contre force, vélocité contre armure lourde. Enfin, Loup tira le papier qui le ferait combattre contre les trois meilleurs hommes de Taurus. Il y eut ensuite un tirage au sort pour savoir qui commencerait. Les dés parlèrent, donnant comme premier combat celui de Loup. Venait ensuite celui de Crow pour terminer par le duel à mort opposant l’assassin au chef bandit.

Un cercle humain se forma, délimitant l’aire de combat. Loup revêtait sa cotte de maille et ses trois adversaires faisaient de même. Raynarès remarqua qu’il s’agissait des trois hommes qui ne s’étaient liés d’amitié avec personne la veille. Bon débarras, pensa-t-il fugitivement. Les hommes de Loup l’encouragèrent alors qu’il venait de ceindre son fourreau et de mettre son heaume. Un glaive dans la main gauche, sa targe attachée au bras droit, il s’avança d’un air apaisé dans le cercle où l’attendait l’ennemi. Tous ne portaient que de simples armures de cuir, mais leurs armes étaient différentes. L’un tenait une épée à deux mains, un autre une masse d’armes aux pointes brillantes et le dernier une hache au tranchant unique, accompagné d’un bouclier léger. Taurus cria un signal et les trois hommes foncèrent droit sur le mercenaire. Ce dernier plaça son bouclier devant lui et chargea à son tour, pour plonger entre ses adversaires au moment où ceux-ci abattaient leurs armes. Loup se releva vigoureusement, pivota, et trancha d’un coup net et précis la tête de celui qui portait une masse. Une clameur s’éleva chez les spectateurs, faisant bouillonner de rage les deux autres ennemis. Celui à la hache s’élança contre Loup tandis que l’autre contournait le guerrier pour le prendre à revers. Loup enchaîna deux parades avec son bouclier, trancha une cuisse à découvert pour se dégager de son adversaire avant que le deuxième ne puisse le prendre en traître. La suite fut extraordinaire. Révélant toute la maîtrise de l’art du combat, Loup lança son glaive au travers de la gorge du brigand à la hache. Puis il chargea le dernier bandit, muni simplement de son bouclier. Alors, au moment même où son adversaire allait tenter de l’embrocher, Loup dévia la lame avec sa targe, pour ensuite la relever et asséner un violent coup sur le crâne de l’ennemi. Ce dernier tomba à terre. Il était à moitié sonné mais trouva la force de se relever. Un peu tard, malheureusement pour lui. Loup ne lui laissa pas le temps de supplier qu’il lui enfonçait déjà la masse d’armes dans la nuque, sous les acclamations du public.

Taurus, lui, n’était pas vraiment d’humeur à voir ses trois meilleurs éléments se faire démonter dans la minute. C’est d’ailleurs pour ça qu’il gueula bien fort à ses hommes de la fermer et d’amener les loups dans le cercle. Les canidés étaient bien dressés, car aucun ne désobéit aux bandits qui les forçaient à pénétrer dans l’arène. Crow les attendait de pied ferme, Sylphe dans les mains. Il demanda alors que tous ceux qui ne prenaient pas part au combat aillent se placer sur les remparts, pour éviter tout dommage collatéral. La meute était composée de vingt loups, et cinq hommes étaient nécessaires pour les calmer devant ce qui leur semblait être leur futur festin. Lorsque tout le monde fut en hauteur, les cinq bandits se retirèrent à toute vitesse et Taurus donna l’ordre à la meute d’attaquer. Celle-ci ne se fit pas prier et chaque animal s’élança sur le jeune homme. Crow trancha l’air horizontalement et un souffle balaya les loups. Puis il fit tournoyer Sylphe au-dessus de lui, créant un courant ascendant suffisamment fort pour effrayer les animaux. Alors, il donna une impulsion à son arme et donna un coup vertical qui trancha en deux quatre canidés. De quoi donner encore plus de peur aux autres bêtes. Néanmoins, l’attaque de Crow leur donna un courage suicidaire qui les poussa à se jeter sur le jeune guerrier. Ce dernier prit Sylphe à deux mains et donna des coups successifs dans l’air, envoyant de multiples ondes trop faibles pour tuer, mais assez puissantes pour blesser. L’arme élémentaire méritait sa réputation. Extrêmement rapide et d’une précision redoutable, un groupe d’ennemis n’avait pas la moindre chance face à cette chaine dévastatrice. Crow avait dit vrai. Seul un ennemi agile et rapide pourrait prétendre survivre à cette arme, à moins d’être recouvert de plaques d’armure, tel Taurus, ou d’être un maître dans l’art du combat, tel Loup. Mais revenons plutôt au carnage qui était en train de se dérouler. Légère comme l’air, Crow usait de Sylphe avec une rapidité déconcertante, et aucune bête ne parvenait à l’atteindre, et sept autres étaient tombées depuis qu’il s’était mis à envoyer des ondes tranchantes par dizaines. Les loups n’étaient plus qu’au nombre de huit, et ils commençaient seulement à se demander si cela valait le coup de continuer. Crow ne leur laissa pas le choix. Il brandit Sylphe au-dessus de lui et envoya une énorme onde qui rafla les sept loups restants, qui retombèrent morts sur le sol. Euh… Attendez. Ils étaient huit, avant. Et en effet, alors que Crow regardait d’autres membres de la meute, un loup plus malin que les autres s’était glissé derrière lui. Tout le monde lui avait crié de se retourner mais, du haut des remparts, et avec le vacarme que provoquait les ondes de Sylphe, Crow n’avait rien entendu. Soudain, le loup bondit et referma ses mâchoires sur l’avant-bras de Crow. Celui-ci hurla de douleur et tomba à terre en donnant des coups de poings de sa main libre sur la bête. Il se traîna jusqu’à Sylphe tandis que l’animal lui labourait le bras de ses griffes, et saisit son arme. Il la prit à son extrémité – qui était, rappel du narrateur, une lame courte et effilée – et la planta dans la jugulaire du canidé qui relâcha immédiatement sa prise et commença à se vider de son sang. Il s’affala à terre et mourut dans la minute. Les magiciens de Loup n’attendirent pas les ordres de leur chef pour se porter au secours du jeune mercenaire dont le bras était en charpie.

Taurus, bouillonnant de rage de voir ses ennemis l’emporter presque sans blessures, ordonna aux hommes de dégager l’aire de combat afin que son épreuve puisse commencer. Une fois Crow sorti de l’arène, inconscient malgré les soins prodigués par les mages, Raynarès dégaina son sabre et se plaça dans le cercle. Taurus, son casque à cornes sur la tête, s’armai de ses deux haches et ajustai sa plate légèrement rouillée. Un bandit demanda aux deux hommes s’ils étaient prêts, et, lorsqu’il reçut leur approbation commune, donna le signal du combat. Aussitôt, Taurus chargea Raynarès et donna des coups de hache dans tous les sens. L’assassin esquiva sans difficulté ces coups peu précis, cherchant un point faible de l’armure de son adversaire. Il trouva tout naturellement le cou de Taurus, particulièrement exposé, et deux défauts dans les plaques qui recouvrait l’un de ses bras et une partie de son ventre. Il décida de s’attaquer d’abord au bras, et tenta plusieurs coups d’estocs sans réussite. Taurus devina bien vite que son armure devait avoir un point faible, car il protégea d’autant plus son bras tout en abattant ses haches sur Raynarès. Celui-ci continua à éviter avec agilité les attaques ennemies trop lentes pour lui, lorsque Taurus opéra une botte mortelle. Il força Raynarès à esquiver sur sa gauche, et envoya dans le même temps sa deuxième hache à l’endroit prévu. Raynarès s’en rendit compte un peu trop tard pour esquiver et plaça son sabre devant lui pour parer le coup. Le choc fut terrible et l’assassin projeté à terre. Il se releva, mais c’était pour mieux se prendre le plat d’une hache de Taurus qui l’envoya bouler plus loin. Cette attaque lui coupa la respiration, et Raynarès cracha du sang.


" Alors, quelques problèmes de parade ? Trop d’esquive, pas assez de force brute. Tu vas mourir pour tous les autres. "

* Je suis d’accord avec lui, Eker… Laisse-moi t’aider… Comment ? Donne-moi l’autorisation de partager non seulement ton esprit mais aussi ton corps… Oh là, je t’arrête tout de suite ! Qu’est-ce que tu entends par partager mon corps ? Je t’insufflerais une partie de ma puissance pour t’aider à combattre… C’est tout… Après ça, je la retirerais… … C’est sans danger ? En fait… Je l’aurais parié. Ouais… Lorsque ce sera terminé, tu auras quatre-vingt-dix-huit pour cent de chances de subir un contrecoup qui te fera sans aucun doute tomber dans les pommes pour une durée plus ou moins longue… Combien de temps ? Cela peut durer d’une journée pour les plus résistants à une semaine pour les plus faibles… D’accord. Et les deux pour cent restants ? Un pour cent que tu ne subisses rien, et un pour cent que tu en meures… Génial ! Je crois que je vais refuser cette proposition, avec ma chance habituelle. Je… *

Mais la voix cessa de parler car Taurus venait d’enfoncer un coup de pied magistral dans la tête de l’assassin. Raynarès avait désormais le nez en sang, et se traîna lentement à l’écart du taureau humain.

" Tu abandonnes déjà ? Pauvre imbécile… "

* Ok. Autorisation accordée. C’est parti !... *

Une invisible décharge d’énergie parcourut son échine et traversa chacun de ses membres. Une sensation de puissance telle qu’il n’en avait jamais connue l’envahi. Il était aussi véloce et agile qu’avant, il le sentait. Mais la force avec laquelle il tenait son sabre était largement supérieure à ses capacités normales, et la douleur qu’il avait ressentie auparavant avait quasiment disparue. Il avait la vitesse, il avait l’agilité, et la voix venait de lui offrir force et vitalité. Taurus attaqua et Raynarès para avec une facilité déconcertante les multiples coups que lui envoyait le chef brigand. Ce dernier recula de quelques pas.

" Tiens donc… On se rebelle ?

- Ouais. Bouge pas, j’arrive. "


Raynarès n’attendit pas de réponse et fonça droit sur son ennemi. Il para d’un revers de lame les deux haches qui s’abattaient sur lui et asséna un coup puissant sur le défaut d’armure du bras de Taurus. La plaque de métal sauta et Raynarès réitéra son coup, tranchant à demi le bras de son adversaire. Le bandit hurla sa douleur, et balança un énorme coup de hache que Raynarès para pour ensuite envoyer l’arme par terre. Puis il plongea sa lame dans le cou de son adversaire et la ressorti immédiatement dans une gerbe de sang chaud. Achevant sa mission, l’assassin transperça le défaut de la cuirasse ventrale et laissa Taurus agoniser sur le sol ensanglanté.

Plus personne ne parlait.

Il sentit la même décharge d’énergie que tout à l’heure remonter jusqu’à son cerveau, et s’écroula sur le sol.

Ses yeux se fermèrent naturellement sans qu’il ne puisse voir Loup se précipiter vers lui.


Dernière édition par Raynarès le Sam 7 Mai - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Taurus   Sam 30 Avr - 15:52

Il reprit conscience dans la tente de Taurus, recouvert de plusieurs draps et reposant sur un matelas de feuilles. La lumière rougeoyante du brasier à l’extérieur lui apprit que la nuit était tombée, ce qui expliquait l’obscurité de la tente. Il entendait bon nombre de discussions au-dehors, et reconnaissait les voix de Loup et Crow parmi les autres. Son nom revenait souvent dans les conversations, sans doute parce que sa victoire contre Taurus avait surpris. Heureusement que la voix était intervenue, sans quoi le duel se serait terminé d’une toute autre manière. Pourtant, quelque chose l’intriguait à ce propos. Il se souvenait que l’être vivant était composé en deux parties. L’une était le Corps, l’autre était l’Âme. Le composant « Corps » se caractérisait par tout ce qui était palpable. En clair, il s’agissait de tout ce que l’on pouvait toucher, voir, ou encore sentir. C’était le composant le plus simple à comprendre. En revanche, l’Âme, elle, était l’intouchable, l’invisible, et malgré tout existante. L’Âme contrôlait le Corps par l’intermédiaire du cerveau. Les pratiquants de la magie exerçaient leurs pouvoirs grâce à leur Volonté, cette dernière se trouvant à la frontière entre Corps et Âme. D’où la difficulté extrême à devenir un mage d’exception, car si les sorts basiques étaient relativement simples à apprendre pour un pratiquant, maîtriser les enchantements les plus complexes demandait aux sorciers de se plonger plus profondément vers l’Âme, autrement dit vers l’abstrait. L’Âme contrôlait le Corps, mais sans Corps, l’Âme ne pouvait survivre. Il y avait donc un certain équilibre entre les deux composants. La voix, qui s’était annoncée comme étant un esprit, lui avait insufflé sa force. Or, il se rappelait parfaitement avoir appris durant ses études que les esprits ne pouvaient pas agir sur le Corps d’un individu. Par conséquent, cette voix n’avait rien d’un esprit. L’Âme étant la seule chose à avoir un contrôle sur le Corps, la voix ne pouvait être qu’une deuxième Âme. Deux Âmes dans un seul Corps. Et encore, il y avait une autre personne concernée, ce qui donnait trois Âmes en deux Corps. Raynarès ne pouvait l’imaginer, et pourtant… C’était l’unique solution concernant la nature de la voix.

Alors ? J’ai raison ? … Ouais. Bien joué, Sherlock Eker… J’étais censé te cacher cela mais tes études ont porté leurs fruits, on dirait… T’aurais dû t’y attendre puisque tu lis mes pensées depuis toujours. Je n’ai jamais dit que j’étais là depuis… Tu viens de te trahir, imbécile. Maintenant je sais que ton Âme n’est là que depuis un certain temps. Reste à savoir lequel. Et pan ! Deux à zéro ! Tu… Tu m’as piégé, je le reconnais… Tu me racontes le reste où je poursuis mes déductions ? Je ne peux rien te dire, donc continue… Bien.

Raynarès tremblait. D’excitation, car il se rapprochait du but, mais surtout de peur, car une hypothèse se formait dans son esprit, et chaque nouvelle découverte le faisait converger celle-ci. Il s’abandonna à ses réflexions pendant quelques minutes, des minutes qui semblaient s’accélérer au fur et à mesure qu’il s’approchait du dénouement. Et soudain, la vérité lui apparut en un éclair. Son hypothèse, son affreuse hypothèse, se révélait juste. Il avait beau chercher d’autres solutions, aucune ne s’avérait plus exacte.

" Hey ! Mais on dirait que notre assassin préféré est de retour parmi nous ! "

Loup, légèrement éméché, venait de pénétrer dans la tente pour vérifier l’état de son compagnon.

" Je viens de me réveiller. Il y a l’air d’avoir une ambiance animée dehors. Personne ne veut venger son chef ?

- Oh ça non, mon ami ! Je viens d’agrandir ma troupe d’une soixantaine d’hommes en un discours ! Ces pauvres gars n’ont nulle part où aller, alors j’ai lancé une proposition de fusion des deux groupes. Une bonne partie a accepté, l’autre va se reconvertir en je ne sais quoi ou rejoindre sa famille. Dalt disait vrai, Taurus était le pilier de la bande. D’ailleurs, va falloir que vous m’expliquiez comment que vous avez fait pour le démonter en quelques secondes alors qu’au départ vous étiez complétement à la ramasse ! Et puis faudra se mettre en route pour Glargh, aussi, on en retard avec votre repos à la con. Deux jours que vous êtes dans les pommes !

- Deux jours ? Je m’en tire plutôt bien…

- Qu’est-ce que vous dites ?

- Rien d’important. Quand partons-nous ?

- Dès que vous êtes prêt !

- Laissez-moi une petite heure, pour me mettre d’aplomb, et nous pourrons partir.

- Vous voulez manger un morceau ?

- Non merci. Commencez les préparatifs sans m’attendre.

- Au fait, y’a votre faucon qui tourne autour du camp depuis qu’on y est. Vous semblez l’avoir oublié.

- Mon… Oh merde ! Merci de me le rappeler ! Vous pouvez lui donner de quoi se nourrir ?

- Pas de problème, je m’en occupe ! "


Le mercenaire repartit à l’extérieur pour siffler le faucon, et Raynarès s’empressa de fouiller ses poches à la recherche de la lettre. Les événements précédents lui avaient fait oublier l’arrivée du faucon. Il mit la main sur le parchemin désormais tout froissé et le déplia rapidement. Il reconnaissait l’écriture fine et appliquée de Weaver, dont il était non seulement le plus proche ami depuis l’enfance, mais aussi son frère d’armes.






Eker,

Tu dois te demander pourquoi personne ne te contacte depuis des mois et des mois. Pourquoi je ne t’envoie pas un habituel pigeon au lieu d’un faucon peu économique et difficile à apprivoiser. Et quelles sont les raisons qui me poussent à t’envoyer ce message. Les deux premières questions ont une réponse commune. Une réponse conne, et je sais qu’elle te fera autant sourire que jurer. Chad regardait comme à son habitude Durban s’entraîner avec Meredy. Meredy lançait des boules de feu mineures sur mon frère et celui-ci parait les sorts avec son énorme bouclier (celui qui fait ta taille). Meredy a voulu tester la rapidité de mon frère en lançant une boule de feu majeure sur Chad. Tu connais Durban. Lent comme il est sous ses tonnes d’armure, il a peiné à intercepter le sortilège. Meredy a donc fait dévier la boule de sa trajectoire, mais malheureusement dans la mauvaise direction, si bien qu’elle a fait cramer la tour à pigeons. Nous n’avons pas blâmé Meredy, car elle est encore trop jeune pour maîtriser un sort si important, et c’est déjà un miracle de la nature qu’elle puisse seulement l’invoquer. Côté positif de la chose, pas besoin de chasser. Tout Mièvr a été nourri au pigeon durant trois jours. Je t’annonce aussi que ton absence a fait de Garr le gagnant de la course annuelle. Au moins ça change pour une fois. Si tu avais été là, le résultat aurait été différent.
Mais passons aux choses sérieuses. Sara va mieux. Elle est complétement remise, à l’exception de ses poumons. Même Lucent, qui est pourtant le mage le plus puissant que je connaisse, n’a pas pu les soigner entièrement, c’est pour dire si la blessure était grave ! Sara ne peut plus assumer son rôle dans la Brigade, car elle s’épuise bien trop rapidement. Elle ne semble pas en être trop attristée, car elle demandé à ce que la date de son mariage avec Garr soit avancée ! Je ne crois pas que tu seras là à temps, mais si tu le peux, n’hésite pas. Ce mariage redonnera de la gaieté à Mièvr, après les funérailles du maire Moryagorn.
Autre chose. Lucent est sur le point de localiser Gault. Je ne sais pas quel sort il utilise, mais il est épuisé. Son âge avancé ne lui permet pas de lancer un sort aussi puissant, je pense. Pourtant, malgré nos réprimandes, il s’obstine. La mort de Moryagorn l’a plus affecté qu’il ne le laisse paraître, et il fait tout pour connaître l’endroit exact où Gault se cache. Les seules informations que nous ayons sont un manoir et des falaises surplombant la mer. Les bâtisses de bord de mer sont trop nombreuses et nous devons attendre la progression de Lucent. Haar, toujours aussi impatient, veut te voir immédiatement, afin que l’on puisse monter une équipe pour ramener Gault.

Reviens vite.

Que Lumière guide tes pas.

Weaver, deuxième soleil, première période, cycle de Trafalgar.







IIDA (Intervention Inopinée De l'Auteur) : J’en profite pour informer le lecteur que le calendrier mièvrian fonctionne de manière très simple. Une journée correspond à un soleil, une période est composée de dix soleils, et un cycle est lui-même composé de dix-huit périodes. Chaque année est divisée en deux cycles, portant le nom des deux divinités mièvriannes. L’un est le cycle de Trafalgar, l’autre celui de Lumière. Ceux qui feront le calcul s’apercevront qu’une année à Mièvr est composée de trois-cents soixante jours. Oui, je sais, je vous vois venir. Cela coïncide étrangement avec notre calendrier à nous, n’est-ce pas ? Je vous l’accorde, l’auteur est vraiment un fainéant ! Il s’est pas trop bougé pour créer un calendrier original, le mec ! Eh bien oui. Mais comme ça, le lecteur n’a pas trop de problèmes de repérage. Et toc. Comment ? Le décalage progressif dû aux cinq jours manquants aura un impact sur les saisons et chamboulera les prévisions météorologiques des Mièvrians à propos des cycles et des périodes, entraînant ainsi un inversement complet tous les soixante-treize ans ? Mais… Mais on s’en fout ! Les peuples de la Terre de Fangh ne disposent pas encore d’engins mécaniques leur permettant de comprendre que la Terre fait un tour complet du Soleil tous les trois-cents soixante-cinq virgule vingt-cinq jours ! Mais revenons plutôt au récit, voulez-vous.




La lettre datait de douze jours, car Raynarès savait qu’aujourd’hui était le quatrième soleil de la seconde période du cycle de Trafalgar (maintenant vous comprenez ce que ça veut dire, et celui qui dit non, il sort !). La cache de Gault bientôt trouvée, le rétablissement presque complet de Sara, son mariage avancé avec le Demi-Elfe Garr, Lucent qui était décidément beaucoup trop vieux malgré ses pouvoirs incroyables, les pigeons grillés… Un flot de nouvelles, bonnes pour la plupart, envahissaient son esprit. Étrangement, Mièvr ne lui manquait pas tant que ça. Ses amis oui, bien entendu, mais l’attachement qu’il portait à sa ville natale s’était amoindri au fur et à mesure qu’il parcourait Fangh. Cela faisait déjà huit ans qu’il enchaînait les voyages entre Mièvr et d’autres cités, récoltant des informations sur le monde extérieur, mettant la main sur de nouvelles technologies, assassinant les mauvais de ce monde. Fangh représentait pour lui la liberté, et même s’il avait toujours considéré Mièvr comme étant une ville utopique, il préférait une liberté dangereuse à un confinement paradisiaque. Des cris au-dehors perturbèrent ces pensées. Il sortit de la tente et vit les hommes se regrouper sur les remparts, armés et vêtus pour le combat. Raynarès grimpa avec vélocité sur le mur de pierre, et il vit parmi les arbres une foule d’hommes en armes, dont certains portaient l’étendard de Glargh. Il reconnut l’officier Elfe Miroël, une flèche encochée à son arc, et une épée courte accrochée dans son dos. À sa droite apparut le capitaine Dalt, Habillé d’une armure de cuir souple, targe de fer au bras gauche et épée longue à la main droite. Il planta son épée dans le sol comme dans du beurre, et sortit une petite flasque. Il l’a porta à ses lèvres pour se désaltérer, avant de crier haut et fort :


" TAURUS ! L’heure est venue de mourir ! "


Dernière édition par Raynarès le Dim 8 Mai - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Taurus   Sam 7 Mai - 18:26

N’importe qui pouvait sentir l’atmosphère se tendre lorsque Loup monta sur les remparts pour voir le capitaine Dalt. Elle ne s’améliora pas quand Raynarès rejoignit son compagnon. Le capitaine Dalt tiqua de l’œil et fronça les sourcils.

" Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Taurus est mort. Raynarès l’a tué. Si vous voulez une preuve, je peux vous montrer le cadavre. Nous l’avons enterré au milieu du camp.

- Taurus est mort et ses hommes sont à vos côtés comme si de rien n’était ? Vous vous fichez de moi, Loup ?

- Loin de moi l’envie de vous fâcher, Dalt. Les hommes de Taurus n’ont pour la plupart nulle endroit où aller, nul foyer pour les accueillir. Je les ai pris sous mon aile.

- Vous en avez une belle, d’aile, maintenant… Et pourquoi n’êtes-vous pas revenu à Glargh ?

- Crow et moi-même étions en pleine convalescence. Je viens d’ailleurs de me remettre. La mission que vous nous avez confiée est accomplie, et nous aimerions recevoir notre récompense.

- Moi qui pensais encore devoir faire le sale boulot… Laissez-moi un peu de temps pour mettre mes idées au clair, voulez-vous ?

- Bien entendu. "


Quelques hommes restèrent sur les remparts tandis que Raynarès et Loup en descendaient. Les murmures des hommes ne présageaient rien de bon sur leur moral, et beaucoup craignaient un assaut des forces de Glargh. Quelqu’un appela Loup. Il s’agissait du guerrier qui lui avait prêté l’un de ses dés, lorsqu’il avait fallu désigner un meneur. Raynarès se remémora son nom, Carmin. Ce dernier apprit au mercenaire que le camp était complétement encerclé par les soldats de Dalt, deux fois plus nombreux, mais que le mur ouest était un endroit relativement moins gardé.

" Je doute fort que Dalt nous donne notre salaire. Nous sommes en plein Schlipak et ces soldats font sûrement partie de sa garde d’élite, et lui sont donc loyaux. S’il nous élimine maintenant, il s’attribue tout le mérite d’avoir tué Taurus et fait discrètement disparaitre des mercenaires de Waldorg, qui est en concurrence avec Glargh. En plus les remparts ne sont pas suffisamment hauts pour empêcher une intrusion… Je veux que les mages se tiennent prêt à tout balancer sur les soldats gardant le mur ouest, on filera par là si ça tourne mal. Des archers à chaque mur pour faire diversion. Dis aux gars de ne pas montrer leurs armes. Faudrait pas non plus que ce soit nous qui les provoquions.

- Crow ne pourrait pas utiliser Sylphe ?

- Tu ne l’as pas vu. Mes mages ont eu beau soigner la plaie, il est toujours mal en point. Taurus avait enduit les griffes de ses bestiaux de poison. Il devrait se rétablir mais il ne nous est d’aucune aide. On le fera sortir en priorité. "






~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~





Le capitaine Dalt fulminait. Premièrement, il s’était déplacé lui et deux cents hommes de sa garde d’élite jusqu’à la forêt de Schlipak s’en que cela ne soit au final nécessaire, gaspillant ainsi les fonds requis pour nourrir et abriter une troupe de cette envergure. Deuxièmement, ses ordres n’avaient pas été respectés. Loup, Raynarès et Crow étaient censés revenir à Glargh immédiatement après avoir tué Taurus, mais, au contraire, ils étaient restés pour s’assurer de la bonne santé de deux d’entre eux. Dans des cas comme celui-ci, on se débrouillait pour transporter les blessés ! On n’allait pas profiter de la forêt pour faire du camping ou cueillir des salades ! Et enfin, pire que tout, Loup avait rallié les hommes de Taurus à sa cause. Il pensait que la mort de leur chef aurait suffi à les dissoudre, mais que nenni, voilà qu’un misérable mercenaire les ajoutait à sa collection de chair à canon ! Il imaginait déjà la catastrophe. Loup et sa bande au service de n’importe quel noble de la Terre de Fangh. De toute sa brillante carrière militaire, le capitaine Dalt n’avait subi qu’un seul revers, et c’était Loup qui le lui avait infligé. Il était tout à fait hors de question de laisser une telle troupe à un homme pareil. C’est pourquoi il allait en finir avec cette épine qui le démangeait depuis ces dix dernières années. Miroël, auparavant parti faire le tour des murs, revenait à ses côtés.

" Tous les hommes sont en place, capitaine.

- Le mur ouest a bien été dégagé de d’une dizaine de soldats ?

- Oui capitaine. Mais, si vous me le permettez, j’aimerais savoir pourquoi nous n’enlevons encore plus d’hommes pour être certain de les attirer ?

- Cela semblerait logique en effet. Mais mettre trop de soldats en moins à un endroit précis ne ferait qu’alerter l’ennemi de nos intentions. En n’en retirant que quelques-uns, le piège est mieux dissimulé. Lorsqu’ils essayeront de fuir, nous nous rabattrons sur eux. Bien ! Il est temps de commencer le massacre. Miroël, allez-vous mettre dans un coin, là-bas, et armez votre arc. Lorsque Loup apparaitra, je veux voir l’une de vos flèches lui transpercer la gorge. "






~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~





Raynarès remonta sur les remparts quand Dalt appela. Il y avait de légers mouvements parmi les soldats et l’assassin ne douta plus de l’issue de la conversation. L’appel du sang était inéluctable, et Raynarès vit Loup donner ses derniers ordres à ses hommes avant de le rejoindre.

" J’ai réfléchi, et je pense que vous ne méritez pas votre récompense, messieurs.

- La parole d’un officier est-elle donc sans valeur, à Glargh ?

- Ne me provoquez pas, assassin. Vous êtes plutôt mal placé pour me faire cette réflexion, si j’en juge par votre métier.

- J’estime avoir plus de valeur et d’honneur que vous, en cet instant. D’ailleurs, je ne doute pas non plus d’en avoir eu moins auparavant, ainsi que dans les années futures.

- Vous voulez mourir, Raynarès ?

- Je vous retourne la question, Dalt.

- Très bien. Je commencerais par vous. Ensuite viendra Loup, et je terminerais par Crow comme il est soi-disant convalescent !

- Vous ne pourrez pas. Crow est mort depuis deux jours,
mentit Raynarès. Ce n’était qu’une ruse convenue entre Loup et moi pour nous partager sa part.

- Habile, en effet. Au moins, il n’aura pas à voir ses compagnons mourir ! "


Le capitaine Dalt poussa alors un terrible rugissement guerrier, reprit par les soldats de sa garde qui s’élançaient à l’attaque. Loup se tourna alors vers le mur ouest et cria un signal à ses magiciens. Ceux-ci lancèrent tous les sorts qu’ils connaissaient, et Raynarès vit un arbre s’abattre sur des soldats tandis qu’une boule de feu suivie d’un éclair explosa au pied d’un homme en armure lourde. Au même moment, Raynarès aperçu Miroël qui encochait à son arc long une flèche empennée de noir. Deux minuscules secondes suffirent à l’Elfe pour bander son arc, viser, et décocher son trait. Raynarès plongea sur Loup tout en lui criant un avertissement, et les deux hommes roulèrent à terre. L’assassin se releva d’un bond, immédiatement imité par Loup. Du sang ruisselait sur le visage du guerrier, dont la flèche avait éraflé la tempe. Il n’avait pas le temps d’exprimer sa gratitude, car déjà les hommes de Dalt grimpaient sur les remparts. Les deux hommes firent volte-face et coururent jusqu’au mur ouest, où les hommes de Loup avaient fait des ravages chez l’ennemi. Raynarès vit deux hommes qui soutenaient Crow fuir dans la forêt, précédant le reste de la bande. Soudain, une trentaine de soldats lourdement armés leur barrèrent le passage, tuèrent les deux porteurs et chargèrent les mercenaires, sans s’occuper du blessé. Loup dégaina son glaive et se porta au secours de ses hommes. Raynarès n’avait jamais vu le mercenaire dans un tel état de férocité. Il semblait se muer en une tornade tranchante, inspirant la terreur parmi ses ennemis et insufflant du courage chez ses alliés. Raynarès le suivit dans la mêlée, armé de son sabre court. Une lance passa près de son flanc et il décapita à demi son adversaire. Il continua à avancer et perfora deux soldats avant de pivoter sur ses talons et de trancher la gorge d’un troisième. À eux deux, Loup et Raynarès anéantirent une dizaine de gardes, le reste étant mis hors de combat par les mercenaires. Loup releva Crow et lui passa un bras par-dessus son cou. Le combat avait été bref et sanglant, mais plus de trente bandits avaient perdu la vie avant que Loup et Raynarès n’arrivent. La rapidité effrayante de leur mort montrait à quel point les soldats de Dalt méritaient leur place dans l’élite. Raynarès criait aux retardataires de presser le pas, et vit Dalt hurler de rage en s’apercevant de l’échec de son plan. Miroël, lui ne se laissa aucunement déstabiliser et semblait même soulagé d’éviter un bain de sang complet. Ce qui ne l’empêcha pas d’arroser les fuyards de flèches, faisant mouche à presque chaque coup, l’un de ses traits se fichant dans l’œil du dénommé Carmin. Raynarès et quelques autres étaient désormais les derniers à combattre. L’assassin flanqua un maître coup de tête à un soldat avant d’écraser son sabre sur sa nuque. Il se sentait capable de repousser l’ennemi pendant des heures mais, alors qu’il parait un féroce coup d’épée, sa lame se brisa. Il ne lui était maintenant d’aucune utilité de rester se battre et rejoignit donc Loup à grandes foulées. Une quinzaine de bandits chargèrent violemment l’armée de Dalt pour couvrir la fuite de leurs compagnons. Ils résistèrent peu de temps avant de succomber, mais les mercenaires s’étaient suffisamment éloignés pour empêcher une poursuite à travers la forêt. Dalt acheva un bandit agonisant et se mit à pousser une série de jurons colorés avant de proférer :

" Je jure sur tous les dieux qui gouvernent ce monde que je les retrouverais, et que je leur ferais la peau ! Emportez les blessés et nos morts ! On rentre à Glargh ! "

Quelques temps plus tard, Les mercenaires sortaient de la forêt de Schlipak, guidés par les ex-bandits. La plupart des hommes étaient blessés, plus ou moins légèrement. Le saignement de Loup s’était interrompu, et le mercenaire appela un de ses hommes pour porter Crow à son tour. Le jeune homme avait déliré pendant presque tout le voyage à cause d’une sorte de fièvre, mais semblait se remettre.

" On est où, là… ?

- Évite de trop parler et repose-toi. Il y a eu un combat, je te raconterais.

- Il faut que je retourne chez moi…

- Tu y retourneras, chez toi. Raynarès, vous venez avec nous ? Je pense que nous allons nous diriger vers Valtordu.

- Ce serait avec plaisir Loup. Mais une affaire de la plus haute importance m’attend à mon foyer. Je ne peux pas me permettre d’avoir du retard, et je ne peux prévenir personne chez moi, car le faucon n’est plus là.

- À mon avis, les hommes de Dalt l’ont abattu après l’attaque, ça peut toujours remplir quelques estomacs pour un repas.

- Je le crois aussi. Je suppose que nos chemins se séparent donc ?

- On dirait bien. Où allez-vous ?

- Waldorg n’est plus sûre pour moi, je pense m’établir à Chnafon.

- Chnafon. Sacrée bourgade. Personne n’ira vous chercher des noises là-bas.

- Je serais quand même sur mes gardes. Faites de même.

- Je suis habitué, à force. Dites-moi… Pourquoi avoir dit que Crow était mort ?

- Dalt va sûrement mettre une prime sur nos têtes, et Crow est trop jeune pour vivre sous une menace constante. Lorsqu’il sera remis, dites-lui qu’il a une dette envers moi !

- Je n’y manquerais pas ! À ce propos… Moi aussi j’ai une dette envers vous. Cette flèche m’aurait transpercé la gorge.

- Bah, de toute façon, nous ne nous reverrons peut-être plus.

- Ce n’est qu’un peut-être ! N’hésitez pas, à l’occasion.

- Je vous le promets, Loup. Que votre route soit sûre ! Adieu ! Toi aussi Crow !

- Et que la vôtre le soit encore plus, mon ami ! Adieu !

- Un bateau…

- Décidément ! Il nous fait une rechute ! "


C’est ainsi que Raynarès se mit en route vers la petite cité de Chnafon, se séparant de ses deux camarades. La voix choisi alors ce moment pour lui demander de poursuivre son enquête sur son origine. Raynarès accepta donc sa requête et continua son investigation. La voix ne répondait pas, et il sut par son silence qu’il avait deviné juste. Il conclut alors, parlant d’une voix froide :

" L’inconnu que tu habites aussi s’appelle Gault. C’était l’un de mes meilleurs amis jusqu’à sa trahison. Comme tu as dû le voir, la lettre que j’ai reçue annonçait qu’il était sur le point d’être retrouvé. J’aimerais que tu lui fasses passer un message. Dis-lui qu’il payera pour ses crimes. Dis-lui qu’avec moi se trouvera sans aucun doute Weaver et Aurion. Dis-lui aussi, si cela ne suffit pas à l’effrayer, qu’avant de retourner à Mièvr, je vais rendre visite à Gwennaall. Et tout lui raconter. Mais avant, un p’tit tour à Chnafon pour m’acheter un peu d’équipement, par Trafalgar ! "


Dernière édition par Raynarès le Mar 12 Juil - 9:42, édité 3 fois
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Solla
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MessageSujet: Re: Taurus   Sam 21 Mai - 21:02

C'est con, je termine mon bilan avec toi, eheh! Ben pour tout t'avouer, je me doute que tu vas me demander le rapport complet, faudra donc que t'attende si tu veux une critique constructive détaillée...faut que je potasse ça parce que j'ai rarement fait moi-même un aussi bon récit.
Je dirais pour l'instant simplement que c'est très bien écrit, les détails sont pour une autre fois.

par contre, un truc à changer tout de suite, GENRE TOUT DE SUITE! C'est "être rendu"...cette forme verbale n'existe pas! "être rendre à/de/en/par/bite/vers/dans/couille" n'est pas un verbe composé prépositionnel français! Et ne le sera JAMAIS. Voilà^^ D'autres détails un peu plus tard^^


En route vers Chnafon, Raynarès ferme un chapitre de son histoire qui a apporté ses révélations au milieu d'une mission d'un caractère exceptionnel par les rencontres, les défis, la fin et les moyens, une quête qui lui vaut 225 points d'expérience! Faute d'avoir été payé par son commanditaire, il a pu puiser dans les réserves des pillages de Taurus 832 Pièces d'Or et 6 Pièces d'argent perdues dans le tas.
[Petit détail à noter, tu n'es pas entièrement rétabli, et il te manque encore 4 points de vie...]

Raynarès est maintenant un assassin de niveau 4!
Voici ce à quoi tu as droit:

Énergie Vitale + 1D6 ==> le cul bordé de nouille reçoit 6 points de vie!
- FO, AD, INT ou COU +1 au choix du joueur. ==> choix : +1 en Force
- Attaque ou Parade +1 (au choix). ==> choix: +1 en Parade
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MessageSujet: Re: Taurus   

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