L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 Chapitre IV : Les Terres sauvages de Kwzprtt (prononcez ...)

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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Chapitre IV : Les Terres sauvages de Kwzprtt (prononcez ...)   Sam 9 Aoû - 16:57

Chapitre IV : les Terres Sauvages de Kwzprtt (prononcez Kwzprtt)


Le soleil couchant colorait de ses doigts rosés les nuages du soir, permettant à ceux qui observaient à deux ce couché de dire des platitudes du genre : « oh ! c’est beau ! » et à la demoiselle de répondre benoîtement : « Ouais, c’est magnifique » tout en enserrant un peu plus son Jules.
Mais ce n’est pas du tout ce dont nous allons parler puisque que le personnage que nous suivons dans cette histoire n’est pas du tout romantique, encore moins accompagné de son âme sœur (en même temps, il faut dire aussi que ce n’est pas forcément facile pour un vampire hermaphrodite de trouver son alter ego), et avait plutôt des tendances gothiques ; donc oublié le soleil, voyez plutôt du côté de la lune.
Donc, le vampire filait au vent, pourfendant les nuages tel un Tony Stak ayant réinventé la manière de voler, laissant défiler sous lui les paysages mornes et ternes du Marécage de L’éternelle Agonie. Des mares saumâtres, des camps massacrés d’hommes poireaux, navets ou bien encore céleris. Quelques colonnes de fumée montaient çà et là mais cela témoignait plus de l’existence de groupes d’aventuriers paumés au milieu des moustiques et des sangsues géantes ou bien de groupes d’hommes légumes, que du passage récent d’un dragon en quête de son maître, et avant tout en quête de nourriture.
Les heures passèrent, les paysages défilèrent, les collines et les steppes d’herbes séchées remplaçant les arbres putréfiés et les lagunes malsaines. De son point de vue, Ivanov pouvait voir évoluer des tribus barbares en train de chasser avec finesse des troupeaux d’aurochs ou bien d’autres créatures du même niveau d’intelligence que les chasseurs. Une fois, Ivanov vit un barbare un peu trop téméraire se faire embrocher par un aurochs, ou alors un chasseur malhabile planter une lance effilée dans le dos de son partenaire au lieu de la proie à une dizaine de mètres delà. D’autres encore se risquaient à la technique de la terre brûlée, mais ils risquaient de se prendre un retour de flammes vu que le vent soufflait vers eux, mais c’était trop technique et les barbares ne pouvaient pas comprendre ça.
Fatigué, Ivanov finit par se poser en haut d’une colline boisée de quelques bosquets bas. Il n’alluma pas de feu puisqu’ici, ils ne servaient pas à faire peur aux bêtes mais plutôt à les attirer, ainsi que les barbares bredouilles toujours en quête de sensations fortes. Il mangea la viande qu’il avait tirée au groupe d’aventuriers débutants et utilisant sa couverture elfique customisée qu’il avait trouvée elle aussi à Zoyek, il s’endormit d’un sommeil léger, espérant entendre le rugissement d’un dragon solitaire.
Mais ce ne fut pas le rugissement d’un dragon solitaire qui le réveilla, plutôt le bruit inquiétant d’une progression pas très discrète dans les fourrés. Il ne se leva pas mais dégaina sa Vorpal toute neuve dont la lame huilée luisait d’un léger éclat blanc dû au reflet de la lune.
Très vite, une énorme fourmis dévorag surgit dans la clairière. Sûrement une éclaireur car sinon, ç’aurait été une colonne entière qui aurait débarqué.
Ivanov sauta en l’air et retomba lourdement sur le dos de l’insecte. Celui-ci essaya de se débattre mais la souplesse n’était pas son point fort, et son cou plutôt son point faible. Ainsi la lame de l’arme légendaire vint trancher net la nuque de l’animal, un sang acide jaillissant du corps désormais inerte. La tête tomba à terre avec un bruit mat, un peu comme quand on fait tomber un casque sur de l’herbe.
Le vampire, consciencieux commença à dépecer la bête, nonobstant la forte, horrible et âcre odeur qui s’élevait du corps de l'hexapode. Mais il ne put terminer son forfait car le bruit inquiétant d’une colonne entière de fourmis marchant au pas se fit entendre, signalant au vampire qu’il était temps d’aller visiter d’autres endroits.
Il ramassa son sac et fourra en boule sa couverture, et d’un coup de hanche s’envola dans le ciel noir, tandis que les fourmis géantes pleuraient peut-être la mort de leur consœur.
La nuit n'était pas encore achevée et le soleil ne pointait pas encore le bout de son nez ; il devait être dans les deux heures de la nuit. Ivanov avait encore un peu sommeil et n'avait qu'une seule envie : celle d'aller se recoucher. Mais il lui fallait trouver un endroit. Les plaines sauvages de Kwzprtt n'étaient pas réputées pour leur tranquillité, et il était conseillé pour tout groupe s'y aventurant de monter la garde chaque nuit. Car en cette partie du monde, l'odeur néfaste des bottes de barbares ne réussissaient pas à éloigner les créatures et autres ennuis, plutôt à les attirer.
Et là pour Ivanov, un problème de taille se posait à lui : il était tout seul. Personne sur qui compter. Avant, il avait une sorte d'instinct qui lui permettait de se réveiller tout juste au moment où les problèmes se présentaient. Mais c'était il y a quelques temps. Par la suite d'une amnésie, ce don avait été perdu, mais avait été remplacé par la vigilance d'un compagnon. En effet, la nuit, c'était son dragon qui effectuait les gardes, car comme les chiens, les dragons ne dormaient jamais vraiment, ils ne dormaient que d'un œil comme les gens disaient. Et puis généralement, les gens renonçaient à attaquer un dragon, d'autant plus que les dragons avaient une excellente vision nocturne.
Il devait bien y avoir des auberges ou bien des refuges autres qu'une hutte de barbare ou l'estomac d'une bête sauvage. Ivanov eut une idée. Il sortit son Palantir de la poche et en activant la fonction géolocatisation, il pensa à une auberge et confirma pour le moteur de recherche. C'était un petit programme appelé du même nom que son inventeur, à savoir Goux Gueulemape. Un petit tintement signala que le programme avait trouvé un emplacement. Il y avait aussi la possibilité de réserver une chambre via Palantir en appelant le 811. Mais Ivanov préférait ne pas payer de surtaxe supplémentaire, les auberges en pleine terre hostile n'ayant généralement pas la réputation d'être pas chères.
L'auberge se trouvait à plusieurs lieux soit à une vingtaine de minutes de vol, et Ivanov prit le cap indiqué par la voix suave du Palantir.
En fait, ce n'était pas à vraiment parler une auberge, plus une espèce de fortin perdu au beau milieu de nulle part. Sans doute une ancienne caserne de l'époque des grandes guerres entre Glargh et Waldorg pour la suprématie de la Terre de Fangh. Mais maintenant que les échanges de missives et autres bouc émissionnaires avaient remplacé les échanges de flèches et prisonniers de guerre, beaucoup d'unités avaient été mutées ailleurs où ça chauffait plus. Restait donc des bâtiments vides prêts à accueillir des hordes de barbares et autres créatures malsaines. Les villes avaient préféré détruire les fortins plutôt que d'offrir des caches aux brigands. Mais quelques projets s'étaient montés, beaucoup crapuleux, certains à moitié, et quelques-un pour d'honnêtes usages. La classification de dangerosité indiquait de le fortin aubergifié était moins dangereux en général que dans les plaines.
Ivanov arriva finalement en vue de l'auberge et se posa devant l'entrée principale, sous le regard un peu suspicieux et inquiet des deux gardes de faction.

« - Bonsoir, ce serait pour passer le reste de la nuit ici...
- ...complet ! »

Marmonna dans sa barbe l'un des gardes. Il ne semblait pas apprécier d'être dérangé par un type qui volait et habillé tout de noir comme la nuit. Mais le vampire ne se découragea pas et repartit à l'assaut :

« - Vous êtes sûrs ? C'est pas ce qu'indique le panneau derrière vous...
- Euh... ben en fait... c'est queuh... »

Le garde ne semblait pas réussir à trouver une excuse plausible assez rapidement, mais heureusement pour lui, son collègue avait trouvé :

« - On a oublié de le retourner !
- Ouais ! Voilà... pas d'chance. »

*Bon, pile ou face ? Face, zut. Bon, ils tâteront de ma lame plus tard...*

Le vampire mit la main dans une poche et lâcha laconiquement :

« - Bon d'accord... c'est combien la surtaxe pour entrer ?
- Aahh ! Je vois que ça commence à rentrer dans sa petite tête... Mais pas d'chance, c'est vraiment complet. Par contre, un petit pourboire ne nous ferait pas de mal... »

Ivanov plongea les deux mains sous le manteau et d'un coup sec se jeta sur le premier garde qu'il poignarda à la gorge de la main gauche avec sa dague. Et d'un beau et ample mouvement de la main droite, la Vorpal siffla et trancha nettement sans bavure la gorge du deuxième garde encore sous le choc.
Les deux idiots s'écroulèrent à terre dans un bruit mat et Ivanov les tira dans un coin sombre. Il essuya ses armes et fouilla rapidement les deux corps. Il ne trouva qu'un trousseau de clés.
Vérifiant qu'aucun sang suspect tâchait sa houppelande, Ivanov se dirigea d'un pas serein vers l'entrée principale.
L'entrée était un fait une lourde porte de chêne massif passée par les éléments, et totalement bardée de clous afin de minimiser les effets qu'auraient pu avoir une hache. Une petite porte était incrustée dans cet énorme portail, permettant de fermer rapidement le fortin aubergifié en cas de pépins.
L'intérieur était plutôt sommaire, et le décors de style militaire. Celui qui avait repris la caserne ne s'était pas trop foulé pour la décoration. Il avait utilisé ce qui était resté et avait récupéré ailleurs d'autres babioles et bibelots du même style.
Le monsieur qui tenait la réception apostropha Ivanov :

« - Dites vous là ! Qu'est-ce que vous faites là ? Vous savez pas lire ? C'est complet ! Comment vous avez pu entrer ? Sortez d'là tout d'suite !
- Mais y'a pas moyen de dormir dans l'étable ?
- Nan ! Rien. Vous dégagez avant que j'appelle la sécurité !
- Bon bon d'accord... »

Le vampire agacé prit le chemin de la sortie sous le regard courroucé du réceptionniste. Il ressortit sous un ciel étoilé, les points serrés. Il avait tué ces deux gardes pour rien. Enfin pas vraiment pour rien vu qu'il y avait toujours le plaisir de tuer des gens, mais cela n'allait pas arranger sa situation. Et il était retombé au point de départ : toujours aucun endroit où dormir.
Mais il y avait là, à une cinquantaine de mètres de l'ex-fortin, une vielle grange abandonnée qui devait sûrement servir à stocker du foin avant. Et il y avait l'air d'y avoir toujours de la paille.
Ivanov, un rien fatigué et le bâillement le démangeant, se dirigea vers la grange, espérant pouvoir y finir tranquillement le reste de sa nuit.
En s'y approchant, il s'avéra que le fenil était déjà occupé car on pouvait entendre des cris féminins plaintifs s'échapper à intervalle régulier. Le vampire, résigné à passer la fin de sa nuit tranquille entra sans la moindre discrétion et trancha d'un bon coup de taille le dos des deux "sportifs". Il essuya ensuite la lame sur les cheveux de la demoiselle et camoufla les corps sous une vingtaine de centimètres de paille. Un peu plus loin gisaient leurs vêtements que le tueur fouilla rapidement mais rien d'intéressant ne se trouvait dedans à par quelques pièces d'or.

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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Les Terres sauvages de Kwzprtt (prononcez ...)   Sam 9 Aoû - 16:58

« - Cocorico ! »

Tel fut le réveil brutal et inamical du vampire dû au volatile effectuant son devoir journalier. Ivanov, passablement énervé par ce réveil non voulu à six heures du matin engagea le combat contre ce piaf emplumé.
Le coq étant défié, c'est à lui de lancer la première attaque :
C'est un picorement d'une puissance d'1d4-3 ; 3 -3 : l'attaque est parée par le vampire
Et c'est à son tour d'attaquer :
Il lance un souffle de mort d'une puissance d'1d42 ; 15 : le poulet perd ses 15 PV et ne possédant pas de points de destin, et ben il est mort !

Ivanov, d'humeur maussade mais satisfait d'avoir trouvé à manger pour son petit déjeuné commença à plumer méticuleusement l'oiseau. Puis il arracha une planche d'un mur de la grange et alluma un feu en s'aidant de la paille. Il rôtit la volaille et la mangea sans autre forme de procès.
Le vampire, rassasié par le bon poulet rôti prit son envol vers l'ouest, en plein milieu des Plaines Sauvages de Kwzprtt (ça ce prononce toujours Kwzprtt, ou alors Kwzprtt si vous avez un léger accent), le cap sur une colline qui dépassait un peu des étendues broussailleuses.
Une demie-heure plus tard, avec un vol par temps calme et sans vent, Ivanov se posa sur la haute bute après s'être assuré qu'il n'y avait aucune créature hostile pour l'instant à part lui.
C'est ici qu'il allait mettre en place l'exécution de son plan. Pour ceci, il sortit de son sac multiplan à condensation astrale un paquet marron en carton qu'il avait acheté la veille au marché de Boulgourville.
Il ouvrit le paquet et sortit une espèce de bouée en peau de chèvre (vous croyez qu'c'était fait en plastique à l'époque ?) qu'il commença à gonfler.
Deux fuites, une attaque de guêpes et un début de crise d'asthme plus tard, la bouée s'était transformée en dragon de deux mètres, soufflée par les poumons crevés du vampire. Ensuite, la deuxième phase du plan était la plus simple, et il l'appliqua en modifiant un peu ce qu'il y avait écrit sur le parchemin illustré.
Il aspergea ainsi consciencieusement le derrière de la bouée de fragrance de dragonne émoustillée et après avoir attaché solidement la bouée, il alla se planquer dans un bosquet juste à côté.
L'attente ne fut pas longue, bientôt à l'horizon se profila la silhouette massive d'un dragon, avertissant à grands cris la dragonne qu'il arrivait. Mais ce dragon qui arrivait à tire d'aile n'était pas rouge, il était vert, et de plus, il était plus petit. Ce n'était pas le dragon d'Ivanov, son plan avait marché à la perfection ; mais ce n'était pas le bon dragon qui avait été attiré.
D'un saut rageur, le vampire bondit sur le reptile verdâtre qui essayait de s'accoupler avec la bouée en peau de chèvre, et lui trancha la tête d'un grand coup de Vorpal (non, pour trancher autre chose au dragon, il faut être au moins niveau neuf, et prévoir des pansements pour le niveau dix).

*Ention et Damnafer ! Jamais je ne le retrouverai, ce cher Raidhât..*

Ivanov commença une délicate entreprise consistant à dépecer le dragon, mais la peau étant bien trop dure et coriace pour la simple dague, c'est à la Vorpal qu'il enleva la peau du dragon.
Il plaça ensuite la peau pas trop abîmée et la viande dans son sac, et dans un petit bocal toute la bave de dragon qu'il avait pu récupérer, c'est à dire seulement dix centilitres. Mais il ne pourrait pas garder le flacon longtemps, la bave commençait déjà à attaquer le verre.
Par la suite de ce semi-échec – il avait quand même dépecé un dragon – Ivanov se dirigea d'un humeur massacrante vers la route la plus proche. Il s'agissait en fait de la route reliant Glargh à Waldorg. Ce n'était pour l'instant qu'un chemin comme un autre, mais il était prévu par les autorités des deux villes de transformer cette route en route rapide sécurisée ; autrement dit les dénivelés seraient limités, les virages sécurisés, le revêtement amélioré, et des auberges et relais tous les vingts kilomètres seraient ouverts. Mais tout ce beau projet, c'était sur le papier, en réalité les travaux avaient déjà commencé depuis dix ans, dix mètres seulement avaient été faits de chaque côté, et tous les crédits avaient été dépensés pour pots de vin, corruption, éliminer les elfes écolos qui avaient découvert une nouvelle variété du scarabée commun, ou encore payer le service de sécurité contre l'attaque des barbares. Au final, les deux villes se renvoyaient la balle, accusant l'autre de ne pas être d'accord sur le tracé définitif ou encore d'envoyer des groupuscules d'extrémistes à l'autre pour ralentir le chantier et ainsi se vanter que leur côté avançait plus vite.
Donc Ivanov marchait – oui il marchait, il ne cheminait pas, ni ne se dirigeait vers un point quelconque, encore moins crapahutait, ni même trottinait. Il ne rampait pas non plus, ne bondissait pas, ou ne progressait pas. Il avançait à la limite, traînant un peu le pas sous ce soleil de plomb, mais plus vraisemblablement pour un observateur extérieur, le vampire marchait, un point c'est tout.
Donc, Ivanov marchait sous un soleil de plomb en direction de Glargh, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Il aurait pu rentrer à Valtordu mais non, quelque chose lui disait qu'il devait encore chercher. Mais pourquoi retourner à Glargh ? Parce qu'il était hors de question de passer à Waldorg après les déboires successifs qu'il avait eu là bas.

*Tiens, elle n'est pas si déserte que ça la route, il y a quelqu'un qui marche au loin. Et ben je vais lui apprendre...*

Par chance, il y avait là un petit bosquet de chaque côté de la route, sans doute le vestige d'une décoration passée. Ivanov tendit à une quarantaine de centimètres de hauteur un fil blanc, très fin mais résistant, et l'attacha d'un nœud solide sur un arbuste de part et d'autre de la route. Puis il se cacha et attendit patiemment que sa victime arrive. Son plan était très simple : la victime arrivait, trébuchait et il arrivait par derrière pour la décapiter. Il s'avéra que la future victime était montée. Non pas sur un magnifique destrier blanc mais juste un petit mulet. Elle ne devait pas être très riche, ou alors porter tellement de chose qu'un cheval n'aurait jamais supporté la charge.
La mule arriva d'un petit pas trottinant, montée par un homme d'une quarantaine d'année, habillé comme un marchand. Il ne devait pas être très intelligent pour oser traverser les plaines sauvages seul, sans aucune protection apparente. Deux caisses se ballottaient sur la croupe de l'animal, et le marchand ne portait sur lui qu'une petite besace.
Mais la mule, comme avertie par un sixième enjamba sans encombres le fil, sans même risquer de faire tomber son cavalier.

*Mais c'est pas vrai, c'est une conspiration !*

Ivanov, dégoûté par tant de malchance préféra laisser filer le marchand chanceux, inconscient du danger auquel il avait échappé.
Mais voilà que soudain d'un autre bosquet un peu plus loin surgit un enfant barbare armé d'un lustre. La mule pila net et le mulier (bah oui, on peut pas dire cavalier quand même) tomba lamentablement par terre, accompagné par les deux paquets qui étaient fixés précairement sur la croupe de l'animal.
Le petit barbare (peut-on le traiter de barbarillon ?), cachant mal sa joie acheva le marchant d'un coup de lustre bien placé. Puis il ouvrit sans ménagement les deux caisses de deux autres coups de lustre. Mais à peine avait-il vu ou bien senti ce qu'il y avait à l'intérieur, il se mit à hurler et déguerpit le plus vite qu'il put vers son village, appelant à grands cris sa maman.
Ivanov, intrigué alla voir ce qui avait causé une telle peur au petit barbare, et il manqua de s'étouffer de rire en voyant que les deux caisses étaient remplies à ras bord de lessive Gorzyne.
Il fouilla ensuite le corps du marchand mais il n'y avait rien d'intéressant. Pas même une pièce d'or ou bien une merde de valeur. Quant à la mule, elle n'avait rien trouvé de mieux à faire que de brouter l'herbe sur le bas côté. Ivanov n'ayant pas envie de tuer l'animal lui jeta juste un regard méchant, mais il fut attiré par une petite boîte attachée sur la selle de la bête.
Il s'agissait d'une petite boîte ARGOS (Assurance de Retrouver via Géolicalisation les Objets Signalés), qui reliée à un Palantir permettait d'avoir en permanence la position d'un objet sur lequel elle était attachée.

*Tiens, voilà qui pourrait être utile...*

Il arracha la boîte de la selle et l'éteignit, se promettant de lui trouver une utilité très prochainement. Il prit ensuite son envol en direction de la forêt de Schlipak, espérant que son dragon serait à un endroit spécial.


La suite à nouveau à la Forêt de Schlopak.

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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Les Terres sauvages de Kwzprtt (prononcez ...)   Dim 14 Fév - 15:50

Le Vampire trouve également sur les garde deux bourses d'une trentaine de pièces chacune, et récolte un montant de... 120 ixpés, wow!
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Les Terres sauvages de Kwzprtt (prononcez ...)   

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