L'Encrier du Chaos

Roleplay dans l'univers du Donjon de Naheulbeuk
 
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Le Calme et la Tempête


Voilà bien longtemps que les Aventuriers ont quitté la région. Le fracas des armes a cessé, la fureur et la poussière sont retombés, la soif de gloire et de richesses s'est tarie. Mais les lieux ne sont pas morts pour autant : il reste toujours le vieil aubergiste, là, courbé derrière son comptoir ; et je gage que si vous aviez la curiosité de lui adresser la parole, il pourrait vous conter de grandes choses du temps passé, et allumer en vous une étincelle dont vous ne soupçonniez pas l'existence...

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 XI Quand la vérité n'est qu'apparence...

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Fatenia
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MessageSujet: XI Quand la vérité n'est qu'apparence...   Mer 6 Aoû - 17:05

Il l’avait ce maudit collier, ou plutôt ce collier béni. Béni, maudit ? Et l ‘épée ? Trop de choses… Beaucoup trop. Un signe ? Oui… La bibliothèque, encore elle, elle avait du nouveau. Un récit.

« Ça y est, ça recommençait, elle n’était plus elle et le froid l’envahissait. Tout autour d’elle disparaissait, et un flux de couleurs variés le parcourait en tous sens avant de s’échapper vers une partie du temps pour tenter de la détourner de ce vers quoi elle se dirigeait, un épisode depuis longtemps oublié et qui allait refaire surface en découvrant la lame qu’il portait impitoyablement vers la gorge de son actrice. Mais de quel côté, le tranchant, le doux et lisse, ou alors le plat ? Le flou devenait net, le paysage semblait enfin vouloir se montrer, les sons lui parvenaient, réticents. Un rocher, un falaise, ils défilent sans s’arrêter, puis vint un pub irlandais où l’animation était digne d’un cimetière où les morts joueraient aux cartes. Nombreux étaient les bourgeois qui venaient se cacher en ce lieu pour s’adonner à la boisson et à la luxure, mais la méfiance restaient omniprésente et les lèvres ne se déliaient qu’au contact d’une chair féminine attirante.

« Catalina se montrait, jeune, sans son voile, elle était assez belle mais on voyait à sa démarche peu assurée et par ses yeux méfiants que ce genre de lieux ne lui étaient pas communs. Elle guettait une proie qui ne tarda pas à arriver. Petit et gras, roux et flasque, il n’avait rien pour lui et sa femme avait depuis longtemps abandonné ses richesses à cause d’une répugnance qu’elle ne pouvait cacher derrière l’or qu’elle lui extorquait. L’homme avança et accepta la choppe qu’on lui tendit, il but, et remarqua la voyante dont le philtre d’amour avait été soigneusement offert dilué dans une bière. Elle ne prit pas la peine de sourire et l’emmena au dehors, prête à la simulation d’un accord pour un mariage rapide qui n’aurai jamais lieu, mais rien ne se passa comme elle l’avait prévu. Dès que la porte fut franchie et refermée, l’homme l’empoigna au bras avec une force insoupçonnée et la colla contre lui en l’embrassant fermement et sans aucune délicatesse, se défendre n’eut servi à rien à part limiter les chances de réussite d’une fuite de désespoir. A peine dissimulé derrière un buisson, il la dénudait et lui palpant les formes généreuse qu’elle pouvait lui offrir, tout en laissant couler sur elle quelques filets discontinus de bave qui lui échappaient sans qu’il s’en soucie. Elle resta silencieuse durant les longues minutes que durèrent les gesticulations et les cris de sangliers de l’homme qui la violait. Les sons produirent enfin devinrent plus rauque, les montées descentes plus lentes, la respiration relâchée et saccadée, la pression finit par disparaître pour laisser couler en la femme allongée un long filet blanc et visqueux dont le trajet se terminerai dans un ovule fécondateur qui offrirait rapidement la vie à un être dont la présence n’était qu’un mauvais détail que l’on préférait oublier dans un récif.

Catalina lui sourit avec une haine non cachée et psalmodia quelques mots avant de lui cracher au visage. Le long flot coulant des mots de magie s’écoulèrent doucement sur un homme essoufflé d’un effort inhabituel qui lui vaudrait la vie, plus tard… L’air se troubla, vira au violet, enveloppa les deux êtres et le chant se fit, clair : «Dans une femme tu as fait véhiculer la vie, dans une femme la vie se déplace avec envie, mais loin le fils que tu aura te suivra et t’éventrera. » Soudainement, tout s’arrêta, le bruit reprit ses droits, et l’homme réalisa.

Reprenant ses esprits, le mâle prit peur, son argent venait d’être donnée à une femme qui s’en servirait après un chantage odieux. Il ne regrettait pas son geste, seulement les conséquences, son argent allait disparaître en grande quantité après ce passage plaisant dans l’intérieur d’une femme inconnue. Il eut peur et s’en alla en courant, laissant une bourse pleine derrière dans l’espoir que cela suffirait à apaiser la cupidité d’une femme qu’il avait humilié sans s’en rendre compte. Il n’en avait cure, il fuyait et resterait à jamais loin des femmes dorénavant, criant à qui voulait l’entendre que ces créatures étaient les filles du diable et que leur esprit fourbe n’attendait rien d’autre que de les corrompre pour voler l’or des honnêtes gens.
De son côté, Catalina empêchait toute larme de franchir ses orbites avec une volonté vacillante, et les perles d’eau salées furent finalement gagnante sur une âme en peine déboussolée. Elle sentait en elle que son ventre finirait par abriter un enfant qu’elle ne désirait pas, tout ce qu’elle voulait était mourir ou rejoindre des êtres qui la comprendrait. Le silence sur cet événement serai pourtant le choix qu’elle ferai plus tard, mais elle l’ignorait et s’en moquait éperdument. Elle se dirigeai, titubante, vers le bord d’une falaise qui l’appelait à elle en lui promettant un soulagement de ses peines qu’elle l’aiderait à porter. Arrivant au bord, elle s’allongea en laissant couler un flot ininterrompue de larmes brûlantes qui parcouraient se joues avec cruauté. Ne pouvant supporter un attente d’un poids qu’elle n’avait pas la force de porter, son esprit provoqua une explosion de douleur et tout s’accéléra. Sept heures au total s’écoulèrent, couvertes par des cris semblant venir des entrailles de la terre qui affichaient une douleur que seul les damnés connaissaient. Elle accouchait. Un garçon, du moins en avait il les formes, sortit sans un cri, puis alla se coucher sur le ventre de sa mère qui le haïssait pour ce qu’il lui avait fait subir. Le père n’était pas beau, l’accouplement horrible, l’ensemencement ignoble, l’accouchement abominable, le nouveau né était abject. Ignorant sa laideur, il tendit le bras vers le[url= http://www.kenembijoux.com/blog_photos_fr/pirate.jpg ]collier qu’elle portait [/url] et lui arracha sèchement,sans ciller. Cette nouvelle forme de violence était de trop pour la femme qui avait en peu de temps subit maintes fois les foudres de la providence qui s’étaient acharnées sur son sort, elle prit la créature qu’elle avait pour nourrisson et le posa dans un récif, plus bas, l’abandonnant aux crabes qui feraient pour elle une besogne qui malgré tout la répugnait. Elle repartit, ignorant les embruns qui se posaient sur son visage en accompagnant un vent qui la fouettait, et de nouvelles larmes apparurent en remplaçant le premier enfant d’une fille brisée par un événement malheureux. »

Maintenant, la vieille savait, elle se souvenait, et ce n’était pas sans émotion qu’elle vivait ces instant où tout devant elle se délivrait sans aucun brouillard, où tout devant elle semblait une association d’évènements clairs qui avaient tout fait pour lui rappeler par la douleur que le bonheur est une chose imprévisible et la plus agréable qui soit. En face d’elle, il ne comprenait pas, et la regardait avec patience, sachant par ses expériences passées que son âme était au loin et que lorsqu’elle reviendrait, il saurait. Quand elle ouvrit les yeux, il sut que quelque chose d’important venait de surgir du néant de l’oubli, et il attendait de le savoir. »

C’était flou, contradictoire, on ne savait que penser. Qui était finalement cette Catalina ? Froide, perverse, manipulatrice, mais avec un côté humain… Non, c’était trop flou. Était elle la grand mère de la dénommée Nut, la mère de Krill, les deux ou aucun des deux ? Non. Les récits ne mentaient jamais auparavant et ont toujours permis de le faire progresser dans la quête de Kornettoh, la disparition des âmes. Pour apparaître ainsi dans les récits, elle doit vivre à l’heure actuelle, et le collier doit être son lien à la Terre. Elle est puissante, il faudra s’en méfier. Fatenia sortit des rayons poussiéreux vides où les récits passés traînaient encore, comme des trophées.


À travers les plaines, à travers les montagnes, à travers les forêts, les pas de l’elfe noir froissèrent le sol avec une indifférence insultante. Tout n’était que silence, la Soul End ne parlait pas, et le collier était tout aussi aphone. Finalement, c’est sur le lieu du massacre précédent que des vibrations se firent, alors que le paladin n’espérait plus rien d’autre que dormir. Cela commença doucement, serrant son étreinte sur un cou soutenant une tête ensommeillée, puis se poursuivit avec quelques secousses, avant de se terminer par le bruit d’une lame râpant contre de l’acier poli. Ces quelques secondes suffirent à redonner de l’espoir à Fatenia qui ignora la fatigue et s’élança au cœur du village d’une démarche assez irrégulière et cahoteuse. Au détour d’une maison, devant lui, se tenait une vieille femme appuyée sur sa canne qui le regardait avec haine. Lorsque la Soul End s’élança pour happer le karma de cette apparition nocturne, elle ne put rien attraper d’autre que du vide, traversant le corps fantomatique d’un revenant frustré par les évènements. Elle était de retour parmi les morts pour récupérer ce qu’on lui avait volé. Comment ce combat pourrait il avoir comme vainqueur un vivant ?

Une poutre entaillée se détache du toit d’une chaumière, des arbres fouettèrent les arbres de leurs branches feuillues, le sol se disloquait avant de se rétablir puis recommençait sans cesse son manège, le vent soufflait de toute ses forces, tout se déchaînait, mais l’elfe s’endormit. Ce geste anodin fut auteur de sa survie, et le nouveau bijou à l’origine du courroux y était sans doute pour quelquechose. Ainsi les illusions ne touchèrent pas leur cible et disparurent dans les limbes de la dimension inconnue, laissant leur invoqueur dans le soucis de l’incompréhension. Le réveil s’annonçait.

Un bâillement, un étirement, une prise de conscience. Le spectre était toujours là, décontenancé, ignorant ce qu’il devait faire, ses nouveaux pouvoirs étaient si inconnus… Finalement, il s’inclina puis disparut. L’adorateur de Kornettoh ne put se résoudre à laisser partir ainsi une si belle proie qui pourtant ne rapporterai rien à son Dieu, mais qui pour lui représentait le mystère, la puissance, et la découverte. La chasse était levée, mais un nouveau compagnon était à nommer… Ce collier. Toujours en rapport avec les âmes, il lui avait visiblement sauvé la vie et apporté une nouvelle quête, il méritait son nom, lui qui servait la vie, le Soul Life. Tout était en ordre, la quête se poursuivrait, doucement cette fois ci, étrangement rien ne se précipitait, tout devait être réfléchi… Où irait notre Trio de souffrance pour débusquer le gibier le plus étrange de tous les temps ?

[ Toujours pareil, je vous demande d'attendre que j'ai fini pour corriger !]


Dernière édition par Fatenia le Lun 13 Oct - 19:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Quand l'apparence devient vérité.   Jeu 7 Aoû - 20:27

Marchant au travers des décombres et scrutant les moindres recoins, l’elfe noir s’impatientait. Il avait bien dormi mais son reveil avait été un peu trop brusque, et voilà qu’en plus il devait farfouilles des ruines qu’il avait lui même faites, c’était une nouvelle frustration qui s’ajoutait à tant d’autre. Soul End et Soul Life montraient que la présence était toujours là mais elle n’en restait pas pour le moins introuvable, et pourtant chaque pierre avait été inspectée… A moins que. C’était le petit détail qui déclencha le processus de découverte, sur le sol, dans un recoin sombre, un dessins du collier qui, aussitôt découvert, laissa place à celui d’un arbre mort au tronc cabossé. À quarante mètres vers l’ouest. Sur l’arbre, une phrase. « Action et inaction cohabitent parfois, quelle est votre façon ? ». L’esprit de l’adorateur de Kornettoh fut embrouillé, la phrase n’avait aucun sens, la façon de quoi ? Peut être de la cohabitation, la réflexion ? Si réflexion il y avait eu pour trouver la réponse, alors quelque chose devait se produire. Mais rien. Quoi d’autre ? C’est le collier qui répondit, de sa manière à lui, endormant de nouveau son propriétaire qui sombra sans résistance dans les bras de la déesse du sommeil. Il agissait sans agir, le phrase se modifia doucement pour finalement disparaître et laisser apparaître dans l’arbre un creux insoupçonné. La nouveauté renaissait.

Les rêves menaient souvent les gens dans de folles aventures, et cette fois ci encore, ils guidaient la marche des évènements. Un long couloir gris pâle strié de bandes d’un noir pur s’occupait du décor, soutenu par quelques chauves-souris volant au hasard de leurs envies. L’elfe noir se voyait avancer et se demandait ce qu’il y avait de si intéressant à voir au fond, pour être si déterminé à avancer dans ce tube sans fin, et la réponse viendrait au fur et à mesure du temps, si celui-ci ne décidait pas de fuir en laissant la marche inachevée. La première épreuve fit surface, une des bestioles volantes se métamorphosa en un vampire dont les dents étaient aussi ivre de sang que le vautour qui tourne depuis des siècles dans un désert oublié. Poussant un rugissement furieux, la bête s’élança les bras vers l’avant et la gueule ouverte, ignorant la peur et l’arme que tenait son adversaire. Le résultat fut concluant, et au bout de multiples attaques parées, les blessures s’accumulaient sur la peau de l’adorateur de Kornettoh, qui finit par s’écrouler pour être dévoré bout par bout. Le rêve devenait cauchemar et, allongé dans l’herbe, Fatenia frissonna, ses poils se dressèrent, de la sueur coula, sortant de toutes les spores de la peau tendue. Il était en train de connaître la mort, et l’expérience se montrait supportable malgré son effet dévastateur sur un esprit qui s’efforçait de ne point se réveiller… Le repas fini, le vampire repu redevint volatile et l’elfe noir dévoré se releva, intact, pour continuer son chemin au milieu du couloir, alors que son maître, lui-même, venait de se voir se faisant dépecer puis engloutit.

Qu’allait il se passer ensuite ? Quel être étrange pourrait donc faire son apparition pour le lacérer de coups mortels ? Aucun, en vérité, l’adversaire allait être immatériel cette fois ci. Le long des murs, le changement s’opérait. De fines couches de glaces apparurent à droite, des flammes crépitèrent de plus en plus intensément à gauche, sur le sol la végétation surgit puis se développa avec une rapidité insoupçonnable, au plafond c’était de très petites gouttelettes d’eau qui virevoltaient au gré du souffle puissant qui les dirigeait. Comme la douleur précédemment, les sensations se firent réelles et l’intrus devait les supporter, immobilisé, tiraillé entre toutes sortes de ressentis désagréables, incapable de réagir. Une nouvelle fois il allait devoir affronter le froid de la mort qui l’accompagnait, une nouvelle fois il devait supporter ce que jamais il n’avait vécu auparavant… Il aimait prodiguer les souffrances, et maintenant il supportait toutes celles qu’il avait fait endurer. Le temps s’écoula, lentement, très lentement, au rythme de regards, doucement, très doucement, au rythme de la respiration, de moins en moins vite, au rythme des mouvements, puis s’arrêta, au rythme du cœur. La fin venait de nouveau se faire connaître, mais le candidat avait tenu bon dans cette prison où le réel n’est qu’imagination, et le concours pu continuer.

Maintenant, une lourde porte de chêne se présentait face à l’adorateur de Kornettoh, sur celle ci se trouvait des gravures de toutes sortes, enfoncé dans le bois couleur boue que les mites avaient depuis longtemps arrêté d’embêter. Certaines étaient d’or et ressortaient avec fierté et impressionnaient par leur prestance inexplicable qui ferait reculer les moins valeureux, d’autres pénétraient le bois avec une précision qui éveillait toute blessure subie antérieurement, et enfin certaines n’étaient que dessins d’armes et d’armures qui s’entrechoquaient de toutes parts. Sur un bord, un gong trônait majestueusement par son or brillant qui n’hésitait pas à se pavaner du plus qu’il pouvait, et en face de lui deux petites cloches reliées par une ficelle qui semblait usée par le temps par ses marques noirâtres et ses crins distendus. Il fallait choisir l’un des deux sans doute, pour avoir une ouverture, mais comment choisir ? Avarice, cupidité, prétention, ou bien générosité et modestie ? Le choix fut rapidement pris et, alors que le silence dominait les instants précédents, le lourd bruit du cercle métallique retentit longuement, assommant. Le portail cédait.

Derrière l’imposant édifice se trouvait une jeune fille dont l’âge devait approximativement se trouver vers la dizaine, peut être un peu moins. Autour d’elle, la salle était majestueusement décorée, le plafond formait une voûte de pierre surélevée, les murs abritaient de nombreux tableaux représentant divers paysages dont la beauté n’avait pas d’égal, le sol était garni d’un épais tapis rouge bordeaux sur lequel reposait des meubles bas ornés de signes étranges. Un peu partout, des coussins étaient éparpillés, et au centre de la pièce un amas particulièrement gros servait de siège à la maîtresse des lieux. Celle ci avait des cheveux noirs formant deux petites couettes latérales maintenues par des rubans de soie bleu, les yeux étaient en accord avec ces derniers, et la peau basanée était couverte par des vêtements amples rappelant la couleur de la carpette. Levant lentement la main, elle fit signe à son hôte de prendre place en face d’elle, puis parla d’une voix étonnamment claire et puissante, demandant à son interlocuteur ce qu’il avait appris de ce qui venait de se passer. La réponse se fit, insolente par sa sincérité et sa cruauté. J’ai, dit l’elfe, pu supporter toutes ces souffrances réunissant celle que j’avais infligées et peut être d’autres encore sans véritable mal. Par conséquent, poursuivit il, je pense que tout ce que j’ai vécu n’est que broutille et que mon tableau de chasse n’est pas plus impressionnant qu’un nazgul sans ailes… Suite à cette analyse, le plafond s’entrouvrit et s’écroula sur le mobilier qui craqua avec mécontentement, la poussière devint maîtresse de la pièce. Le paladin se réveilla.

Devant le corps étendu qui commençait à gigoter, l’air se troublait tel un mirage dans les jours de forte chaleur, et une surprise attendait le dormeur. Fatenia ne pu que sursauter lorsque, devant lui, il découvrit devant lui une personne qu’il avait rencontré peu de temps auparavant, qui lui adressa la parole sans lui laisser le temps de recouvrir ses esprits. « Petit être, ta vie si courte mérite peut être de continuer, tu as su dormir quand tu as vécu des moments intenses de souffrance, et tu as su en tirer la conclusion que j’attendais et que j’aurai donné lors de ma plus petite jeunesse. Je vais donc avaler l’âme du mage qui hante ton épée et prendre sa place… Mon collier ne peut en aucun cas recevoir une quelconque autre force. Tu sais tout. Je serai maintenant près de toi, toujours, que tu le veuilles ou non. ». Et le spectre s’enfouit dans la lame de Soul End dans un trait de lumière rouge sang d’où émanait une odeur de souffre et de poussière. L’arme progressait, et sur chaque côté non tranchant se trouvait une gravure représentant un fillette dotée de couettes, tendant le bras vers un collier et une épée. Il restait de la place, mais rien pour l’instant ne permettait de savoir quels dessins elle allait accueillir. Le destin se poursuivait, inexorablement.

{Et voilà, fini ^^}
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Ivanov Tsardin Al'Uile

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MessageSujet: Re: XI Quand la vérité n'est qu'apparence...   Sam 20 Sep - 13:36

Fatenia gagne 75XP et trouve un coffre rempli de 35 PO à son réveil.

Et je m'excuse mais comme c'est ma première notation, les gains ont peut-être été sous/sur-évalués. Ca se gommera avec le temps et je rattraperai en cas de sous-évaluation.

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MessageSujet: Re: XI Quand la vérité n'est qu'apparence...   

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XI Quand la vérité n'est qu'apparence...
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